Brèves propagandistes, série 8

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Les brèves:


Des parlementaires veulent une loi obligeant à évacuer les animaux
AFP 23.09.05 | 17h32

Deux parlementaires américains ont déposé jeudi un projet de loi au Congrès pour obliger à évacuer les animaux domestiques lors de catastrophes naturelles, a-t-on appris vendredi de source parlementaire.
"Alors que nous nous préparons à de futures situations d'urgence, le cyclone Katrina nous a appris qu'il est important d'inclure dans nos plans des mesures concernant l'évacuation des propriétaires d'animaux domestiques et ces bêtes", a déclaré le représentant républicain Christopher Shays (Connecticut).
"Les ravages en Louisiane, Mississippi et Alabama ont imposé chaque soir des images incroyables dans les maisons américaines", a ajouté le représentant démocrate Tom Lantos (Californie). "Les pertes de vie et de biens sont tout simplement atterrantes. Et au-delà, la vue de sinistrés devant choisir entre être évacués ou rester avec leurs animaux", certains jouant un rôle fondamental pour des personnes handicapées, "était déchirante", a-t-il ajouté.
Plusieurs organisations de défense des animaux ont dénoncé l'évacuation forcée d'habitants de zones sinistrées, contraints de laisser leurs animaux derrière eux.
"Pour des gens qui ont tout perdu, leur animal pouvait être leur seul réconfort", souligne Michael Markarian, l'un des dirigeants de l'organisme Humane Society of the United States. "Cette politique a mis en danger les gens comme les animaux, et nous voulons que le gouvernement corrige cela", a-t-il ajouté.
Quelque 500 bénévoles de cet organisme ont sauvé 6.031 animaux domestiques en Louisiane et au Mississippi, dont 400 ont été remis à leur propriétaire.
Ouragans : le pire est à venir selon un expert britannique
AFP 23.09.05 | 15h02

La violence et la fréquence des ouragans vont augmenter avec le réchauffement de la planète, a mis en garde David King, le principal conseiller scientifique du gouvernement britannique, lors d'un entretien à la BBC Radio vendredi.
Sir David King s'exprimait alors que l'ouragan Rita menace le Golfe du Mexique, dans le sillage de l'ouragan Katrina qui a dévasté la Nouvelle-Orléans et ses alentours.
Selon l'expert, l'actuelle vague d'ouragans pourrait se poursuivre voire s'intensifier le mois prochain.
"Il ne fait aucun doute que l'intensité des ouragans dépend de la température à la surface de la mer. Or au mois d'août la température à la surface de l'eau dans le golfe du Mexique était deux à trois degrés centigrades plus élevée qu'en temps normal", a-t-il souligné.
"Personne ne peut nier le fait que des températures plus élevées en mer donnent lieu à d'intenses ouragans", a-t-il insisté.
"Etant donné qu'au fur et à mesure du temps la planète continue à se réchauffer, nous devons anticiper une augmentation de la violence des ouragans", a-t-il ajouté. "Si dans les 50 prochaines années la température moyenne des océans augmente d'encore un degré centigrade, il y aura inévitablement plus d'activités de ce genre".
G7: pétrole cher accroît les risques sur la croissance (projet communiqué)
AFP 23.09.05 | 23h24

Le renchérissement du pétrole accroît les risques pesant sur les perspectives de croissance de l'économie mondiale, estiment les pays les plus riches de la planète (G7), selon un projet de leur communiqué, obtenu par l'AFP, qui doit être publié dans la journée.
"L'économie mondiale continue à croître et la croissance devrait se poursuivre", toutefois "la hausse de prix de l'énergie (...) a accru les risques pesant sur les perspectives" de croissance, selon ce texte des ministres des Finances réunis à Washington.
Les grands argentiers appellent également à augmenter l'offre de pétrole et invitent à investir davantage dans le secteur pétrolier, selon ce projet de communiqué.
Le G7 veut plus d'investissements dans l'infrastructure pétrolière
AFP 24.09.05 | 00h52

Le groupe des sept pays les plus industrialisés (G7) a exhorté vendredi les compagnies pétrolières et pays producteurs à investir davantage dans l'exploration, la production et le raffinage pour calmer la flambée des prix du brut.
"Des investissements importants sont nécessaires dans l'exploration, la production, les infrastructures d'énergie et les capacités de raffinage", affirme le forum dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion bi-annuelle à Washington.
"Les pays producteurs de pétrole devraient garantir un climat favorable à l'investissement" dans les infrastructures et "aux marchés ouverts, avec des pratiques transparentes et des cadres réglementaires stables", ajoute le communiqué.
G7: pétrole et protectionnisme sont un risque pour la croissance mondiale
AFP 24.09.05 | 00h59

Le renchérissement du pétrole, les déséquilibres économiques mondiaux et la montée du protectionnisme accroissent les risques pesant sur les perspectives de croissance de l'économie mondiale, estiment les pays les plus riches de la planète (G7) dans un communiqué officiel publié vendredi.
"L'économie mondiale, dans son ensemble continue de croître et les perspectives sont positives pour que la croissance se poursuive, (une évolution) soutenue par le fait que les pressions sur les prix sont contenues", indiquent les Sept dans leur communiqué, avant de mettre un bémol.
"Les prix élevés de l'énergie, les déséquilibres mondiaux qui vont croissant, et la montée des pressions protectionnistes ont augmenté les risques qui pèsent sur les perspectives" de croissance de l'économie mondiale, ajoutent-ils.
Cabinet Mekachera : départ petite-fille Papon d'un commun accord
AFP 24.09.05 | 15h17

Une petite-fille de Maurice Papon qui avait intégré le ministère des Anciens combattants, l'a quitté en accord avec Hamlaoui Mekachera, en raison "des difficultés particulières" que posait sa présence dans ce "ministère de la mémoire", selon l'entourage de ministre.
Des associations de déportés avaient commencé à protester contre ce qu'elles jugeaient être "une provocation", a indiqué à l'AFP Gilles de Lacaussade, directeur de cabinet, en mettant l'accent sur la "spécificité" du ministère.
Cette personne, dont l'identité n'a pas été précisée mais qui ne porte pas le nom de son grand-père, était arrivée au ministère il y a trois semaines.
Jeudi, le Parisien-Aujourd'hui en France avait révélé ses liens familiaux avec l'ancien secrétaire général de la préfecture de Gironde, condamné pour complicité de crimes contre l'Humanité.
Samedi, le même quotidien a écrit qu'elle avait été "virée du ministère" quand Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux Anciens combattants, a découvert cette situation.
Ce qui a suscité la colère du médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye : il a écrit vendredi à M. Mekachera, pour protester contre ce qu'il considérait être une éviction indue.
Selon le directeur de cabinet, la conseillère a présenté sa démission, acceptée par le ministre, au vu des difficultés que cette révélation avait suscitées.
"Nous n'avons rien à lui reprocher et sa présence dans un autre ministère, amanégement du territoire ou fonction publique, ne pose évidemment aucun problème", a dit M. de Lacaussade. Cette conseillère avait travaillé auparavant, notamment, au secrétariat d'Etat à l'aménagement du Territoire du gouvernement Raffarin.
"Nous sommes au contraire dans un ministère très particulier, celui de la mémoire, en contact permanent avec des associations de déportés, des familles de victimes", a expliqué M. de Lacaussade. "Très rapidement, d'ailleurs, des fédérations de déportés ont protesté". Compte tenu de cette situation, "nous sommes arrivés tous ensemble à la conclusion qu'en raison de la spécificité du ministère et de l'action du ministre, cette situation ne pouvait pas durer".
Maurice Papon a été condamné en avril 1998 à Bordeaux à dix ans de réclusion pour "complicité de crimes contre l'Humanité" pour des faits commis alors qu'il était secrétaire général de la préfecture de Gironde, sous l'Occupation. Il a bénéficié en 2002 d'une libération pour raisons de santé.
Cancer du sein: les gauchères deux fois plus à risque (étude)
AFP 26.09.05 | 02h11

Les gauchères auraient plus de deux fois plus de risque d'être victimes d'un cancer du sein que les droitières, selon une étude néerlandaise publiée dans le British Medical Journal et reprise par la presse britannique lundi.
Selon les chercheurs de l'université d'Utrecht, qui ont étudié les cas de plus de 12.000 femmes nées entre 1932 et 1941, les gauchères auraient 2,41 fois plus de risque de développer un cancer du sein que les droitières.
Ce résultat a été obtenu en tenant compte des autres paramètres connus pour ce type de cancer comme le poids, le tabac, l'héritage familial ou le statut socio-professionnel.
Selon les chercheurs, cela pourrait être dû au fait que les gauchères sont plus soumises à la présence d'oestrogènes dans l'utérus, avant leur naissance.
Etranges coïncidences autour d'un incendie à La Nouvelle-Orléans
AFP 25.09.05 | 22h07

Une brigade de pompiers de New York a éteint samedi un incendie qui s'était déclaré dans une petite maison historique, au 911 de Burgundy Street, dans le quartier historique du "Vieux Carré" (French Quarter), à La Nouvelle-Orléans, a constaté un journaliste de l'AFP.
En anglais, où l'on inverse le jour et le mois, le 911 représente la date du 11 septembre, symbole des attentats de New York en 2001. C'est aussi le numéro des secours d'urgence.
Les premiers sur le feu ont été des pompiers de New York, appartenant au bataillon 27, basé dans le Bronx, et actuellement détachés à La Nouvelle-Orléans pour venir en aide aux Louisianais frappés par le cyclone Katrina.
Or, autre coïncidence, leur camion "Engine 283" porte le blason de l'Etat de Louisiane. Il leur avait en effet été offert par cet Etat, lorsque le leur avait été détruit dans l'effondrement des tours du World Trade Center (WTC).
"J'espère que c'est une coïncidence", a déclaré à l'AFP Mike Puzziferri, chef du bataillon 27, trempé et légèrement blessé, en sortant de la maison enfumée et en découvrant, étonné, les chiffres 911, gravés en gros caractères sur le volet bleu d'une porte-fenêtre.
"Peut-être que c'est pour nous rappeler qu'ils nous ont aidés quand nous avions le coeur brisé, ou peut-être n'est-ce qu'une coïncidence", a-t-il ajouté.
L'incendie s'est déclaré dans une petite maison historique à deux étages qui était inhabitée, probablement à la suite d'un court-circuit, alors que le courant électrique venait d'être restauré.
Quelque 300 pompiers de New York sont actuellement détachés à La Nouvelle-Orléans pour prêter main forte à leurs collègues.
L'armée américaine libère 507 prisonniers d'Abou Ghraib, sur 1.000 prévus
AFP 26.09.05 | 11h16

L'armée américaine a annoncé avoir libéré lundi matin 507 détenus de sa prison d'Abou Ghraib, près de Bagdad, environ 500 autres devant être libérés dans le courant de la semaine.
L'armée américaine avait annoncé un peu plus tôt dans la matinée qu'elle allait libérer plus d'un millier de prisonniers, à la demande du gouvernement irakien, à l'occasion de la fête musulmane du ramadan, qui se déroule du début octobre au début novembre.
C'est la deuxième libération d'un aussi grand nombre de détenus d'Abou Ghraib, après celle d'un millier d'entre eux survenue entre le 24 et le 27 août. En avril 2004, la prison, située à la périphérie de Bagdad à l'ouest, a été au centre d'un scandale après que la presse américaine eut révélé que des soldats américains y avaient maltraité et humilié des détenus irakiens.
Le plan pluriannuel d'amélioration des compétences des élèves en langues
AFP 26.09.05 | 14h14

L'Education nationale met en route dès cette année, conformément à la loi d'orientation sur l'Ecole, un plan pluriannuel (jusqu'en 2007) d'amélioration des étude des langues vivantes dont elle a donné lundi devant la presse les grandes lignes.
"La maîtrise des langues chez les jeunes français est insuffisante, notamment la compréhension et l'expression orale, nécessaires non seulement pour communiquer mais même à toute connaissance de la culture et de la civilisation", a déclaré le directeur des enseignements scolaires, Roland Debbasch.
Aussi a-t-il énuméré les mesures décidées: dès cette rentrée, le cadre européen définissant les niveaux de compétences à acquérir est adopté et les programmes seront modifiés en conséquences avec accent mis davantage sur l'oral. Des commissions académiques sont mises en place pour veiller à la diversité de l'offre de langues dès le primaire et à la continuité d'apprentissage au collège.
Il a également rappelé l'extension de l'apprentissage dès le CE2, l'allégement des effectifs en terminales générales et la possibilité de regrouper des élèves selon leurs compétences plutôt que leur classe ou leur âge (sans aller toutefois jusqu'à mélanger 6e et 3e).
M. Debbasch a enfin annoncé l'extension, à la rentrée prochaine, de l'allégement des effectifs en terminales technologiques et professionnelles puis, à la rentrée 2007, l'institution de l'enseignement d'une langue dès le CE1 et d'une deuxième langue dès la 5e (au lieu de la 4e).
Pour la bonne marche de ce plan, l'Education nationale s'appuie sur une évaluation des compétences des élèves à l'issue du primaire et du collège.
En 2004, en fin de primaire, 2% des élèves n'ont rien acquis de significatif, 12,2% ont des bases insuffisantes, 33% arrivent presque au niveau requis, 33% y parviennent, 12,9% sont nettement au dessus et 10% très au dessus.
En fin de collège, un élève sur quatre a atteint un bon niveau et un sur 20 ne maîtrise presque rien en anglais. Le ratio est de un sur trois (bon) et un sur 25 (mauvais) en allemand. Il est de un sur dix et un sur vingt en espagnol.
L'étude montre également que l'apprentissage précoce améliore les compétences de ceux qui seront les meilleurs en collège mais n'a pas d'incidence sur les moins bons.
"L'Etat a voulu éviter les effusions de sang à Wallis" (médiateur)
AFP 27.09.05 | 06h12

L'Etat a tenu en priorité à éviter les "effusions de sang" à Wallis où un calme précaire régnait mardi avec la levée progressive des barrages par les partisans du Lavelua (roi), a déclaré mardi à l'AFP, Louis Le Franc, le médiateur de l'Etat dans cette crise.
"Ma mission était d'abord d'éviter les effusions de sang. Wallis traverse une crise très grave et on est passé prés d'un affrontement", a déclaré M. Le Franc, depuis l'archipel de Wallis et Futuna.
Secrétaire général du haut-commissariat en Nouvelle-Calédonie, il a été envoyé par l'Etat à Wallis dimanche pour désamorcer le conflit dans cette île polynésienne de 10.000 habitants, qui menaçait de sombrer dans la violence.
Lundi soir, au terme de discussions avec les partisans du roi, il a "confirmé la reconnaissance" par l'Etat du Lavelua, vieux monarque de 86 ans, et "a pris acte du soutien qui lui a été apporté par les autorités coutumières".
L'Etat a également obtenu "la garantie" qu'il n'y aurait pas de représailles à l'encontre des familles opposées au Lavelua.
Depuis jeudi, les partisans du roi avaient semé un "climat de torpeur" à Wallis, bloquant l'aéroport et dressant sur les routes des barrages, gardés par "plusieurs centaines d'hommes armés de fusil de grande chasse et de machettes", a déclaré M. Le Franc.
Consigne avait également été donnée aux barragistes de ne pas laisser les gendarmes s'approcher, a-t-il précisé.
Tous les services publics et les commerces étaient fermés compte tenu de ce climat de tension tandis que la population avait déserté les rues de cette île de 77 km carrés, au nord est de la Nouvelle-Calédonie.
Mardi, la vie reprenait lentement son cours et les vols entre la Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna ont repris. M. Le Franc a cependant reconnu que "la crise n'était pas terminée" et que devait désormais s'engager "une démarche de réconciliation" au sein des autorités traditionnelles.
Depuis cinq mois, un conflit, jusqu'alors marqué par de rares incidents, oppose les partisans du Lavelua et ses adversaires, considérés comme des "réformateurs". Le différend a pris une tournure violente la semaine dernière, alors que les "réformateurs" avaient envisagé d'introniser dimanche un nouveau Lavelua.
Territoire français, le plus éloigné de la Métropole, l'archipel de Wallis et Futuna compte 15.000 habitants. La France y reconnaît le pouvoir des trois rois (un à Wallis et deux à Futuna).
Délits sexuels : Clément veut rendre le bracelet électronique rétroactif
AFP 26.09.05 | 22h52

Le ministre de la Justice Pascal Clément a annoncé lundi soir qu'il voulait introduire dans la loi anti-récidive présentée à la mi-octobre la rétroactivité du port du bracelet électronique pour les délinquants sexuels malgré un "risque d'inconstitutionnalité".
"Toute personne qui sera condamnée aujourd'hui ou hier, le jour où elle sortira de prison pourra avoir un bracelet électronique relié au GPS", a affirmé le ministre à l'issue d'une rencontre à la Chancellerie avec trois des anciennes victimes de Patrick Trémeau, violeur récidiviste libéré en mai et mis en examen et incarcéré samedi pour trois autres viols.
La mesure concernera les délinquants et criminels sexuels condamnés au minimum à cinq ans de prison, a précisé la Chancellerie.
Le ministre a indiqué qu'il souhaitait un consensus politique sur le sujet.
"Il y a un risque d'inconstitutionnalité. Les évènements récents vont me pousser à le prendre et tous les parlementaires pourront le courir avec moi. Il suffira pour eux de ne pas saisir le Conseil constitutionnel et ceux qui le saisiront prendront sans doute la responsabilité politique et humaine d'empêcher la nouvelle loi de s'appliquer au stock de détenus", a ajouté M. Clément.
Cette rétroactivité aurait un caractère exceptionnel, le principe de la non-rétroactivité prévalant en droit français. Elle avait déjà été intégrée dans la première mouture de la loi examinée en décembre 2004 avant d'être rejetée par le Sénat. Depuis, la loi a été complètement remaniée. Elle sera présentée à la mi-octobre avec le bracelet électronique comme mesure-phare.
M. Clément a indiqué que Trémeau avait suivi des "soins psychiatriques en prison".
"Dans cette affaire, il n'y a rien à reprocher à quiconque", a lancé le ministre en réponse à une lettre de Nicolas Sarkozy de mars 2004, dont l'AFP a obtenu copie et dans laquelle le ministre de l'Intérieur avait mis en garde Dominique Perben, garde des Sceaux à l'époque, sur la "dangerosité" de Trémeau.
"Vous savez combien j'ai été sensible et je le suis encore aux idées qu'a lancées Nicolas Sarkozy sur la récidive mais dans ce cas précis il n'y a pas matière à polémiquer", a dit M. Clément.
Il a affirmé que Trémeau "n'était pas en libération conditionnelle". Il n'était pas non plus obligé de suivre un suivi socio-judiciaire car la loi de 1998 (injonction de soins) ne lui était malheureusement pas applicable", a détaillé le ministre.
"Il n'y a aucune faute humaine. C'est l'application de la réduction de peine classique qui a fait qu'il a été libéré", a-t-il poursuivi.
Selon le ministre, le bracelet électronique "évite quasiment la totalité de la récidive".
"J'espère que la loi va passer mais elle ne suffira pas", a réagi Marie-Ange Le Boulaire, l'une des anciennes de victimes de Trémeau, à l'issue de la rencontre.
Bracelet électronique rétroactif: les syndicats de magistrats "choqués"
AFP 27.09.05 | 13h23

L'Union syndicale des magistrats (majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (gauche) se sont déclarés "choqués" mardi par une rétroactivité du port du bracelet électronique pour les délinquants sexuels comme le propose le ministre de la Justice Pascal Clément.
Le garde des Sceaux a affirmé lundi qu'il était prêt à courir le risque de l'"inconstitutionnalité" d'une telle mesure proposée dans le cadre de la future loi anti-récidive renvoyant les députés et sénateurs qui saisiraient le conseil constitutionnel à leur "responsabilité politique et humaine".
"De tels propos bafouent les principes d'un Etat de droit, respectueux de la Constitution, de la Convention européenne des droits de l'Homme et du principe fondamental de la non-rétroactivité des lois pénales", critique l'USM qui évoque une "injonction sans précédent d'un membre de l'exécutif aux députés et sénateurs de ne pas saisir le Conseil constitutionnel".
L'USM voit là "un exemple catastrophique donné aux délinquants de mépris de la loi" et "une communication purement démagogique visant à masquer la mise en place par Pascal Clément d'un budget notoirement insuffisant et d'un rationnement des frais d'enquêtes".
Le Syndicat de la magistrature appelle pour sa part "le président de la République et les parlementaires à saisir le Conseil constitutionnel afin que les principes fondamentaux soient respectés et rappelés à un ministre indigne de la République".
M. Clément "ose reconnaître l'inconstitutionnalité de certaines dispositions de la proposition de la loi sur la récidive et défie les parlementaires de saisir le Conseil constitutionnel, exerçant ainsi un chantage inadmissible à l'opinion publique", critique le syndicat dans un communiqué.
"La non-rétroactivité de la loi pénale plus sévère est un principe constitutionnel également affirmée par l'article 7 de la Convention Européenne des droits de l'homme", rappelle le syndicat.
"L'incitation d'un ministre de la Justice à la violation délibérée de la Constitution et de la Convention européenne est intolérable et présage de lendemains particulièrement inquiétants pour la démocratie", estime le SM.
Pour les travailleurs sociaux des services de probation et d'insertion de la pénitentiaire (SPIP), Michel Flauder, secrétaire général du syndicat majoritaire Snepap-FSU, a jugé durement l'idée d'une rétroactivité de la loi. "Cela s'appelle s'asseoir sur la Constitution", a-t-il estimé.
Les eurodéputés refusent d'enterrer la Constitution européenne
AFP 27.09.05 | 16h45

Les chefs des principaux groupes politiques au Parlement européen (PE) ont volé mardi au secours de la Constitution européenne, qu'ils refusent d'enterrer malgré son rejet par les Français et les Néerlandais.
Les élus européens réagissaient aux déclarations du président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, qui a estimé la semaine dernière qu'il n'y aurait pas de Constitution "dans les deux-trois ans à venir".
"Je trouve que ce n'est pas du tout acceptable que le président de la Commission vienne nous dire: voilà, pour moi, la Constitution n'est pas d'une importance prioritaire, j'ai d'autres chats à fouetter", a fustigé le chef des élus socialistes au PE, Martin Schulz, en rappelant que le processus de ratification n'avait pas "encore été mené à son terme dans de nombreux pays".
Le rôle de M. Barroso "devrait être de prendre la tête de ceux qui sont pour la Constitution plutôt que de la mettre dans un tiroir", a-t-il ajouté.
"Je pense qu'il est trop tôt pour enterrer la Constitution", a aussi déclaré le chef du groupe des démocrates et libéraux (centre droit), Graham Watson.
L'eurodéputé britannique reconnaît cependant que la plupart des membres de son groupe "préfèrent se concentrer sur les actions pour rendre l'Europe plus proche de ses citoyens plutôt que sur le texte d'une Constitution".
Au sein du Parti populaire européen (PPE, droite), l'approche est similaire.
"Cette Constitution reste sur la table", a souligné le chef du groupe au PE, Hans-Gert Poettering, s'inscrivant "en faux" par rapport à "tous ceux qui croient que cette Constitution n'est plus d'actualité".
Elle "ne pourra pas être appliquée dans les jours, les semaines qui viennent, mais nous espérons et nous pensons qu'après l'élection présidentielle française nous serons dans une nouvelle situation", a-t-il ajouté.
Cependant, "cela ne signifie pas qu'il faut se concentrer uniquement sur la Constitution", a-t-il poursuivi, appelant à la "mise en oeuvre" d'autres "missions", comme celle d'assurer la compétitivité de l'Europe.
M. Poettering a aussi refusé de jeter la pierre uniquement à M. Barroso. "Je crois qu'il n'y a pas à se concentrer sur une seule personne", a-t-il jugé.
Le président du PE, Josep Borrell, a lui carrément volé au secours du président de la Commission européenne.
"Il y a rien d'original à dire qu'on n'aura pas de Traité constitutionnel avant deux ans, tout le monde le sait", a relativisé le président du PE. "J'imagine que ce que le président (de la Commission) a voulu dire, c'est qu'en attendant, il faut continuer à travailler".
Bracelet électronique: respect de la Constitution est un "devoir" (Mazeaud)
AFP 27.09.05 | 18h08

Le président du Conseil constitutionnel a souligné mardi que le respect de la Constitution était "un devoir", après les propos du ministre de la Justice Pascal Clément appelant les parlementaires à ne pas saisir le Haut conseil sur la loi anti-récidive.
"Le respect de la Constitution est non un risque mais un devoir", a souligné Pierre Mazeaud dans une déclaration transmise à l'AFP.
Cette démarche, exceptionnelle selon son entourage, fait suite aux déclarations lundi soir du garde des Sceaux Pascal Clément. Ce dernier a souhaité introduire, dans la loi anti-récidive présentée à la mi-octobre, la rétroactivité du port du bracelet électronique pour les délinquants sexuels, malgré un "risque d'inconstitutionnalité".
Le ministre avait indiqué qu'il souhaitait un consensus politique sur le sujet.
"Il y a un risque d'inconstitutionnalité. Les évènements récents vont me pousser à le prendre et tous les parlementaires pourront le courir avec moi. Il suffira pour eux de ne pas saisir le Conseil constitutionnel et ceux qui le saisiront prendront sans doute la responsabilité politique et humaine d'empêcher la nouvelle loi de s'appliquer au stock de détenus", a ajouté M. Clément.
Pas de sanction disciplinaire contre le juge exhibitionniste d'Angoulême
AFP 28.09.05 | 11h46

Le Conseil supérieur de la magistrature n'a pas prononcé de sanction disciplinaire contre le juge exhibitionniste d'Angoulême, invoquant "une absence de discernement et de contrôle" du magistrat, selon la décision publiée mercredi.
"L'absence de discernement et de contrôle de ses actes s'oppose à ce qu'une faute disciplinaire soit imputée à M. Zamour" et par conséquent que "soit prononcée à son encontre une sanction disciplinaire", souligne le CSM.
Philippe Zamour, assesseur au tribunal correctionnel d'Angoulême s'était masturbé en pleine audience le 15 octobre 2003.
Souffrant d'une pathologie lourde de type psychotique, il a été déclaré "pénalement irresponsable" et a bénéficié d'un non-lieu en mars 2005.
Il a également été suspendu provisoirement de ses fonctions après les faits.
Le CSM a suivi les réquisitions du représentant de la Chancellerie Patrice Davost qui avait écarté l'idée d'une sanction disciplinaire en raison de cette irresponsabilité, rappelant une jurisprudence constante.
"Tout doit être fait et continuera à être fait pour écarter M. Zamour de ses fonctions de magistrat", avait-il en revanche souligné.
Cette affaire a mis en lumière les difficultés de la justice à traiter ce type de cas pathologique lourd.
Le comité médical départemental a en effet estimé que M. Zamour pouvait reprendre son travail en mi-temps thérapeutique. Une décision dont le ministère a fait appel. La réponse est attendue en novembre.
En cas de rejet de l'appel, la Chancellerie a l'obligation de réintégrer le magistrat. Or, il n'existe pas dans la magistrature de postes-relais pour de telles situations, comme c'est le cas par exemple dans la préfectorale avec les préfets hors-cadre.
"Il faut sortir de cette impasse et trouver une solution (...). Il faut trouver des fonctions adaptées à ce type de situation. C'est très difficile", avait reconnu le représentant de la Chancellerie lors de l'audience disciplinaire devant le CSM mercredi dernier.
Il avait cité le cas de trois magistrats, actuellement en mi-temps thérapeutique, qui sont rémunérés sans exercer leurs fonctions.
À mettre en rapport avec les sanctions qu'encourt un masturbateur n'ayant pas la chance d'appartenir à la magistrature: voir la brève Il se masturbait sur une plage naturiste: 2 mois avec sursis pour un maire.
Un journaliste iranien au Tchad remis au HCR pour être transféré ailleurs
AFP 28.09.05 | 21h03

Un journaliste iranien, ex-responsable d'une radio locale tchadienne, a été remis mercredi par les autorités tchadiennes au Haut commissariat de l'Onu aux réfugiés (HCR) à N'Djamena afin que lui soit trouvé un autre pays d'accueil, a indiqué une source officielle.Une association tchadienne de défense des droits de l'Homme avait dénoncé mercredi l'arrestation de Tchanguiz Vatankhah, ex-responsable de la radio communautaire Brakoss, à Moïssala (sud), récemment réautorisée à émettre après avoir été suspendue en mai."Nous avons décidé de le mettre dès aujourd'hui à la disposition du HCR en vue de lui trouver un autre pays d'asile dans les meilleurs délais", a déclaré à l'AFP le ministre tchadien de la Sécurité publique, Routouang Yoma Galom.Des responsables du HCR, présents avec le ministre, se sont refusés à tout commentaire."Tchanguiz, en tant que réfugié, bénéficie de droits certes, mais aussi de devoirs vis à vis du pays d'accueil", a ajouté le ministre, dénonçant son "comportement répréhensible (...) grave et intolérable de la part d'un réfugié"."Dès 2000, Tchanguiz a commencé à attirer l'attention des autorités par une série d'émissions à caractère tendancieux dans le but de discréditer certaines fonctions de l'Etat" et "dernièrement encore, Radio Brakoss, dans ses émissions, a ravivé la rancoeur entre les différentes communautés rurales en conflit", a-t-il précisé.Réfugié au Tchad depuis 1976, selon les autorités, il s'était établi à Moïssala (500 km au sud-est de N'Djamena), dans le secteur du développement socio-économique, avant de créer en 1996 Radio Brakoss, une radio communautaire spécialisée dans la protection de l'environnement.Le Haut conseil de la communication (HCC) tchadien avait suspendu en mai l'autorisation d'émettre de Radio Brakoss lui reprochant de "mettre à mal la cohabitation entre autorités civiles, militaires, traditionnelles et les populations".La suspension a finalement été levée le 23 août à la suite, selon le HCC, du renvoi de M. Vatankhah par l'assemblée générale de la radio pour "abus de biens sociaux".Quatre journalistes de la presse privée tchadienne avaient été condamnés entre mi juillet et mi-août en première instance à des peines allant de trois mois à trois ans de prison ferme pour divers articles jugés diffamatoires ou incitant à la haine.Ils ont été remis en liberté lundi, trois d'entre eux ayant été relaxés par la Cour d'appel, qui a condamné le quatrième à une peine couvrant les 49 jours effectués en détention provisoire.Un pigiste d'un titre privé tchadien, Laissou Bagamala, devrait être jugé prochainement pour diffamation, après avoir été incarcéré pendant cinq jours en septembre.En août, l'organisation Reporters sans frontières (RSF) avait dénoncé le "harcèlement continu" dont était victime la presse privée tchadienne, avant de saluer lundi le "dénouement honorable" pour les quatre journalistes libérés.
Loi sécu: MG-France déplore le peu de moyens pour la médecine libérale
AFP 28.09.05 | 21h00

Le syndicat de médecins généralistes MG-France dénonce la faible progression de l'enveloppe accordée aux soins libéraux, en hausse de 1% en 2006 par rapport à 2005, dans le cadre du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), dans un communiqué mercredi.
Le ministre de la Santé, lors de la présentation de ce PLFSS pour 2006 "a annoncé un ONDAM (Objectif National de dépenses de l'assurance maladie) à 2,5% pour 2006, avec en son sein une enveloppe déléguée pour l'hôpital à +3,44 %. L'Ondam sera donc de 1% pour la ville (médecine libérale, ndlr)", écrit MG-France
"Cet Ondam de ville à 1% comprend tout autant les honoraires des professionnels que les prescriptions, et notamment les médicaments", regrette-t-il.
Or "l'effondrement démographique de la médecine de première ligne - médecine générale et autres professions de santé de proximité - rend nécessaire un investissement massif sur les soins primaires en ville", fait-il valoir.
"Au lieu de répondre à cette catastrophe sanitaire annoncée, le gouvernement fait le choix d'un Ondam négatif pour la médecine générale. Contrairement au discours de réforme, c'est bien une maîtrise comptable qui est mise en oeuvre."
MG-France rappelle que "les 1.000 postes d'internes en médecine générale, non pourvus à l'issue des récentes épreuves nationales classantes, sont la traduction" de la non prise en considération de la "crise" qui affecte la médecine générale.
Les habitants autorisés à revivre à La Nouvelle-Orléans la semaine prochaine
AFP 28.09.05 | 23h38

Les habitants sont autorisés à vivre à nouveau, à partir du 5 octobre, à La Nouvelle-Orléans, à l'exception de certains secteurs d'un district encore inondés, a annoncé mercredi le maire de la ville.
Ray Nagin s'exprimait devant des élus de l'Etat et des membres du conseil municipal lors d'une réunion publique à Baton Rouge, la capitale administrative de l'Etat.
Le 5 octobre, "l'accès sera total à l'exception des parties basses du neuvième district", a-t-il dit lors de cette réunion diffusée par des médias locaux, après avoir détaillé un plan de retour échelonné qui débute dès jeudi.
Jeudi, des commerçants pourront se rendre dans les parties de la ville les moins touchées, "celles qui n'ont pas été inondées ou ont eu relativement peu de dégâts", a-t-il dit.
"A partir de demain (jeudi), nous allons repositionner nos postes de contrôle aux abords des zones inondées, par conséquent pour la plupart, les commerçants auront un accès complet aux zones visées".
"Vendredi, nous permettrons aux habitants d'inspecter (leurs domiciles) et rester (...) ou d'inspecter - pour repartir - les zones qui avaient été inondées" par le passage du cyclone Katrina. Ces derniers devront s'organiser pour partir à la tombée de la nuit", a-t-il précisé.
Ray Nagin a demandé aux habitants de ne pas se rendre dans leurs maisons seuls et de se montrer prudents en inspectant les étages de certaines bâtisses très fragilisées, qui pourraient s'effondrer.
Si ces deux journées se déroulent bien, a-t-il ajouté, l'accès sera total à compter du mercredi suivant, à l'exception des parties basses du neuvième district.
Le maire a indiqué que les retours dans le seul quartier ouvert jusque-là aux habitants de La Nouvelle-Orléans, Algiers, se déroulaient "très bien".
Il a aussi précisé que des progrès étaient réalisés pour rétablir le courant dans les quartiers relativement épargnés et que l'eau dans l'est de la ville pouvait être utilisée à condition d'être bouillie. Mais elle n'est pas encore buvable, a-t-il précisé.
La Nouvelle-Orléans comptait 485.000 habitants avant le passage le 29 août, il y a un mois, du cyclone Katrina, qui l'avait inondée à 80% pendant plusieurs jours, suite à des ruptures de digues.
Le cyclone Rita qui a frappé le 24 septembre, en particulier l'est du Texas, avait interrompu le plan de retour amorcé la semaine dernière. Rita a entraîné de nouvelles inondations à La Nouvelle-Orléans, qui devrait toutefois être asséchée dès dimanche, selon le génie militaire.
La SPA récupère 340 chiens dans une maison en Lorraine
AFP 29.09.05 | 17h06

La SPA a récupéré jeudi 340 chiens dans une maison particulière à Marbache (Meurthe-et-Moselle), à une vingtaine de km au nord de Nancy, saisis et évacués sur ordre du procureur avec l'aide des gendarmes.
L'évacuation, commencée mardi, a duré deux jours. 340 croisés de chihuahuas, griffons, yorkshires et spitz ont atterri dans deux refuges de la
"On est un peu débordés", a admis la présidente de la SPA Lorraine, Evelyne Vandamme, alors que ces refuges ont des capacités d'accueil de 100 et 35 places.
L'association va avoir besoin de 150 kg de croquettes par jour pour nourrir ces animaux. Elle a reçu "de nombreux appels" de particuliers et de supermarchés pour des dons. La Fondation 30 Millions d'Amis a proposé de prendre en charge tous les frais vétérinaires, de vaccination notamment. "Nous avons aussi besoin de bénévoles pour aider à entretenir les chiens", a indiqué Mme Vandamme.
Ces chiens, bien nourris, occupaient l'étage de la maison. Ils vivaient dans un état d'extrême saleté, se reproduisant entre eux depuis des années au milieu des déjections.
Les propriétaires, un couple d'une cinquantaine d'années qui vivait au rez-de-chaussée, ont été "visiblement dépassés par les événements", a indiqué à l'AFP Mme Catherine Nicoley, de la Direction des Services Vétérinaires (DSV).
Dons de sang: être Noir ne sera plus considéré comme un facteur de risque
AFP 29.09.05 | 15h55

L'Afrique du Sud n'utilisera plus la race comme indicateur du degré de risque d'un donneur de sang, a annoncé jeudi le Centre national de transfusion sanguine (SANBS) dans un communiqué.
"Le SANBS a développé un nouveau modèle de risque qui n'utilise pas la race comme indicateur de sûreté du sang", a indiqué SANBS, soulignant que "la sécurité des dons de sang est importante mais que les droits de tous citoyens qui souhaitent donner leur sang doivent être reconnus".
En décembre 2004, une vive polémique avait éclaté lorsque le SANBS avait reconnu que la race était l'un des critères utilisés pour évaluer le risque des donneurs en raison, selon le Centre, d'un taux de prévalence du sida plus élevé chez les Noirs que chez les Blancs.
La ministre de la Santé, Manto Tshabalala-Msimang, avait alors estimé que cette méthode avait "des relents de racisme", et réclamé "en urgence", la mise en place d'une nouvelle méthodologie.
"Je suis heureuse que le SANBS ait pu mettre en place, dans le délai prévu, un nouveau modèle de risque pour les dons de sang qui exclue la race (comme critère)", a-t-elle déclaré jeudi au cours d'une conférence de presse.
"Des ressources supplémentaires ont du être investies pour développer ce nouveau modèle qui devrait produire de meilleurs résultats que l'ancien modèle discriminatoire", a-t-elle ajouté.
Le sang des donneurs fait l'objet de test pour le sida et l'hépatite B et C mais le "risque-zéro" n'existe pas dans la mesure où il existe toujours la possibilité que le don ait eu lieu pendant la période durant laquelle le virus ne peut être détecté, baptisée fenêtre sérologique.
Le nouveau système mis en place par le SANBS est en particulier basé sur la technologie du Dépistage génomique virale (DGV) qui permet de réduire la durée de cette fenêtre sérologique.
Irak: 85 morts et 110 blessés dans le triple attentat à Balad
AFP 29.09.05 | 20h38

Au moins 85 personnes ont été tuées et 110 autres blessées jeudi dans le triple attentat à la voiture piégée dans la ville chiite de Balad, au nord de Bagdad, selon le lieutenant-colonel Adel Abdallah, de la police de la ville.
Un précédent bilan fourni par une source du ministère irakien de l'Intérieur faisait état d'au moins 37 tués et 50 blessés dans cette ville située à 70 km de la capitale.
Deux voitures piégées ont explosé à 10 minutes d'intervalle vers 18H30 (14H30 GMT) dans la rue Masraf, une artère très commerçante du centre de cette ville. La troisième attaque s'est produite 10 minutes plus tard dans le quartier Bab al-Sour, selon la source du ministère de l'Intérieur.
Irak: 37 morts et 50 blessés dans un triple attentat au nord de Bagdad
AFP 29.09.05 | 19h21

Au moins 37 personnes ont été tuées et 50 autres blessées jeudi dans trois attentats à la voiture piégée quasi-simultanés à Balad, au nord de Bagdad, selon une source du ministère de l'Intérieur.
Le premier et le deuxième attentat, espacés de 10 minutes, ont eu lieu dans la rue Masraf, dans le centre de cette ville située à 70 km au nord de la capitale. La troisième attaque s'est produite 10 minutes plus tard dans le quartier Bab al-Sour, selon cette source.
Les trois attaques, qui ont commencé à 18H30 (14H30 GMT), ont fait 37 tués et 50 blessés, selon la source du ministère de l'Intérieur.
Libération des parents sans-papiers séparés de leurs deux enfants
AFP 29.09.05 | 19h14

Les deux parents algériens sans-papiers séparés de leurs enfants scolarisés à Pantin (Seine-Saint-Denis) et maintenus dans le centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) depuis plus d'une semaine ont été libérés, a-t-on appris jeudi auprès de la préfecture de Seine-et-Marne.
La nouvelle de la libération des deux parents, qui étaient menaçés d'expulsion vers l'Algérie, est tombée jeudi après 18h00, a-t-on appris également auprès de Mouloud Aounit, porte-parole du Mrap, qui participait à un rassemblement à Pantin devant l'école des deux enfants privés de leurs parents depuis les 17 et 18 septembre derniers.
Dans un communiqué, SOS Racisme a salué une "bonne nouvelle", tout en ajoutant qu'elle n'occultait pas "le constat désespérant de l'attitude du gouvernement".
"Il devient lassant et triste de devoir se mobiliser au cas par cas pour défendre des familles composées d'enfants scolarisés qui méritent un traitement plus humain", ajoute SOS Racisme.
Pour information: Il m'arrive parfois de retenir des «brèves» pour leur titre. C'est ici le cas: «Les habitants autorisés à revivre à La Nouvelle-Orléans la semaine prochaine», est un titre qui me laisee songeur…
Plainte de Dieudonné pour "injure raciale": Fogiel et Tessier condamnés
AFP 29.09.05 | 20h23

Le tribunal correctionnel de Montpellier a donné gain de cause jeudi à l'humoriste Dieudonné qui avait porté plainte contre le contenu d'un SMS pour "injure à caractère racial", en condamnant à des amendes l'animateur Marc-Olivier Fogiel, l'ancien PDG de France Télévisions, Marc Tessier, ainsi que deux responsables de production.Marc-Olivier Fogiel, animateur de l'émission "On ne peut pas plaire à tout le monde" sur France 3, a été condamné à 5.000 euros d'amende, M. Tessier à 4.000 euros, Laurent Bon, journaliste, à 2.000 euros et Alexandre Gamelin, assistant de production, à 1.000 euros. Le tribunal a ordonné en outre la diffusion de la condamnation dans la prochaine émission de Marc-Olivier Fogiel et sa publication dans plusieurs journaux.Le SMS qui a mis le feu aux poudres, diffusé en décembre 2003, dans le cadre de l'émission de France 3, était ainsi rédigé: "Dieudo, ça te ferait rire si on faisait des sketches sur les odeurs des blacks? Té tellement bête que ça me choque même plus".Dieudonné avait déposé plainte auprès du procureur de Nanterre début 2004, une plainte classée sans suite. L'humoriste avait alors engagé des poursuites, sous forme de citation directe, devant le tribunal de Montpellier, siège du cabinet de son avocat Me François Roux.Lors de l'audience du 9 septembre, Dieudonné avait indiqué s'être "senti injurié" par ce SMS. M. Gamelin avait affirmé avoir rédigé lui-même ce SMS, à la demande de son supérieur hiérarchique, Laurent Bon. M. Fogiel avait précisé que ce SMS était un condensé de plusieurs SMS envoyés par les téléspectateurs."La vérité éclate aujourd'hui après toutes les relaxes dont j'ai fait l'objet et cette condamnation. Nous attendons maintenant des sanctions exemplaires de France 3 contre Fogiel", a indiqué jeudi soir Dieudonné à l'AFP.
Plus d'imprimeur pour le dernier quotidien privé encore imprimé au Bélarus
AFP 29.09.05 | 18h52

Le dernier quotidien privé encore imprimé au Bélarus, Narodnaïa Volia ("La volonté du peuple"), se retrouve sans imprimeurs à partir du 1er octobre, a annoncé jeudi le journal, publiant les lettres de ses imprimeurs invoquant ses articles "contredisant la législation".L'imprimerie Soyouzpetchat a annoncé suspendre son contrat avec le journal, une des toutes dernières publications critiques du pouvoir à être encore diffusé dans les kiosques, en raison de ses "articles contredisant la législation de la république bélarusse". L'imprimerie Krasnaïa Zvezda ("Etoile rouge") a évoqué quant à elle 1.000 dollars de dette dus par le journal."Les raisons invoquées dans les lettres annonçant les ruptures de contrat frappent par leur faiblesse juridique et leur cynisme ouvert", a commenté l'Association des journalistes bélarusses, y voyant un acte visant à "liquider un média indépendant" à l'approche de l'élection présidentielle prévue en 2006.Les pressions sur l'opposition s'accentue au Bélarus, le président Alexandre Loukachenko craignant une "révolution orange" sur le modèle ukrainien."C'est un ordre venu d'en haut, un règlement de comptes avec une publication indépendante", a commenté la rédaction de Narodnaïa Volia, évoquant la possibilité de trouver un imprimerie en Lituanie, comme elle avait déjà été contrainte de le faire par le passé.La survie de Narodnaïa Volia, tiré à 28.000 exemplaires, avait déjà été gravement compromise cette année après sa condamnation à une amende de près de 50.000 dollars pour diffamation d'un député accusé d'avoir touché de l'argent de l'ex-président irakien Saddam Hussein.Plusieurs journaux indépendants ont été soit fermés, soit contraints à trouver des imprimeries à l'étranger --comme le journal de référence Belorouskaïa delovaïa gazeta, imprimé en Russie, à Smolensk-- ou encore conduits à ne plus exister qu'en version électronique, sur internet.
Arnold Schwarzenegger met son veto au mariage homosexuel en Californie
AFP 30.09.05 | 02h55

Le gouverneur républicain de Californie Arnold Schwarzenegger a mis formellement son veto jeudi à une loi autorisant le mariage des couples homosexuels adoptée par le Congrès à majorité démocrate de l'Etat, a-t-il annoncé.
Partisan affiché des droits des homosexuels, M. Schwarzenegger a pourtant affirmé que "cette proposition de loi ajoute seulement de la confusion à un problème constitutionnel".
"Si l'interdiction du mariage homosexuel est inconstitutionnelle, cette proposition n'est pas nécessaire. Si l'interdiction est constitutionnelle, elle est inefficace", a-t-il dit dans un communiqué expliquant les raisons de son refus.
La décision de M. Schwarzenegger de ne pas signer la proposition de loi numéro 849, adoptée début septembre par 41 voix contre 35 au Congrès de Californie, ne constitue pas une surprise. Sa porte-parole, Margita Thompson, avait alors indiqué qu'il la refuserait "par respect pour la volonté du peuple".
Il y a cinq ans, une majorité d'électeurs californiens avaient par référendum approuvé un texte définissant le mariage comme une union entre un homme et une femme. Le gouverneur est tenu de respecter cette décision, avait expliqué Mme Thompson.
"Le gouverneur estime que la question du mariage homosexuel ne doit pas être tranchée par la loi mais par une décision judiciaire ou par un nouveau référendum", avait-elle dit.
Le promoteur de la 849, le démocrate Mark Leno, avait comparé ce texte aux avancées historiques pour les droits civils, à l'instar de l'abolition de l'esclavage et du droit de vote pour les femmes.
Si M. Schwarzenegger, ancien acteur devenu homme politique, avait signé la proposition 849, cela aurait marqué la première fois que les législateurs d'un Etat auraient changé la loi pour placer les unions homosexuelles sur le même plan que les mariages entre hétérosexuels.
Le Massachusetts (nord-est) reste le seul Etat américain où le mariage homosexuel est légal, après que sa Cour suprême eut déclaré l'interdiction de telles unions anticonstitutionnelles.
En mars dernier, un juge de San Francisco avait décidé que la loi de l'Etat interdisant le mariage homosexuel était anticonstitutionnelle. Cette décision est actuellement en appel et M. Schwarzenegger a indiqué que ce débat serait en dernier ressort tranché par la Cour suprême de Californie et que les hommes politiques n'avaient pas à s'en mêler.
Le gouverneur a toutefois insisté sur le fait que son opposition à la loi ne voulait pas dire qu'il n'était plus partisan des droits des homosexuels. Il a assuré qu'il soutenait la législation existante qui protège les personnes du même sexe vivant en couple.
Les menteurs pathologiques ont une excuse, une anomalie du cerveau (étude)
AFP 30.09.05 | 01h04

Les menteurs impénitents auraient une excuse à leur pathologie, en l'occurrence une anomalie du cerveau, selon des chercheurs américains.
De précédents travaux avaient montré une plus grande activité du cortex préfrontal, partie du cerveau qui permet généralement d'éprouver des remords ou d'apprendre à se comporter moralement, quand des gens ordinaires mentent.
Mais l'équipe de Yaling Yang et Adrian Raine (USC, Los Angeles, Californie) a pour sa part identifié, à l'aide d'examen d'imagerie par résonnance magnétique (IRM), des différences de structure dans la matière cérébrale entre ces menteurs et manipulateurs pathologiques et les sujets dits normaux.
Leurs résultats, les "premiers" à montrer une différence "structurale", paraissent dans le numéro d'octobre du British Journal of Psychiatry.
Leur étude a porté sur 108 volontaires, dont 12 menteurs (11 hommes, 1 femme), 16 présentant une "personnalité anti-sociale", mais sans mensonges pathologiques (15 hommes, 1 femme) et 21 (15 hommes, 6 femmes) sujets dits normaux.
Les auteurs constatent des variations de répartition entre matière grise et blanche du cerveau : les menteurs pathologiques ont environ un quart (25,7%) de plus de substance blanche (Ndlr : correspondant au câblage de l'influx nerveux) dans le cortex préfrontal comparés aux "anti-sociaux", et 22% par rapport aux sujets normaux.
En revanche, les menteurs-manipulateurs pathologiques ont moins de matière grise (mois 14,2%) dans cette partie du cerveau comparés aux sujets normaux. La matière grise correspondant schématiquement aux cellules nerveuses par opposition à leurs connexions ou câblages.
"Mentir demande beaucoup d'efforts", selon A.Raine. La présence de plus de câblages (substance blanche) pourrait fournir aux menteurs les outils nécessaires à cet art complexe de la tromperie, selon lui.
Les enfants autistes ont des difficultés à mentir, or ils présentent moins de matière blanche contrairement à l'observation faite chez les rois du mensonge, relèvent en outre les chercheurs californiens.
"L'autisme est certes complexe et ne peut être pris pour modèle dans le domaine du mensonge, cependant les résultats convergent avec ceux concernant les adultes menteurs invétérés, suggérant que cette partie du cerveau (cortex préfrontal) est impliqué dans les aptitudes à travestir la réalité", estiment les chercheurs.
Discrimination raciale: prison avec sursis requise contre Pierre Bernard
AFP 29.09.05 | 21h51

Le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a requis jeudi une peine de six mois de prison avec sursis à l'encontre de l'ancien maire de Montfermeil, Pierre Bernard, prévenu d'avoir incité une vieille dame à ne pas vendre son pavillon à un couple de musulmans.
Le parquet a demandé que le tribunal correctionnel reconnaisse la culpabilité de Nathalie d'Esquelle de la Palme, 86 ans, pour "discrimination dans l'offre ou la fourniture d'un bien ou d'un service en raison de l'origine, de l'ethnie ou de la nationalité", et a requis une peine de 1000 euros d'amende à son encontre.
A l'encontre de Pierre Bernard, 71 ans, coupable de complicité de discrimination, selon le procureur Rémi Chaise, il a demandé une peine de six mois avec prison assortie d'une peine de 2000 euros d'amende.
Les deux prévenus étaient cités à comparaître par SOS Racisme qui s'est portée partie civile.
Selon l'accusation, Mme d'Esquelle, qui avait dans un premier temps donné en septembre 2003 son accord pour vendre son pavillon aux époux Sbai-Idrissi, se serait dédite en 2004 après avoir appris que l'acquéreur était musulman et en avoir référé au maire.
Maire de Montfermeil de mars 1983 à juin 2002, M. Bernard a été président de France Debout, association cataloguée d'extrême-droite, jusqu'en 2004. Il a été condamné à 1500 euros d'amende par la cour d'appel de Paris pour diffamation raciale en novembre 2002.
Ayant appris par l'agent immobilier intermédiaire dans la transaction que Mme d'Esquelle avait des réticences à son égard en raison de son origine, Abdelkrim Idrissi, professeur de mathématiques en France depuis 28 ans, s'était entretenu par téléphone avec elle.
Il était ressorti des conversations, dont l'une enregistrée par ses soins en janvier 2004, que Mme d'Esquelle, ancienne professeur d'histoire-géographie, "(aimait) bien le couscous mais (avait) peur de l'islam" et qu'elle en avait parlé à Pierre Bernard. "J'en ai parlé au président de France Debout car je suis 100% France Debout. Alors vendre à quelqu'un qui n'appartient pas à l'Europe, c'est contre mes convictions".
A la suite de cette conversation, M. Idrissi avait demandé à rencontrer M. Bernard pour qu'il infléchisse le jugement de Mme d'Esquelle en sa faveur. Au cours de cette entrevue, M. Bernard aurait déclaré à M. Idrissi et sa femme qu'il était "dommage qu'ils ne s'appellent pas Jean-Pierre et Jacqueline" et qu'à l'époque où il était maire il n'hésitait pas à user de son droit de préemption pour éviter que des biens soient vendus à des étrangers.
Les tests de diabète pourraient ne pas être efficaces pour les Asiatiques
AFP 30.09.05 | 09h35

Les tests de diabète pourraient ne pas être efficaces pour les Asiatiques, dont des milliers seraient ainsi atteints sans le savoir, révèle une étude de chercheurs hongkongais publiée vendredi.
"Probablement en raison de différences génétiques entre les personnes de race caucasique et les Asiatiques", les tests ne sont "pas assez sensibles pour dépister" le diabète, a expliqué dans un communiqué le groupe de scientifiques de l'Université chinoise de Hong Kong.
"Il est possible que des gens aient pu être testés négatifs tout en étant en fait malades", a précisé à l'AFP Chan Wing-bun, un des chercheurs.
L'étude a porté sur 230 Hongkongais souffrant d'hypertension et a révélé qu'un quart d'entre eux avaient le diabète. Pourtant, cette maladie n'avait été dépistée que chez 60% d'entre eux, grâce à un test courant recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Il a fallu utiliser des analyses plus poussées et plus longues pour révéler leur diabète.
M. Chan a expliqué que ces résultats suggéraient que les Asiatiques avaient moins d'insuline que les Occidentaux.
Première observation de l'utilisation d'outils chez les gorilles sauvages
AFP 30.09.05 | 07h56

Pour la toute première fois, des gorilles sauvages ont été observés en train d'utiliser des outils, capacité qui semblait propre jusqu'à présent, chez les grands singes, aux seuls chimpanzés et orangs-outans, annonce vendredi la revue scientifique en libre accès sur internet, PLoS Biology (www.plosbiology.org).
Thomas Brauer et ses collègues, qui étudient les gorilles de plaine occidentaux (Gorilla gorilla) dans le nord du Congo (Brazzaville) pour le compte de la Wildlife Conservation Society (WCS, Etats-Unis) et l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionnaire (Allemagne), ont vu et photographié deux femelles adultes confrontées à des situations où l'usage de branches en guise d'outil leur était devenu nécessaire.
Cela s'est passé dans le "bai" ("clairière-saline" dans la langue des Pygmées) de Mbeli, situé dans le Parc national de Nouabalé-Ndoki. Ces clairières au milieu de forêts inondées sont fréquentées par de nombreux animaux, éléphants, antilopes et gorilles notamment, à la recherche de plantes aquatiques riches en minéraux.
La première femelle s'est servi d'une branche droite prélevée sur un arbre mort pour tester la profondeur ou la solidité du fond d'une mare, avant de l'utiliser comme une canne pour tenter de la traverser, debout. Elle a fini par y renoncer et est revenue vers le bord pour rejoindre son rejeton, qui "commentait" l'exploit de sa mère par des cris d'angoisse.
La seconde, a eu recours au tronc d'un petit arbuste mort. Elle l'a planté dans le sol marécageux pour disposer d'un appui, pendant qu'elle fouillait la végétation avec sa main droite. Puis elle l'a extrait de la terre, l'a placé devant elle pour en faire un sorte de pont rudimentaire sur lequel elle s'est mise à marcher, également en position bipède.
Même si ces actes n'ont rien de spectaculaire en soi, ils sont de la plus haute importance pour les biologistes. D'une part, soulignent les chercheurs, l'utilisation d'outils n'avait été signalée jusqu'ici que chez les gorilles captifs et, d'autre part, on assiste là à un recours à l'outil stimulé par des spécificités de l'habitat de ces gorilles.
Les grands singes, en effet, se servent d'outils surtout pour l'extraction de nourriture (pêche aux termites à l'aide de brindilles ou cassage de noix avec des pierres).
Un accroissement de l'oxygène a permis aux mammifères de s'imposer
AFP 30.09.05 | 01h05

Une forte augmentation du volume d'oxygène dans l'atmosphère terrestre il y a environ 50 millions d'années a permis aux mammifères, alors de toutes petites créatures, de se développer et de s'imposer dans le processus de l'évolution, selon une étude publiée jeudi aux Etats-Unis.
Ces chercheurs ont mesuré des échantillons de dépôts des fonds marins remontant à plusieurs millions d'années.
Ces chercheurs ont pu mesurer la teneur de l'atmosphère en oxygène à différentes époques de la Terre en analysant le carbone 13 dans des échantillons de dépôts sédimentaires prélevés dans les fonds marins.
Le carbone 13 est un sous-produit de la photosynthèse, l'énergie produite par les végétaux.
Ils ont ainsi pu établir que les dinosaures respiraient un air qui ne contenait que 10% d'oxygène, selon leurs travaux publiés dans la revue Science daté du 30 septembre.
On estime généralement que la chute d'un gros météorite il y a environ 65 millions d'années a contribué à l'extinction des dinosaures et laissé le champ libre à l'avènement des mammifères.
Selon les analyses de ces scientifiques de l'université Rutgers dans le New Jersey (est), il y a 50 millions d'années la teneur en oxygène dans l'atmosphère est montée à 17% avant d'atteindre 23% il y a 40 millions d'années.
Aujourd'hui, l'air contient environ 21% d'oxygène contre 10% il y a 205 millions d'années.
"L'augmentation de la quantité d'oxygène a presque certainement contribué à l'évolution de mammifères de grande taille", a souligné Paul Falkowski, l'un des principaux responsables de cette recherche dans un communiqué.
"Les besoins d'oxygène des mammifères et des oiseaux sont de trois à six fois plus importants que ceux des reptiles", a-t-il précisé.
Ouvrier agricole jeté aux lions: prison à vie pour le fermier sud-africain
AFP 30.09.05 | 13h03

Un fermier blanc sud-africain coupable d'avoir jeté son employé aux lions a été condamné vendredi à la prison à vie et son complice noir à 12 ans de prison.
Mark Scott-Crossley, un entrepreneur blanc de 37 ans et son ouvrier agricole noir Simon Mathebula, 43 ans, avaient été déclarés coupables en avril du meurtre de Nelson Chisale, dont les restes ensanglantés avaient été découverts le 31 janvier 2004 dans une réserve de lion proche du fameux parc Kruger.
Le procès s'était ouvert en janvier 2005, un an après les faits.
Le procureur avait réclamé la prison à vie pour les deux accusés, avançant le caractère particulièrement horrible du crime.
"A vous de juger" débute le 6 octobre avec Dominique de Villepin
AFP 30.09.05 | 12h52

La nouvelle émission politique mensuelle de France 2, "A vous de juger", présentée par la directrice de l'information de la chaîne Arlette Chabot, débutera le 6 octobre avec comme premier invité le Premier ministre Dominique de Villepin."Avec un invité politique à chaque fois, on a assez vite fait le tour, a expliqué vendredi Arlette Chabot lors d'une rencontre avec la presse. Pour ne pas tomber dans cette difficulté, il faut qu'on invente quelque chose de différent à chaque émission".A l'occasion de la rentrée, le 6 octobre "celui que l'on a envie d'entendre pendant une heure, c'est Dominique de Villepin", a souligné la journaliste. "Au mois de novembre, cela tournera forcément autour de la gauche parce qu'on fera une émission la veille de l'ouverture du congrès du Parti socialiste", a-t-elle ajouté.L'émission, qui succède à "100 minutes pour comprendre" et dont la durée est ramenée à une heure, s'ouvrira par un portrait de Dominique de Villepin, "un peu personnel".Le Premier ministre sera ensuite interrogé sur le thème de l'emploi, par Arlette Chabot ainsi que par un journaliste américain du Herald Tribune, Robert Cohen, qui, selon la directrice de l'information, aura un oeil différent en tant qu'étranger.Un panel de téléspectateurs "en situation précaire" présents sur le tableau ainsi que des téléspectateurs qui poseront leurs questions en direct par téléphone pourront aussi interroger le chef du gouvernement.L'émission s'achèvera par une face à face entre Dominique de Villepin et le premier secrétaire du PS François Hollande, tandis qu'Alain Duhamel, conservant le rôle qu'il avait dans "100 minutes", "ramassera les balles", selon l'expression d'Arlette Chabot, revenant sur des points mal éclaircis ou passés sous silence.
Le Sénat mobilisé face à une possible épidémie de grippe aviaire
AFP 30.09.05 | 20h28

Le Sénat américain a débloqué quelque 3,9 milliards de dollars pour préparer la riposte à une éventuelle épidémie de grippe aviaire, destinés notamment à constituer des stocks de vaccins et d'antiviraux et renforcer les moyens de détection.
"Il est important que les Etats-Unis prennent des mesures pour stocker les antiviraux et les équipement médicaux nécessaires, coordonner la surveillance mondiale de la grippe aviaire et fournir une aide financière aux structures sanitaires locales", a souligné vendredi le sénateur républicain Richard Lugar, l'un des auteurs du projet de loi.
"Ce serait moralement répréhensible et irresponsable de ne pas agir et préparer l'Amérique", a souligné le chef de l'opposition démocrate Harry Reid.
La mesure, adoptée jeudi dans le cadre du budget de la défense en cours d'examen, fait également l'objet d'un projet de loi spécifique, qui pourrait être adopté séparément si l'amendement au projet de la défense ne survit pas à la navette parlementaire.
La grippe aviaire a tué 63 personnes en Asie depuis la fin de 2003.
L'estimation officielle de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), transmise aux pays membres pour les aider à préparer leurs stocks de médicaments et leurs plans de mise en quarantaine, projette un bilan oscillant entre 2 et 7,4 millions de morts en cas de pandémie.
Une mère-porteuse britannique accouche du bébé de sa fille
AFP 30.09.05 | 19h47

Une mère-porteuse britannique de 53 ans a accouché d'un bébé qui est celui de sa propre fille, incapable d'avoir un enfant en raison de problèmes de santé, a rapporté vendredi la presse britannique.
Annie Casserley a porté pendant neuf mois le bébé de sa fille, Emma, 35 ans, qui souffre d'une maladie pulmonaire rare qui pouvait la mettre en danger en cas de grossesse.
La petite fille née jeudi au Good Hope Hospital, près de Birmingham (centre de l'Angleterre) est l'enfant biologique d'Emma.
"Ce bébé est un miracle (...) et je le dois à ma mère", a déclaré Emma citée par le quotidien local le Birmingham Evening News.
Elle-même infirmière, elle a expliqué que le personnel de l'hôpital avait été très compréhensif et avait grandement facilité la tâche des deux femmes.
De son côté, la mère, Annie, a indiqué avoir choisi d'accoucher par césarienne sous anesthésie générale afin de se réveiller en voyant le bébé dans les bras de sa fille.
"Je voulais voir ma petite-fille dans les bras de ma fille comme toutes les grand-mères. J'ai pensé que c'était le mieux", a-t-elle déclaré.
Le bébé se nomme Annie Trinity Hattersley, en référence au fait qu'elle doit la vie à trois personnes. Elle pesait 3,4 kg à la naissance.
Mort de faim d'une fillette : parents condamnés chacun 16 ans de prison
AFP 30.09.05 | 23h23

La cour d'assises de Nanterre a condamné vendredi Michèle Dessigny, 26 ans et son ex-compagnon Franck Biennait, 40 ans à 16 années de réclusion criminelle pour avoir laissé mourir de faim leur fillette de 7 mois et demi.
Candy pesait 2,555 kg, soit moins qu'à sa naissance, lorsqu'elle est morte, en novembre 2002 à Colombes (Hauts-de-Seine), seule dans sa chambre alors que ses parents étaient à un tournoi de pétanque.
Hébergé depuis deux mois par le couple au moment du décès du bébé, le demi-frère de Michèle Dessigny, Laurent, 22 ans a été condamné à trois années de prison avec sursis pour "non-assistance à personne en danger".
Après plus de six heures de délibérés, les jurés de la cour d'assises des Hauts-de-Seine ont suivi l'avocate générale qui avait requis 18 années de prison à l'encontre des deux parents. Selon elle, ils portent "tous deux la responsabilité pleine et entière du décès de leur enfant.
Tous deux ont été destitués de leur autorité parentale sur leurs trois autres filles âgées de 2 à 6 ans au moment des fait.
Michèle Dessigny, qui ne souhaitait pas la naissance de Candy, a reconnu en garde à vue avoir sous-alimenté sa fille pour provoquer l'attention de son mari, qui ne s'occupait pas des enfants.
Candy n'avait reçu que 35% de la ration calorique nécessaire à son âge depuis plus de quatre mois, selon l'autopsie.
"Sans problèmes financiers" mais d'un niveau intellectuel modeste, sans troubles de la personnalité selon les experts, les parents s'éloignaient progressivement l'un de l'autre, le père fuyant le foyer familial pour se plonger dans son travail de caissier d'un bar-tabac et sa passion, la pétanque, dont il était champion de France.
Poste de police incendié à Pau: acquittement des huit accusés
AFP 30.09.05 | 19h00

Les huit jeunes jugés pour l'incendie d'un poste de police en septembre 2003 à Pau ont été acquittés vendredi par la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques.
Des cris de joie des familles et des proches des huit jeunes, qui comparaissaient devant la cour depuis le 21 septembre, ont retenti dans la salle d'audience à l'énoncé du verdict.
Le président de la cour a souligné que "ce résultat ne doit pas faire oublier que malheureusement un poste de police a été incendié et que malheureusement les coupables n'ont pas été retrouvés".
Des peines allant de 6 à 12 ans de prison avaient été requises jeudi par l'avocat général Erick Maurel à l'encontre des jeunes accusés d'avoir incendié avec des cocktails Molotov un poste de police à Pau en septembre 2003.
M. Maurel avait estimé que cette attaque était "une atteinte fondamentale au fonctionnement de la société" qui allait "au-delà des violences urbaines".
Les huit jeunes, âgés de 21 à 28 ans, avaient toujours clamé leur innocence.
Rixe mortelle en Haute-Saône : mise en examen du meutrier présumé
AFP 30.09.05 | 19h23

Un mineur de 17 ans a été mis en examen vendredi pour meurtre à la suite d'une rixe mortelle qui a suscité une vive tension à Gray (Haute-Saône) et dans ses environs ces deux derniers jours, a indiqué le procureur de Vesoul.
Mis en examen pour "homicide volontaire et violence avec arme", le mineur, d'origine ivoirienne, est soupçonné d'avoir tué un jeune homme de 20 ans à l'arme blanche et d'en avoir blessé un autre dans la nuit de mardi à mercredi à Gray lors d'une altercation dont les raisons précises ne sont encore pas connues, a indiqué le procureur Pascal Steinmetz.
Le mineur s'était grièvement blessé en sautant d'une fenêtre pour tenter d'échapper à un groupe de six à huit jeunes voulant venger les victimes. Il n'avait dû son salut qu'à l'arrivée des gendarmes qui avaient tiré des coups de semonce pour le dégager. Il a été entendu jeudi par les enquêteurs et placé en garde à vue à l'hopital de Vesoul où il est hospitalisé depuis mercredi.
L'autopsie de la victime a déterminé qu'il avait succombé à deux coups de couteau, l'un au thorax et l'autre à l'artère fémorale.
Sitôt la nouvelle du décès connue, une trentaine de proches des deux victimes, dont l'une au moins est d'origine turque, avaient tenté de s'introduire dans la caserne de gendarmerie de Gray avant de s'en prendre mercredi après-midi à un centre éducatif où le meutrier présumé avait été pensionnaire jusqu'en août 2004.
"Ils ont détruit deux véhicules, cassé de nombreuses vitres et bousculé des pensionnaires et des éducateurs", a précisé Arnaud Lhenry, chef de sercice du centre éducatif professionnel des Chevenières à Vereux, situé à 12 km de Gray.
Il a ajouté que l'opération, menée par une quinzaine de jeunes cagoulés, armés de battes de base-ball et même d'une hache avait duré environ dix minutes.
Le meurtrier présumé avait été pensionnaire dans ce centre dépendant de la protection de l'enfance de 2002 à août 2004, avant d'être renvoyé, "parce qu'il ne respectait pas les règles de vie commune".
Aucune information n'a pu être obtenue vendredi sur le sort des assaillants du centre, le procureur se contentant d'indiquer qu'il s'agissait "d'une autre procédure".
Pour faire face à un éventuel regain de tensions, un escadron de gendarmes mobiles a été envoyé en renfort dès mercredi à Gray, a-t-on appris auprès de la gendarmerie. "Ils resteront tant que la situation restera critique", précise-t-on de même source.
Coup de filet antiterroriste: les quatre suspects mis en examen
AFP 30.09.05 | 21h27

Quatre membres d'une cellule d'islamistes radicaux présumés, parmi lesquels Safé Bourrada, présenté par les enquêteurs comme leur leader, ont été mis en examen vendredi à Paris notamment pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", ont indiqué des sources proches du dossier.
Les quatre hommes, Safé Bourrada, Djamel Badaoui, Achour Ouarab et son cousin Kaci Ouarab, ont également été mis en examen pour "financement du terrorisme" par les juges antiterroristes, Jean-Louis Bruguière, Jean-François Ricard et Philippe Coirre.
Selon leurs avocats, aucun des quatre n'a confirmé en garde à vue avoir projeté des attentats contre le siège de la DST, le métro parisien ou l'aéroport d'Orly.
Deux d'entre eux seront présentés dans la soirée à un juge des libertés et de la détention qui doit se prononcer sur leur placement en détention provisoire requis par le parquet. Les deux autres, dans l'attente d'un avocat désigné, ont demandé à bénéficier d'un débat différé devant le JLD.
Projets d'attentats en France: les suspects n'ont rien confirmé (avocats)
AFP 30.09.05 | 21h34

Les avocats des quatre membres présumés d'une cellule islamique, mis en examen vendredi à Paris, ont indiqué à l'AFP qu'aucun de leur client n'avait confirmé en garde à vue avoir projeté des attentats contre le siège de la DST, le métro parisien ou l'aéroport d'Orly.
Mes Sophie Sarre, Antoine Ricard et Alexandre Duval-Stalla, qui ont pu consulter vendredi pour la première fois le dossier de leur clients avant que ceux-ci ne soient entendus par les juges antiterroristes, affirment ne pas trouver trace de telles déclarations dans les procès verbaux d'audition.
Plusieurs sources proches du dossier avaient affirmé jeudi à l'AFP que ces projets d'attentats avaient été confirmés par au moins l'un des suspects lors de sa garde à vue.
Cette affirmation, qui confortait le portrait d'un groupe prêt à passer à l'action dépeint par les enquêteurs, recoupait également les déclarations d'un autre membre présumé du groupe, M'Hamed Benyamina, 34 ans, qui aurait évoqué ces cibles devant les services algériens qui l'ont arrêté le 9 septembre à l'aéroport d'Oran.
"Ils n'ont jamais voulu commettre d'actions terroristes en France. C'est clairement un phantasme", a affirmé Me Alexandre Duval-Stalla, avocat de Safé Bourrada. "Ceux qui disent cela jouent avec le feu", a-t-il ajouté.

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