Brèves propagandistes, série 10

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Les brèves:


Nouvelle alerte aux "voleurs de sexe" à Port-Gentil
AFP 17.10.05 | 09h29

Alerte aux voleurs de sexe! Les hommes de Port-Gentil, la capitale économique gabonaise sont gagnés par la psychose depuis début octobre et plusieurs cas signalés de disparition ou rétrécissement de sexe après un simple contact avec un inconnu.
"Je suis passé à côté d'un monsieur qui m'a frôlé au passage. C'est à ce moment que j'ai senti une énergie inhabituelle me traverser le corps. Au niveau du bassin je ne ressentais plus la présence de mon sexe", raconte Yann, 21 ans qui se présente comme l'une des victimes.
"Lorsque j'ai fait descendre la fermeture de mon pantalon, voir ce qui n'allait pas, j'ai été surpris de me rendre compte que mon sexe avait perdu son volume habituel, il était complètement rétréci à la dimension de celui d'un nourrisson", affirme-t-il.
"C'est un monsieur que je ne connaissais pas qui a rétréci mon sexe, après m'avoir serré la main, qu'il m'a tendu poliment en me demandant l'heure", explique Jean-Pierre, 33 ans, autre victime. "J'ai senti des frissons me traverser le corps. J'ai eu peur et quand je me suis rappelé du phénomène de vol de sexe, il était trop tard, le mien avait déjà perdu sa forme normale".
Tous deux affirment avoir retrouvé leur virilité grâce à des prières.
Au total, six cas similaires ont été enregistrés depuis le début du mois dans la capitale économique gabonaise. En ville, le phénomène accapare les discussions et les Port-gentillais veillent en marchant à ne plus frôler des inconnus. Quant aux poignées de mains, elle sont désormais bannies, excepté entre proches parents ou vieux amis.
Le phénomène pourrait faire sourire, s'il n'avait des conséquences graves. Crier au voleur de sexe dans la rue déclenche non l'hilarité, mais la violence immédiate de la foule contre le voleur désigné, qui dans les meilleurs des cas sera conduit à la police après un sévère passage à tabac.
Dernier cas en date à Port-Gentil, un homme a échappé de peu au lynchage ces derniers jours dans une rue du centre-ville, un enfant l'ayant accusé de lui avoir fait rétrécir le sexe après s'être "frotté" en passant devant lui.
"C'est en frappant sur ces personnes que la victime retrouve en quelques minutes sa virilité et la dimension normale de son sexe. Ce qui confirme qu'ils (les "voleurs présumés") sont coupables", justifie doctement le frère aîné de Yann.
La police, elle, avoue un certain embarras: "les cas conduits dans nos postes clament invariablement leur innocence. Nous sommes gênés par le fait que les preuves sont difficiles à fournir de la part des plaignants", admet un policier, sous le couvert de l'anonymat, qui explique qu'il se charge surtout de protéger les "voleurs présumés" du lynchage.
"C'est mystique et magique, ça ne se démontre que sur un plan hautement spirituel", rétorque un nganga (guérisseur traditionnel), maître Augustin Nguindou.
"Le sexe ne disparaît pas; en réalité, il perd tout simplement sa forme initiale et sa virilité. Les sensations qui traversent le corps peuvent être considérées comme la descente de l'énergie vers la zone de l'organe génital, pour un éventuel rétrécissement. La conséquence, si rien n'est fait dans l'immédiat, la victime peut souffrir d'une impuissance sexuelle secondaire", explique-t-il.
Le phénomène n'est pas nouveau: Port-Gentil avait déjà connu une telle psychose en 2001 et un Libérien avait été lynché à mort par la foule et Libreville a également été déjà touchée. Mais il n'est pas non plus circonscrit au Gabon et réapparaît périodiquement depuis des dizaines d'années dans les grandes villes africaines, causant de nombreux morts.
Dieudonné et 150 manifestants réclament la démission de Fogiel qui s'excuse
AFP 16.10.05 | 22h16

L'humoriste Dieudonné et 150 manifestants, selon l'estimation de la police, ont crié "dehors Fogiel!", dimanche soir devant l'entrée de studio 101, à Saint-Denis, où Marc-Olivier Fogiel animait en direct son émission "On ne peut pas plaire à tout le monde", a constaté l'AFP.L'animateur a débuté son émission, vers 20H50, en expliquant: "A la suite de la diffusion (en décembre 2003, ndlr) d'un SMS qui réagissait à un sketch contesté de Dieudonné, j'ai été condamné avec France 3, en tant que responsable de l'émission, pour complicité d'injure publique à l'égard d'un individu en raison de sa race". M. Fogiel a ensuite "reformulé" les excuses qu'il avait déjà présentées en 2003: "Ce SMS - qui n'as pas été fabriqué mais qui était le condensé de SMS que nous avions reçus - a choqué certains d'entre vous, a-t-il dit. Nous en sommes désolés, meurtris, et nous continuerons à lutter dans cette émission contre toutes les formes de discriminations, notamment celles que subit la communauté noire aujourd'hui"."On ne peut pas plaire à tout le monde" avait diffusé un SMS présenté comme émanant d'un téléspectateur mais qu'un collaborateur de l'émission a ensuite reconnu devant la justice avoir lui-même rédigé. Le message était ainsi rédigé: "Dieudo, ça te ferait rire si on faisait des sketches sur les odeurs des blacks? Té tellement bête que ça me choque même plus".Condamnés en première instance pour cette diffusion, la chaîne et l'animateur ont fait appel.Manifestant devant l'entrée du studio 101, gardée par un cordon de policiers, Dieudonné a estimé que ces nouvelles excuses de l'animateur constituaient "une injure supplémentaire"."Il fait appel et il continue à dire que son SMS n'était pas fabriqué", a déclaré Dieudonné, ajoutant: "Marc-Olivier Fogiel, nous demandons ta démission!".Parmi les manifestants, figuraient le judoka Djamel Bourras et le rappeur Stony Bugsy, qui a déclaré à l'AFP: "Ce n'est pas Dieudonné que je suis venu soutenir mais la cause. C'est toute la communauté (noire - ndlr) qui a été insultée".
Dieudonné et 150 manifestants devant le studio 101: "dehors Fogiel!"
AFP 16.10.05 | 20h49

L'humoriste Dieudonné et 150 manifestants, selon l'estimation de la police, ont crié "dehors Fogiel!", dimanche soir vers 20H20, devant l'entrée de studio 101, à Saint-Denis, où Marc-Olivier Fogiel devait animer son émission "On ne peut pas plaire à tout le monde" à partir de 20H45, a constaté l'AFP.Parmi les manifestants, figuraient le judoka Djamel Bourras et le rappeur Stony Bugsy."Nous sommes rassemblés pour que la justice soit la même pour tous, qu'il n'y ait pas deux poids deux mesures", a déclaré à l'AFP Dieudonné, ajoutant: "D'un côté, je suis relaxé par la justice et je ne peux pas tourner de films ni être reçu dans les émissions; de l'autre côté, il y a un homme condamné pour injure raciale qui continue à travailler sans que les politiques réagissent".Selon Dieudonné, Marc-Olivier Fogiel aurait dû être exclu de l'antenne, après avoir été condamné le 29 septembre pour la diffusion d'un SMS à caractère raciste."Ce n'est pas Dieudonné que je suis venu soutenir mais la cause, c'est toute la communauté qui a été insultée", a déclaré Stony Bugsy à l'AFP.Sur une banderole, était inscrit le slogan "Sachons dire non à la négrophobie".Un cordon de policiers gardait l'entrée du studio, une semaine après qu'une cinquantaine de partisans eurent envahi le plateau de l'émission.Marc-Olivier Fogiel et France 3 avaient diffusé un SMS présenté comme émanant d'un téléspectateur mais qu'un collaborateur de l'émission a ensuite reconnu devant la justice avoir lui-même rédigé. Le message était ainsi formulé: "Dieudo, ça te ferait rire si on faisait des sketches sur les odeurs des blacks? Té tellement bête que ça me choque même plus".Condamnés en première instance pour cette diffusion, la chaîne et l'animateur ont fait appel.

DERNIERE MINUTE 17h33 : Un premier cas de grippe aviaire détecté en Grèce
Le ministère de l'agriculture grec a annoncé lundi un premier cas de grippe aviaire dans un élevage de dindons sur l'île de Chios, à proximité des côtes turques. Des tests complémentaires vont être effectués pour déterminer s'il s'agit du virus H5N1. (AFP)
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Iran: attentat déjoué à Ahvaz, la Grande-Bretagne accusée
AFP 18.10.05 | 11h59

Un attentat a été déjoué lundi à Ahvaz, deux jours après la double attaque qui a fait six morts et une centaine de blessés dans cette ville à majorité arabe de la province du Khouzistan, a déclaré un responsable de la ville, cité mardi par l'agence estudiantine Isna.
"Hier après-midi (lundi) un sac, contenant du TNT, une grenade et une mine, a été découvert sous un pont dans le quartier Kianpars d'Ahvaz", a déclaré Gholamreza Shariati, vice gouverneur de la province du Khouzistan chargé des affaires politiques et sécuritaires.
Selon un autre responsable de la préfecture de la ville, le sac contenait notamment "du TNT, une grenade, et huit mines anti-personnelles" et visait à détruire le pont qui relie les deux parties orientale et occidentale d'Ahvaz.
Deux bombes artisanales placées dans des poubelles ont explosé samedi dans une rue très fréquentée d'Ahvaz, capitale du Khouzistan, province du sud-ouest de l'Iran frontalière de l'Irak, faisant six morts et une centaine de blessés.
Dimanche, le président ultraconservateur iranien Mahmoud Ahmadinejad a directement mis en cause la Grande-Bretagne.
"La présence des forces britanniques dans le sud de l'Irak et à la frontière iranienne est une cause d'insécurité pour les Irakiens et les Iraniens. Nous soupçonnons fortement les forces britanniques de commettre des actes terroristes", a dit le président lors du Conseil des ministres.
Par le passé, "les responsables de la sécurité et des renseignements en Iran sont tombés sur des empreintes de pas britanniques" à la suite d'attentats dans la province du Khouzistan, a déclaré M. Ahmadinejad.
Les journaux conservateurs ont également accusé mardi la Grande-Bretagne d'être directement impliquée dans les événements d'Ahvaz.
Le quotidien Kayhan, citant le député d'Ahvaz, Nasser Soudani, affirme que les services de renseignements iraniens ont arrêté un homme lié aux attentats de samedi qui a "reconnu avoir été entraîné par les forces britanniques basées en Irak".
"Colère générale contre les politiques hostiles de la Grande-Bretagne", titre en Une le quotidien radical Jomhouri Eslami, qui affirme que les "habitants du Khouzistan réclament une action contre les Britanniques qui ont commis ces crimes".
La province du Khouzistan connaît une certaine agitation depuis plusieurs mois. En avril, elle avait été le théâtre de plusieurs jours d'affrontements entre la population arabe et les forces de sécurité. En juin, Ahvaz avait été frappée par une série d'attentats meurtriers.
Mortalités maternelle et infantile: la césarienne bientôt gratuite au Niger
AFP 18.10.05 | 18h28

Le gouvernement du Niger a adopté un projet de loi portant sur la gratuité des césarienne afin de faire chuter le taux de mortalité maternelle et infantile, qui figurent parmi les plus élevés au monde, a appris l'AFP mardi de source hospitalière.
"Le gouvernement a adopté un projet de loi visant a rendre gratuites les opérations par césarienne", a indiqué cette source sous couvert d'anonymat.
Pour entrer en vigueur, le texte validé par le Conseil des ministres la semaine dernière devra être adopté par l'Assemblée nationale.
A la maternité Issak Gazobi de Niamey, la plus importante du Niger, une césarienne coûte jusqu'à 35.000 FCFA (environ 53 euros). Cette somme ne tient pas compte des frais d'hospitalisation variant entre 60.000 FCFA (91 euros) et 39.000 FCFA (59 euros) par jour.
Deux tiers des Nigériens vivent avec moins d'un dollar par jour et 35% sont sous le seuil d'"extrême pauvreté", selon les institutions internationales.
Faute d'argent pour payer les frais d'opération, de nombreuses femmes fuient les maternités pour accoucher à domicile, ce qui accroît les risques de mortalité, a expliqué à l'AFP une sage femme.
"La gratuité de la césarienne est appropriée pour réduire les taux de mortalité maternelle et néo-natale. Beaucoup de femmes meurent des suites d'accouchement, mais les nouveaux-nés meurent plus que les mères", a affirmé sur l'antenne de la radio nationale, Troaoré Salamatou, responsable d'une ONG de santé et de reproduction à Niamey.
"C'est salutaire, mais nous attirons l'attention des médecins afin qu'ils n'aient recours à cette opération qu'en cas de vraie nécessité", a réagi de son côté Djataou Wassa, présidente de la Coordination nationale des groupements et associations féminines du Niger (Congafen).
Au Niger, la mortalité infantile reste très élevée, avec des taux de décès de 278 pour 1.000 enfants tandis que la croissance démographique est très forte avec un taux annuel de 3,5%, soit huit enfants en moyenne par femme.
Le chanteur Jean-Luc Lahaye condamné pour avoir diffamé un policier
AFP 18.10.05 | 18h02

Le chanteur Jean-Luc Lahaye a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Paris à 1.000 euros d'amende avec sursis pour avoir diffamé un commissaire de police, Bernard Pasqualini, dans un entretien à VSD en mai 2003.
Le chanteur, devenu célèbre dans les années 1980 avec des titres comme "Femme que j'aime" ou "Papa chanteur", était poursuivi pour une interview donnée au magazine VSD dans laquelle il accusait ce policier, à l'époque responsable de la sûreté de Seine-Saint-Denis, d'avoir commandité une opération de police dans sa boîte de nuit par vengeance et non dans l'intérêt de l'ordre public.
M. Lahaye estimait que le commissaire avait ordonné une perquisition au sein du "Studio 287" pour venger une blessure d'amour propre liée à l'intervention directe du chanteur auprès du ministre de l'Intérieur (Nicolas Sarkozy, ndlr), intervention qui lui aurait permis de vaincre "l'inertie des responsables policiers locaux" à organiser une opération de sécurisation de l'accès de la discothèque.
"Le fait ainsi imputé à la partie civile est précis et contraire à l'honneur et à la considération d'un fonctionnaire de police accusé d'utiliser ses prérogatives publiques à des fins strictement personnelles", relève le jugement de la 17ème chambre du tribunal correctionnel, présidée par Nicolas Bonnal.
Le chanteur a été condamné à 1.000 euros d'amende avec sursis et à verser 1.500 euros de dommages-intérêts au commissaire.
Une nouvelle école dans un hameau de La Réunion, à 930 m d'altitude
AFP 18.10.05 | 17h53

Le ministre de l'Outre-mer, François Baroin, a visité mardi le chantier d'une école qui ouvrira en février 2006, dans le hameau de Aurère (cirque de Mafate, centre de La Réunion), à 930 mètre d'altitude, et où l'on n'accède qu'à pied ou en hélicoptère.
Pour éviter aux enfants d'Aurère d'avoir à effectuer de longs trajets à pied, parfois dangereux du fait des fortes pluies, à travers une montagne de plus de 2.000 mètres d'altitude, le recteur a décidé il y a quelques mois d'ouvrir une classe dans la salle des fêtes de ce hameau.
Un enseignant, qui habite un "ilet" (hameau reculé) voisin, effectue chaque jour environ une heure de marche, pour accueillir, en classe unique, 17 élèves, 6 en maternelle et 11 en primaire.
La nouvelle école est réalisée avec le concours financier du ministère de l'Outre-mer et grâce à un partenariat original entre des fonctionnaires de l'Office national des forêts (ONF) et des jeunes en formation dans un régiment de service militaire adapté (SMA).
Accueilli par le maire de la Possession, Roland Aubert, M. Baroin a salué cette coopération pleine de "symbole" entre des jeunes de "l'école de la deuxième chance" (SMA) et les personnels de l'ONF, "qui assurent au quotidien la gestion de l'Etat".
Kutcher prépare une série... sur la relation d'un jeune et d'une femme mûre
AFP 18.10.05 | 19h33

Le producteur de télévision américain Ashton Kutcher, qui vient de se marier avec l'actrice Demi Moore, de 15 ans son aînée, prépare une série sur la relation amoureuse entre un jeune homme et une femme mûre, a annoncé mardi le quotidien Variety.
Kutcher, 27 ans, va tourner un épisode pilote pour le groupe Fox, dont le titre provisoire est "Un grand-père de 30 ans", l'histoire d'un jeune trentenaire qui épouse une femme d'une quarantaine d'années dont la fille aînée a 22 ans. Les deux femmes vont se retrouver enceintes en même temps...
Moore, 42 ans, et Kutcher, qui forment l'un des couples les plus en vue de Hollywood depuis 2003, se sont unis le 24 septembre à Beverly Hills, la ville des stars au nord-ouest de Los Angeles (Californie, ouest).
Si c'était le premier mariage pour Kutcher, producteur et présentateur de l'émission "Punk'd" sur MTV, et qui a également joué récemment au cinéma, il s'agissait du troisième pour Moore, mère de trois filles aujourd'hui âgées de 11 à 17 ans.
Saddam qualifié de brutal et rusé dans des documents déclassés américains
AFP 19.10.05 | 05h27

Les documents des services secrets américains déclassés mardi, à la veille du procès de Saddam Hussein, décrivent l'ancien dictateur irakien comme un homme rusé ayant eu recours à la brutalité et à la fourberie pour venir à bout des défis constants se présentant à lui.
Mais les documents, qui couvrent la période 1975-2003, où Saddam était au pouvoir en Irak, révèlent aussi que le Renseignement américain ne savait pas comment l'influencer ni le faire démissionner, et qu'il espérait essentiellement que le dictateur serait renversé par un coup d'Etat interne.
Les documents ont été publiés mardi par les Archives de la sécurité nationale, un organe indépendant dont le siège est à Washington, à la veille de l'ouverture du procès de Saddam Hussein pour le massacre de 143 Chiites en 1982, dans la ville de Doujaïl, au nord de Bagdad, après une tentative d'assassinat le visant.
Les documents déclassés présentent pour la plupart des compte-rendus détaillés sur les forces et faiblesses politiques, militaires et économiques irakiennes pendant près de trois décennies.
Ils montrent aussi que les services secrets américains avaient compris très vite que le renversement du dictateur irakien provoquerait une instabilité qui pourrait conduire à l'éclatement du pays.
La destitution de Saddam "pourrait être le prologue d'une longue période d'instabilité à Bagdad. Ses successeurs ne pourraient probablement pas maintenir le système de strict contrôle de Saddam et n'importe lequel des régimes post-Saddam va presque certainement finir par un affrontement entre factions", indique un rapport de la CIA de 1985 sur l'Irak.
Selon ce document, une telle guerre intestine augmenterait les chances de l'arrivée au pouvoir d'un régime islamiste fondamentaliste soutenu par l'Iran.
Une analyse de décembre 1993 concernant Saddam Hussein prévoit qu'il pourrait être renversé dans les trois ans, mais aussi qu'en cas de chute du dictateur, "les Kurdes, par exemple, pourraient être tentés de déclarer leur indépendance, tandis que les Chiites du Sud accentueraient probablement leur rébellion".
De même, la récente bataille politique sur la nouvelle constitution iranienne s'est concentrée en grande partie sur les pressions kurdes et chiites du Sud réclamant plus d'autonomie politique et économique.
Israël se prépare à la menace de la grippe aviaire
AFP 19.10.05 | 13h14

Israël a pris des mesures de précaution préliminaires pour faire face à une possible épidémie de grippe aviaire, ont annoncé les ministères de la Santé et de l'Agriculture.
"La grippe aviaire est un problème global et il est raisonnable de penser qu'elle va atteindre Israël", a mis en garde le ministre de la Santé Danny Naveh, dans une intervention radiodiffusée.
Son ministère a alloué une somme de 10 millions de dollars pour l'achat du médicament Oseltamivir et a acquis 8 millions de doses de vaccins pour la grippe ordinaire.
Le ministère de l'Agriculture a renforcé pour sa part son contrôle des poulaillers et des oiseaux migrateurs, Israël constituant une très importante voie de passage pour les volatiles d'Europe en Afrique.
Les services vétérinaires ont organisé des exercices d'alerte prévoyant la destruction de volaille dans un rayon de 3 kms en cas de pandémie.
Le ministre des affaires étrangères Sylvan Shalom a annoncé pour sa part une rencontre jeudi entre des responsables des services vétérinaires israéliens et jordaniens, pour renforcer le contrôle des oiseaux migrateurs volant au dessus de la dépression d'Arava, dans le sud des deux pays.
Une porte-parole du ministre de l'Agriculture a souligné que la surveillance s'étendait aussi bien aux poules qu'aux autres volatiles notamment les oies, élevées pour la production de foie gras.
"Des examens réguliers sont effectués et pour le moment ils sont tous négatifs", a-t-elle souligné ne faisant mention d'aucune mesure particulière concernant les oies.
Israël est le quatrième producteur mondial de foie gras après la France, la Hongrie et la Bulgarie, avec une production annuelle de 700 tonnes.
Emilie, retirée à un couple de retraités, reste dans son foyer
AFP 19.10.05 | 15h41

Émilie, une fillette de 10 ans retirée à un couple de retraités de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) chez lesquels elle vivait depuis neuf ans, restera dans le foyer de l'Eure où elle a été placée sur décision de justice, a décidé mercredi la cour d'appel de Rouen.
La cour a rejeté une demande de suspension de l'exécution du placement jusqu'à l'examen sur le fond de l'affaire qui doit intervenir le 8 novembre, devant la chambre des mineurs de la cour d'appel de Rouen.
Emilie a été retirée il y a un mois à Gisèle et Daniel Chedru, à la suite d'une décision d'une juge pour enfant du tribunal d'Evreux dont dépend sa mère, jugée incapable de l'élever.
Elle a été placée dans un foyer de la DDASS où, selon l'avocate des Chedru, Me Anita Mallet, elle ne cesse de demander à pouvoir retourner chez ses "grands-parents" adoptifs.
Présente au tribunal de Rouen, Mme Chedru a qualifié d'"injustice" et de "honte" la décision de la cour d'appel.
"Emilie ne voulait pas partir, elle voulait continuer de vivre chez son +papi+ et sa +mamie+", a-t-elle rappelé.
Les Chedru et leurs proches ont multiplié les manifestations et pétitions "pour Emilie", à Saint-Gaudens et Rouen. Pour eux, Emilie court le risque d'être "détruite par un jugement de tribunal".
Leur avocate a estimé que la décision de placement d'Emilie a été "prise dans une urgence qu'aucun danger ne pouvait justifier".
La décision de la juge pour enfants a notamment été provoquée par une affaire d'attouchement dont Emilie a été victime en 2003 dans un café de Saint-Gaudens, de la part d'un homme qui n'est toutefois en rien lié aux Chedru, selon leur avocate.
Les Chedru ont porté plainte contre cet homme qui a fait appel d'une condamnation à 2 ans de prison.
Emilie avait été confiée à l'âge de 15 mois aux Chedru, alors qu'ils vivaient dans l'Eure. La mère d'Emilie est la soeur de l'un des gendres du couple, qui a déménagé à Saint-Gaudens en 2002.
Emilie, soulignent-ils, était "scolarisée à Saint-Gaudens, elle avait des copains et copines, c'était une petite fille heureuse".
Plan de Sarkozy pour résoudre problèmes écologiques "d'ici une génération"
AFP 19.10.05 | 18h34

Nicolas Sarkozy a proposé d'"engager en cinq ans les actions nécessaires pour que tous les problèmes écologiques de la France soient résolus d'ici une génération", mercredi au cours d'une convention de son parti sur l'écologie.
Le président de l'UMP propose d'"engager" ces actions dans plusieurs domaines: "agriculture, déchets, biodiversité, risques industriels, santé environnementale, effet de serre...". "Cette politique ferait l'objet d'une évaluation régulière", a-t-il précisé.
Selon, lui, "cette nouvelle écologie doit être pragmatique. Il n'y a pas les instruments de la gauche d'un côté, taxation et réglementation, les instruments de la droite de l'autre, incitation et mécanismes de marché. Ou alors, c'est que nous n'avons pas compris la place que tient désormais l'écologie dans l'esprit de nos compatriotes".
"Notre but doit être de réussir. Pour cela, nous ne devons être esclaves d'aucune méthode. Chacune a ses avantages et ses inconvénients. Tout dépend des cas", a-t-il dit.
M. Sarkozy a notamment proposé d'"utiliser davantage les instruments de la fiscalité écologique" et de "développer les incitations fiscales favorables à la protection de l'environnement".
Reprenant un thème qui lui tient à coeur, le président de l'UMP a également avancé trois types de "rupture" pour forcer la droite à "renouveler en profondeur sa perception de l'écologie".
"La première rupture que doit impulser notre projet, c'est de cesser d'avoir peur", car "la peur ne vient pas de la connaissance du danger", a-t-il dit en citant les "erreurs" faites autour du problème de l'amiante ou du nuage de Tchernobyl.
Selon lui, "la transparence de l'information doit devenir la règle. C'est une nouvelle culture de l'administration, c'est une nouvelle éthique pour la classe politique".
"En matière environnementale", il faut que "nous nous dotions d'un comité national du même niveau, de la même indépendance, de la même autorité que le comité national d'éthique", a-t-il affirmé.
Ensuite, il s'agit de "réconclier les Français entre eux. Ce que les Verts ont fait de pire, a-t-il dit, c'est de braquer les uns contre les autres", les chasseurs contre les protecteurs de la nature, l'entreprise contre les écologistes".
"Si nous voulons sortir du dilemme sans fin entre l'écologie et la croissance économique, il faut proposer de faire de l'écologie un moteur de celle-ci. C'est le troisième axe d'une écologie populaire", a-t-il également souligné.
Le dalaï-lama au coeur d'une controverse scientifique
AFP 19.10.05 | 20h36

Le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains, est au coeur d'une controverse scientifique provoquée par une intervention attendue en novembre à Washington devant la conférence annuelle de la société nord-américaine de neurologie.
Le dalaï-lama doit parler des recherches de chercheurs américains qui s'efforcent de montrer que la méditation intense, comme celle pratiquée par les moines bouddhistes, peut générer des émotions positives.
Plus de 700 neurologues ont signé une pétition demandant l'annulation de son intervention. "Ce que je conteste, c'est le fait qu'un non-scientifique parle de science à un groupe de scientifiques", explique à l'AFP Nancy Hayes, une neuro-biologiste à l'école de médecine Robert Wood Johnson (New Jersey).
"Notre association représente les sciences neurologiques et, à ce titre, nous avons la responsabilité de vérifier si les résultats de ces recherches peuvent être publiés et s'ils ont une base scientifique solide avant d'en faire la publicité", explique-t-elle.
"Etant donné son aura, le fait que le dalaï-lama défende ces recherches lors de notre conférence annuelle risque de donner l'impression que les neurologues lui donnent leur imprimatur", précise-t-elle, craignant pour la crédibilité scientifique du groupe.
Henriette van Praag, une neurologue au Salk Institute pour les études de biologie en Californie, a signé une contre-pétition en faveur de l'intervention du dalaï-lama intitulée "la neurologie de la méditation". "Une discussion libre sur la physiologie de la méditation pourrait conduire à de nouvelles stratégies de recherche sur l'esprit humain", estime-t-elle.
Rice refuse de dire si les Américains seront encore en Irak dans 5 ou 10 ans
AFP 19.10.05 | 21h58

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a refusé mercredi de "spéculer" sur une éventuelle présence militaire américaine en Irak dans cinq ou dix ans, précisant que la décision de retrait serait liée non à une date fixée d'avance mais aux résultats atteints.
Parlant de "casser les reins" à l'insurrection, elle a précisé: "nous voulons (avant de retirer les militaires américains) que les forces de sécurité irakiennes puissent tenir leur territoire, que les insurgés ne puissent pas quitter une ville puis y revenir terroriser la population".
"Pensez-vous que dans cinq ans les forces américaines seront parties?" lui a notamment demandé le démocrate Paul Sarbanes lors d'une audition à la commission des affaires étrangères du Sénat américain.
"Je ne veux pas spéculer, je sais que nous faisons des progrès avec ce que les Irakiens eux-mêmes sont capables de faire, et au fur et à mesure qu'ils sont capables de remplir certaines tâches, de tenir leur propre territoire, ils n'auront plus besoin de nous pour le faire", a répondu Mme Rice.
Alors que M. Sarbanes répétait sa question, cette fois à l'échéance de dix ans, Mme Rice a estimé que "même essayer de spéculer sur le nombre d'années durant lequel il y aura des forces américaines n'est pas opportun".
"Je voudrais que les discussions sur le moment du retrait soient fondées sur les résultats atteints, pas sur une date", a-t-elle dit plus tard, assaillie de questions sur l'échéance du retrait américain, alors que la guerre en Irak est de plus en plus impopulaire.
"Je crois que nous sommes sur une lancée où je vois les forces de sécurité irakiennes devenir assez rapidement capables de s'occuper de leurs problèmes de sécurité. Comme le président (George W. Bush) l'a dit, nous n'allons pas avoir besoin de garder des forces là-bas pour faire des choses que les Irakiens eux-mêmes devraient faire, et comme tout le monde je pense que quand les Irakiens seront en mesure de le faire, les Américains rentreront chez eux", a-t-elle dit.
La responsable a toutefois précisé qu'elle s'attendait à la poursuite de l'insurrection. "Je crois fermement que l'insurrection est encore capable pendant assez longtemps de commettre de lâches violences contre des innocents", a-t-elle déclaré.
Selon Mme Rice, 91 bataillons de l'armée régulière irakienne sont actuellement au combat, alors qu'il n'y en avait que cinq en août 2004.
Cependant des responsables militaires américains ont déclaré de leur côté qu'un seul bataillon irakien était opérationnel sans soutien américain. Un bataillon compte généralement de 700 à 1.000 hommes.
Selon un sondage pour le New York Times publié en septembre, 52% des Américains souhaitent un retrait immédiat d'Irak, seulement 42% souhaitant que les militaires, au nombre d'environ 140.000 dans ce pays, poursuivent leur mission.
Mais Mme Rice a indiqué que les Etats-Unis visaient une "victoire décisive" sur les insurgés, grâce à une stratégie reposant sur des aspects militaires, politiques et économiques.
"Disons-le simplement: les terroristes veulent que nous soyons découragés et que nous abandonnions. Ils croient que nous n'avons pas la volonté de mener cela jusqu'au bout".
Attentats d'Ahvaz: l'Iran affirme posséder des preuves contre Londres
AFP 20.10.05 | 10h19

Les autorités iraniennes ont affirmé jeudi posséder des preuves de l'implication de la Grande-Bretagne dans le double attentat qui a fait six morts et une centaine de blessés samedi à Ahvaz (sud-ouest) et ont accusé Londres de vouloir créer l'insécurité en Iran.
"Les documents et les preuves obtenus par les services concernés (par l'enquête) montrent que la Grande-Bretagne est le principal accusé dans les événements", a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, cité par la télévision d'Etat.
"Les informations montrent que la Grande-Bretagne cherche à créer l'insécurité dans notre pays en s'ingérant dans nos affaires intérieures", a ajouté M. Mottaki, faisant référence au double attentat de samedi dans la ville à majorité arabe d'Ahvaz.
"Cela peut être inquiétant pour les Britanniques", a-t-il ajouté, adressant une mise en garde à Londres.
Le procès de Saddam: "important pour l'humanité" entière
AFP 20.10.05 | 10h34

La presse irakienne faisait une large place jeudi à l'ouverture du procès du président déchu Saddam Hussein, un quotidien chiite l'estimant "importante pour l'humanité" entière.Les quotidiens publient de nombreuses photographies de Saddam Hussein et de ses sept co-accusés face à leurs juges., poursuivis pour le massacre de plus de 140 chiites habitant de Doujaïl, localité au nord de Bagdad en 1982."Le procès est important non seulement pour les Irakiens mais aussi pour l'humanité (entière)", écrit Al-Bayaan, journal du parti chiite Dawa du Premier ministre Ibrahim Jaafari."Il est important parce qu'il contribue à débarrasser le monde des régimes tyranniques et dictatoriaux et à affermir le respect des droits de l'Homme", ajoute le quotidien, qui titre "le peuple remporte la victoire contre le tyran".Avec le procès de Saddam Hussein "l'humanité aura plus de tranquillité et de paix, parce qu'un autre dictateur se trouve aux mains de la justice", souligne de son côté le quotidien indépendant Alsabah Al-Jadeeb."Procès du siècle", titre le quotidien Al-Mashriq, pour qui "c'est tout le régime de Saddam Hussein qui est apparu (mercredi) dans le box des accusés".Les quotidiens des deux partis kurdes se sont également félicités du début du procès de celui qu'ils accusent de s'être livré, alors qu'il était au pouvoir, à de larges exactions contre les habitants du nord de l'Irak."Le dictateur et ses agents dans le box des accusés", titre Al-Ittihad publié par l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) du président Jalal Talabani.Attaakhi, le journal du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud Barzani, qui préside la région autonome du Kurdistan, qualifie la comparution de Saddam Hussein de "jour historique"."Le procès du tyran Saddam Hussein souligne aux yeux des Irakiens que l'ère de la dictature est révolue à jamais et que l'Irak est à jamais à l'abri de ce qu'il a enduré au 20ème siècle", écrit le quotidien dans un éditorial.Al-Sabah, quotidien proche du gouvernement, abonde dans le même sens.Un quotidien, animé par des sunnites, ne commente pas l'ouverture du procès et contente de reproduire des dépêches d'agences sous le titre "Saddam refuse de collaborer avec le juge et se dispute avec le tribunal".Al-Fourat, quotidien indépendant, titre sobrement: "Le procès de Saddam Hussein ajourné au 28 novembre".
Irak: "un trou noir qui aspire" les islamistes radicaux d'Europe (Bruguière)
AFP 20.10.05 | 11h29

L'Irak est un grand trou noir qui aspire tous les éléments (radicaux) en Europe et les pousse à aller en Irak", a déclaré jeudi le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière dans un entretien avec la BBC radio.
"Certains d'entre eux reviennent avec l'intention et le besoin de poursuivre le djihad, (...) dans leurs pays d'origine, au Royaume-Uni, en France, en Espagne ou dans d'autres pays européens", a ajouté le magistrat français.
"Pour les djihadistes, il est très important d'avoir un territoire pour le djihad, dans le passé il y avait l'Afghanistan, la Bosnie, le Kosovo, la Tchétchénie, et maintenant l'Irak a remplacé tout ça", a-t-il accusé.
"Pessimiste" sur la capacité à lutter contre la menace terroriste "à moyen terme", M. Bruguière a expliqué combien la tâche était difficile pour les enquêteurs: "en fait, nous faisons face à de nombreuses cellules disséminées à travers l'Europe, (...) des cellules qui ne sont pas liées directement avec Al Qaïda".
"C'est comme un système de virus, et toute la difficulté consiste à reconstruire le puzzle, à connaître les réseaux et toutes leurs connexions", a ajouté le magistrat, selon qui la guerre en Irak a clairement fait évoluer les cellules installées en Europe.
"Il y a eu un changement de stratégie très significatif au sein de ces cellules, l'Irak a eu une grande influence en permettant le recrutement de nouveaux éléments et en faisant évoluer (...) la mentalité des membres de ces cellules", a estimé Jean-Louis Bruguière: "Ceux-ci n'hésitent plus à mener des attentats suicide, ce qui n'était pas le cas dans le passé", a ainsi souligné le magistrat, faisant référence aux 56 morts des attentats de Londres le 7 juillet.
M. Bruguière a également assuré que depuis 1996 plusieurs attaques terroristes "mortelles" ont été déjouées en France. "En 2002, nous avons ainsi démantelé une cellule venue de Géorgie et connectée avec l'organisation d'Abou Moussab al-Zarqaoui en Irak, cellule qui avait la capacité et la volonté de mener une attaque mortelle avec des produits chimiques", a assuré le magistrat.
Selon Jean-Louis Bruguière, ce groupe aurait pu mener d'autres opérations avec d'autres moyens, "y compris des produits radioactifs".
RSF juge l'arrestation d'un journaliste au Nigeria anticonstitutionnelle
AFP 20.10.05 | 20h03

L'association de défense de la liberté de la presse, Reporters sans frontières (RSF), a jugé jeudi que l'emprisonnement du journaliste Owei Kobina Sikpi, arrêté le 11 octobre à Port Harcourt (sud), "viole au moins deux articles de la Constitution".Rédacteur en chef de l'hebdomadaire privé Weekly Star, Owei Kobina Sikpi, a été interpellé dans la capitale de l'état pétrolier de Rivers et détenu pendant plusieurs jours au secret.Le 17 octobre, M. Sikpi "a été mis en accusation pour sept chefs d'inculpation de publication de fausses nouvelles par la Haute cour de Port Harcourt et le juge a ordonné qu'il reste en détention jusqu'au 26 octobre", avait indiqué à l'AFP Obinna Ahiaidu, directeur de publication du journal."L'acte d'accusation fait référence à nos articles sur les accusations de blanchiment d'argent contre le gouverneur de Rivers, Peter Odili entre autres", avait-il précisé estimant que "le gouvernement cherche à nous intimider".M. Owei a plaidé non coupable des sept chefs d'inculpation.Pour RSF, "l'arrestation et l'incarcération d'Owei Kobina Sikpi depuis dix jours, viole au moins deux articles de la Constitution. Pour autant, le Nigeria, qui préside actuellement l'Union africaine (UA) n'est critiqué ou sanctionné par aucun des Etats pour ses agressions répétées contre la presse indépendante", estime le communiqué parvenu à l'AFP."Selon l'article 36 de la Constitution du Nigeria, un inculpé doit +avoir le droit à un procès public et équitable dans un délai raisonnable+ et +doit être présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été jugé coupable", note RSF, une organisation basée à Paris.Le communiqué rappelle également que, dans son article 39, la loi fondamentale nigériane "garantit la liberté d'expression, +y compris la liberté d'exprimer ses opinions et de diffuser des informations et des idées sans interférence+".Des journalistes de cet hebdomadaire avaient déjà été arrêtés et frappés l'année dernière.Hebdomadaire privé, le Weekly Star, lancé il y a quatre ans, est tiré à 4.000 exemplaires.
La déforestation de l'Amazonie brésilienne sous-estimée de 50% (étude)
AFP 20.10.05 | 20h44

La déforestation de l'Amazonie brésilienne a été sous-estimée de 50% selon de nouvelles données satellitaires ayant pris en compte les coupes sélectives illégales d'arbres comme les acajous, selon une étude publiée jeudi aux Etats-Unis.
Ces observations conduites de 1999 à 2002 avec des satellites dotés de systèmes optiques de haute résolution ont montré que ces coupes ont réduit les surfaces boisées de l'Amazonie au Brésil de 12.135 à 20.651 km2 par an, explique Greg Asner, de l'institut privé américain Carnegie Institution, qui a dirigé cette recherche.
Durant plusieurs décennies, des coupes sélectives d'au moins 35 variétés d'arbres ayant une valeur marchande élevée, ont été pratiquées sans que l'on ait pu en mesurer l'ampleur alors que les satellites ne pouvaient percer l'épais couvert forestier de l'Amazonie.
Les nouvelles technologies optiques permettent depuis ces dernières années de pénétrer les feuillages et d'obtenir des images très détaillées, souligne Greg Asner dans un article paru dans la revue Science datée du 21 octobre.
"Nous avons de ce fait été totalement surpris de découvrir que l'abattage sélectif sauvage entraîne la perte annuelle de surface forestière équivalente à la superficie de l'Etat du Connecticut", dans le nord-est des Etats-Unis, soit l'équivalent d'un peu moins de 5% du territoire français, déplore ce scientifique.
"Ces coupes ont un impact négatif sur l'équilibre écologique fragile de la forêt amazonienne en provoquant la destruction de nombre d'arbres, de plantes et d'animaux", ajoute-t-il.
Près du tiers de toutes les espèces animales terrestres, des insectes aux jaguars, vivent dans la forêt amazonienne déjà mise à mal depuis la fin des années 1970 par les feux volontaires destinés à libérer des terrains pour l'élevage ou la culture.
Au total, ce sont 70% de la forêt amazonienne qui ont été rasés.
Les abattages sélectifs accroissent aussi l'érosion du sol et créent des conditions plus favorables à des incendies, ajoute M. Asner.
De plus, la décomposition des déchets de bois et d'autres végétaux due aux abattages produit 25% plus d'oxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère, contribuant davantage au réchauffement climatique.
On estime que 400 millions de tonnes de CO2 sont produites annuellement du fait de la déforestation traditionnelle de l'Amazonie. Les coupes sélectives augmentent de 100 millions de tonnes les émissions de CO2, ce qui selon M. Asner pourrait avoir un impact sur le climat de la planète.
Le département d'Etat justifie le qualificatif de "malsain" pour le PO
AFP 20.10.05 | 21h45

Le département d'Etat a justifié jeudi des propos prononcés la veille par la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice qui avait qualifié de "malsain" l'ensemble du Proche-Orient.
"Il y a un problème dans cette région", a dit le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack, interrogé sur les propos de Mme Rice tenus lors d'une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat américain.
"Le fait est que cette idéologie d'extrémisme violent qui se manifeste dans des attentats comme ceux du 11-Septembre, ou dans l'attaque de l'école de Beslan ou dans les attentats qui ont frappé Bali deux fois ces trois dernières années, provient d'une certaine région", a ajouté le porte-parole.
Le chef de la diplomatie américaine avait défendu devant les sénateurs l'intervention américaine en Irak par la lutte contre le terrorisme, issu du Proche-Orient.
"Le Proche-Orient va changer et nos enfants et petits-enfants américains ne vivront plus dans la peur de cette idéologie extrémiste qui a ses racines dans l'eau très malsaine qu'est le Proche-Orient", avait-elle déclaré.
"Le Proche-Orient était un endroit très malsain qui a produit une idéologie d'extrémisme telle que des gens ont précipité des avions contre nos immeubles un beau matin de septembre (2001)", avait-elle ajouté, en provoquant des réactions outrées dans la communauté américaine d'origine arabe.
Un responsable du département d'Etat a souligné sous couvert d'anonymat que ces propos n'avaient pas été tenus par hasard.
"Il est important de s'exprimer clairement sur ce sujet parce qu'à notre avis, c'est la question de politique étrangère la plus importante à laquelle nous sommes confrontés et il est probable que cela va le rester pendant de nombreuses années", a déclaré ce responsable à quelques journalistes.
"Le fait est que quand vous cherchez d'où vient le terrorisme qui menace notre façon de vivre elle-même, c'est de cette région", a-t-il ajouté.
Grippe aviaire entre oiseaux: faible risque mais vigilance nécessaire (experts)
AFP 21.10.05 | 16h00

Le risque de transmission directe du virus de la grippe aviaire aux oiseaux vivant ou transitant par la France est "probablement faible", estime l'Observatoire national de la faune sauvage qui recommande cependant la vigilance sur les sites d'hivernage.
Les experts scientifiques de l'Observatoire (désignés par l'administration, les ONG et les chasseurs) attirent en particulier l'attention sur la Camargue, prisée l'hiver par les migrateurs venus notamment d'Europe orientale et survolée par ceux qui gagnent l'Afrique sub-saharienne.
Dans un rapport rédigé à la demande du ministère de l'Ecologie et rendu public vendredi, l'Observatoire évalue le risque de contamination entre oiseaux liés aux migrations et aux pratiques de chasse. Il préconise également quelques mesures de prévention à respecter.
Les palmipèdes tels que les canards, les oies, les cygnes - qui appartiennent à la famille des anatidés, très présents en Camargue - sont à surveiller tout particulièrement dans la mesure où le virus de la grippe aviaire (H5N1) "peut survivre dans l'eau souillée par les déjections fécales", souligne-t-il.
Pour mémoire, l'Observatoire rappelle que le virus H5N1 a été détecté en août en Sibérie occidentale chez les canards sauvages.
L'Observatoire note que la migration directe vers la France des anatidés et autres espèces s'achève vers la mi-décembre, mais que d'autres rentrent d'Afrique jusqu'en mai: il faudra donc "rester vigilant sur tout éventuel cas de mortalité qui serait décelé" parmi eux.
S'agissant de la chasse, les experts consultés jugent là encore le risque de contamination faible. Le risque concerne essentiellement les appelants, des oiseaux d'élevage utilisés par les chasseurs pour attirer le gibier d'eau, qui ne doivent pas entrer en contact avec d'autres oiseaux domestiques.
L'Observatoire est un comité d'experts sur la faune sauvage et ses habitats, créé par l'ancienne ministre de l'Ecologie Roselyne Bachelot en 2002 et rattaché au ministère de l'Ecologie.
Son rapport est consultable sur le site du ministère de l'Ecologie (www.ecologie.gouv.fr).
La FSPF (pharmaciens) appelle au boycottage des médicaments génériques
AFP 21.10.05 | 15h52

La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) a appelé vendredi les pharmacies à "l'arrêt immédiat des achats de médicaments génériques" pour protester contre les mesures d'économies sur le médicament décidées par le gouvernement pour 2006, dans un communiqué.
Il s'agit du deuxième syndicat de la profession à annoncer une telle mesure, tout juste après l'Union nationale des pharmaciens de France (UNPF).
Cette décision vise à protester contre les mesures prises par le gouvernement dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) qui demande une économie de 1,1 milliard d'euros supplémentaires sur le poste médicament, par rapport à ce que prévoyait déjà la réforme de l'assurance maladie (1 milliard d'euros d'économies).
Ces mesures mettent "gravement en difficulté 5.000 officines à court terme, principalement en zone rurale et en zone de grande urbanité menaçant ainsi 20.000 emplois de proximité", estime la FSPF.
La Fédération s'oppose notamment au fait qu'un médicament de marque sera remboursé sur la base du prix de son générique (appelé "tarif forfaitaire de responsabilité", TFR) au bout d'une date-butoir de 24 mois après la mise sur le marché de ce dernier.
Elle "réclame de toute urgence une réunion de négociation avec le ministre de la Santé visant le retrait de toute référence aux tarifs forfaitaires de responsabilité ainsi que la réorganisation de la permanence des soins".
La FSPF envisage une riposte supplémentaire graduée, entre le 1er novembre et le 1er décembre, allant de l'arrêt de la substitution (fait de délivrer un médicament générique équivalent au médicament de marque prescrit par le médecin sur une ordonnance) sur certains groupes de génériques à la "suspension de toute participation aux tours de gardes".
Elle dit représenter 12.000 officines sur 22.700.
Mesures sur le médicament: perte de 25% pour les pharmaciens
AFP 21.10.05 | 16h34

L'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (USPO) a estimé que les mesures d'économies prévues sur le médicament en 2006 représentait une "perte de 25%" de la rémunération de la profession et a appelé à ne plus acheter de médicaments génériques, dans un communiqué.
Deux autres syndicats de pharmaciens (l'UNPF et la FSPF) ont aussi appelé à un boycottage des génériques, pour protester contre les mesures d'économies prévues sur le poste médicament dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2006.
L'USPO a indiqué à l'AFP qu'elle serait reçue, ainsi que l'UNPF et la FSPF, lundi en fin d'après-midi, par le directeur de cabinet du ministre de la Santé Xavier Bertrand.
L'ensemble des mesures annoncées (déremboursements, baisses de prix, application systématique d'un tarif forfaitaire à un médicament de marque 24 mois après la mise sur le marché de son équivalent générique) "représente pour l'officine 25% de perte d'excédent brut d'exploitation" (EBE), indique le syndicat.
L'EBE correspond à la rémunération du pharmacien, avant remboursement d'emprunts, a précisé à l'AFP le secrétaire général du syndicat Gilles Bonnefond.
"Selon lui, jamais la profession n'a été autant touchée".
Cette "attaque" est selon l'USPO "d'autant plus injustifiée que les pharmaciens ont rempli largement les objectifs d'économies qui leur étaient demandés sur le générique" avec la politique de substitution (fait de délivrer un médicament générique équivalent au médicament de marque prescrit par le médecin sur une ordonnance).
"Dans ces conditions, nous ne voyons plus l'opportunité pour les pharmaciens de continuer à passer des commandes de médicaments génériques", ajoute-t-il.
L'USPO dit représenter 3.500 officines sur 22.700.
Une association religieuse sous surveillance des RG (presse)
AFP 21.10.05 | 18h55

Les Renseignements généraux ont enquêté sur une association à vocation religieuse et philosophique, la Fondation Ostad Elahi, implantée à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) et Baillou (Loir-et-Cher), a révélé vendredi le journal Le Monde.
La direction centrale des renseignements généraux (DCRG) a consacré à cette fondation deux notes, les 7 et 29 septembre, dans lesquelles elle met en garde contre la "soumission absolue des disciples à un maître", Bahram Elahi, fils du philosophe kurde iranien Ostad Elahi.
Elle évoque aussi le "culte du secret" ou encore un "système d'autosurveillance du groupe, qui encourage la délation, dans le but de connaître la vie intime de ses disciples".
Sollicité par l'AFP, le secrétaire général de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), Gilles Bottine, a toutefois déclaré que "cette structure n'entre pas dans le cadre des mouvements sectaires dangereux".
"Pour avoir une dérive sectaire, il faut des agissements attentatoires aux libertés fondamentales, contraires aux lois et règlements ou pouvant constituer une menace pour l'ordre public, le tout en étant induits par l'idéologie ou la doctrine du mouvement ou par son mode de fonctionnement. Ce ne semble pas être le cas", a expliqué M. Bottine.
Selon un connaisseur, cette fondation reconnue d'utilité publique prône une "vision piétiste de l'islam".
Joint par l'AFP, le porte-parole de la fondation, Stéphane Chenderoff, a qualifié les accusations d'"élucubrations", assuré que Bahram Elahi n'avait "rien d'un gourou" et démenti tout lien entre sa fondation et le mausolée de Baillou dédié à "Sainte Janie", la soeur d'Ostad Elahi.
"C'est un mouvement philosophique qui glisse progressivement", estime une source proche du dossier, selon qui le groupe compterait environ 300 membres issus de milieux sociaux favorisés.
Dans la note, dont l'AFP a eu copie, les RG font état de "pressions et intimidations sur les élus" d'Asnières, où la Fondation a son siège, et de Baillou. A Asnières, des membres de la fondation se poseraient "en contre-pouvoir municipal", selon les RG.
Selon la note, le conflit entre le maire UMP d'Asnières, Manuel Aeschlimann, et la fondation "semble avoir démarré au cours de l'été 2002". "Cette lutte emprunte à la fois au champ politique municipal et au souci de contrecarrer l'expansion d'une organisation religieuse qui, grâce à son assise financière importante acquiert biens immobiliers (...) et influence", ajoute la note.
Contacté par l'AFP, M. Aeschlimann a confirmé ses relations difficiles avec le groupe, qui a acquis plusieurs dizaines de logements dans un quartier de sa commune. "Ce n'est pas à moi de conclure que ce mouvement est sectaire ou non", a commenté ce conseiller de Nicolas Sarkozy.
Slovaquie: un chirurgien esthétique arrêté en flagrant délit de corruption
AFP 21.10.05 | 18h52

Un chirurgien esthétique a été arrêté jeudi à Bratislava en flagrant délit alors qu'il recevait un pot-de-vin après une intervention, a indiqué vendredi à l'AFP la porte-parole du ministère de l'Intérieur, Jana Pobisova.
Il s'agit d'un deuxième cas de corruption révélé cette année dans le secteur de médecine, touché assez gravement par la corruption.
Le chirurgien avait exigé un dessous de table de 19.000 couronnes slovaques (500 euros) avant l'intervention chirurgicale. Mais sa cliente avait obtenu de ne payer qu'après. Une fois opérée, elle a contacté la police qui a arrêté le médecin en flagrant délit.
Ce dernier risque entre un et cinq ans de prison, une amende et l'arrêt de ses activités.
En 2004, la police a arrêté en flagrant délit de corruption deux médecins dont un gynécologue qui venait de toucher 170 euros pour un accouchement.
Le gouvernement slovaque a multiplié ces derniers temps ses efforts contre la corruption, en faisant approuver au Parlement tout un arsenal de lois. La police peut ainsi désormais utiliser des agents provocateurs, pour tester l'honnêteté des élus et fonctionnaires.
La Slovaquie a amélioré cette année son indice de perception de corruption, au classement de Transparency International (TI): le pays a affiché la note 4,3 sur une échelle de 0 à 10 (10 équivalent à une absence totale de corruption), contre 4,0 l'année dernière et 3,7 entre 2001 et 2003.
Un médicament en voie de commercialisation contre le diabète jugé dangereux
AFP 21.10.05 | 18h22

Un médicament prototype pour taiter la forme de diabète la plus répandue et en voie d'être approuvé par les autorités fédérales de réglementation américaines (FDA) pourrait être lié à un doublement des attaques cardio-vasculaires, selon une analyse menée par des cardiologues.
Le muraglitazar, dont le nom commercial est Pargluva, a provoqué deux fois plus de problèmes cardio-vasculaires et de décès chez des adultes diabétiques que d'autres médicaments ou un placebo, indique cette étude dont les résultats ont été rendus publics jeudi soir par le Journal of the American Medical Association (JAMA),
Le muraglitazar réduit les graisses et le sucre dans le sang et a été développé par les groupes pharmaceutiques américains Bristol-Myers Squibb et Merck. Un groupe d'experts de la FDA avait recommandé le 9 septembre la commercialisation de ce médicament.
Le JAMA explique sur son édition en ligne avoir avancé la publication de cette étude pour éviter une répétition du fiasco du Vioxx, un anti-inflammatoire dont des études avaient également montré, peu après sa commercialisation, qu'il accroissait nettement les risques cardiaques. Depuis il a été retiré du marché mondial.
Si les résultats de cette étude sont confirmés, ce médicament aurait pu provoquer "une catastrophe sanitaire" car 18 millions d'Américains souffrent de cette forme de diabète fréquente chez les obèses, a expliqué le Dr. Steven Nissen qui a participé à l'étude.
Cette étude a été conduite par des cardiologues de la Cleveland Clinic (Ohio, est) grâce à des données fournies par Bristol-Meyers Squibb à la FDA avant le vote du groupe d'experts recommandant la mise sur le marché du muraglitazar.
Une jeune surfeuse attaquée par un requin en Californie
AFP 21.10.05 | 22h04

Une surfeuse âgée de 20 ans a été attaquée par un requin près de la plage de Salmon Creek dans le nord de la Californie (ouest), a-t-on appris vendredi de source hospitalière.
L'accident s'est produit mercredi et Megan Halavais, gravement blessée à une jambe, a affirmé vendredi au cours d'une conférence de presse à l'hôpital qu'elle comptait ne pas abandonner le surf.
"C'était comme dans le film 'Les dents de la mer'. Un requin m'a attaquée par derrière et d'un seul coup, crac!, il m'a happé la jambe", a raconté la jeune femme. Le requin était "énorme, le double de ma taille", a-t-elle ajouté.
La jeune femme a cependant eu le réflexe de taper sur le squale sauvant ainsi probablement sa vie.
D'autres surfeurs l'ont aidée à sortir de l'eau. Sa blessure, profonde jusqu'à l'os, s'étendait du haut la cuisse à la cheville. Les médecins ont assuré que la jeune femme était désormais hors de danger.
La plage de Salmon Creek a été le théâtre de nombreuses attaques de requins ces dernières années et les autorités y ont interdit la baignade et le surf.
"Mais on croit que ça n'arrivera jamais", a dit la jeune femme. Elle a affirmé qu'elle continuera de pratiquer son sport favori car "quand cela vous est arrivé une fois, ça ne se reproduira pas une deuxième fois". "Si je suis attaquée deux fois par un requin j'entrerai dans le Livre des Records", a-t-elle ajouté avant d'ajouter aussitôt: "je plaisante".
La jeune femme, visiblement choquée par son accident, devrait sortir de l'hôpital la semaine prochaine.
Les évêques appellent les catholiques à retrouver "le sens du péché"
AFP 22.10.05 | 12h40

Le synode des évêques réuni depuis le 2 octobre au Vatican s'est conclu samedi par un appel aux catholiques à retrouver "le sens du péché", à la veille d'une messe solennelle de clôture célébrée par le pape.
Le "message au peuple de Dieu" adopté par le synode vendredi soir et rendu public samedi demande notamment aux divorcés remariés d'accepter "le commandement de Dieu" sur l'indissolubilité du mariage, qui les exclut par conséquent de la communion.
Le texte déplore "les conséquences de la sécularisation, présentes surtout en Occident, qui conduisent à l'indifférence religieuse", et énumère "les ombres" qui affectent la vie des Eglises, au premier rang desquelles "la perte du sens du péché".
Les évêques catholiques appellent les politiques à défendre la dignité de la personne humaine "depuis sa conception jusqu'à sa fin naturelle", et à adopter des lois conformes "au droit naturel du mariage et de la famille".
Le message déplore par ailleurs "une baisse du sens du sacré" dans certains milieux, et il ferme la porte à un assouplissement de la pratique de la communion partagée avec d'autres chrétiens.
Il évoque également les "souffrances du monde" causées "par les guerres, la faim, les différentes formes de terrorisme et d'injustice", avec une mention particulière pour le Moyen-Orient et l'Afrique, continent "oublié".
"Les désastres naturels qui semblent redoubler de fréquence obligent à considérer la nature avec un plus grand respect et à renforcer les liens de solidarité avec les populations éprouvées", souligne encore le message adopté alors que le cyclone Wilma ravage le golfe du Mexique.
Outre ce texte destiné à une diffusion massive, et qui constitue un rappel des normes de l'Eglise catholique, les 242 évêques du monde entier réunis pendant trois semaines pour le premier synode du pontificat de Benoît XVI ont adopté samedi une liste de propositions au pape.
Ce document, qui ramasse les travaux du synode sur l'eucharistie (sacrement central de la messe du dimanche), aurait pu laisser une plus grande marge de liberté pour suggérer des évolutions, voire des réformes.
Le Vatican n'avait pas encore rendu public samedi matin la version officielle du texte, que les évêques devaient encore adopter formellement.
Mais selon la version publiée par les médias spécialisés au Vatican, il maintient l'opposition de l'Eglise à l'ordination des hommes mariés, malgré la baisse du nombre des prêtres, et renvoie le règlement du cas des divorcés-remariés aux tribunaux ecclésiastiques, appelés à une plus grande souplesse.
La 46ème des 50 propositions concerne le combat mené par l'Eglise catholique contre la légalisation de l'avortement, des mariages homosexuels ou de l'euthanasie.
Certains évêques auraient voulu que le document interdise de donner la communion aux dirigeants politiques favorables à ces lois.
Sans aller jusque-là, le document souligne que "les politiques et les législateurs catholiques doivent se sentir interpellés dans leur conscience" quand ils prennent "la grave responsabilité sociale de présenter des lois iniques".
Il appelle aussi les évêques à "la vertu de prudence" et leur demande d'adopter une attitude au cas par cas, "en fonction des situations locales concrètes".
Australie: enchères inédites pour des conifères datant du jurassique
AFP 24.10.05 | 06h21

Les conifères issus d'une espèce datant de 200 millions d'années que l'on croyait éteinte ont atteint près de 800.000 USD lors d'enchères inédites dimanche à Sydney, a indiqué lundi la maison Sotheby's.
"Ce n'était arrivé qu'une seule fois dans toute l'histoire de Sotheby's en Australie. Je crois qu'il n'y a pas eu un seul arbre vendu en dessous de son prix estimé", a déclaré à l'AFP une porte-parole de Sotheby's.
Le pin "Wollemi", qui peut atteindre 40 mètres, semblait s'être éteint depuis deux millions d'années jusqu'à la découverte de 15 specimen en 1994 dans une vallée de l'ouest de Sydney.
Il existerait depuis la période du jurassique, il y a 200 millions d'années.
Des boutures ont été utilisées pour produire 292 arbres dont environ une centaine subsistent encore dans la nature.
Les 148 lots proposés ont suscité des offres atteignant un total de 791.000 dollars US, soit une moyenne d'environ 2.790 dollars par arbre, selon Sotheby's. Le lot le plus cher, une réplique d'un bosquet confectionnée avec des boutures de chacun des 15 arbres, a été vendu pour environ 115.000 dollars US, bien au-delà de son prix estimé.
La vente a suscité l'intérêt d'acquéreurs de France, d'Allemagne, de Taïwan, du Japon, d'Irlande, du Canada ou encore de Nouvelle-Zélande.
Le pin Wollemi est également baptisé "fossile vivant" n'étant connu qu'à l'état fossilisé avant sa découverte accidentelle, en 1994, par un garde forestier.
Foetus mort : le comité d'éthique invite au respect du désir des parents
AFP 24.10.05 | 17h48

Le foetus mort "a droit au respect" ainsi que le "désir des parents" concernant son devenir, a déclaré lundi le président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), Didier Sicard, en présentant devant la presse un avis portant sur la conservation des corps de foetus et d'enfants morts-nés.
"La mort d'un foetus ou d'un enfant mort né est le plus souvent vécue par ses parents comme la mort d'un enfant", et "tout doit être fait pour que cette mort soit entourée d'humanité et permette aux proches, à commencer par les parents, d'en vivre le deuil", estime le CCNE.
Saisi le 2 août par le Premier ministre après l'émoi suscité par la découverte de 351 corps de foetus ou d'enfants mort-nés conservés dans une chambre mortuaire à l'hôpital Saint-Vincent de Paul à Paris, le CCNE relève que "le regard porté sur le foetus a considérablement changé depuis les années
Sans chercher à "pointer des défaillances à Saint-Vincent de Paul", le CCNE en a tiré "l'occasion de réfléchir" et de tenir compte de "l'irruption du foetus dans l'espace social", note le Pr Sicard.
Le foetus est devenu, du fait notamment de l'échographie, des progrès de la procréation médicalement assistée et de la réanimation des prématurés, "un être reconnu avant sa naissance, voire nommé, étant parfois même un patient individualisé", souligne le comité.
Il doit donc "faire l'objet du respect que l'on doit à son origine humaine, et ne peut en aucune façon être considéré comme un déchet hospitalier", affirme le CCNE.
"Le désir des parents concernant le devenir du corps du foetus ou du nouveau-né doit toujours être respecté quel qu'il soit", et pour les foetus de moins de 22 semaines "la possibilité de procéder à des pratiques d'inhumation ou d'incinération doit être laissée au choix des parents", ajoute le CCNE.
Un délai de 10 jours devrait être accordé à la famille pour faire part de sa décision et il convient d'éviter que des "familles soient contraintes à faire des obsèques si elles ne le souhaitent pas", a précisé le Pr Sicard.
Pour toute autopsie destinée à rechercher les causes de la mort, ou examens et prélèvements à visée scientifique, le consentement des parents est nécessaire. Le corps du foetus doit ensuite leur être remis, si tel est leur souhait, "dans un délai raisonnable", soit de un à trois mois, a indiqué le Pr Sicard.
"Nous ne voulons pas donner un statut au foetus", a précisé le Pr Sicard, notant avoir été d'abord surpris par les réactions lors de la découverte faite à l'hôpital Saint-Vincent de Paul.
Jugeant désormais "obsolètes et contraires à l'éthique", les collections consistant à "garder dans le formol des foetus dont on identifie le visage", le Pr Sicard a expliqué qu'il "ne faut par pour autant détruire les collections existant dans les hôpitaux et les universités", car ces représentations de malformations rencontrées par le passé "font partie de la mémoire de l'humanité".
La conservation d'organes ou de tissus foetaux n'est pas remise en question par cet avis, si les parents ont donné leur autorisation, mais "aucune conservation à moyen ou long terme d'un foetus ne doit se faire en dehors d'une raison scientifique majeure".
Grippe: Washington accélère les procédures de production d'antiviraux
AFP 25.10.05 | 01h53

Les autorités américaines de réglementation des médicaments (FDA) ont annoncé jeudi des mesures permettant notamment d'accélérer les procédures autorisant la production sous licence d'antiviraux comme le Tamiflu pour faire face à une éventuelle pandémie de grippe aviaire.
Si les laboratoires suisses Roche octroient des licences de production de cet antigrippal à d'autres firme pharmaceutiques, la FDA (Food and Drug Administration) doit leur donner son feu vert pour produire leurs versions du médicament.
La FDA a créé "une équipe de réponse rapide" pour à la fois faciliter la procédure d'autorisation de mise sur le marché du Tamiflu fabriqué sous licence et accélérer aussi l'évaluation de tout nouvel antigrippal qui serait développé par une firme pharmaceutique.
"Nous assurer que les Américains auront des protections suffisantes contre une pandémie de la grippe aviaire --si le virus H5N1 devait muter pour se transmettre entre humain-- est l'une des premières priorités de la FDA", a déclaré dans un communiqué, Andrew von Eschenbach, son administrateur par intérim.
"Avec cette nouvelle équipe nous pensons pouvoir évaluer entièrement une demande d'autorisation d'un nouveau médicament antigrippal en six à huit semaines", a-t-il précisé.
La FDA a également annoncé des mesures pour limiter la fabrication et la vente de contrefaçons de Tamiflu.
Grippe aviaire: les Etats-Unis mal préparés contre une pandémie (sondage)
AFP 25.10.05 | 03h16

Plus de trois-quart des médecins américains (79%) estiment que les autorités fédérales sont mal ou insuffisamment préparées à faire face à une éventuelle pandémie de grippe aviaire aux Etats-Unis, selon un sondage publié lundi.
Le même groupe de 846 généralistes interrogés les 20 et 21 octobre par le HCD Research and Muhlenberg College, a également jugé pour 43% d'entre eux que la communauté médicale américaine n'est pas assez préparée à une crise sanitaire provoquée par une telle pandémie.
57% de ces médecins se sont déclarés quelque peu inquiets de voir une pandémie se produire aux Etats-Unis tandis que 20% se sont dits "extrêmement préoccupés" de cette possibilité.
"Les résultats de cette enquête illustrent clairement la très grande inquiétude de la communauté médicale face au risque de pandémie de grippe aviaire dans le pays", a souligné Christopher Borick, professeur de sciences politiques au Muhlenberg College.
"Leur craintes semblent être directement liées à leur manque de confiance dans la capacité des autorités fédérales et de la communauté médicales à répondre efficacement à une épidémie de grippe aviaire aux Etats-Unis", a-t-il expliqué dans un communiqué.
Début octobre, l'association américaine des médecins d'urgence avaient prévenu que les hôpitaux aux Etats-Unis risqueraient d'être très rapidement submergés en cas de pandémie de la grippe aviaire, ce qui entraînerait de longs retards dans les soins des malades et aggraverait la contagion.
Foetus conservés à Saint-Vincent-de-Paul: mesures disciplinaires prévues
AFP 24.10.05 | 20h04

Les "dérives réelles et préoccupantes" constatées par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) à propos de la conservation de corps de foetus à l'hôpital Saint Vincent de Paul à Paris "déboucheront sur des mesures disciplinaires", a indiqué lundi le ministre de la Santé Xavier Bertrand dans un communiqué.
Prenant en compte l'avis du Comité consultatif national d'éthiquequi a recommandé lundi de respecter le foetus mort et le désir des parents concernant son devenir, le ministre entend également, par décret, "fixer le délai maximum avant lequel une inhumation doit intervenir, qu'il y ait ou non réalisation d'une autopsie".
Les faits relevés dans le rapport de l'Igas, remis lundi à M. Bertrand, "portent atteinte à plusieurs principes du droit", selon le ministre qui cite notamment l'obligation de sépulture, le respect de la personne humaine, "l'obligation d'incinérer les corps d'enfants nés sans vie, qui s'imposait après 2001".
"L'accumulation des corps depuis 1985 n'a été possible que par le souhait de certains médecins de conserver des éléments et par des retards inacceptables dans la réalisation des autopsies", ajoute-t-il.
Parmi les autres anomalies constatées, le Dr Françoise Lalande, co-auteur du rapport avec Etienne Grass, relève que dans quatre cas, des parents s'étaient opposés, pour des raisons religieuses, à une autopsie du foetus, mais que celle-ci a néanmoins été faite pour trois des foetus concernés.
Par ailleurs, "18 corps censés partir pour des obsèques se retrouvent dans la chambre mortuaire", a précisé le Dr Lalande à l'AFP, jugeant que plusieurs services "ont dysfonctionné gravement" et que les "encadrants administratifs, médicaux ou médico-sociaux n'ont pas joué leur rôle et ont négligé d'y mettre fin".
Une "collection peut avoir un objectif pédagogique ou culturel", mais alors "on la montre", or celle-ci n'a servi que dans un cas: elle a permis à une famille de découvrir rétrospectivement, après la naissance d'un autre enfant, que le premier bébé espéré souffrait d'hémochromatose (une maladie génétique lié à une surcharge en fer dans l'organisme), a précisé le Dr Lalande.
Au total, 353 corps entiers ont été retrouvés cet été à l'hôpital Saint-Vincent de Paul, dont ceux de 9 enfants nés vivants qui auraient dû bénéficier d'une sépulture, selon le Dr Lalande.
Le foetus doit "faire l'objet du respect que l'on doit à son origine humaine, et ne peut en aucune façon être considéré comme un déchet hospitalier", avait affirmé le CCNE plus tôt dans la journée de lundi.
"Le désir des parents concernant le devenir du corps du foetus ou du nouveau-né doit toujours être respecté quel qu'il soit", et pour les foetus de moins de 22 semaines "la possibilité de procéder à des pratiques d'inhumation ou d'incinération doit être laissée au choix des parents", selon le CCNE.
Un délai de 10 jours devrait être accordé à la famille pour faire part de sa décision, estime le CCNE.

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