Brèves propagandistes, série 7

♦ ATTENTION ♦ Ces pages de brèves sont assez souvent modifiées mais leur contenu reste stable, donc si arrivez sur cette page via un moteur de recherche ou un lien extérieur, et que vous n'y retrouvez pas la «brève» recherchée, probablement elle se trouve dans l'une des six autres pages.


Les brèves:


Lien possible entre la puissance des cyclones et le réchauffement climatique (étude)
AFP 15.09.05 | 20h19

Le nombre de cyclones de grande puissance, comme Katrina, a presque doublé depuis 35 ans dans les cinq grands bassins océaniques de la planète ce qui pourrait être lié au réchauffement climatique, selon des météorologues américains dans une étude publiée jeudi.
Mais ils soulignent aussi l'insuffisance des données scientifiques pour établir ce lien avec certitude alors que cette analyse a porté sur une période trop courte.
En outre, d'autres facteurs comme le courant marin El Nino ou l'humidité jouent aussi un rôle dans l'intensité des tempêtes tropicales, relèvent ces scientifiques.
Une forte augmentation du nombre et de la proportion de cyclones de force 4 et 5 (le maximum sur l'échelle Saffir-Simpson) a été constatée de 1970 à 2004, surtout dans les océans Indien et du Pacifique nord et du sud-ouest. Cette hausse a été moindre dans l'Atlantique nord.
Cet accroissement s'est produit alors que le nombre de cyclones toutes catégories confondues ainsi que leur durée a diminué dans tous les bassins océaniques depuis 1995 à l'exception de l'Atlantique nord, précisent ces chercheurs de l'institut de technologie de l'Université de Géorgie (sud) et du "National Center for Atmospheric Research" de Boulder dans le Colorado (ouest).
Sur l'ensemble du globe, le nombre de jours de cyclones tropicaux a augmenté régulièrement de 1970 à 1995 quand il a plafonné à 870 jours avant de diminuer de 25% jusqu'en 2003 avec 600 jours, ont précisé ces chercheurs.
"Notre compréhension actuelle de la dynamique des cyclones tend à indiquer une relation possible entre l'activité cyclonique et l'élévation de la température à la surface des océans", explique Peter Webster, l'un des auteurs de cette recherche parue dans la revue Science datée du 16 septembre.
La température dans les zones tropicales des cinq bassins océaniques, où se forment les cyclones, a augmenté de 0,5 degré Celsius de 1970 à 2004.
Il a été clairement établi qu'un cyclone ne peut pas se former si la température à la surface de l'eau n'est pas au moins de 26 degrés Celsius, soulignent ces scientifiques.
Si les simulations informatiques n'ont pas permis de montrer de relation entre le nombre total de cyclones et un doublement hypothétique des gaz carboniques (CO2) dans l'atmosphère, elles ont en revanche presque toutes indiqué un accroissement de l'intensité de la puissance cyclonique, ont relevé ces chercheurs.
Le CO2 est l'un des principaux gaz responsables de l'effet de serre atmosphèrique.
"Attribuer l'intensification de la violence des cyclones au cours des 30 dernières année au réchauffement atmosphèrique nécessiterait de disposer de données globales sur une période plus longue et d'avoir aussi une meilleure compréhension du rôle des cyclones dans la circulation atmosphérique et océanique..", ont conclu ces météorologues.
Des cellules souches embryonnaires de souris réparent des coeurs de mouton
AFP 16.09.05 | 01h03

Une équipe de chercheurs français a réussi à réparer partiellement des coeurs de mouton ayant subi un infarctus grâce à des cellules souches embryonnaires de souris, préalablement préparées à devenir des cellules cardiaques, selon une étude paraissant dans la revue médicale britannique Lancet datée de samedi.
Ces travaux, réalisés par l'équipe du biologiste Michel Pucéat (CNRS-Montpellier) en collaboration avec le cardiologue Philippe Ménasché (hôpital européen Georges Pompidou à Paris), renforcent les espoirs de réussir un jour à utiliser les cellules souches embryonnaires humaines pour soigner le coeur de l'homme, selon les chercheurs.
Indifférenciées, les cellules souches embryonnaires ont la capacité de prendre la forme de cellules des différents organes (épiderme, rétine, coeur et autres muscles, os, cerveau...).
En 2002, l'équipe de Pr Pucéat avait déjà réussi à soigner des coeurs de rats grâce à des cellules souches embryonnaires de souris. Avec le mouton, on se rapproche de la taille du coeur humain, explique-t-il.
Lors des travaux publiés dans Lancet, les chercheurs ont de nouveau utilisé des cellules souches embryonnaires de souris, qui ont été traitées pendant 24 heures par un facteur de croissance, afin "d'orienter leur devenir vers une cellule cardiaque".
Elles ont ensuite été injectées dans le coeur de neuf moutons qui avaient, quinze jours plus tôt, subi un infarctus provoqué expérimentalement.
Un mois plus tard, ces cellules souches de souris "s'étaient différenciées totalement dans le coeur de mouton et avaient colonisé environ 20 à 30% de la zone nécrosée" lors de l'infarctus, a précisé Michel Pucéat, expliquant qu'il aurait fallu injecter cinq fois plus de cellules pour réussir à régénérer la totalité de la zone atteinte.
Aucun phénomène de rejet n'a été constaté, y compris chez les moutons n'ayant pas reçu de traitement immunosuppresseur, mais "on ne connaît pas le mécanisme de tolérance", reconnaît le chercheur.
Avoir "préorienté" les cellules souches, avec un facteur de croissance pour les inciter à devenir des cellules cardiaques, permet d'éviter une prolifération cancéreuse, précise-t-il, en se référant notamment aux expériences qu'il a menées chez le rat.
Michel Pucéat, dont l'équipe a été récemment autorisée à importer des cellules souches embryonnaires humaines, veut poursuivre ses recherches en injectant de telles cellules souches dans le coeur d'un primate.
"C'est le moyen de tester de façon sûre avant de passer à une application humaine un jour", en utilisant des cellules souches embryonnaires humaines pour régénérer le coeur d'un patient, conclut-il.
Assassinat de la famille Flactif: Hotyat et 4 complices renvoyés aux assises
AFP 16.09.05 | 10h30

La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Chambéry a ordonné jeudi le renvoi devant la cour d'assises de Haute-Savoie de David Hotyat, accusé de l'assassinat des cinq membres de la famille Flactif en avril 2003, et de quatre complices présumés, a indiqué vendredi le procureur de la République, Philippe Drouet.
"On peut espérer une comparution de ces personnes au premier semestre 2006", a indiqué le procureur, soulignant cependant que les parties avaient la possibilité d'introduire des recours contre l'ordonnance de renvoi, ce qui empêchait pour l'instant de fixer une date précise.
Aux côtés de David Hotyat, comparaîtront son ami Stéphane Haremza, poursuivi pour complicité, son frère David, qui lui avait envoyé l'arme du crime, sa compagne, Alexandra Lefebvre, et celle de Stéphane Haremza, Isabelle Haremza.
Les deux femmes, mises en examen dans un premier temps pour "non dénonciation de crime et obstacle à la manifestation de la vérité", ont fait l'objet d'une nouvelle mise en examen avec leur conjoint en juin dernier pour "association de malfaiteurs".
Ces nouvelles mises en examen, qui prévoient des peines beaucoup plus lourdes (dix ans de prison au lieu de cinq), font l'objet de recours devant la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Chambéry mercredi, a indiqué l'avocat de M. Haremza, Me Georges Rimondi.
Le 11 avril 2003, Xavier Flactif, 41 ans, sa compagne Graziella Ortolano, 36 ans, et leurs trois enfants avaient été abattus dans leur chalet du Grand-Bornand (Haute-Savoie). David Hotyat, un mécanicien, a avoué ces crimes après son arrestation, le 16 septembre 2003, puis il s'est rétracté.
bon pour tous N'attendez pas 35 ans pour faire des enfants, préviennent des experts
AFP 16.09.05 | 17h33

Les experts britanniques ont mis en garde vendredi les femmes contre la tentation de reporter après 35 ans leurs grossesses, les avertissant qu'elles risquent de ne pas pouvoir être mères.
Ignorer l'horloge biologique fait courir aux femmes le risque de devoir faire appel à des méthodes de fécondation artificielle aux résultats incertains et les exposent à des risques médicaux divers, préviennent ces spécialistes dans la revue British Medical Journal.
Alors que les grossesses de femmes âgées de 35 ans et plus augmentent dans les pays occidentaux - celles chez les femmes de plus de 40 ans ont notamment doublé en dix ans en Grande-Bretagne - les problèmes de fécondité augmentent au-delà de 35 ans, et de manière spectaculaire après 40 ans, relèvent deux obstétriciennes, les docteurs Susan Bewley (St Thomas's Hospital) et Melanie Davies (University College hospital) et le professeur Peter Braude, le chef du département de la santé féminine de St Thomas' Hospital.
Ils font la liste des nombreuses complications liées aux grossesses tardives, comme la pré-éclampsie ou l'augmentation du risque de fausses couches et de grossesses extra-utérines, les malformations génétiques ou foetales, les hémorragies, les naissances prématurées, et les morts à la naissance.
La fertilité des hommes diminue également avec l'âge. Les enfants conçus par des pères âgés ont un risque plus grand de schizophrénie et de malformations génétiques, relèvent-ils.
L'existence de traitement de fécondation in vitro peut conduire les femmes à reporter le moment de fonder une famille le temps qu'elles trouvent le partenaire idéal et "se concentrent sur leurs carrières et l'obtention de la sécurité et d'un niveau de vie confortable", constatent les experts.
Or ces traitements ont des taux d'échec élevé, sont coûteux et sont associés à des grossesses multiples.
Les obstétriciens "sont témoins des tragédies qui résultent" de "l'épidémie" de grossesses recherchées après 35 ans, relèvent-ils.
Le coût pour le système de santé des grossesses tardives n'est pas calculé, de même que celui que supporte l'employeur, si les femmes prennent des congés maternité à un âge où leurs salaires sont plus élevés, ajoutent-ils.
Les femmes qui se concentrent sur leur carrière semblent mal informées de ces risques, ajoutent-ils.
De nombreuses célébrités, comme Madonna, ou encore la femme du Premier ministre Tony Blair, Cherie Booth Blair, ont eu des enfants après 40 ans.
"Reporter l'âge d'avoir des enfants, c'est jouer à la roulette russe. Si vous gagnez, vous vous sentez intelligents, mais dans le cas inverse, vous le regretterez", a averti le Dr Bewley.
Une mère frappe sa fille avec un fer à repasser et la noie: 20 ans de prison
AFP 16.09.05 | 17h25

Une mère de 36 ans a été condamnée vendredi à 20 ans de réclusion criminelle devant les assises du Haut-Rhin à Colmar pour avoir violemment battu sa fille de 8 ans à coups de fer à repasser avant de la noyer dans sa baignoire, fin 2002 à Mulhouse.
Nadine Serwa, mère de cinq enfants nés de trois pères différents, a exprimé ses regrets dans une dernière déclaration en sanglots devant la cour. Elle a finalement écopé d'une peine conforme aux réquisitions de l'avocat général.
Souffrant d'une légère déficience mentale, la petite Shanon, alors placée en institut médico-éducatif, était morte le soir du 28 décembre 2002, alors qu'elle passait les vacances de Noël chez sa mère, décrite par l'accusation comme alcoolique. Les autres enfants de l'accusée, tous placés, étaient absents ce soir-là et la mère était seule avec sa fille.
Désireuse de rejoindre à tout prix son compagnon pour passer la soirée avec lui, Nadine Serwa cherche une solution de garde pour Shanon, mais personne ne veut prendre en charge la fillette qui craint de rester seule et se met à pleurer de plus en plus fort.
Nadine Serwa se saisit alors du fer à repasser posé dans le salon et frappe à la tête la fillette qui crie de douleur. Sa mère l'entraîne dans la salle de bains.
"Elle est tombée, je la vois saigner, je veux aller la soigner. Je voulais lui donner un bain pour qu'elle se calme", déclare l'accusée à la cour.
La mère fait couler de l'eau mais la fillette ne veut pas obéir. Elle dit alors avoir eu un "flash", se voyant mettre ses mains dans la baignoire pour enfoncer Shanon dans l'eau. Quand les cris cessent, la fillette est morte noyée. Nadine Serwa va alors se coucher.
Le lendemain matin, elle téléphone à la police, expliquant qu'une dizaine de jeunes gens seraient entrés de force chez elle et auraient assommé sa fille. Une version rapidement démentie par les faits.
Pour la défense, Me Muriel Thielen a retracé la vie "chaotique" de l'accusée. Abandonnée par sa mère dès la naissance, puis par son père, placée dans une famille d'accueil dont le père était alcoolique, Nadine Serwa était "prisonnière de ses difficultés personnelles", selon l'avocate.
"Elle aimait ses enfants à sa façon, mais pour pouvoir donner de l'amour, il faut en avoir reçu", a-t-elle plaidé.
Pour l'accusation, l'avocat général Olivier Colonniers a affirmé que Nadine Serwa, certes ivre le soir des faits, n'était pas pour autant dans un "délire éthylique".
"Elle savait qu'elle martyrisait son enfant", a-t-il souligné, avant d'énumérer les nombreuses blessures relevées sur l'enfant par les médecins légistes et d'évoquer le "calvaire" subi par la fillette pendant probablement un quart d'heure.
La "solitude" et "l'alcool" qui ont marqué la vie de l'accusée ne "sauraient l'exonérer de sa pleine resposabilité", a-t-il encore affirmé.
Villepin: création pour 2006 d'un "service bancaire universel"
AFP 16.09.05 | 18h43

Le Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé vendredi la mise en place pour 2006 d'un "service bancaire universel" afin de permettre à "toutes les personnes démunies" d'avoir un compte en banque.
"Je demande (aux ministres) Thierry Breton, Jean-Louis Borloo et Catherine Vautrin de me faire des propositions pour lutter contre l'exclusion financière et pour développer l'accès au crédit", a déclaré le Premier ministre lors de l'installation à Matignon du Conseil national de lutte contre la précarité et l'exclusion désormais élargi aux partenaires sociaux.
"Je souhaite donc qu'un service bancaire universel soit mis sur pied dans les plus brefs délais afin qu'en 2006, les personnes les plus démunies puissent toutes avoir un compte en banque et qu'elles bénéficient d'un accompagnement personnalisé", a-t-il ajouté.
Arrêtez la pâté pour chiens, supplient les secouristes de Katrina
AFP 16.09.05 | 21h21

Les organisations caritatives gérant les donations destinées aux sinistrés du cyclone Katrina croulent sous les envois de nourriture pour chiens et chats et demandent aux amis des bêtes d'envoyer plutôt de l'argent.
"Nous avons reçu une quantité gigantesque de vivres, de matériel et de fournitures. Tous les entrepôts sont pleins à craquer et je ne peux plus prendre en charge davantage de nourriture pour animaux" a déclaré vendredi à la presse à Baron Rouge, Bob Otom, un responsable du département de l'agriculture.
"Nous croulons sous les envois de nourriture pour animaux, a renchéri son collègue, Joel Goldman, qui propose que soient envoyé plutot des donations en argent.
Une association de protection des animaux a prévenu vendredi que le temps était compté pour les animaux domestiques abandonnés après le cyclone Katrina, estimant que des dizaines de milliers d'animaux avaient déjà péri.
L'association Humane Society a appelé les autorités de l'Etat de Louisiane et du gouvernement fédéral à intervenir pour s'assurer que tous les animaux abandonnés, quand la population a fui la Nouvelle-Orléans, il y a près de trois semaines, soient ramassés et récupérés par des centres de secours.
L'association estime à quelque 50.000 le nombre d'animaux abandonnés dans les maisons quand le cyclone a frappé le sud des Etats-Unis le 29 août.
Katrina: le temps est compté pour les animaux domestiques
AFP 16.09.05 | 20h30

Une association de protection des animaux a prévenu vendredi que le temps était compté pour les animaux domestiques abandonnés après le cyclone Katrina, estimant que des dizaines de milliers d'animaux avaient déjà péri.
L'association Humane Society a appelé les autorités de l'Etat de Louisiane et du gouvernement fédéral à intervenir pour s'assurer que tous les animaux abandonnés, quand la population a fui la Nouvelle-Orléans, il y a près de trois semaines, soient ramassés et récupérés par des centres de secours.
Wayne Pacelle, qui préside cette association américaine, a indiqué que si quelque 5.000 animaux avaient été sauvés, "il y a plus d'échecs que de succès".
"C'est une situation critique maintenant. Ces animaux ont une volonté incroyable de vivre, des dizaines de milliers d'entre eux sont encore vivants, dans des maisons, errant dans les rues", a-t-il dit, prévenant que le temps était compté pour eux.
"Nous n'avons plus que quelques jours devant nous", a-t-il dit à des journalistes à Baton Rouge, capitale administrative de la Louisiane.
"J'ai peur que des milliers d'animaux aient déjà péri parce (les secours) ont été trop lents". Interrogé sur le nombre estimé d'animaux domestiques ayant péri, il a répondu: "certainement des dizaines de milliers".
"Nous voulons (...) que des responsables au niveau local, étatique et fédéral soutiennent de manière active le sauvetage des animaux", a-t-il dit.
Il a indiqué que son association estimait à quelque 50.000 le nombre d'animaux abandonnés dans les maisons quand le cyclone a frappé le sud des Etats-Unis le 29 août.
Israël: Pas de poursuites contre des policiers pour la mort de treize Arabes
AFP 18.09.05 | 13h47

La justice israélienne a annoncé dimanche qu'elle n'engagera pas de poursuites contre des policiers responsables de la mort de treize Arabes israéliens tués dans des manifestations en octobre 2000.
Une commission de la "police des polices", relevant du ministère de la Justice a conclu qu'elle ne disposait pas "d'éléments suffisants pour justifier des inculpations", dans un rapport publié dimanche.
Des représentants de la communauté arabe d'Israël ont élevé de vives protestations et menacé samedi de faire appel à des instances internationales, contre cette décision.
Jacques Lafleur (UMP) condamné pour violences verbales envers un journaliste
AFP 17.09.05 | 11h15

Le député calédonien Jacques Lafleur (UMP) a été condamné à des dommages et intérêts et à une peine de 100 jours-amendes pour violences verbales à l'encontre d'un journaliste, ont rapporté samedi Les Nouvelles Calédoniennes. M. Lafleur, 73 ans, a été déclaré coupable de "violences verbales avec préméditation ayant provoqué une sérieuse émotion" envers Etienne Dutailly, directeur d'un journal satirique local, Le Chien bleu. Il a été condamné à 300.000 francs Pacifique (2.520 euros) de dommages et intérêts assortis de 100 jours-amendes à 20.000 francs Pacifique (168 euros) qui, en cas de non paiement, sont convertis en autant de jours de prison, a indiqué le journal. Le 16 août 2001, un message avait été laissé sur le répondeur téléphonique du Chien bleu : "Salut Etienne, c'est un vieux copain qui t'appelle. Tu te souviens de la branlée que tu as prise l'autre jour. Oublie pas que ça peut t'arriver de nouveau".Une longue expertise vocale a permis de démontrer que l'auteur du message était le député calédonien. M. Dutailly avait reçu ce message quelques semaines après avoir été passé à tabac par des hommes cagoulés. Le journaliste avait à nouveau été agressé dans son bureau après avoir déposé plainte, suite au message téléphonique. "La peine que prononcera le tribunal devra tenir compte des services rendus par M. Lafleur à la Nouvelle-Calédonie en dépit des mauvaises habitudes qui étaient les siennes", avait déclaré lors de l'audience le procureur, Robert Blaser. Jacques Lafleur dispose d'un délai de dix jours pour faire appel.
La presse polonaise pessimiste sur l'avenir immédiat de l'Allemagne
AFP 19.09.05 | 08h42

"Perplexité en Allemagne", "Blocage", "La peur des réformes a gagné", titrait lundi la presse polonaise, pessimiste sur l'avenir immédiat du grand voisin de la Pologne, au lendemain des élections allemandes.Selon le quotidien de droite Rzeczpospolita, "le pays le plus puissant économiquement dans l'Union européenne a vu la victoire de la peur, la peur d'être obligé de se serrer la ceinture"."Difficile de prévoir quel sera le futur gouvernement et sa politique, mais l'Allemagne ne manquera sans doute pas d'être déchirée par des contradictions et luttes d'intêrets inconciliables", a affirmé le journal.Pour Gazeta Wyborcza (centre-gauche), "les Allemands ne veulent plus de Schröder qui n'a pas su en sept ans orienter le pays vers la croissance. Mais en même temps, ils ont eu peur au dernier moment d'une coalition de centre-droite"."Quels que soient les partis qui formeront un nouveau gouvernement, celui-ci sera incohérent, condamné à agir sans plan", estime le journal pour qui "l'Allemagne sans un gouvernement fort, c'est une mauvaise nouvelle pour l'Europe".Le quotidien de Varsovie Zycie Warszawy souligne "le triomphe amer de Merkel", et le "blocage politique" en Allemagne.Enfin, le journal de la gauche post-communiste Trybuna se réjouit du bon résultat de la SPD, saluant "la sagesse et le charisme du chancelier Schröder"."Quand les autres membres du SPD avaient baissé les bras, cet homme politique de 61 ans n'a pas désarmé. Il a sillonné le pays d'une rencontre électorale à l'autre et son succès est admirable", selon Trybuna.
Les élections plongent l'Allemagne dans la crise, selon la presse espagnole
AFP 19.09.05 | 08h53

Le match nul entre Gerhard Schröder et Angela Merkel aux élections législatives de dimanche plonge l'Allemagne dans "l'incertitude" et "la crise", estiment lundi les journaux espagnols."L'égalité inattendue entre Merkel et Schroeder submerge l'Allemagne dans une grave crise", titrait ABC en Une. Selon le journal conservateur les résultats doivent toutefois "être interprétés comme une défaite du chancelier social-démocrate", Schroeder.La possibilité d'une coalition entre les deux grands partis allemands "ne serait dans la pratique qu'un mastodonte paralysé sans capacité pour prendre de grandes décisions".Mais "un gouvernement en permanence en minorité au Bundestag avec une majorité relative exigüe ne pourrait pas non plus être un instrument efficace", d'où la certitude que "n'importe quel gouvernement qui se formera durera peu", selon le journal.Les deux journaux économiques parlent d'"incertitude" en Allemagne, "ce dont l'Allemagne a le moins besoin en ce moment" (Expansion) et qui fait que "l'agenda des nécessaires réformes économiques demeurent paralysées" (Cinco Dias).El Mundo (libéral) affirme en Une que "la victoire rachitique de Merkel laisse l'Allemagne entre les mains de Schroeder". Pour ce journal, les élections sont "un grand triomphe" pour le chancelier sortant qui a bénéficié "du manque de leadership de Merkel". "La démocratie chrétienne allemande s'est trompée en choisissant Merkel comme leader. Sa campagne a été titubante et elle a commis des erreurs infantiles. Au contraire, Schroeder a démontré sa ferme capacité de lutte", selon lui.Pour El Pais, proche des socialistes, c'est aussi un échec pour Merkel qui a fait "une mauvaise campagne" et souffrait d'un "manque de crédibilité"."L'Allemagne est tournée vers la gauche et semble appuyer une réforme socio-économique modérée, plus dans le style de l'agenda de Schroeder que des changements radicaux du système de bien-être que pouvait signifier l'arrivée de la droite", selon lui.
L'époque de Schröder n'est pas terminée (presse russe)
AFP 19.09.05 | 09h06

Gerhard Schröder est parvenu à arracher un "match nul" lors des législatives de dimanche et la vie politique en Allemagne restera sous l'influence du chancelier sortant, estimait lundi la presse russe qui conseille aux deux principaux partis allemands de s'unir dans une "large coalition"."Même si l'opposition conservatrice l'a emporté, menée par Angela Merkel qui deviendra chancelier, l'époque de Schröder n'est pas terminée", relevait le quotidien des affaires Kommersant."Celui qui est déjà ancien chancelier est parvenu à tirer un match nul des élections (...) et reste dans la grande politique", ajoute le quotidien.Le journal Vremia Novosteï souligne pour sa part qu'"il n'y a pas de vainqueur clair aux élections" et conseille aux deux camps de s'unir."L'Allemagne est à la recherche d'une coalition" et les négociations ne seront pas faciles, note le quotidien libéral."La solution la plus raisonnable" serait que le Parti social-démocrate (SPD, bien SPD) et l'Union chrétienne-démocrate (CDU) forment une large coalition, ajoute le journal.Une suggestion reprise également par d'autres.Angela Merkel "n'a pratiquement aucune marge de manoeuvre politique. La seule chose qu'elle puisse faire, c'est former une large coalition avec le SPD, et mettre une croix sur les projets des chrétiens-démocrates de diriger seuls le pays", souligne le journal gouvernemental Rossiskaïa Gazeta."La solution la plus réaliste, c'est une grande coalition 'rouge-noire', dans laquelle entreront les deux principaux partis, les démocrates-chrétiens et le SPD", note aussi le quotidien Izvestia."A moins, bien sûr, que l'amour du pouvoir ne soit trop fort chez Schröder et qu'il passe par dessus les principes pour conclure une alliance avec la nouvelle gauche (...) afin de garder le poste du chancelier", ajoute Izvestia.
Lourde sanction pour Merkel aux législatives, selon la presse allemande
AFP 19.09.05 | 09h24

Les Allemands ont lourdement sanctionné la candidate conservatrice à la chancellerie Angela Merkel, même si son parti est arrivé en tête des législatives en devançant légèrement les sociaux-démocrates du chancelier sortant Gerhard Schröder, relève la presse allemande de lundi.Bild, le journal le plus lu d'Allemagne titrait sur la "guerre de la chancellerie" qui a éclaté entre "une vainqueur triste" au visage dépité et "un perdant rieur" qui lève le pouce en signe de quasi-victoire.Dans l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de la candidate, "commence maintenant le démontage d'Angela Merkel, la femme qui pensait tout contrôler et dont tout lui file désormais des mains", juge le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung, dans un éditorial intitulé "Angela sans pays".Que la CDU n'ait pu "défendre son score de 2002 montre la méfiance de nombreux citoyens à l'égard de son programme et aussi de sa présidente en personne Angela Merkel", juge le grand quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung.Les Unions chrétiennes (CDU-CSU) recueillent 35,2% des voix (38,5% en , leur troisième plus mauvais score de l'après-guerre, contre 34,3% pour le SPD (38,5% en 2002). L'Union devrait sauf retournement, diriger le prochain gouvernement, si elle parvient à trouver un ou des partenaires de coalition."Que le résultat de Merkel soit encore plus mauvais que celui d'Edmund Stoiber (le candidat de la droite) en 2002 est plus qu'une humiliation, il scelle aussi la fin politique de Merkel à terme", affirme le quotidien des affaires Financial Times Deutschland."Le résultat est particulièrement amer pour Angela Merkel", renchérit l'autre journal économique Handelsblatt. L'est de l'Allemagne a "sanctionné une candidate à la chancellerie originaire d'un Etat" de l'ex-bloc communiste, relève de son côté le quotidien régional Leipziger Volkszeitung, basé en ex-RDA. Il observe que les projections des instituts de sondage étaient "à cent lieues" des résultats des élections.Aux yeux de Die Welt, Angela Merkel "va devoir se battre pour ses prétentions". D'autant plus "qu'ils seront très nombreux à faire d'elle un bouc émissaire", prédit le journal conservateur.Au-delà de la contre-performance d'Angela Merkel et compte tenu des résultats très serrés de ces élections rendant difficile la formation d'un gouvernement, le quotidien de centre-gauche Frankfurter Rundschau ouvre déjà la porte à un nouveau scrutin anticipé: "On peut légitimement se demander si un gouvernement formé dans des conditions aussi incertaines pourra durer quatre ans", le temps d'une législature.Enfin, plusieurs journaux n'excluent pas que le chancelier Gerhard Schröder réserve encore quelques surprises pour rester au pouvoir.S'il n'y a pas de grande coalition entre conservateurs et sociaux-démocrates, "Schröder va essayer de forger une alliance" entre son Parti social-démocrate SPD, le parti libéral (FDP) et les Verts, relève le quotidien de centre-gauche Tagesspiegel, selon lequel "il ne va pas se laisser prendre des mains le carnet de route, c'est lui qui décide avec qui il parle".
La presse tchèque: quatre années de piétinement devant l'Allemagne
AFP 19.09.05 | 09h30

La presse tchèque s'interrogeait lundi sur l'avenir immédiat de l'Allemagne voisine, après le résultat très serré des élections législatives de dimanche qui n'ont pas permis de dégager une majorité claire."Tout s'achemine vers une grande coalition (entre CDU/CSU et SPD). Mais l'alliance entre les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates n'apportera que quatre années de piétinement", estimait le quotidien Hospodarske Noviny."Il ne s'agit pas d'un bon choix: ni pour l'Allemagne, ni pour l'Europe, ni pour les relations atlantiques", indiquait ce journal économique."Gerhard Schröder est pour l'entrée de la Turquie dans l'UE, Angela Merkel est contre. Comment veulent-ils gouverner pour que l'Allemagne, grande et influente, ne parle pas de manière schizophrénique?" s'interrogeait ce quotidien.Le journal Lidove Noviny estime quant à lui que le résultat du scrutin ne permet ni les réformes économiques de la droite, ni la continuation des "changements prudents" entamés par les sociaux-démocrates."Il est difficile d'imaginer un résultat encore pire des élections législatives en Allemagne", écrivait Lidove Noviny dans ce contexte. Selon ce journal, "l'Allemagne a perdu l'espoir d'échapper au marasme actuel"."L'Europe doit attendre que l'économie la plus forte du vieux continent devienne à nouveau son moteur", ajoutait ce quotidien.Pour le journal Dnes, "la volonté de changement n'a pas été assez forte pour que les électeurs choisissent de manière univoque un nouveau gouvernement".
La presse polonaise craint l'impact de l'imbroglio allemand sur le budget UE
AFP 20.09.05 | 09h32

L'imbroglio politique en Allemagne post-électorale aura un impact néfaste sur les travaux d'adoption du budget de l'UE et risque de conduire ce pays vers de nouvelles élections, estime mardi la presse polonaise.Selon le quotidien Gazeta Wyborcza (centre-gauche), "l'imbroglio après les élections allemandes réduit à néant les chances d'adoption cette année du budget de l'Union européenne"."Si les élections avaient débouché sur la création d'un gouvernement puissant de la coalition CDU-CSU-FDP il y aurait eu une chance de convaincre les Britanniques de jouer les cartes les 27 et 28 octobre lors du sommet de Hampton Court Palace", estime le journal."Mais dans la situation où la création d'un gouvernement prendra au moins deux ou trois semaines les chances sont nulles", constate Gazeta Wyborcza."A compter du week-end dernier, l'Allemagne est subitement devenue très peu prévisible et instable. Le résultat des élections au Bundestag aura comme conséquence de longues négociations entre différents partis, qui déboucheront soit sur la formation d'un gouvernement incapable à mener des réformes soit même sur de nouvelles élections", estime un commentateur du quotidien polonais Rzeczpospolita (libéral)."La seule solution serait de lancer de nouvelles élections. Tôt ou tard cela aura bien lieu", présage le journal de la capitale polonaise Zycie Warszawy.
La presse suisse inquiète face au "chancelier introuvable" en Allemagne
AFP 19.09.05 | 09h58

La presse suisse s'inquiétait lundi du résultat des élections législatives allemandes, qui laisse la première puissance européenne sans direction politique claire."Merkel gagne en échouant, Schröder perd en triomphant", résume en gros titre La Tribune de Genève, qui estime que la candidate de la droite "est assise sur un siège éjectable" après le résultat de dimanche.A Zurich, le grand quotidien Neue Zuercher Zeitung estime que le scrutin est "une gifle" pour les deux grands partis allemands, SPD et CDU, beaucoup d'électeurs s'étant réfugiés dans le vote protestataire, à droite comme à gauche.Son concurrent le Tages Anzeiger juge "arrogant" le chancelier sortant pour avoir revendiqué la victoire dès dimanche soir, alors qu'il ne peut former une majorité. Le problème, juge le journal, c'est que ni lui ni son adversaire chrétienne-démocrate n'ont été capables de convaincre les électeurs de la nécessité des réformes politiques et sociales."L'Allemagne entre en crise politique", s'inquiète Le Temps, qui titre en Une sur "Le chancelier introuvable".Le quotidien genevois note que la crise de la démocratie allemande "se superpose à celle d'un Etat providence au bord de l'asphyxie et d'une économie en mal de croissance". Pour le journal, "l'Europe a des raisons de s'inquiéter de cette Allemagne affaiblie et en proie au doute"."Le populisme triomphe et la modération dictée par l'exercice des responsabilités ne paie plus", déplore Le Temps, qui souligne que cette évolution se constate aussi en Suisse ou en France.
Risque d'immobilisme pour l'Allemagne après les élections (presse)
AFP 19.09.05 | 10h11

L'Allemagne, et avec elle l'Europe, risquent l'immobilisme après les élections allemandes qui n'ont pas permis de dégager une majorité claire en mesure de gouverner le pays, estime lundi la presse italienne."Ce qu'aucun parti allemand ne souhaitait et tous les gouvernements européens craignaient s'est produit: les peurs croisées du déclin économique et de la perte de l'Etat social ont gagné en Allemagne", écrit dans son éditorial le principal tirage italien, Corriere della Sera.La démocrate-chrétienne Angela Merkel "a recueilli moins de voix que prévu (...) et sort affaiblie d'une épreuve qui aurait dû lui donner un fort mandat réformiste" tandis que le social-démocrate Gerhard Schroëder "a récupéré l'énorme retard du départ (...) mais son parti a perdu des voix par rapport au passé", poursuit le journal."Comme ça, entre celle qui n'a pas vraiment gagné et celui qui n'a pas vraiment perdu, toute l'Allemagne et avec elle l'Europe y perdront", estime le quotidien."L'arithmétique laisse sur la table une seule voix d'issue: la +Grande coalition+ entre les deux principaux partis. Mais Merkel et Schroëder ensemble ne peut signifier que compromis et renonciations, retards et occasions manquées", conclu le Corriere.La Stampa, le quotidien du groupe Fiat, juge que l'Allemagne est devenu "ingouvernable" et face au "misérable résultat des deux principaux partis" elle sort "italianisée de ces élections, selon le détestable vocabulaire des analystes allemands"."L'avenir politique immédiat, dans l'Allemagne post-électorale, s'annonce agité. Pour le moment il est confus", écrit pour sa part le quotidien La Repubblica, proche du centre-gauche italien.
La presse autrichienne inquiète face à l'"impasse" politique en Allemagne
AFP 19.09.05 | 10h19

La presse autrichienne s'interrogeait lundi sur la façon dont l'Allemagne pourrait se sortir de l'"impasse" politique en l'absence de majorité claire aux élections législatives de dimanche."Et maintenant ?", demande le Kurier (centre) en titre de Une, tandis que le quotidien populaire Kronen Zeitung, premier journal du pays, ouvre sur ce constat: "L'Allemagne se trouve désormais dans l'impasse"."Le République fédérale ne s'est encore jamais trouvée dans un tel chaos politique", avec les leaders des deux principaux partis revendiquant tous deux la chancellerie sans toutefois disposer de la majorité nécessaire, relève le "Kronen".Avec ce "pat, (...) la formation d'un gouvernement s'annonce extrêmement difficile", s'inquiète pour sa part Der Standard (centre-gauche), qui doute que "le futur gouvernement allemand puisse instaurer un climat psychologique favorable à l'économie"."Le chemin vers un avenir meilleur devient encore plus difficile pour le pays le plus important d'Europe ", estime le Kurier, tandis que Die Presse (droite) déplore que "la voie des réformes radicales reste bloquée en Allemagne". "Le résultat n'aurait pas pu être pire pour l'économie allemande", poursuit-il."Les électeurs souhaitaient apparemment une coalition entre l'Union et les libéraux ou entre l'Union avec les sociaux-démocrates, mais pas vraiment Merkel comme chancelière", analyse le Standard."Ce constat est extrêmement douloureux pour la candidate Angela Merkel, dont le charisme et la campagne" n'ont pas convaincu, estime lui aussi Kurier.
Elections allemandes: la presse espagnole redoute la paralysie européenne
AFP 20.09.05 | 10h52

La confusion résultant des législatives de dimanche en Allemagne ajoutée au non français à la Constitution européenne va faire "progresser la paralysie européenne", estime mardi le quotidien espagnol El Pais, à l'image du reste de la presse espagnole."Ce qui est sorti des urnes, c'est un rejet d'une réforme néo-libérale", estime El Pais (centre-gauche), qui y voit aussi une "réaction face à une droite qui éveille la méfiance".Ce résultat "mènera à des réformes socio-économiques" mais signifie aussi que "Berlin ne fermera pas pour le moment la porte à la Turquie", estime le journal". Mais "après le non français à la Constitution européenne, qui comporte des similitudes avec ces élections allemandes, la paralysie politique européenne continue de progresser".Pour ABC (droite), "l'Allemagne sortie des urnes semble décidée à s'enfermer dans un labyrinthe complexe" et "les problèmes pour l'Europe d'une Allemagne repliée sur elle-même ne sont pas minces".Le quotidien considère comme "complètement disloqué l'axe franco-allemand" car "à la faiblesse politique de la France après le référendum" s'ajoute maintenant "une Allemagne qui devra concentrer sur elle-même la majeure partie de son énergie"."Le blocage politique de l'Allemagne freine le programme de l'Union européenne", titre le quotidien économique Cinco Dias, selon lequel le financement de l'UE, l'intégration de la Turquie et la réflexion sur le modèle social sont placés "en attente" du fait de "l'imprécision du mandat populaire" issu des élections.Le quotidien catalan La Vanguardia, qui titre sur le "Blocage allemand", pense en revanche que "l'électorat a dit qu'il voulait poursuivre le chemin entamé par l'Union européenne vers l'élargissement, y compris la négociation avec la Turquie".
La presse turque soulagée par le résultat décevant d'Angela Merkel
AFP 19.09.05 | 10h55

La presse turque a émis lundi un "ouf" de soulagement après l'échec, la veille, de la dirigeante conservatrice allemande Angela Merkel, une farouche opposante à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, à obtenir une majorité tranchée lors d'élections générales."Ca ne s'est pas passé comme on le craignait", titrait le quotidien populaire Aksam, le journal à gros tirage Milliyet estimant que "l'opposition à la Turquie n'a pas profité à Merkel".La Turquie attendait avec anxiété les résultats des élections générales organisées dimanche en Allemagne, les sondages prédisant une victoire de Mme Merkel, qui prône l'établissement d'un "partenariat privilégié" avec Ankara en lieu et place d'une adhésion complète à l'UE.Les démocrates-chrétiens (CDU) de Mme Merkel ont finalement dû se contenter d'une victoire par un très faible écart de voix sur les sociaux-démocrates du Chancelier Gerhard Schröder (SPD), ne leur assurant pas une majorité parlementaire.Les deux dirigeants se sont affirmés en position de constituer le nouveau gouvernement, laissant le pays dans l'incertitude."Choc pour Merkel", annonçait le quotidien libéral Hürriyet, soulignant que son opposition à l'adhésion de la Turquie à l'UE n'avait pas suffi à attirer les votes.Son échec à obtenir une large victoire lors des élections a "éliminé la possibilité d'un quelconque ajustement de la politique étrangère du pays qui pourrait aller à l'encontre du processus européen de la Turquie", a commenté Hürriyet.Pour Sabah, une autre journal à gros tirage, même si Mme Merkel devient chancelière, elle n'aura plus de marge de manoeuvre pour agir contre la candidature turque."Même si Merkel arrive au pouvoir, elle devra s'occuper de problèmes intérieurs pressants et ne tentera pas d'obstruer le lancement des négociations le 3 octobre", estimait le quotidien.Les dirigeants des pays membres de l'UE ont donné leur feu vert en décembre au commencement, le 3 octobre, de pourparlers d'adhésion avec Ankara, mais le refus par celle-ci de reconnaître la République de Chypre, membre du bloc européen, a semé le doute sur le maintien de cette échéance.
La presse italienne souligne l'affaiblissement de l'Europe
AFP 20.09.05 | 10h57

La presse italienne souligne mardi les conséquences négatives pour une Europe déjà affaiblie, de l'imbroglio issu des élections législatives allemandes, et fait écho aux polémiques des politiques italiens sur les risques d'un scrutin à la proportionnelle."Duel", "bras de fer", "paralysie", l'impasse politique en Allemagne est en première page de tous les quotidiens."Après la France, l'Allemagne est à son tour victime d'elle-même", relève la Stampa. Le journal souligne qu'après le non français à la constitution européenne, "un autre moteur historique de l'Europe est en panne".Dans la même veine, la Repubblica indique que "la paralysie de la +locomotive+ préoccupe la nouvelle Europe" et Il Messagero souligne que "l'Europe craint maintenant l'immobilisme".Pour le Corriere della Sera cependant, si le résultat incertain du scrutin reflète la "perplexité" persistante des électeurs devant les conséquences de la réunification allemande, "on peut présumer que le fossé entre les 82 millions d'Allemands sera prochainement surmonté et que l'Allemagne, après les désillusions de la dernière décennie, assumera à nouveau sa fonction motrice en Europe".Les médias italiens répercutent aussi la polémique entre partis politiques en Italie autour d'un projet de loi électorale présenté par une partie de la coalition de centre-droit au pouvoir, et qui vise à renforcer le recours au scrutin proportionnel, tout en excluant les partis ayant recueilli moins de 4% des voix.Les journaux citent Gianfranco Fini, chef de l'Alliance nationale (droite) et vice-premier ministre, pour qui "le vote allemand confirme qu'il n'existe pas de loi électorale parfaite".Gianfranco Fini s'est opposé à ses alliés du centre-droit qui réclament le maintien d'une disposition permettant aux petits partis recueillant moins de 4% des voix d'avoir des élus aux législatives.L'ancien chef du gouvernement social démocrate Georgio Amato, interrogé par Il Messagero, relève pour sa part qu'une "grande coalition", telle qu'elle se profile en Allemagne, "ne fait pas de réformes", et considère comme "une erreur" de chercher une
La presse belge s'inquiète de la "grande confusion" régnant en Allemagne
AFP 20.09.05 | 11h04

La presse belge soulignait mardi la "grande confusion" régnant en Allemagne après l'imbroglio des élections législatives, et s'interrogeait sur les possibilités de "redresser" un pays dont le poids reste prépondérant en Europe."Une grande confusion se dégage, promettant des semaines difficiles à la République fédérale. Avec deux prétendants à la chancellerie, l'Allemagne se retrouve au bord de la paralysie", analyse le quotidien Le Soir.Tirant les leçons politiques du scrutin, Le Soir estime aussi que "les dirigeants allemands ne sont pas les seuls aux prises avec la quadrature du cercle"."Les droites n'apprécieront pas, mais cela ne change rien à l'affaire: le +modèle européen+ n'est autre que le modèle social-démocrate. C'est donc du côté des partis socialistes européens qu'il faut d'abord tester la réponse" au "défi de la mondialisation et du vieillissement du Vieux continent", estime le journal.Pour le journal des milieux financiers flamands De Tijd, le "danger serait que le résultat des élections ne renforce le malaise" de l'économie allemande et que celui-ci "s'étende à l'Europe".Le Tijd prône dès lors une "grande coalition". Les deux principaux partis "savent que les réformes doivent venir". Pour "trouver un arrangement viable" et mener ces réformes à bien, il faudra cependant "mettre de côté quelques egos, des deux côtés du spectre politique", relève le Tijd.Le journal économique francophone L'Echo souligne cependant de son côté que "les hypothèses de grande coalition ou d'alliances contre nature sont redoutées par les milieux économiques" allemands.
Pour la presse turque, Merkel ne peut plus bloquer l'adhésion turque à l'UE
AFP 20.09.05 | 11h15

La presse turque estimait mardi que la confusion politique régnant en Allemagne après les élections générales de dimanche ne pouvait que profiter au projet d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne."Le partenariat privilégié enterré dans l'urne électorale", titrait le quotidien Zaman au dessus de photographies de la dirigeante conservatrice Angela Merkel -pronant une solution alternative à l'adhésion d'Ankara à l'UE- au visage renfrogné et d'un Chancelier Gerhard Schröder -pro-adhésion- tout sourire."La thèse du 'partenariat privilégié' de Merkel sera affaiblie quelles que soient les options de coalitions", commentait le journal conservateur Yeni Safak. "Même si elle prend le siège (de Chancelier) elle ne sera pas la seule à avoir son mot à dire sur la politique étrangère".Pour le quotidien à grand tirage Milliyet, l'incapacité de Mme Merkel à obtenir une victoire nette lors du scrutin de dimanche est due à "une main invisible et sacrée protégeant la Turquie".Même si la dirigeante de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) devenait Chancelière, elle serait forcée de s'entendre avec ses partenaires de coalition sur une politique "médiane" concernant la Turquie, estimait ce même journal.PLusieurs journaux suggéraient également que le résultat des élections était une "leçon" pour les politiciens européens utilisant la question de l'adhésion turque à des fins de politique intérieure."le fait que Merkel ait joué cette carte si ouvertement (...) et ne soit pourtant pas parvenue à un résultat probant (...) devrait être une leçon pour ceux qui entendent jouer la carte turque dans le futur", écrivait le quotidien en langue anglaise New Anatolia, dans une allusion à Nicolas Sarkozy, le ministre français de l'Intérieur, candidat à l'élection présidentielle de 2007 et opposé à l'entrée de la Turquie dans le bloc européen."Merkel s'est écroulée, le tour de Sarkozy approche", renchérissait le quotidien Sabah.
Pas encore de coalition mais déjà une invitation pour la Jamaïque
AFP 19.09.05 | 18h31

Si une coalition entre conservateurs, libéraux et Verts allemands était appelée à diriger le nouveau gouvernement issu des élections législatives de dimanche, tous ses participants seraient invités en Jamaïque, a affirme l'ambassadrice de ce pays en Allemagne.
Car cette possibilité d'alliance est baptisée "coalition jamaïcaine" (en référence aux couleurs du drapeau de la Jamaïque: noir pour les conservateurs, jaune pour les libéraux, vert pour les écologistes), et cela plaît beaucoup à l'ambassadrice Marcia Y. Gilbert-Robert, basée à Berlin.
"C'est bien que notre pays soit sur toutes les lèvres", a-t-elle confié au quotidien Financial Times Deutschland à paraître mardi, en allusion à l'évocation de cet Etat des Antilles dans le débat politique allemand.
"Si une telle coalition était formée, nous inviterions tous ses participants à venir en Jamaïque", a ajouté l'ambassadrice, qui n'a pas souhaité commenté les négociations en vue de la formation d'une nouvelle coalition en Allemagne.
Adoption d'un plan de sauvetage des Amphibiens à l'échelle mondiale
AFP 19.09.05 | 22h06

Un vaste plan de sauvetage des Amphibiens, menacés de disparition à l'échelle planétaire, a été adopté lundi à Washington par la communauté scientifique internationale.
Le plan, d'un coût de 400 millions de dollars sur la période 2006-2010, est "le plus ambitieux" jamais adopté pour un groupe animal, indique la déclaration finale.
Il entend mettre fin au déclin massif des grenouilles, crapauds et salamandres enregistré depuis 20 ans suite à la disparition de l'habitat et à l'apparition de maladies liées au réchauffement global.
"Ce plan d'action est le seul espoir de prévenir une extinction de masse qui n'a jamais été observée à cette échelle depuis les débuts de la civilisation", explique le texte adopté à l'issue de trois jours de travaux en présence de 60 spécialistes et organisé sous les auspices de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Près d'un tiers (32%) des Amphibiens, soit 1.856 espèces, sont menacées d'extinction et 122 autres sont déclarées éteintes depuis 1980, ont rappelé les participants.
La déclaration appelle "les gouvernements, le secteur privé, la société civile et la communauté scientifique à la mise en oeuvre immédiate" du plan. Il appelle notamment à lutter immédiatement contre une maladie causée par un champignon, la chytridiomycose, qui décime les populations, à protéger les sites, à poursuivre l'inventaire des espèces (Global Amphibian Assessment - et à mettre en place des programmmes de reproduction en captivité.
"C'est la pire crise d'extinction de l'ère moderne", a souligné Claude Gascon, vice-président de Conservation International (CI), ONG co-organisatrice de la réunion.
Chypre empêche l'adoption de la réponse commune de l'UE à la Turquie
AFP 20.09.05 | 16h48

L'Union européenne a de nouveau échoué mardi à adopter une réponse commune au refus de la Turquie de reconnaître Chypre, en raison d'une opposition de dernière minute de Nicosie, a-t-on appris auprès de la présidence britannique de l'UE.
Lundi soir, les ambassadeurs des Etats membres réunis à Bruxelles se sont entendus, après plus de deux semaines de discussions, pour affirmer que "la reconnaissance de tous les Etats membres est une composante nécessaire du processus d'accession", selon le texte dont l'AFP a obtenu une copie.
Cette contre-déclaration devait être formellement entérinée mardi lors d'une réunion ministérielle à Bruxelles mais "à la demande de la délégation chypriote, la présidence britannique a retiré le point sur la Turquie de l'ordre du jour", a précisé un porte-parole de la présidence.
Selon des sources diplomatiques, Nicosie ne remet pas en question les termes de la déclaration européenne elle-même mais un paragraphe annexe. Les Etats membres s'y seraient engagés à ne pas rouvrir pendant les discussions sur le cadre de négociations les sujets déjà couverts par la contre-déclaration.
Les représentants des Etats doivent en effet poursuivre mercredi l'examen du cadre de négociations, qui fixera les procédures et les principes directeurs devant présider aux discussions. Il doit être adopté avant le 3 octobre, jour où les ministres des Affaires étrangères de l'UE doivent se retrouver à Luxembourg pour lancer officiellement les négociations d'adhésion.
"Les Chypriotes veulent garder les mains libres pendant ces discussions" sur le mandat de négociations, a estimé une des sources diplomatiques.
Les nouveaux traitements de la schizophrénie pas plus efficaces (étude)
AFP 20.09.05 | 16h15

Les nouveaux médicaments pour traiter la schizophrénie ne sont pas plus efficaces que les anciens traitements nettement moins onéreux, selon une vaste étude du gouvernement américain publiée dans le dernier numéro du New England Journal of Medecine.
Cette étude, qui confirme ce que de nombreux psychiatres soupçonnaient depuis longtemps, a comparé la nouvelle génération de quatre médicaments dits antipsychotiques atypiques comme le Zyprexa produit par Eli Lilly au perphenazine, un traitement beaucoup plus ancien.
Ces chercheurs ont conclu que les cinq médicaments neutralisaient les symptômes de la schizophrénie, une maladie mentale grave dont souffrent quelque trois millions d'Américains.
Ils ont aussi découvert qu'à des doses plus faibles la perphenazine était tout aussi efficace que les nouveaux médicaments et présentait aussi moins de risques de provoquer des désordres neurologiques.
Près des trois quarts des 1.493 malades ayant participé à cette étude ont cessé de prendre l'un ou l'autre des traitements prescrits après 18 mois en raison des effets secondaires ou de leur inefficacité, ont indiqué les auteurs de cette recherche.
Les insomnies, le gain de poids et des symptôme neurologiques comme la raideur du corps sont les principaux effets secondaires liés à tous ces médicaments.
Le Zyprexa, le dernier médicament sur le marché, a permis à davantage de schizophrènes de contrôler leurs symptômes beaucoup plus longtemps, ont toutefois relevé ces médecins.
Mais ce traitement s'accompagne aussi de risques plus élevés de prise de poids et de diabète.
Les coûts des médicaments utilisés dans cette recherche se sont élevés, à doses équivalentes, à 60 dollars par mois pour la perphenazine, 520 dollars pour le Zyprexa, 450 dollars pour le Seroquel, 250 dollars pour Risperdal et 290 dollars pour le Geodon.
Les quatre nouveaux antipsychotiques objet de cette étude engendrent un montant de ventes de 10 milliards de dollars par an au total pour les laboratoires pharmaceutiques qui les fabriquent. Ils représentent 90% de ce marché aux Etats-Unis.
Le natif du bélier qui s'estimait diffamé par son horoscope est débouté
AFP 20.09.05 | 17h22

Un habitant de Montbéliard qui poursuivait en justice L'Est-Républicain pour avoir publié un horoscope jugé diffamatoire à son égard a été débouté mardi par le tribunal d'instance qui avait mis son jugement en délibéré.
Le tribunal a jugé sa demande irrecevable, estimant que le plaignant était "dépourvu d'interêt à agir".
Le plaignant qui estimait que cette interprétation du langage des astres pouvait lui nuire au niveau personnel et professionnel a par contre été condamné à verser 350 euros pour couvrir les frais d'avocat du quotidien.
Il n'a pas de possibilité de faire appel du jugement et ne pourrait que se pourvoir en cassation.
Le lecteur, natif du bélier, n'avait pas apprécié que ce signe soit, dans les pages du journal régional, associé à la prédiction suivante : "certains retrouveront les émois de l'adolescence, surtout dans le domaine sentimental où l'envie de s'amuser prend le pas sur le besoin de construire du solide".
Devant le tribunal d'instance de Montbéliard, il s'était présenté à l'audience du 28 juin comme "un père de famille sérieux" et avait estimé "qu'en tant que bélier" il pouvait être considéré par un employeur, au regard de cette prévision, comme "un coureur de filles", peu fiable professionnellement.
Le Montbéliardais -au chômage depuis deux ans- réclamait 51 euros d'indemnités au journal qui a diffusé l'horoscope et un avertissement contre l'astrologue à laquelle il recommandait "d'aller voir un médecin".
Pays-Bas: vers une réglementation de l'euthanasie des bébés (presse)
AFP 20.09.05 | 18h26

Les Pays-Bas s'apprêtent à réglementer l'euthanasie des bébés atteints de souffrances incurables et insupportables, ainsi que les avortements après la 24e semaine, a rapporté mardi le quotidien NRC Handelsblad.
Le ministre de la Justice, Piet Hein Donner, et le secrétaire d'Etat au Bien être, à l'Ethique médicale et au Sport, Clemence Ross, ont décidé de suivre les recommandation du "protocole de Groningue" sur l'aide à la fin de vie des bébés, élaboré par des spécialistes de cette ville universitaire du nord des Pays-Bas, selon le quotidien de référence néerlandais.
Les médecins qui auraient à accomplir un tel geste n'auraient plus à en rendre compte à la justice, mais, comme pour l'euthanasie des adultes, à une commission ad hoc composée de pédiatres, gynécologues et juges.
Selon le NRC Handelsblad, 22 cas d'euthanasie de bébés ont été rapporté à la justice entre 1997 et 2004.
Les Pays-Bas ont été le premier pays au monde à légaliser l'euthanasie en avril 2002, sous des conditions très strictes appelées "critères de minutie".
L'euthanasie n'est autorisé que lorsque le patient est atteint de souffrances médicalement diagnostiquées incurables et insupportables et s'il a fait une demande d'euthanasie lorsqu'il était en pleine possession de ses moyens mentaux.
Chaque cas doit être signalé à une commission de vérification des critères, composée d'un médecin, d'un juriste et d'un spécialiste des questions éthiques.
Ces commissions régionales ont enregistré en 2004 1.886 cas, contre 1.815 en 2003, selon leur récent rapport. Quatre cas douteux ont été transférés à la justice.
Série de changements sur Mars: la Nasa évoque un "tremblement de Mars"
AFP 21.09.05 | 00h09

Les scientifiques de la Nasa ont annoncé mardi avoir observé récemment une série de changements géologiques et thermiques à la surface de la planète Mars, intervenus depuis quelques années, dont des roulements de roches évoquant un possible "tremblement de Mars".
De nouvelles rigoles inexistantes en 2002 ont été observées récemment sur une dune de sable sur Mars par le vaisseau Mars Global Surveyor (MGS) ainsi qu'une réduction de la surface des dépôts glacés d'oxyde de carbone au pôle sud, ont annoncé des scientifiques de la Nasa.
"Voir ces nouvelles rigoles et d'autres modifications à la surface de Mars en l'espace de quelques années nous révèlent une planète plus active, plus dynamique que nombre de scientifiques ne le soupçonnaient avant l'arrivée de MGS", a expliqué à la presse Michael Meyer, le responsable scientifique de cette mission.
Selon lui, les deux nouvelles rigoles photographiées en avril sont longues de 900 métres environ sur 30 à 40 métres de largeur.
Des images prises en novembre et décembre 2003 par les équipements optiques du MGS montrent aussi des traces laissées par le roulement, sur les pentes d'une colline, de plus d'une dizaine de rochers, a aussi indiqué, lors de la même conférence de presse téléphonique, Michael Malin, un autre responsable scientifique de Mars Global Surveyor. "Ces traces n'étaient pas là en 2001", a-t-il affirmé.
Selon lui, "il est possible que le roulement de ces roches ait été provoqué par des vents violents ou par un tremblement-de-Mars".
La justice espagnole déclare nuls les mandats d'arrêt européens allemands
AFP 21.09.05 | 15h40

La justice espagnole a déclarés nuls les mandats d'arrêt européens émis par l'Allemagne, en réponse au refus de Berlin d'extrader le Germano-syrien Mamoun Darkanzali, figure présumée d'Al-Qaïda, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
"Les demandes d'extradition basées sur des mandats d'arrêt européens émis par l'Allemagne et actuellement en cours d'examen sont nulles", décrète une ordonnance adoptée mardi par l'Audience nationale réunie en session plénière.
Ce tribunal madrilène qui centralise les dossiers de criminalité organisée en Espagne, a motivé sa décision par le principe juridique de réciprocité.
La justice allemande avait remis en liberté le 18 juillet le germano-syrien Mamoun Darkanzali, visé par un mandat d'arrêt européen émis par le juge espagnol Baltasar Garzon, qui le présentait comme "l'interlocuteur permanent et l'assistant en Allemagne d'Oussama ben Laden".
Cette décision avalisait un arrêt de la Cour constitutionnelle allemande qui avait jugé non conforme avec la Loi fondamentale allemande le mandat d'arrêt européen, qui facilite la procédure d'extradition d'un pays à l'autre.
La haute juridiction allemande avait estimé que les ressortissants allemands étaient insuffisamment protégés contre une extradition vers un pays tiers.
L'Audience nationale a précisé n'avoir reçu d'Allemagne aucune communication officielle sur la portée et les effets de la décision de sa Cour constitutionnelle et considère donc que Berlin "s'est maintenu en dehors du système de coopération" institué par le mandat d'arrêt européen.
Concrètement, la décision du tribunal espagnol annule les effets de mandats d'arrêt européens délivrés par l'Allemagne contre 60 ressortissants allemands installés en Espagne.
"Ces mandats auront valeur de mandats d'arrêt internationaux aux fins d'extradition" et devront suivre la procédure normale beaucoup plus longue, qui transite par la voie diplomatique, a précisé l'Audience nationale.
Toujours au nom du principe de réciprocité, "les demandes de remise (à la justice allemande) de citoyens espagnols ne seront pas examinées", conclut l'ordonnance de l'Audience nationale.
Mis en chantier après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, le mandat d'arrêt européen est une pièce maîtresse de la coopération judiciaire européenne.
Il est censé simplifier et accélérer les procédures et a introduit comme innovation la possibilité pour les Etats européens d'extrader leurs propres ressortissants vers un autre pays membre de l'UE.
Un prêtre britannique lance la "Bible en 100 minutes"
AFP 21.09.05 | 12h55

Un prêtre de l'église anglicane britannique a lancé mercredi une édition de la Bible si condensée qu'elle peut être lue, selon lui, en 100 minutes.
L'ouvrage est destiné à ceux qui veulent découvrir la Bible, mais dont le temps est compté, mais aussi aux fidèles qui trouveraient un peu longuette la version originale.
La "Bible en 100 minutes" du révérend Michael Hinton se concentre sur la figure de Jésus. Elle se veut néanmoins un aperçu complet du texte sacré, depuis la Genèse jusqu'à l'Apocalypse.
L'auteur a mis deux ans pour résumer les 66 Livres. Il a affirmé à la BBC que les paraboles (récits porteurs des enseignements bibliques) les plus familières aux chrétiens se retrouvent dans son travail.
"C'est un livre pour les adultes, écrit dans un style qui encourage les lecteurs à continuer de tourner les pages, mais sans recourir à des trucs littéraires", a décrit Len Budd, l'éditeur de l'ouvrage, avant le lancement organisé à la cathédrale de Canterbury (sud-est de l'Angleterre).
"Cela devrait être un best-seller, comme la Bible elle-même", a-t-il espéré.
Les journalistes scientifiques vus par eux-mêmes (enquête)
AFP 21.09.05 | 16h01

Les journalistes scientifiques français sont majoritairement de sexe masculin, près de la moitié d'entre eux ont une formation scientifique et près de la moitié aussi sont des pigistes, selon les résultats d'une enquête réalisée par l'Association des journalistes scientifiques de la presse d'information (AJSPI) auprès de ses membres, publiés mercredi.Cette enquête a été effectuée à l'occasion du 50ème anniversaire de la création de l'AJSPI, en 1955, par un petit groupe de journalistes qui, à une époque où l'on pensait que seuls les chercheurs eux-mêmes pouvaient écrire sur la science, avaient décidé de promouvoir et défendre l'existence d'une spécialisation inconnue jusqu'alors, l'information scientifique et médicale.L'association comprend aujourd'hui 263 adhérents (114 femmes et 149 hommes). Parmi les 59 journalistes (27 femmes et 32 hommes) qui ont répondu au questionnaire, 27 ont reçu une formation scientifique (pour les deux tiers au niveau doctorat) contre seulement trois qui n'ont reçu qu'une formation journalistique. Vingt-cinq ont reçu les deux types de formation, quatre disent n'en avoir aucune.Mais étant donné qu'ils sont fréquemment appelés à "couvrir" un sujet sans rapport avec leur formation, les journalistes déclarent avoir acquis leur expérience "sur le tas", de façon autodidacte.Plus de la moitié des journalistes interrogés (35) sont pigistes et 80% parmi eux ont une activité professionnelle supplémentaire, majoritairement dans les domaines de l'édition et de la communication. En revanche, sur les permanents, cinq seulement indiquent avoir une activité complémentaire.
Des galaxies plus nombreuses que prévu dans le jeune univers
AFP 21.09.05 | 19h03

Une abondante population de galaxies très lointaines, qui étaient constituées il y a neuf à douze milliards d'années, a été découverte dans une région du ciel, la constellation de la Baleine, annonce une équipe franco-italo-allemande, jeudi, dans la revue Nature.
Dans cette région, les galaxies, selon ces chercheurs, sont deux à six fois plus nombreuses que ce qui était estimé jusqu'à maintenant, et, dans ces galaxies, les étoiles plus de deux fois plus présentes qu'observé jusqu'ici.
Les observations de ces dernières années laissaient penser que les galaxies, tout comme les premières étoiles, étaient apparues bien plus tôt qu'on ne l'estimait il y a encore une décennie. Avec cette découverte, il apparaît qu'une révision profonde des théories de formation et d'évolution des galaxies s'impose.
L'équipe, co-dirigée par Olivier Le Fèvre, du Laboratoire d'astrophysique de Marseille (unité CNRS-Université Aix-Marseille-I), et Gianpaolo Vettolani, de l'Institut national d'astrophysique (INAF), à Bologne (Italie), a travaillé sur un sondage profond du ciel réalisé avec un des instruments du Télescope géant (VLT) de l'Observatoire européen austral (ESO), à La Silla (Chili), et son spectroscope-imageur VIMOS.
En sélectionnant dans cet ensemble 8.000 galaxies à l'éloignement allant jusqu'à douze milliards d'années-lumière, dans la constellation de la Baleine, en fonction de leur luminosité dans le rouge, les scientifiques en ont découvert 970 très lointaines, vieilles de neuf à douze milliards d'années. Ces galaxies présentes entre 1,2 et 3,7 milliards d'années après la "naissance" de l'univers (le Big-Bang), si on considère que cette "naissance" a eu lieu il y a 13,7 milliards d'années, sont entre deux et six fois plus nombreuses qu'on ne le pensait jusqu'ici.
Dans ces galaxies lointaines, dont Olivier Le Fèvre et ses collègues estiment qu'elles constituent une nouvelle population, les étoiles sont plus de deux fois plus nombreuses que ce qui avait été trouvé dans les précédentes études. "Le nombre total d'étoiles formées dans les galaxies brillantes à cette époque, concluent-ils, pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui qui avait été déduit des précédentes observations."
La croissance dentaire chez l'homme de Néandertal comparable à la nôtre (étude)
AFP 22.09.05 | 07h48

La croissance dentaire chez l'homme de Néandertal n'était pas sensiblement plus courte que chez l'homme moderne, ce qui suggère que l'enfance de ces deux hominidés pourrait avoir été semblable, estiment les auteurs d'une étude publiée dans les Comptes-rendus de l'Académie des Sciences des Etats-Unis (PNAS).
Debbie Guatelli-Steinberg, de l'Université d'Etat de l'Ohio à Columbus, et ses collègues américains et britanniques, sont arrivés à cette conclusion après avoir comparé des dents de néandertaliens à celles de trois groupes d'humains modernes (Anglais, Sud-Africains et Inuit).
Ils ont eu l'idée de cette étude suite à la publication récente d'autres communications scientifiques selon lesquelles la vie des hommes de Néandertal, habitants de l'Europe, de l'Asie occidentale et du Proche-Orient d'il y 150.000 à 30.000 années, auraient été marquée par une enfance raccourcie.
Les chercheurs ont travaillé plus précisément sur l'émail des dents frontales contenant des stries microscopiques qui peuvent être interprétées comme les anneaux de croissance des arbres. Dans une dent en croissance, expliquent les scientifiques, chaque strie correspond, à une période de six à douze jours.
Ils ont alors constaté que le taux global de croissance des dents chez l'enfant néandertalien entrait dans la gamme de variations observée dans les populations humaines modernes.
Cette étude est une nouvel épisode dans le véritable feuilleton scientifique consacré à la recherche de la place exacte des hommes de Néandertal (Homo neanderthalensis) aux côtés des premiers hommes modernes (Homo sapiens).
Considéré à l'origine comme l'ancêtre de ce dernier, le Néandertalien, habitant trapu de l'Europe glaciaire, a en fait cohabité pendant des dizaines de milliers d'années avec des humains à anatomie moderne venus d'ailleurs, avant de s'éteindre pour des raisons mal élucidées.
Les examens génétiques de ses ossements opérés ces dernières années semblent indiquer que le Néandertalien était une espèces distincte d'hominidé, qui ne pouvaient pas s'hybrider avec les autres humains, mais cette conclusion est loin de faire l'unanimité chez les anthropologues en raison du caractère trop restreint du matériel fossile utilisé à cette fin.
Près d'un ado de 15 ans sur 10 présente des troubles de conduite (experts)
AFP 22.09.05 | 16h18

Près d'un adolescent de 15 ans sur dix présente des troubles de conduite, un ensemble de comportements agressifs qui vont des coups de colère répétés à la délinquance, selon les conclusions d'un groupe d'experts français qui recommandent un appronfondissemnt des études pour mieux cerner le phénomène.
La prévalence de ces troubles se situe entre 5 et 9% chez les garçons de 15 ans, mais est plus faible chez les filles du même âge, avec des formes agressives très rares, selon les conclusions de cette expertise collective de l'Inserm, rendue publique jeudi, qui fait un état des lieux des connaissances scientifiques sur ce phénomène dans les pays occidentaux.
Les experts français, qui ont passé au crible plus de 1.000 articles et documents, estiment indispensable de mieux connaître ce phénomène en France "pour définir des politiques de prévention et de prise en charge efficaces et cohérentes". "Il existe peu d'études sur ce sujet en France", a souligné devant la presse la psychiatre Isabelle Gasquet (Inserm, Paris).
Les études montrent que dans les populations ayant commis de véritables actes de délinquance, 30 à 60% des garçons présentaient des troubles de conduite à l'adolescence, relèvent les experts. Les études sont moins nombreuses chez les filles, mais indiquent des prévalences comparables.
Commanditée par la Caisse nationale d'assurance-maladie des professions indépendantes (Canam), l'expertise collective recommande notamment de développer une étude épidémiologique auprès des enfants et adolescents en France, ainsi que des études ciblées sur les milieux à haut risque comme les quartiers sensibles.
Le premier vol groupé européen d'expulsion de clandestins a quitté Madrid
AFP 22.09.05 | 17h20

Un groupe de clandestins roumains a quitté jeudi Madrid à bord du premier vol groupé d'expulsion d'immigrants organisé aux termes d'une décision des ministres de l'Intérieur des cinq plus grands pays européens (G5), a constaté un correspondant de l'AFP.
Ce vol à destination de Bucarest faisait escale à Paris et à Rome, où devaient embarquer des groupes de 30 et 20 clandestins se joignant aux 75 partis de Madrid, portant le total de personnes rapatriées à 125.
Plus de 100 policiers espagnols avaient pris place dans l'avion qui a décollé au milieu d'extrêmes mesures de sécurité et de discrétion.
Il s'agit du premier vol de rapatriement conjoint organisé à la suite de la décision du G5, même si l'Espagne et l'Italie avaient déjà participé en tant qu'observateurs à un rapatriement organisé par l'Allemagne à destination du Togo et du Bénin, a précisé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
L'Italie devrait mettre en place un vol vers le Nigeria fin septembre, selon la même source.
L'Espagne a prévu d'organiser un autre vol conjoint en octobre, à destination de l'Equateur et de la Colombie, pour lequel l'Italie a manifesté son intérêt, selon le ministère.
Les ministres de l'Intérieur du G5 (Allemagne, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni) avaient décidé à l'unanimité le 5 juillet à Evian (centre-est de la France) d'organiser des vols groupés d'expulsion d'immigrés clandestins.
A l'origine de cette initiative, le ministre espagnol de l'Intérieur, José Antonio Alonso, avait expliqué mardi que ces vols groupés permettraient de "réduire les coûts d'expulsion", notamment vers des destinations lointaines comme la Chine.
L'excès pondéral et l'obésité pourraient augmenter de 50% en dix ans
AFP 22.09.05 | 20h12

Le nombre de personnes souffrant d'un excès de poids ou d'obésité pourrait augmenter de moitié d'ici 2015 si la tendance actuelle se maintient, et cela va accroître les risques de maladies cardio-vasculaires, a indiqué jeudi l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Plus d'un milliard de personnes sont actuellement affectées dans le monde par un excès pondéral et leur nombre pourrait atteindre 1,5 milliard avant 2015, avertit l'OMS, avant la Journée mondiale du coeur qui aura lieu dimanche.
L'excès pondéral et l'obésité sont d'importants facteurs de risque de maladie cardio-vasculaire, qui est la première cause de mortalité dans le monde entier (17 millions de morts par an).
Longtemps considéré comme un problème des pays riches, l'excès de poids et l'obésité "explosent littéralement" dans les pays pauvres, explique l'OMS.
Cette évolution est en particulier liée à une modification du régime alimentaire, avec une augmentation du nombre de calories par jour, et un plus grand apport de graisse, de sel et de sucre. Un autre facteur est la diminution de l'activité physique due à la nature sédentaire des activités professionnelles et au recours à des moyens de transports motorisés.
Selon l'agence de santé de l'ONU, plus de 75% de femmes âgées de plus de 30 ans présentent un excès pondéral dans des pays aussi différents que la Barbade, l'Egypte, Malte, le Mexique, l'Afrique du Sud, la Turquie et les Etats-Unis. Les estimations sont similaires pour les hommes, l'excès pondéral touchant 75% d'entre eux en Argentine, Allemagne, Grèce, Koweït, Nouvelle-Zélande, Samoa et Grande-Bretagne.
"L'ampleur même du problème de l'excès pondéral et de l'obésité est stupéfiante," a souligné Catherine Le-Galès Camus, sous-directeur général de l'OMS, chargé des maladies non transmissibles et de la santé mentale.
"L'aggravation rapide de ces deux problèmes dans de nombreux pays à revenu faible et intermédiaire, a-t-elle ajouté, laisse présager une charge écrasante des maladies chroniques pour ces pays au cours des 10 à 20 prochaines années, si des mesures ne sont pas prises dès maintenant."
L'excès de poids est un facteur de risque majeur de cardiopathie, d'accident vasculaire cérébral, de diabète et d'autres maladies chroniques.
"La réelle tragédie est que l'embonpoint et l'obésité ainsi que les maladies chroniques qui leur sont liées sont en grande partie évitables", selon Robert Beaglehole, un expert de l'OMS.
"Environ 80% des maladies de coeur, des attaques cérébrale et des diabètes de type 2 et 40% des cancers pourraient être évités par un régime sain, une activité physique régulière et le renoncement au tabac".
Deux fois moins de chances pour les obèses d'obtenir un entretien d'embauche
AFP 22.09.05 | 19h56

Les candidats obèses ont deux fois moins de chances de décrocher un entretien d'embauche et subissent des discriminations même dans les postes de télévendeur, sans contact avec le public, selon une enquête de l'Observatoire des discriminations remise à l'AFP jeudi.
Le directeur de l'Observatoire, Jean-François Amadieu (Paris I), qui a réalisé récemment avec Adia (Interim) une étude sur le lien entre CV et discrimination à l'entretien d'embauche, a réalisé un testing sur les discriminations envers les personnes obèses.
Des couples de CV quasi identiques ont été envoyés en réponse d'une part à 100 offres d'emploi de commerciaux et d'autre part 100 offres de télévendeurs.
L'un des CV présentait la photo d'un candidat "standard", l'autre, d'un candidat avec une surcharge pondérale.
Les candidats obèses ont en moyenne deux fois moins de chances de décrocher un entretien d'embauche : 57 accords pour un entretien aux candidats "standard", 29 pour les autres.
Mais, plus étonnant, la discrimination touche aussi bien les commerciaux en contact avec les clients que les télévendeurs.
Un obèse reçoit trois fois moins de réponses positives pour un poste de commercial et 24 % de moins pour un poste de télévendeur.
"L'apparence physique est bien un critère de sélection qui est discriminatoire au même titre que l'appartenance à une ethnie, le sexe ou la religion", relève Jean-François Amadieu.
Il ajoute que la discrimination dans l'accès à l'emploi dont sont victimes les personnes obèses frappe particulièrement les catégories sociales défavorisées.
L'étude "confirme l'ampleur des discriminations permises par les informations figurant sur un CV", affirme l'universitaire, qui demande la suppression des photos sur les CV.
Enlèvement d'enfant à Paris: une femme médecin mise en examen et écrouée
AFP 22.09.05 | 18h44

Une femme médecin-urgentiste de 40 ans en mal d'enfant, a été mise en examen et écrouée jeudi à Paris pour avoir tenté d'enlever un nouveau-né lundi après-midi dans un magasin du 18e arrondissement de Paris, a-t-on appris de source judiciaire.
Interceptée immédiatement après les faits par un agent de sécurité du magasin Tati, Fariza O. a été déférée au palais de justice de Paris mercredi soir, après 48 heures de garde à vue à la brigade de protection des mineurs (BPM).
Jeudi après-midi, après une nuit passée au dépôt du palais de justice, elle a été transférée - en raison de son état de "grande émotivité", selon une source judiciaire, - à l'unité médico-judiciaire de l'Hôtel-Dieu pour y être mise en examen pour "enlèvement de mineur de 15 ans".
Un juge des libertés et de la détention (JLD) l'a ensuite placée sous mandat de dépôt, conformément aux réquisitions du parquet.
Fariza O. s'était emparée d'un bébé dans sa poussette, profitant d'un moment d'inattention de la mère qui réglait ses achats à la caisse.
Les policiers qui l'ont placée en garde à vue ont rapidement fait le rapprochement avec l'enlèvement de Célia, un nouveau-né de deux jours, le 1er septembre à la maternité de l'hôpital de Montfermeil (Seine-Saint-Denis). La ravisseuse s'était alors introduite dans la maternité vêtue d'une blouse blanche portant la mention "urgences", selon les témoignages.
Au cours de sa garde à vue, elle a avoué être également l'auteur de ce rapt.
Pour ces faits, elle devrait être déférée devant un juge d'instruction de Bobigny, où une information judiciaire a été ouverte mercredi soir pour "enlèvement sur mineur de 15 ans, suivi de libération volontaire avant sept jours".
Célia avait été retrouvée saine et sauve le lendemain soir de l'enlèvement dans le hall d'un immeuble des Lilas (Seine-Saint-Denis).

Les brèves: