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Brèves propagandistes, série 6
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Les malades d'un grand hôpital de La Nouvelle-Orléans finalement évacués
AFP 03.09.05 | 05h14
Les malades d'un grand hôpital de La Nouvelle-Orléans dont l'évacuation avait été suspendue vendredi en raison d'actes de violence, ont pu finalement être tous évacués de l'établissement vendredi, ont indiqué des responsables médicaux.
Les 100 derniers patients et les 900 membres de l'équipe médicale ont pu quitter l'établissement au terme d'une opération par hélicoptère.
"Les patients du Charity Hospital et les médecins dévoués, ainsi que le personnel ont été évacués", a précisé Don Smithburg, de l'école de Médecine de l'Université de Louisiana State, lors d'une conférence de presse à Baton Rouge, à 120 km au nord-ouest de La Nouvelle-Orléans.
Plus tôt, M. Smithburg avait indiqué que des actes de violence avaient provoqué la suspension de l'évacuation de l'hôpital, alors que certains des malades risquaient la mort et devaient impérativement être évacués dans la journée.
Depuis le début de la semaine, l'hôpital était privé d'électricité, de médicaments et d'eau courante, et les patients survivaient dans des conditions sanitaires catastrophiques.
Au total, 363 patients ont été évacués de l'hôpital. Trois patients en phase terminale sont morts sur la route de Baton Rouge, a-t-il précisé.
Au milieu de scènes abominables, des cadavres étaient éparpillés dans tout l'hôpital, l'eau manquait et le personnel se maintenait en vie grâce à des intraveineuses, avait auparavant dit M. Smithburg.
"Il n'y a pas d'autres moyens pour se maintenir en vie que d'utiliser des médicaments et de l'eau réservés aux patients", avait-il dit. "Ce sont les décisions les plus terribles à prendre dans une vie que vous puissiez imaginer".
Certains des médecins et des infirmières s'étaient eux-même rationnés en eau et en nourriture depuis quatre jours pour que les patients puissent survivre.
Aucun détail précis sur les violences ayant forcé plus tôt la suspension des opérations n'était disponible, selon M. Smithburg, qui a évoqué des menaces et des actes de "désobéissance civile".
Un chef de la police de La Nouvelle-Orléans dénonce l'attitude de l'armée
AFP 03.09.05 | 23h33
Un responsable de la police de La Nouvelle-Orléans a dénoncé samedi l'attitude de l'armée durant les premiers jours qui ont suivi l'arrivée du cyclone Katrina, évoquant des soldats de la Garde nationale "qui jouaient aux cartes pendant que des gens mouraient".
Vice-commandant en chef de la police de la grande ville du sud de la Louisiane, W.S. Riley a affirmé à l'AFP qu'au cours des trois premiers jours qui ont suivi l'arrivée du cyclone, seuls des policiers, des pompiers et des bénévoles ont aidé la population sinistrée.
"Les soldats de la Garde nationale sont arrivés 48 heures après le cyclone à bord de 40 camions. Ils ont garé leurs véhicules et sont allés dormir. Pendant 72 heures, la police, les pompiers et quelques bénévoles se sont retrouvés seuls pour aider la population. Nous avons vu des gens mourir pendant que des soldats jouaient aux cartes", a-t-il dit.
"Nous avons secouru des milliers de gens réfugiés sur des toits ou dans des greniers", a dit Riley. "Nous nous attendions à plus de soutien de la part du gouvernement fédéral. Nous nous attendions à ce que le gouvernement fédéral réagisse dans les 24 heures. Les trois premiers jours, il n'y a pas eu d'assistance" de la part des autorités fédérales, a-t-il regretté.
"On nous a tiré dessus avec des armes automatiques et il y a encore des voyous dans le secteur. Mais ma plus grande déception vient de l'attitude du gouvernement fédéral et de la Garde nationale", a-t-il dit.
Il a reconnu qu'un "semblant d'organisation" était désormais mis en place.
"Les militaires sont là et font un excellent travail pour évacuer" les dizaines de milliers de sinistrés encore en ville, a dit M. Riley.
Il a précisé qu'aucun bilan des victimes n'était disponible mais affirmé qu'il y avait "des corps dans toute la ville".
Une équipe était censée arriver pour s'occuper de rassembler les cadavres "mais nous ne les avons pas vus", a dit M. Riley. "C'est inhumain. Ce n'est pas l'Amérique", a-t-il ajouté.
M. Riley a indiqué par ailleurs qu'il ne savait pas combien des 1.700 policiers de La Nouvelle-Orléans étaient encore opérationnels.
"Beaucoup de policiers ont perdu leurs maisons ou leurs familles et nous sommes sans nouvelle de beaucoup d'entre eux", a-t-il dit.
Réagissant aux accusations de lenteur de la Garde nationale, le général Steven Blum, commandant de ce corps d'armée, a affirmé qu'il s'agissait d'un "coup bas".
Il a expliqué qu'en raison du chaos qui règnait à La Nouvelle-Orléans, il fallait attendre que la Garde nationale rassemble suffisamment d'éléments avant de passer à l'action. "Si nous avions agi avec moins de soldats, il y aurait eu des risques que des innocents soient touchés" dans les combats qui ont opposés soldats et bandes armées, a dit le général Blum.
Le général Blum a précisé que 27.000 soldats de la Garde nationale étaient déployés en Louisiane et dans le Mississippi et que ce chiffre devrait atteindre 40.000 d'ici la semaine prochaine.
France: Jacques Chirac hospitalisé pour une semaine
AFP 03.09.05 | 13h06
Jacques Chirac a été hospitalisé vendredi soir pour une semaine à l'hôpital militaire du Val de Grâce, souffrant d'un léger trouble de la vision après un "petit accident vasculaire", a indiqué à l'AFP l'hôpital du Val de Grâce.
Villepin confirme que Jacques Chirac est hospitalisé pendant une semaine
AFP 03.09.05 | 13h31
Le Premier ministre Dominique de Villepin a confirmé, samedi à la mi-journée à La Baule, que le président Jacques Chirac était hospitalisé "pendant une semaine" au Val-de-Grâce à la suite d'un "petit accident vasculaire" dans un oeil.
Le chef du gouvernement qui s'exprimait en marge de l'université d'été de l'UMP a précisé avoir "eu longuement ce matin le président de la République au téléphone".
"J'ai évoqué avec lui, évidemment, l'agenda des prochains jours et les grands dossiers en cours, et en particulier les propositions d'aide et d'assistance à nos amis américains confrontés à ce terrible drame qui a frappé le sud du pays".
Le Premier ministre a encore indiqué qu'il se rendrait au Val-de-Grâce en fin d'après midi.
Sarkozy : que Chirac reprenne responsabilités "dans tout prochains jours
AFP 03.09.05 | 14h25
Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, a émis le souhait que le président Jacques Chirac, hospitalisé depuis vendredi soir, reprenne "ses responsabilités dans les tout prochains jours comme les médecins nous l'ont confirmé", devant les jeunes militants de son parti samedi à La Baule.
"Nous souhaitons qu'il (Jacques Chirac) retrouve sa vitalité légendaire le plus rapidement possible", a déclaré M. Sarkozy, en annonçant la nouvelle de l'hospitalisation du chef de l'Etat aux jeunes militants de on parti réunis à La Baule jusqu'à dimanche pour leur université d'été.
"A l'UMP, nous espérons qu'il reprendra ses responsabilités dans les tout prochains jours, comme les médecins nous l'ont confirmé".
Pr Daubert : un incident "purement oculaire" ou d'origine vasculaire
AFP 03.09.05 | 17h01
Le "petit accident vasculaire" qui a entraîné l'hospitalisation du Président Chirac évoque un incident purement oculaire ou bien un incident d'origine vasculaire qui impose un traitement mais "n'entrave pas la capacité de travail ou la vie", a estimé samedi le Pr Jean-Claude Daubert, président de la Société française de cardiologie.
Interrogé par France Info sur la signification du bref communiqué concernant l'hospitalisation du Président, le Pr Daubert estime que "cela évoque un accident purement oculaire causé par un incident sur une veine de l'oeil", incident qui entraîne un "trouble oculaire unilatéral" et qui, avec un traitement, est "réversible en quelques jours".
L'autre possibilité, estime-t-il, c'est une petit incident vasculaire qui est dû à un caillot sur une artère cérébrale qui touche la vision. Avec un traitement aux anti-coagulants, cela devrait évoluer spontanément dans le bon sens. C'est un accident relativement fréquent et ni l'incident ni le traitement "n'entravent la capacité de travail ni la vie", a dit le Pr Daubert.
Hospitalisation de Chirac: Michèle Alliot-Marie n'est pas inquiète
AFP 03.09.05 | 17h06
La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a déclaré samedi à Saint-Laurent-du-Pont (Isère) qu'elle n'était pas inquiète après l'hospitalisation de Jacques Chirac, estimant qu'il s'agissait "beaucoup plus de faire des examens qu'autre chose".
"Le président est hospitalisé au Val de Grâce pour des examens à la suite d'un problème circulatoire dans l'oeil. Il s'est entretenu avec le Premier ministre, et il continue de suivre les dossiers tout à fait normalement", a assuré Mme Alliot-Marie à la presse.
La ministre de la Défense était venue rencontrer les gendarmes de Saint-Laurent-du-Pont (Isère) après l'incendie, probablement d'origine criminelle, qui a détruit samedi matin une partie d'un bâtiment administratif de la caserne de gendarmerie.
Dominique de Villepin rend un vibrant hommage à Jacques Chirac
AFP 03.09.05 | 17h25
Dominique de Villepin a rendu samedi un vibrant hommage au président Jacques Chirac, hospitalisé vendredi soir, et a appelé la majorité à rester "fidèle au cap fixé" par le chef de l'Etat, lors de l'université d'été de l'UMP.
"A 27 ans, j'ai fait une rencontre, Jacques Chirac, et je lui ai voué ma fidélité", a-t-il dit, en présence du président de l'UMP Nicolas Sarkozy et devant plusieurs centaines de jeunes militants qui scandaient "Chirac, Chirac!".
"Chacun trouve au hasard de son chemin, au hasard des rencontres, chacun découvre ses fidélités, fidélités de hasard, ou fidélités essentielles du coeur, de l'esprit", a-t-il dit.
"J'ai été conquis par l'humanité de Jacques Chirac, par sa détermination et son sang froid au service de la France, par sa capacité dans les pires épreuves à tenir la barre de notre pays", a-t-il poursuivi.
Un accident "sans lendemain", selon le pr Bernard Debré (France Inter)
AFP 03.09.05 | 17h45
Le professeur Bernard Debré, qui avait notamment soigné l'ancien président François Mitterrand, a estimé samedi sur France Inter que le "petit accident vasculaire" qui a conduit à l'hospitalisation du président Jacques Chirac sera "sans lendemain".
"Il s'agit d'un accident vasculaire, et dans 90% des cas, ces accidents vasculaires quand ils sont pris à temps - et il a été pris à temps - sont sans lendemain", a déclaré le professeur Debré.
"Je pense que là, ce sera sans lendemain. C'est du moins ce que je souhaite", a-t-il ajouté.
Pour Bernard Debré, "il s'agit évidemment d'une alerte, et il faudra bien entendu qu'il ait un traitement, mais un traitement sans conséquences.Il est jeune, il est en bonne forme, il ne fume plus depuis fort longtemps, puisque évidemment le tabac aurait été un facteur aggravant".
Selon le médecin, "on ne pourra pas dire quoi que ce soit avant au moins cinq ou six jours".
Nicole Guedj: "hier matin, Jacques Chirac était particulièrement en forme"
AFP 03.09.05 | 18h39
Nicole Guedj, ancienne ministre chargée du Droit des victimes, a affirmé samedi à l'AFP qu'elle avait passé "une heure hier matin à travailler avec Jacques Chirac, qui était particulièrement en forme".
"Hier matin (vendredi), j'ai passé une heure à travailler avec Jacques Chirac à l'Elysée. Il était particulièrement en forme. Il était plein d'humour. Quelle surprise j'ai eu quand j'ai entendu aujourd'hui la nouvelle de son hospitalisation!", a affirmé Mme Guedj.
L'ancienne ministre se trouvait à La Baule, où se déroule jusqu'à dimanche l'université d'été de l'UMP.
"J'en déduis que ça ne doit pas être grave. Ca me laisse un grand espoir. C'est un accident passager, sans gravité", a-t-elle ajouté.
Arrivée de M. de Villepin au Val de Grâce
AFP 03.09.05 | 18h57
Le Premier ministre Dominique de Villepin est arrivé samedi vers 18H45 à l'hôpital militaire parisien du Val de Grâce où a été admis vendredi soir Jacques Chirac.
M. de Villepin n'a fait aucune déclaration à son arrivée. Le convoi de deux voitures aux vitres teintées du Premier ministre a pénétré dans l'enceinte de l'hôpital, qui reste ouvert au public mais dont les accès sont totalement surveillés par des policiers.
Une cinquantaine de journalistes étaient massés à l'extérieur de l'hôpital, derrière des barrières de sécurité installées à cet effet.
Deux fleuristes se sont par ailleurs présentés aux grilles de l'hôpital pour livrer samedi après-midi des fleurs au chef de l'Etat mais ces livraisons ont été refusées par les forces de sécurité, a constaté un journaliste de l'AFP. L'identité des expéditeurs de ces fleurs n'a pas été précisée.
Hospitalisation de Jacques Chirac: risque d'un nouvel accident (neurologue)
AFP 03.09.05 | 19h05
Il y a "un risque très important de refaire dans les 48 premières heures un autre accident" beaucoup plus grave, a déclaré samedi à RMC le Dr Olivier Simon, neurologue à l'hôpital Bichat à Paris, à propos de l'accident qui a nécessité vendredi l'hospitalisation du Président de la République.
Selon le docteur Simon, "l'oeil et le cerveau ont une vascularisation commune" et il s'agit d'"un signal d'alerte très chaud".
Il a ajouté qu'"il y avait un risque très important de refaire dans les 48 premières heures un autre accident qui, là, peut être beaucoup plus grave, avec des hémiplégies, avec des déficits moteurs ou des troubles du langage qui soient majeurs, avec un vrai handicap. C'est pour cela qu'on surveille de façon importante et qu'on fait un bilan toujours en urgence dans ces cas-là".
"Le président de la République a été hospitalisé hier soir (...) pour un petit accident vasculaire ayant entraîné un léger trouble de la vision qui devrait disparaître en quelques jours", selon le communiqué officiel de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris où se trouve le chef de l'Etat.
Chirac: "un mauvais état des artères", selon le professeur Xavier Girerd
AFP 03.09.05 | 19h15
Le professeur Xavier Girerd a estimé samedi que le "petit accident vasculaire", accompagné d'un "léger trouble de la vision", qui a entraîné l'hospitalisation du président Jacques Chirac, pouvait indiquer une "mauvais état des artères".
"Quand on parle d'un trouble oculaire, cela veut probablement dire qu'un petit embole (corps étranger) s'est décroché et est venu boucher une artère rétinienne. Cela évoque tout un tas de maladies associées à un mauvais état des artères", a indiqué ce cardiologue, interrogé par l'AFP.
"Quelqu'un qui a fumé pendant très longtemps est plus probablement exposé à une maladie des artères. Il n'est pas impossible que l'on soit dans les jours qui viennent amené à apprendre qu'il y a un état artériel qui n'est pas très bon au niveau des artères qui vont vers le cou, les artères carotides", a-t-il dit. "Quand il y a un rétrécissement de ces artères, on est amené à proposer une intervention chirurgicale pour enlever la partie rétrécie de l'artère", a-t-il encore indiqué.
"Quand on a fumé pendant près de 40 ans, c'est quelque chose qui est assez fréquent", a souligné le médecin, membre du comité français de lutte contre l'hypertension.
Mais, a-t-il encore remarqué, "les éléments positifs, c'est que c'est une alerte. Cette alerte est une chance pour le patient, car on peut mettre en route des traitements, avant un accident plus grave, qui vont empêcher qu'un nouveau caillot se forme", a-t-il conclu.
Voeux de prompt rétablissement du CFCM à Jacques Chirac
AFP 03.09.05 | 19h16
Dalil Boubakeur, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a adressé au président Jacques Chirac "au nom de tous les musulmans de France" des "voeux affectueux de prompt rétablissement", dans un communiqué publié samedi.
"A tous ses proches, à tous ses amis nous prions Dieu de les soutenir dans cette inquiétude et nous espérons que cet homme providentiel assurera longtemps encore l'avenir et l'espérance de la France toute entière", ajoute le communiqué.
Jacques Chirac a été hospitalisé vendredi soir, souffrant d'un léger trouble de la vision après un "petit accident vasculaire".
Villepin: "J'ai trouvé Jacques Chirac en bonne forme"
AFP 03.09.05 | 19h55
Le Premier ministre Dominique de Villepin a déclaré samedi soir avoir "trouvé le président de la République en bonne forme", en quittant l'hôpital du Val de Grâce où il venait de rendre visite au chef de l'Etat qui, a-t-il dit, "a hâte de sortir".
"Je viens de voir le président de la République pendant près d'une heure. Je l'ai trouvé en bonne forme. Les médecins lui ont conseillé de rester à l'hôpital du Val de Grâce pendant quelques jours et ce que je peux vous dire, c'est qu'il a hâte de sortir".
M. de Villepin avait écourté sa présence samedi à l'université d'été de l'UMP à La Baule (Loire Atlantique) pour rendre visite au chef de l'Etat, admis en urgence vendredi soir au Val de Grâce pour un "petit accident vasculaire".
Villepin présidera le Conseil des ministres du mercredi 7 septembre
AFP 03.09.05 | 20h09
Le Premier ministre Dominique de Villepin présidera "à titre exceptionnel" le Conseil des ministres du mercredi 7 septembre en raison de l'hospitalisation de Jacques Chirac, a annoncé samedi soir l'Elysée dans un communiqué.
"En application de l'article 21 alinéa 4 de la Constitution, le président de la République a demandé au Premier ministre d'assurer à titre exceptionnel la présidence du conseil des ministres du mercredi 7 septembre 2005", a indiqué l'Elysée.
Selon l'usage, a précisé l'Elysée, "ce conseil des ministres se tiendra à l'Hôtel Matignon", résidence du Premier ministre.
Hospitalisation Chirac: l'agitation est retombée aux abords du Val-de-Grâce
AFP 03.09.05 | 23h51
L'agitation est retombée peu avant minuit aux abords de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce où le président Jacques Chirac a été hospitalisé la veille, souffrant de troubles de la vision après un accident vasculaire, a constaté l'AFP.
Une cinquantaine de journalistes étaient présents en fin d'après-midi, lorsque le Premier ministre Dominique de Villepin s'était rendu au chevet du chef de l'Etat. Ils n'étaient plus qu'un poignée dans la soirée.
Des barrières ont été disposées devant le poste de garde de l'hôpital pour contenir la presse et, selon un policier, le dispositif de surveillance maintenu 24 heures sur 24 lorsqu'un haut responsable politique est hospitalisé a été mis en place.
Seuls quelques passants lâchaient un commentaire samedi soir. "C'est un accident, il va s'en sortir, il avait l'air en forme il y a quelques jours", a déclaré Josette, une retraitée qui promenait son chien.
Pour Guenièvre et Didier, un couple d'une cinquantaine d'années qui faisait une petite promenade nocturne, "le Corrézien est solide".
"J'ai toute confiance dans les hôpitaux français. On espère que Sarkozy ne va pas le remplacer trop vite", a poursuivi Guenièvre.
Dans un communiqué officiel, l'hôpital du Val-de-Grâce avait indiqué vers 13 heures samedi que le président de la République était hospitalisé depuis vendredi soir "pour un petit accident vasculaire ayant entraîné un léger trouble de la vision qui devrait disparaître en quelques jours".
"Le président de la République devrait rester hospitalisé environ une semaine", avait précisé l'hôpital.
M. Chirac hospitalisé: aucune agitation particulière au Val-de-Grâce
AFP 04.09.05 | 06h33
Aucune agitation particulière n'était visible dimanche matin aux abords de l'hôpital parisien du Val-de-Grâce, où le président Jacques Chirac a été hospitalisé vendredi soir, selon un journaliste de l'AFP sur place.
Seule une présence policière légèrement renforcée, les cars des chaînes de télévision et des barrières supplémentaires témoignaient de la présence du chef de l'Etat dans une chambre de cet hôpital militaire.
Dans un communiqué officiel, l'hôpital avait indiqué samedi vers 13 heures que le président de la République était hospitalisé depuis vendredi soir "pour un petit accident vasculaire ayant entraîné un léger trouble de la vision qui devrait disparaître en quelques jours".
"Le président de la République devrait rester hospitalisé environ une semaine", avait précisé l'hôpital.
Deuxième journée à l'hôpital pour Jacques Chirac
AFP 04.09.05 | 08h46
Jacques Chirac a entamé dimanche sa deuxième journée d'hospitalisation, au Val de Grâce, où il a été admis vendredi soir pour un "petit accident vasculaire".
Aucune information n'était disponible en début de matinée sur son état de santé, en l'absence de communiqué de l'hôpital militaire.
Le Premier ministre Dominique de Villepin, qui lui a rendu visite samedi soir, a indiqué à sa sortie l'avoir trouvé "en bonne forme", et assuré qu'il avait "hâte de sortir".
M. Chirac devrait rester hospitalisé une semaine. Il avait été admis vendredi soir au Val de Grâce après avoir souffert de troubles de la vision et de maux de tête. Des premiers examens ont conduit les médecins à le garder à l'hôpital avant de lui faire passer d'autres examens samedi matin.
M. Chirac a eu "un petit accident vasculaire ayant entraîné un léger trouble de la vision qui devrait disparaître en quelques jours", a indiqué le Val de Grâce samedi dans un communiqué.
L'Elysée a assuré samedi que le chef de l'Etat, qui a dû reporter toutes ses activités pour la semaine, continuait à suivre les dossiers. Il a eu un point de travail samedi après-midi avec le secrétaire général de l'Elysée Frédéric Salat-Baroux.
Le MRC a adressé à Chirac ses voeux de rétablissement
AFP 04.09.05 | 13h36
Le premier secrétaire du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) Georges Sarre a adressé par lettre ses "voeux de rapide et complet rétablissement" au président Jacques Chirac, hospitalisé depuis vendredi au Val-de-Grâce, a annoncé le MRC dans un communiqué dimanche.
"Malgré des désaccords avérés et profonds, le MRC souhaite marquer ainsi son respect au chef de l'Etat et l'estime que lui inspire la manière dont Jacques Chirac a conduit l'opposition française et internationale à la guerre des Etats-Unis en Irak", a ajouté le communiqué.
L'Elysée justifie le délai sur l'annonce de l'hospitalisation de M.Chirac
AFP 04.09.05 | 11h22
L'Elysée a justifié dimanche le délai de plus de dix heures sur l'annonce de l'hospitalisation de Jacques Chirac, en expliquant que les médecins du Val de Grâce ont tenu à s'assurer du caractère "non évolutif" de son accident de santé avant de le rendre public.
C'est l'hôpital militaire parisien du Val de Grâce, où le chef de l'Etat a été admis vendredi soir, qui communique sur l'état de santé du président, et non l'Elysée. Un premier communiqué annonçant l'hospitalisation du président de la République a été obtenu par l'AFP peu avant 13H00 samedi.
"Les médecins du Val de Grâce ont communiqué quand ils ont considéré avoir le recul suffisant pour s'assurer du caractère non évolutif et sans complication de l'accident vasculaire" qu'a subi Jacques Chirac, a indiqué dimanche l'entourage du président de la République.
Le président de l'UDF, François Bayrou a affirmé dimanche qu'il "aimerait que la transparence soit plus naturelle" en France, concernant la santé du chef de l'Etat, et déploré que cela ne soit "pas le cas".
Evoquant les conditions de l'hospitalisation du président de la République, il a estimé sur France-Info que "la France est un univers dans lequel les secrets d'Etat sont jalousement gardés, on a l'habitude de ce genre de choses".
"Souvenez-vous, avec le président Mitterrand, c'était encore bien plus accentué", a-t-il dit.
Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, avait lui aussi plaidé samedi à Wingles (Pas-de-Calais) pour "la transparence" en ce qui concerne les informations sur la santé du chef de l'Etat, tout en réclamant "la discrétion et le respect de la douleur devant l'épreuve".
Mme Chirac s'est rendue dimanche matin au Val-de-Grâce
AFP 04.09.05 | 13h52
L'épouse du président de la République Bernadette Chirac s'est rendue dimanche matin à l'hôpital parisien du Val-de-Grâce, où son mari est hospitalisé depuis vendredi soir, et a quitté l'établissement vers 13H30, a constaté un journaliste de l'AFP.
Mme Chirac, entrée discrètement dans l'hôpital, est ressortie par l'issue principale dans une voiture aux vitres teintées et a simplement ouvert sa vitre pour saluer les nombreux photographes et caméramen présents sur place, sans faire le moindre commentaire.
Dans la matinée, quelques gerbes de fleurs ont été livrées au Val-de-Grâce, sans que l'on ne connaisse leur provenance.
Durant toute la matinée, aucune agitation n'était visible dimanche aux abords de l'hôpital, avant le passage de Mme Chirac.
Seule une présence policière légèrement renforcée, les cars des chaînes de télévision et des barrières supplémentaires témoignaient de la présence du chef de l'Etat dans une chambre de cet hôpital militaire.
Dans un communiqué officiel, l'hôpital avait indiqué samedi à la mi-journée que le président de la République était hospitalisé depuis vendredi soir "pour un petit accident vasculaire ayant entraîné un léger trouble de la vision qui devrait disparaître en quelques jours".
"Le président de la République devrait rester hospitalisé environ une semaine", avait précisé l'hôpital.
Etat général et bilan de Jacques Chirac "très satisfaisants"
AFP 04.09.05 | 15h34
L'"état général" et le "bilan" de santé du président Jacques Chirac "sont très satisfaisants", indique un communiqué de l'Hôpital du Val-de-Grâce diffusé dimanche après-midi.
"Le président de la République a passé une bonne nuit. Son état général et son bilan sont très satisfaisants. La surveillance médicale se poursuivra, comme prévu, pendant encore quelques jours", selon ce communiqué en provenance du Service de Santé des Armées.
Sarkozy à Chirac : "on a besoin de vous"
AFP 04.09.05 | 12h11
Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, a affirmé que son parti avait "besoin" de Jacques Chirac, et souhaité "une bonne santé" au chef de l'Etat, hospitalisé depuis vendredi soir, dimanche à La Baule lors de son discours de clôture de l'Université d'été de son parti.
"Il faut dédramatiser les débats politiques (...) On peut être en désaccord sur tel ou tel point" avec le président de la République "et lui souhaiter du fond du coeur une bonne santé et lui dire: on a besoin de vous", a affirmé M. Sarkozy.
F. Bayrou (UDF): "j'aimerais que la transparence soit plus naturelle"
AFP 04.09.05 | 11h12
Le président de l'UDF, François Bayrou a affirmé dimanche qu'il "aimerait que la transparence soit plus naturelle" en France, concernant la santé du chef de l'Etat, et déploré que cela ne soit "pas le cas".
Evoquant les conditions de l'hospitalisation du président de la République, depuis vendredi soir au Val de Grâce suite à un "petit accident vasculaire", M. Bayrou a estimé sur France-Info que "la France est un univers dans lequel les secrets d'Etat sont jalousement gardés, on a l'habitude de ce genre de choses".
"Souvenez-vous, avec le président Mitterrand, c'était encore bien plus accentué", a-t-il dit, considérant que la France "n'est pas un pays où ces choses sont simples".
"François Mitterrand s'était engagé, la main sur le coeur, au moment des élections de 1981, à rendre public son bulletin de santé, puis, il est tombé malade deux mois après et, évidemment, les bulletins de santé qu'il a publiés à partir de cette époque, étaient des bulletins faux", a poursuivi le président de l'UDF.
"Naturellement, ce que j'aimerais, c'est que la transparence soit plus naturelle, ce n'est pas le cas en France", a-t-il conclu.
Voeux de prompt rétablissement d'Emile Zuccarelli à Jacques Chirac
AFP 04.09.05 | 15h05
Le président d'honneur du PRG Emile Zuccarelli a adressé dimanche "ses voeux de prompt rétablissement" au président Jacques Chirac, "souhaitant qu'il puisse au plus vite se rétablir totalement et reprendre ses activités", a-t-il annoncé dans un communiqué.
Rappelant dans ce communiqué que Jacques Chirac "l'avait toujours personnellement appelé pour lui dire son soutien lorsqu'il avait été victime d'attentats", le député-maire de Bastia souligne qu'"il est des moments dans la vie où les divergences politiques doivent céder le pas à la solidarité, valeur humaniste qui doit être essentielle en politique aussi".
Les habitants de Sarran (Corrèze) "pas trop inquiets" pour M. Chirac
AFP 04.09.05 | 16h42
Les habitants de Sarran (Corrèze), où se trouve le château et le musée du président de la République Jacques Chirac, se disaient dimanche "pas trop inquiets" pour la santé du chef de l'Etat, hospitalisé depuis vendredi au Val-de-Grâce à Paris.
"Ca n'a pas l'air trop grave et je pense comme tout le monde qu'il va être sur pied bientôt", a déclaré à l'AFP Ginette Merpillat, installée depuis 40 ans dans le village où vient notamment voter le couple présidentiel lors des élections.
"On lui souhaite un bon rétablissement car c'est quelqu'un de très gentil, qui est très aimé ici", a ajouté cette habitante.
L'hospitalisation de M. Chirac "ne touche pas plus Sarran que les autres communes de France puisqu'elle concerne le président de la République", a déclaré de son côté le maire (UMP), Michel Poincheval.
"Je n'ai aucune nouvelle du président depuis qu'il est entré au Val-de-Grâce, si ce n'est celles que diffuse la presse", a précisé l'élu.
Tous les habitants de Sarran n'étaient d'ailleurs pas au courant dimanche de l'hospitalisation du président, comme cette habitante qui a affirmé "tomber des nues": "On revient juste de vacances et mon mari est malade en ce moment", a-t-elle expliqué, tout en souhaitant que "le président se rétablisse vite".
"Je suppose que ça arrive assez souvent aux hommes de plus de 70 ans", a-t-elle toutefois nuancé.
Du côté des proches du président de la République, on se déclare également assez serein bien que concerné: "Pour nous, c'est l'ami qui est malade", a expliqué Jean-Paul Merpillat, le fils de l'ancien maire de Sarran, un intime de M. Chirac aujourd'hui décédé.
"On parle d'une complication bénigne donc on n'y fait même pas cas", a toutefois précisé M. Merpillat, affirmant que "dans une semaine, on retrouvera le Chirac qu'on avait avant".
Raymond Fraysse, un autre proche du chef de l'Etat, s'est dit "pas très inquiet car on a des nouvelles par son entourage proche".
"Mais ça nous touche quand même", a poursuivi cet ancien restaurateur d'Ussel, dont le président fréquentait souvent la table "pour manger de la tête de veau", un plat qu'il "adore".
Sarran fait partie du canton de Corrèze où Bernadette Chirac est conseillère générale. Le village abrite le château de Bity, propriété du couple, et le musée Jacques Chirac qui rassemble des cadeaux offerts au chef de l'Etat.
Au zoo de La Nouvelle-Orléans, les animaux sont choqués mais vivants
AFP 04.09.05 | 15h48
Mis à part un alligator en fuite, deux loutres mortes et certains animaux en état de choc, les hôtes du zoo de La Nouvelle-Orléans ont été relativement épargnés par le passage du cyclone Katrina et l'inondation qui a ravagé 80% de la ville.
"J'ai été à deux doigts de lancer la construction de l'Arche" plaisante, soulagé, le directeur Dan Maloney, en évoquant la montée des eaux qui a épargné le zoo Audubon, construit en hauteur dans le sud de la ville le long du Mississippi.
"Nous avons eu beaucoup de chance", souligne-t-il. Le zoo, qui héberge environ 1.500 animaux de quelque 350 espèces venant du monde entier, ne déplore qu'un nombre de victimes très bas, dans une ville où les morts pourraient se compter par milliers du côté humain.
Désormais surnommé "Camp Katrina" par le personnel, le zoo de La Nouvelle-Orléans s'était préparé à une telle catastrophe depuis des années en renforçant les abris de béton qui accueillent les animaux durant le cyclone, et en organisant à l'avance l'arrivée des vivres, tout en planifiant l'évacuation du personnel.
Pendant le passage du cyclone, "nous nous sommes terrés dans la maison des reptiles", raconte M. Maloney selon lequel la remise en état du zoo prendra quatre ans.
Certains animaux avaient disparu après les inondations lundi, mais la plupart sont revenus, notamment un vautour noir, retrouvé en train de mastiquer tranquillement des restes de bétail.
Après la fuite d'un alligator, M. Maloney a passé beaucoup de temps à éteindre les craintes sur les dangers causés par une fuite des animaux du zoo.
Les habitants n'ont pas à s'inquiéter d'animaux dangereux dans les ruines de la ville dévastée par la plus grande catastrophe naturelle de l'histoire américaine, dit-il, en soulignant que toutes les bêtes ont été retrouvées sauf l'alligator.
"Nous avions un flamant rose traumatisé. Nous pensions qu'il allait mourir, mais il a réintégré la bande. Je suis sûr que l'alligator va revenir aussi", affirme M. Maloney.
"Un couple de jeunes loutres est mort", précise-t-il, visiblement ennuyé.
Les quatre girafes n'ont guère apprécié le rationnement d'eau imposé par les autorités municipales après l'inondation. En les appelant doucement, "venez mes mignonnes", M. Maloney leur tend un seau d'eau. Elles approchent timidement en affichant un regard qui paraît hébété.
Les gros félins sont bien nourris grâce aux réserves de viande conservées dans les frigos branchés sur des groupes électrogènes. "Nous invitons les journalistes, fermons les portes et nous n'entendons plus jamais parler d'eux", tente de plaisanter le directeur.
Dans les allées, des ouvriers tentent de retirer les arbres abattus par le cyclone pour permettre le passage de camions-citernes qui vont livrer du fuel pour alimenter les groupes électrogènes utilisés pour la régulation de la température dans le serpentarium.
M. Maloney s'inquiète surtout de l'effet psychologique sur les animaux des nuées d'hélicoptères volant à basse altitude au-dessus du zoo pour apporter des vivres aux sinistrés ou évacuer des rescapés.
"Les animaux ont la trouille, cela pourrait les affecter sérieusement", estime-t-il.
Avortement: une Irlandaise devant la Cour européenne des droits de l'homme
AFP 04.09.05 | 14h20
La Cour européenne des droits de l'Homme de Strasbourg doit mardi se pencher sur le cas d'une Irlandaise qui poursuit l'Etat irlandais pour avoir été contrainte d'avorter en Grande-Bretagne.
La plaignante, restée anonyme et seulement connue comme D, a décidé de poursuivre l'Etat irlandais après avoir dû se rendre en Angleterre en 2002 pour avorter de jumeaux dont l'un avait cessé de se developper au bout de huit de semaines de grossesse, et dont l'autre était atteint de trisomie 18, connue sous le nom de syndrome d'Edward.
Enceinte fin 2001, cette Irlandaise née en 1966 avait appris ces mauvaises nouvelles début 2002, suite à un premier test. Malgré ces informations, confirmées par un second test, D n'avait pas obtenu le droit d'avorter en Irlande et avait dû se rendre en Grande-Bretagne, comme le font des milliers d'Irlandaises chaque année.
La loi irlandaise n'autorise l'avortement que dans les cas où la grossesse constitue un risque substantiel pour la vie de la future mère.
D estime qu'en lui refusant le droit d'avorter sur son sol, l'Etat irlandais a enfreint six articles de la déclaration européenne des droits de l'Homme et notamment l'interdiction de traitements inhumains ou dégradants et le droit au respect de la vie privée et de la vie familiale.
La Cour chargée de se pencher sur l'admissibilité de ce dossier sera constituée de sept juges, dont un Irlandais, John Hedigan. Le président de la cour sera le Britannique Nicholas Bratza.
Katrina: un dirigeant noir refuse qu'on appelle les victimes des "réfugiés"
AFP 04.09.05 | 18h42
Un dirigeant de la communauté noire américaine a dénoncé avec colère dimanche les médias qui qualifient les victimes du cyclone Katrina de "réfugiés", un terme choquant et qui les dévalue, selon lui.
Bruce Gordon, président de l'Association nationale pour la promotion des gens de couleur (NAACP), une des plus puissantes organisations noires américaines, a affirmé lors d'une conférence de presse à Baton Rouge (Louisiane) que les victimes de la catastrophe lui avaient demandé de dire qu'ils n'étaient pas des réfugiés.
"Ils sont tous choqués lorsque vous utilisez ce terme pour les décrire, ils se voient comme des citoyens américains", a-t-il dit, alors que l'emploi du terme de "réfugiés" "les réduit à un niveau inférieur à la citoyenneté des Etats-Unis", selon lui.
"Les gens de couleur ont été décrits comme des voleurs, des pillards et des voyous", a-t-il affirmé.
"Les gens qui sont touchés (par la catastrophe) sont des citoyens américains qui vivent dans ce pays, nous devons investir pour leur remise sur pied comme nous avons investi dans d'autres opérations dans le pays ou à l'étranger", a plaidé M. Gordon.
"La référence devrait être le 11 septembre" 2001, a-t-il affirmé, en appelant à un afflux massif de crédits fédéraux pour l'aide aux victimes.
M. Gordon a reconnu que les noirs pauvres avaient été touchés par la tragédie bien plus que les autres communautés, et a protesté contre les conditions dans lesquelles ils sont hébergés dans des foyers en Louisiane et au Texas voisin, après en avoir visité plusieurs.
"Les gens ne veulent pas vivre ainsi, ils ne veulent pas vivre une vie comme celle-là", a-t-il ajouté.
"Cela m'inquiète que nous ayons tant de gens qui se rassemblent dans des grandes structures d'hébergement, elles sont étendues, elles sont impersonnelles, ce n'est pas ce que les gens ont besoin", a-t-il affirmé.
M. Gordon a indiqué que la NAACP avait identifié de petites églises dans un rayon de 400 km autour de La Nouvelle-Orléans, de nature à héberger de façon plus appropriée les déplacés.
Il a aussi assuré que des Noirs dans des endroits comme Biloxi (Mississippi), très fortement touchés par le cyclone, étaient ignorés.
"Je ne vois aucune trace de la Croix-Rouge, aucun signe de la FEMA (l'agence fédérale pour les situations d'urgence)" là-bas, a-t-il dénoncé.
Des coups de feu tirés près du Superdome à La Nouvelle-Orléans
AFP 03.09.05 | 19h19
Des coups de feu ont été tirés samedi par un tireur isolé sur une bretelle d'autoroute aérienne passant près du stade de La Nouvelle-Orléans, alors que des milliers de sinistrés du cyclone Katrina attendent d'être évacués, a indiqué un officier américain.
"Un homme armé a tiré. La police a entendu (le coup de feu), nous avons donc demandé à tout le monde de se coucher à terre", a dit le colonel Scott Elliott.
"Au fur et à mesure que la situation se détériore, ces types (tireurs isolés) vont être de plus en plus nombreux", a-t-il averti. "Ils tirent sur les autobus. Au Centre des conventions, ils ont tiré sur les soldats", a ajouté le colonel.
Le tireur était trop loin pour pouvoir atteindre quelqu'un, a dit la police aux militaires qui ont pourchassé l'homme sur la bretelle d'autoroute.
"Baissez-vous! Couchez-vous par terre!", ont crié les militaires à la foule des déplacés qui attendaient les autobus à l'extérieur du Superdome où environ 20.000 personnes s'étaient retrouvées après le passage de Katrina lundi.
"Restez calmes, restez couchés par terre. Vous êtes en sécurité. Il faut que vous restiez allongés pour que nous voyions ce qui se passe", a dit l'un d'entre-eux dans un haut-parleur.
Les gens se sont jetés à plat ventre sur les chaussées encombrées de détritus. "Bébé, pose ta tête sur mon bras, là!", a dit une mère à son enfant.
Un silence tendu a régné sur la place, rompu par le bruit des hélicoptères survolant le Superdome.
Puis une nouvelle annonce dans le haut-parleur a rassuré les gens: "C'est bon. Vous pouvez vous remettre dans une position confortable pour vous. Je pense que nous avons réglé le problème".
Des milliers de Gardes nationaux ont été déployés dans La Nouvelle-Orléans pour des opérations de secours et de rétablissement de l'ordre.
Villepin: "Ne faisons pas des prochaines échéances un exutoire de promesses"
AFP 04.09.05 | 20h06
Le Premier ministre Dominique de Villepin a déclaré dimanche qu'il ne fallait "pas faire des prochaines échéances (électorales) un nouvel exutoire de promesses qui, par définition, ne seront pas tenues".
"Il est important que notre économie reparte, que notre croissance reparte, pour que nous puissions avoir un débat serein", a déclaré le Premier ministre lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.
Il a averti: "Ne sautons pas à pieds joints sur ces 20 prochains mois, nous courrions un grand péril démocratique si, de promesses en promesses présidentielles, si d'alternance en alternance, de déception démocratique en déception démocratique, nous nous trouvions dans la situation de faire des prochaines échéances, un nouvel exutoire de promesses qui, par définition, ne seront pas tenues".
"C'est pour cela que je souhaite mettre ce pays d'aplomb pendant les 20 prochains mois. Nous aurons un débat beaucoup plus serein si la France est remise en mouvement, remise en marche, remise à l'endroit sur des principes de justice, alors oui le débat démocratique pourra être un débat démocratique constructif", a ajouté M. de Villepin.
"Moi, je ne fais pas de discours, j'agis. Le gouvernement est là pour agir. Et j'agis avec Nicolas Sarkozy. De surcroît, je réconcilie tout le monde. Je l'ai dit, entre l'UMP et le gouvernement, nous sommes complémentaires", a-t-il ajouté.
"Ce sera pour moi, pour le gouvernement, et pour la France, 20 mois d'action. Nous aurons alors le débat démocratique que nous méritons mais nous l'aurons sur des bases saines et nous serons capables alors d'échanger des idées et non pas de s'envoyer des promesses qui n'engagent que leurs auteurs", a-t-il déclaré.
"C'est la mission que j'ai acceptée et je l'honorerai jusqu'au dernier jour jusqu'à la dernière heure", a-t-il souligné.
Villepin : "la plus grande rupture, elle est en train d'avoir lieu"
AFP 04.09.05 | 19h31
Le Premier ministre Dominique de Villepin, interrogé sur la "rupture" avec le modèle social actuel que réclame le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, a déclaré dimanche que "la plus grande rupture elle est en train d'avoir lieu, c'est la rupture contre le chômage".
"La plus grande rupture, elle est en train d'avoir lieu, c'est la rupture contre le chômage. A partir de là, nous pourrons parler de croissance sociale, c'est-à-dire d'un pays qui redémarre, qui se soucie de la bonne répartition de ses richesses", a-t-il dit au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.
"Lorsque la croissance sociale sera de retour, le débat pourra se porter sur bien d'autres sujets", a ajouté le chef du gouvernement.
Nicolas Sarkozy a plaidé dimanche devant les jeunes de l'UMP pour une "stratégie de rupture avec les 30 dernières années".
Villepin: "étendre le CNE aux grandes entreprises tel quel pas à l'ordre du jour"
AFP 04.09.05 | 19h30
Le Premier ministre Dominique de Villepin a déclaré dimanche sur LCI que "l'idée de transposer tel quel le contrat nouvelles embauches aux grandes entreprises" n'était "pas à l'ordre du jour".
Interrogé pour savoir s'il avait l'intention d'"aller vers un contrat de travail unique", avec le contrat nouvelles embauches, Dominique de Villepin a affirmé: "l'idée de transposer tel quel le contrat nouvelles embauches aux grandes entreprises n'est pas à l'ordre du jour".
"Je me suis engagé à ce que le CNE soit réservé aux très petites entreprises, parce que j'avais le sentiment que nous manquions d'un contrat adapté", a-t-il exposé.
"Que l'on souhaite tirer les leçons de ce contrat nouvelles embauches, et évoquer avec l'ensemble des partenaires sociaux la possibilité de prévoir d'autres dispositifs pour d'autres entreprises, c'est évidemment une possibilité", a poursuivi le Premier ministre.
"J'ai commencé d'ailleurs à en parler avec un certain nombre de représentants syndicaux", a-t-il précisé.
"Je ne peux que répondre pour la période de responsabilité qui pourrait être la mienne, c'est à dire les vingt prochains mois", a-t-il précisé.
Villepin: "pas de bonus dans la Fonction publique aujourd'hui"
AFP 04.09.05 | 19h26
Le Premier ministre Dominique de Villepin a déclaré dimanche qu'il n'y aurait "certainement pas de bonus dans la Fonction publique aujourd'hui" puisque "nous venons d'accorder des hausses dans les traitements de la Fonction publique", au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.
Interrogé sur la possibilité que l'Etat accorde aux fonctionnaires et aux salariés des entreprises publiques le bonus de 1.000 euros défiscalisé que les entreprises privées qui le souhaitent pourront verser à leurs employés, M. de Villepin a souligné qu'il "y a eu une hausse récente du point dans la fonction publique, de 1,8%".
"Il n'y aura certainement pas de bonus dans la Fonction publique aujourd'hui puisque nous sommes dans une situation où nous venons d'accorder des hausses dans les traitements de la Fonction publique", a-t-il ajouté.
Mme Chirac une nouvelle fois au Val-de-Grâce dimanche après-midi
AFP 04.09.05 | 19h39
L'épouse du président de la République, Bernadette Chirac, s'est rendue une nouvelle fois au Val-de-Grâce dimanche après-midi, où son mari est hospitalisé depuis vendredi soir, selon un journaliste de l'AFP sur place.
Mme Chirac s'était déjà rendue dans la matinée au Val-de-Grâce, saluant cameramen et photographes par sa vitre baissée en quittant l'établissement en voiture vers 13h30.
Aucune indication n'a pu être obtenue sur son heure de retour à l'hôpital. Elle est ressortie par l'entrée principale, dans une voiture aux vitres fumées et remontées, à 19h20.
Le président de la République devrait rester hospitalisé environ une semaine au Val-de-Grâce.
Aides opératoires: Conseil d'Etat suspend, en référé, la régularisation
AFP 04.09.05 | 18h44
Trois associations et un syndicat infirmiers se sont "réjouis" dimanche de la suspension par le Conseil d'Etat de l'application du décret "régularisant l'activité des aides opératoires" et ont annoncé leur intention de déposer des plaintes pour "non-respect des règles sanitaires".
Le Conseil d'Etat "a suspendu en urgence l'application du décret et de l'arrêté régularisant l'activité des aides opératoires bénévoles sans formation", ce qui "réjouit" les associations infirmières AEEIBO, GIPSI, UNAIBODE, ainsi que le syndicat infirmier CNI, affirment ces derniers dans un communiqué.
Les trois associations, qui avaient saisi le Conseil d'Etat, estiment que cette décision fait "franchir une étape importante" à leur "combat pour la qualité et la sécurité des soins aux patients", selon ce communiqué.
Dans une ordonnance rendue vendredi, dont l'AFP a obtenu copie, le Conseil d'Etat a suspendu l'application du décret et de l'arrêté organisant "des épreuves de vérification des connaissances" des aides opératoires.
Ces textes, parus au Journal officiel le 11 août, fixaient au 13 octobre un examen visant à régulariser la pratique des 300 à 400 aides opératoires instrumentistes "bénévoles" ou salariés en France, assistant depuis plusieurs années des chirurgiens, dans des cliniques privées.
"Nous avons obtenu la suspension en référé, et le Conseil d'Etat devrait se prononcer, sur le fond cette fois, dans quelques mois", a affirmé à l'AFP Martine Reiss, la présidente de l'AEEIBO.
D'ici là, associations et syndicats infirmiers qui "se battent" pour que les patients "ne courent plus le risque d'être opérés par des chirurgiens assistés par du personnel amateur sans formation" ont "décidé de déposer des plaintes", a-t-elle affirmé.
Celles-ci visent "les aides, les chirurgiens et les cliniques qui ne respectent pas les règles de sécurité sanitaires", et seront déposées auprès des conseils de l'ordre des médecins et des procureurs de la République.
Deux ont d'ores et déjà été déposées, samedi, en Bretagne et région Centre, et quatre à cinq autres le seront la semaine prochaine, a indiqué à l'AFP maître Jean-Christophe Boyer, avocat des associations.
Les femmes moins bien traitées que les hommes en cas de symptômes cardiaques
AFP 04.09.05 | 18h44
Les femmes manifestant des symptômes cardiaques ne sont pas traitées avec autant de soin que les hommes, selon une étude portant sur des patients européens présentée dimanche à un congrès de cardiologie à Stockholm en Suède.
"Euro Heart Survey", étude menée par plusieurs pays européens à partir de l'examen de 3.779 patients dans 32 pays, a révélé que les femmes qui se plaignent de douleurs à la cage thoracique sont moins prises au sérieux et reçoivent un moins bon traitement que les hommes dans la même situation.
L'étude montre en effet que les femmes souffrant de ce type de douleur ont 20% de chances de moins que les hommes de se voir proposer une auscultation, premier pas pour diagnostiquer une éventuelle maladie cardiaque et déterminer le traitement approprié.
Et même si elles sont moins nombreuses à avoir un diagnostic positif, les femmes ont 40% de chances de moins qu'un patient de sexe masculin de se faire prescrire une angiographie pour vérifier si elles souffrent d'une obstruction coronarienne.
Enfin, une fois le diagnostic posé, une femme a moins de chances qu'un homme de bénéficier de thérapies de nature à prolonger leur espérance de vie.
"Le plus inquiétant, c'est qu'au cours d'une année de suivi médical, les femmes souffrant d'une angine de poitrine et atteinte de difficultés vasculaires, avaient deux fois plus de chances que les hommes de mourir ou d'être victime d'une crise cardiaque que les hommes présentant les mêmes symptômes", selon cette étude de la Société européenne de cardiologie.
L'étude montre qu'il y a eu une amélioration dans le traitement des symptômes cardiaques chez les femmes si l'on compare un premier groupe de patients suivis en 2000 et un second suivis en 2004.
"C'est un pas dans la bonne direction mais il faut que nous fassions plus si nous voulons que les gens prennent conscience que les maladies cardiaques sont aussi graves pour les femmes que pour les hommes" estime Eva Swahn, qui dirige la Société suédoise de cardiologie et qui a commenté à l'AFP l'étude à laquelle elle n'a pas pas participé personnellement.
Selon la Société européenne de cardiologie, les maladies cardiovasculaires tuent plus de femmes en Europe que toutes les variétés de cancers réunies.
"En dépit du fait que les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès des femmes en Europe, et qu'elles constituent une cause de décès plus importante chez les femmes (55%) que chez les hommes (43%), le sentiment général reste que les femmes ne constituent qu'un petit +sous-groupe+ de la population atteinte de maladies vasculaires", relève encore l'étude.
"Cette étude montre que nous avons besoin de faire plus que de simplement reconnaître qu'il existe un problème. Des mesures concrètes s'imposent", a souligné Mme Swahn.
Villepin "souhaite" une croissance "au delà de 2%" pour 2006
AFP 04.09.05 | 19h28
Le Premier ministre Dominique de Villepin a déclaré dimanche qu'il "souhaitait" que la croissance française "puisse être au delà de 2%" en 2006.
M. de Villepin a affirmé au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro que l'hypothèse de croissance retenue par le gouvernement pour l'an prochain serait annoncée "le moment venu", c'est à dire lors de la présentation du projet de loi de finances.
"Ce que je souhaite, c'est que cette croissance puisse être au delà de 2% parce que j'estime que c'est aujourd'hui ce que mérite la France, c'est ce qui est véritablement dans sa main et dans ses capacités", a-t-il ajouté.
Sur la croissance pour 2005, il a réaffirmé qu'elle se situerait "entre 1,5 et 2%". "Nous la voulons la plus proche de 2% et je pense que tous les efforts que nous nous donnons peuvent y contribuer", a-t-il dit.
"On a tendance dans notre pays à penser que la croissance, c'est donné, ça vient d'ailleurs, mais la croissance c'est aussi ce que l'on fait (...) donc je n'ai pas l'idée d'une croissance facile, on gagne la croissance point par point, centième par centième", a-t-il ajouté.
Sur la reprise de la baisse de l'impôt sur le revenu en 2007, M. de Villepin a estimé que les "efforts de chacun" devaient être "récompensés", en ajoutant que "le travail doit payer".
Etat général et bilan de Jacques Chirac "très satisfaisants"
AFP 04.09.05 | 15h34
L'"état général" et le "bilan" de santé du président Jacques Chirac "sont très satisfaisants", indique un communiqué de l'Hôpital du Val-de-Grâce diffusé dimanche après-midi.
"Le président de la République a passé une bonne nuit. Son état général et son bilan sont très satisfaisants. La surveillance médicale se poursuivra, comme prévu, pendant encore quelques jours", selon ce communiqué en provenance du Service de Santé des Armées.
Sarkozy "assume pleinement" sa décision de faire évacuer les squats
AFP 04.09.05 | 20h52
e ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a déclaré dimanche soir qu'il "assumait pleinement" sa décision de faire évacuer les squats, après les incendies meurtriers qui ont éclaté à Paris.
"J'ai demandé au préfet de police de Paris d'évacuer les squats, je l'assume pleinement", a assuré M. Sarkozy qui s'exprimait sur TF1.
"Si j'ai pris la décision de les faire évacuer pour faire reloger ces gens, c'est parce que je ne veux pas que toutes les semaines on se retrouve avec la même situation", a poursuivi le ministre de l'Intérieur.
Il a donné deux raisons à cette décision: les occupants de ces squats "sont sans droit ni titre avec beaucoup de personnes qui ne sont pas toujours en situation régulière et il n'est pas normal de les laisser dans cette situation, ensuite parce que c'est mettre en cause la vie d'êtres humains, notamment d'enfants", a-t-il expliqué.
Aux "belles âmes qui (lui) demandaient de ne pas le faire, je pose une question: devant la multiplication des incendies, qu'est-ce qu'il faut faire? Faut-il laisser vivre ces gens dans des situations innommables?" a demandé M. Sarkozy.
"J'ai décidé" de faire évacuer ces squats, "je ne le regrette pas", a-t-il assuré.
Une folle rumeur sur le décès de M. Chirac a circulé dimanche à Abidjan
AFP 04.09.05 | 23h42
Une folle rumeur sur le décès du président français Jacques Chirac, hospitalisé depuis vendredi à Paris, a circulé avec insistance dimanche soir à Abidjan où sont propagées de manière récurrente les nouvelles les plus extravagantes, a constaté un journaliste de l'AFP.
Cette dernière rumeur a été accueillie "avec joie" dans des quartiers favorables au président ivoirien Laurent Gbagbo. Des groupes de femmes et d'hommes de tous âges et même des enfants ont défilé dans le quartier populaire de Yopougon pour "se réjouir" du prétendu décès de M. Chirac.
"Il est mort, cela compense notre défaite contre le Cameroun, il nous a fait tellement de mal", ont affirmé des manifestants.
Cette rumeur a commencé à circuler dans la capitale économique ivoirienne après la défaite de l'équipe de football de la Côte d'Ivoire face au Cameroun, dans le cadre des éliminatoires pour la Coupe du monde 2006, compromettant sérieusement les chances d'une qualification ivoirienne pour cette compétition.
A Port-Bouët, dans la banlieue sud, un père de famille a déclaré à l'AFP qu'il était "doublement triste" ce dimanche soir, car cette rumeur "est fausse". "J'aurais aimé qu'il (Chirac) soit mort pour compenser la tristesse de la défaite contre le Cameroun", a-t-il ajouté.
Cette rumeur s'est également propagée à l'intérieur du pays, en particulier dans la région de Daloa et Gagnoa (ouest), ont indiqué des journalistes ivoiriens à l'AFP. Ces dernières semaines des rumeurs de coup d'Etat ont circulé avec insistance en Côte d'Ivoire.
M. Chirac est très souvent présenté par les partisans du président Gbagbo comme le principal responsable de la crise militaro-politique sans précédent que traverse la Côte d'Ivoire depuis le coup d'Etat manqué de septembre 2002 par la rébellion des Forces nouvelles (FN), qui contrôle le nord du pays.
L'état de santé de M. Chirac était jugé dimanche "très satisfaisant" par l'hôpital militaire parisien où il doit rester une semaine après un "petit accident vasculaire" cérébral.
M. Chirac, 72 ans, y a été admis vendredi soir après avoir ressenti des troubles de la vision et des maux de tête.
C'est la première hospitalisation de M. Chirac en dix ans de présidence.
Villepin: partenariat France Allemagne sera le même après élections
AFP 04.09.05 | 19h50
Le Premier ministre Dominique de Villepin a déclaré dimanche que le "partenariat" entre la France et l'Allemagne "restera le même", "quels que soient les dirigeants" issus des prochaines élections législatives allemandes le 18 septembre, au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.
"Les Allemands choisiront les dirigeants qu'ils souhaitent. Ce que je peux vous dire, c'est que la relation entre la France et l'Allemagne est une relation qui n'est pas susceptible d'être altérée par aucune élection", a déclaré M. de Villepin.
"J'ai reçu Angela Merkel (présidente de la CDU, Union chrétienne démocrate, ndlr), (...) et ce qu'elle m'a dit, c'est son attachement profond à la relation franco-allemande", a-t-il ajouté.
"J'ai la conviction que cette relation est indispensable au bon fonctionnement de l'Europe (...). Dans la relation entre la France et l'Allemagne, quels que soient les dirigeants dont se dotent les Allemands, la vitalité de la relation franco-allemande, le partenariat franco-allemand restera le même", a-t-il ajouté.
Hospitalisation Chirac : un incident qui "va bientôt être clos" (Hollande)
AFP 05.09.05 | 10h10
François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, a souligné lundi que l'hospitalisation de Jacques Chirac intervient "pour une raison bien identifiée" et a estimé que "l'incident va bientôt être clos".
Interrogé sur RTL, il a souligné que "c'est bien le moins dans une démocratie que de demander lorsque le chef de l'Etat est hospitalisé ce dont il souffre", "dans le respect de l'intimité".
En demandant "la transparence", il a dit avoir "exprimé le souhait d'être dans une démocratie apaisée, où on est capable d'affronter une hospitalisation (...), de surmonter une indisponibilité de chef d'Etat, de savoir ensemble ce qui relève de la joute politique et du moment d'intimité auquel chaque homme et femme a droit".
Il a écarté la possibilité d'un mandat raccourci pour Jacques Chirac, soulignant que "c'est une hospitalisation pour une raison bien identifiée, elle paraît aujourd'hui surmontée, des examens auront lieu". "Je crois que l'incident va bientôt être clos", a dit M. Hollande.
Santé Chirac : aucune "raison d'Etat" de ne pas dire les choses (Fabius)
AFP 05.09.05 | 09h02
L'ancien Premier ministre Laurent Fabius a estimé lundi après l'hospitalisation du président Jacques Chirac qu'il n'y avait "aucune raison d'Etat pour ne pas dire les choses telles qu'elles sont".
En apprenant son hospitalisation, "j'ai été touché parce que c'est quelqu'un que je connais et c'est le président de notre République", a dit M. Fabius sur Europe 1.
Il a estimé aussi qu'"il n'y a aucune raison d'Etat pour ne pas dire les choses telles qu'elles sont". "D'ailleurs on a commencé à nous les dire", "il faut continuer", a dit l'ancien Premier ministre, pour qui l'attitude qui s'impose est "transparence, transparence, transparence".
M. Fabius a refusé d'évoquer une possible accélération du calendrier, affirmant qu'"il ne faut pas supputer sur tel accident qui arrive au président de la République".
Le risque terroriste dans le monde n'a jamais été aussi grand (Bruguière)
AFP 05.09.05 | 12h26
Le juge français Jean-Louis Bruguière, spécialiste de la lutte anti-terroriste, a estimé que le risque d'attaques terroristes dans le monde n'a jamais été aussi grand, dans un entretien publié lundi par le quotidien nippon conservateur Sankei Shimbun.
Le juge considère que le Japon et d'autres pays de la région Asie-Pacifique pourraient être la cible de groupes extrémistes.
"J'ai le sentiment que le danger est maintenant plus fort qu'au moment des attaques terroristes de Madrid (au printemps 2004) et de celles de Londres en juillet dernier", affirme le juge Bruguière dans cette interview datée de Paris.
"Sur la base de ce que nous savons globalement des organisations terroristes, je peux affirmer qu'il n'existe pas de région qui soit épargnée par le risque d'attaques terroristes", souligne le juge Bruguière.
Le mois dernier, le magistrat français avait estimé que l'Asie n'était pas aussi bien préparée que les pays occidentaux au terrorisme, dans un entretien au quotidien britannique Financial Times.
Le juge anti-terroriste avait fait part de menaces contre un grand centre financier de l'Extrême-Orient, citant notamment Tokyo.
Allié historique des Etats-Unis, Tokyo va déployer jusqu'à 13.600 policiers sur son territoire en vue du scrutin législatif de dimanche prochain.
Les attentats de Madrid avaient eu lieu trois jours avant les élections législatives de mars 2004, qui avaient vu la défaite du gouvernement conservateur de José Maria Aznar.
Le réseau Al-Qaïda a brandi la menace d'une attaque terroriste sur le Japon, qui héberge la plus grande base militaire américaine d'Asie et dont les troupes sont déployées en Irak depuis début 2004.
Selon le Sankei, le juge Bruguière pourrait également se rendre au Japon à la fin de l'année, au plus tôt, pour enquêter sur les agissements du Français Lionel Dumont, ancien membre du "gang de Roubaix" lié à la mouvance islamiste.
"Nous collaborons vraiment bien avec la police japonaise. Ils sont très bons", a commenté le juge.
De passage au Japon en mars 2002, Dumont aurait tenté de récolter des fonds pour constituer un réseau terroriste dans l'Archipel, où il travaillait dans la vente de voitures d'occasion à Niigata (centre du Japon).
Agé de 34 ans, le Français, arrêté en décembre 2003 en Allemagne, sera jugé à partir du 5 décembre par la Cour d'assises du Nord de Douai (nord de la France).
Le secrétaire général de l'Elysée au Val de Grâce pour voir M. Chirac
AFP 05.09.05 | 12h39
Le secrétaire général de l'Elysée Frédéric Salat-Baroux est arrivé lundi à la mi-journée à l'hôpital du Val de Grâce à Paris, où le président Jacques Chirac est hospitalisé depuis vendredi soir, a constaté un journaliste de l'AFP.
Arrivé vers 12H15 dans une voiture officielle, M. Salat-Baroux avait sur les genoux une pile de dossiers. L'entourage du chef de l'Etat avait indiqué lundi matin que celui-ci préparerait dans la journée, avec M. Salat-Baroux, le Conseil des ministres de mercredi qui sera dirigé exceptionnellement par le Premier ministre Dominique de Villepin à Matignon.
Le conseil de mercredi sera le premier que M. Chirac ne présidera pas en dix ans de mandat à l'Elysée.
L'"état général" et le "bilan" de santé du président Jacques Chirac "sont très satisfaisants", a indiqué dimanche un communiqué de l'Hôpital du Val-de-Grâce.
Santé Chirac : aucune "raison d'Etat" de ne pas dire les choses (Fabius)
AFP 05.09.05 | 12h18
L'ancien Premier ministre Laurent Fabius a estimé lundi après l'hospitalisation du président Jacques Chirac qu'il n'y avait "aucune raison d'Etat pour ne pas dire les choses telles qu'elles sont".
En apprenant son hospitalisation, "j'ai été touché parce que c'est quelqu'un que je connais et c'est le président de notre République", a dit M. Fabius sur Europe 1.
Il a estimé aussi qu'"il n'y a aucune raison d'Etat pour ne pas dire les choses telles qu'elles sont". "D'ailleurs on a commencé à nous les dire", "il faut continuer", a dit l'ancien Premier ministre, pour qui l'attitude qui s'impose est "transparence, transparence, transparence".
M. Fabius a refusé d'évoquer une possible accélération du calendrier, affirmant qu'"il ne faut pas supputer sur tel accident qui arrive au président de la République".
Il a admis cependant qu'il était prêt pour 2007. "Je suis toutes ces questions, je réfléchis à ces problèmes depuis longtemps, j'ai l'expérience d'avoir dirigé le gouvernement du pays, présidé l'Assemblée nationale, dirigé nos finances". Mais, a-t-il ajouté, "je ne suis pas le seul dans ce cas".
Santé Chirac : "évolution très favorable" (médecin-chef)
AFP 05.09.05 | 18h08
L'état de santé du président Jacques Chirac connaît une "évolution très favorable", a déclaré lundi en fin d'après-midi devant l'hôpital du Val de Grâce le médecin-chef Anne Robert, chef du bureau de la communication et de l'information des services de santé des armées.
Le président de la République "devrait sortir dans quelques jours", a-t-elle ajouté.
Evoquant son "petit accident vasculaire", elle a relevé qu'il s'agissait "d'un hématome de petite taille" et que "les signes cliniques sont en cours de régression".
Une étude montre la transmission d'un gène transgénique à une mauvaise herbe
AFP 05.09.05 | 18h28
Une étude officielle présentée au Royaume-Uni lundi a mis en évidence la transmission d'un gène modifié de colza à des mauvaises herbes, suscitant l'inquiétude du groupe Les Amis de la Terre.
Le gène a été retrouvé dans l'ADN d'un plant d'une espèce courante de mauvaise herbe, la moutarde sauvage (sinapis arvensis).
L'étude de trois ans a été conduite par le ministère britannique de l'Alimentation et de l'Agriculture (DEFRA) dans le but d'évaluer la réalité du risque de contamination génétique dénoncé par les organisations écologistes. Le gouvernement Blair prône l'utilisation des OGM et tente de contraindre la France et la Grèce à renoncer à leur interdiction du colza transgénique.
Le plant de moutarde, poussé un an après le colza sur la même parcelle, était devenu résistant aux herbicides. Deux plants d'une autre mauvaise herbe, le chou champêtre (brassica rapa), présentaient aussi une résistance aux herbicides, mais leur code génétique était inchangé.
Selon Les Amis de la Terre, la transmission de gènes résistants aux plantes sauvages pourrait contraindre les agriculteurs à utiliser des doses plus fortes d'herbicide, avec des conséquences néfastes pour les milieux naturels.
Le rapport du DEFRA reconnaît que ce croisement entre espèces OGM et sauvages "pose des problèmes agronomiques", mais relativise la gravité de la transmission, soulignant notamment que seuls deux plants de chou champêtre ont été rendus résistants, sur plus de 95.000 plantés.
Le rapporteur a toutefois recommandé de nouvelles études afin d'évaluer précisément le risque de transfert de gènes.
Mazarine veut "une double éducation, catholique et musulmane" pour son fils
AFP 07.09.05 | 08h02
La fille de l'ancien président de la République François Mitterrand, Mazarine Pingeot, veut "une double éducation, catholique et musulmane" pour son enfant dont le père est "musulman non religieux" alors qu'elle-même se définit comme "pas croyante mais catholique".
"Mon fils aura une double éducation, catholique et musulmane. Il connaîtra ses deux racines, ensuite le choix lui appartiendra", a-t-elle expliqué au magazine Le Monde des Religions de septembre-octobre.
"Je ne suis pas croyante, mais je suis catholique : c'est une part de moi-même que je ne peux pas renier", ajoute-t-elle, soulignant que la question d'une conversion ne s'est pas posée. "Toutes les religions se valent du point de vue dogmatique, tous les dogmes peuvent conduire aux intégrismes et les intégrismes me glacent".
"Ce n'est pas l'identité que je condamne mais l'idéologie communautaire qui m'horrifie", poursuit-elle.
La jeune femme explique que son père était "passionné par tout ce qui concerne les religions, la mystique, il était carrément obsédé par les questions de la mort et de l'après-vie" et priait "dans tous les lieux où nous allions".
Des gouttes qui "marchent sur l'eau" (Nature)
AFP 07.09.05 | 19h02
Dans certaines conditions, les gouttes d'un liquide se mettent à "marcher" à la surface : cette découverte, qui doit être annoncée jeudi par des chercheurs français dans la revue Nature, pourrait avoir des applications industrielles intéressantes, par exemple dans les imprimantes à jet d'encre.
En observant des gouttes qui rebondissent sur une surface, les scientifiques dirigés par Yves Couder, du laboratoire de physique statistique (CNRS/ENS/universités Paris XI et VII) ont remarqué que lorsque deux gouttes se rencontrent, elles peuvent former un système binaire, l'une tournant autour de l'autre.
Ceci, expliquent-ils, se produit à certaines fréquences d'agitation car la couche d'air présente entre la goutte et la surface juste avant le contact n'a pas le temps de s'évacuer. La goutte rebondit dessus, sans toucher la surface. Mais ce n'est pas tout : la goutte rebondissante se met parfois à "marcher" sur la surface.
A chaque fois qu'elle s'approche du liquide, la goutte crée une onde qui se manifeste par des vaguelettes concentriques à la surface. Dans certaines conditions, notamment de fréquence et d'amplitude du mouvement de la surface liquide, la goutte retombe sur le côté d'une vaguelette, puis sur celui d'une autre vaguelette, etc. De rebondissements en rebondissements, la goutte se met en "marche".
Quand deux "marcheurs" se rencontrent, leur trajectoire est soit déviée, comme celle de deux boules de billard, les gouttes repartant alors chacune dans une nouvelle direction, soit elles se "capturent" et se mettent en rotation : la grosse tourne autour d'une plus petite.
Cela constitue un nouvel exemple d'"état localisé", phénomène qui se produit en un seul endroit du système, tel que les vortex (tourbillons creux) au sein des fluides.
Dans le cas des gouttes rebondissantes, les chercheurs ont pu étudier pour la première fois dans un seul système tous les modes d'interaction entre états localisés. Ils ont observé aussi bien plusieurs gouttes qui forment un réseau, deux gouttes en orbite l'une autour de l'autre ou encore des gouttes au comportement erratique.
Yasser Arafat mort d'empoisonnement, du Sida ou d'une infection (livre)
AFP 08.09.05 | 07h34
L'ancien dirigeant palestinien Yasser Arafat est décédé d'un empoisonnement, du SIDA ou d'une infection selon le rapport médical secret établi par l'hôpital français, où il est décédé le 11 novembre dernier, indique jeudi le quotidien israélien Haaretz.
Selon le journal qui publie une photocopie d'une des pages du rapport médical, les médecins israéliens et étrangers ne sont pas parvenus à une conclusion claire sur la cause du décès de Yasser Arafat.
Le rapport secret qui a été remis à la veuve de l'ancien président de l'Autorité palestienne Souha Arafat ainsi qu'à des dirigeants palestiniens, est publié dans une nouvelle édition du livre intitulé "La septième guerre" rédigé en hébreu par deux journalistes israéliens Amos Harel et Avi Isacharoff.
L'ouvrage ne lève pas le mystère entourant le décès qui aurait été provoqué par une hémorragie cérébrale. "Mais les discussions entre un grand nombre d'experts montrent qu'il est n'est pas possible de déterminer une cause qui expliquerait la combinaison des symptômes qui ont amené au décès du patient".
Le docteur Ashraf al-Kurdi, le médecin personnel de Yasser Arafat qui n'a pas participé au traitement medical donné à son patient durant les dernières semaines de sa vie a affirmé que des médecins français lui avaient révélé que le virus du SIDA avait été trouvé dans le sang de Yasser Arafat.
Al-Kurdi a refusé de précisé de qui il tenait cette information mais il a affirmé que ce virus avait été introduit dans le sang de Yasser Arafat en vue d'effacer les traces d'empoisonnement, la cause réelle du décés, précise le livre.
Plusieurs responsables des services de sécurité palestiniens, tels Mohammad Dahlan, et Jibril Rajoub affirment dans le livre qu'ils sont persuadés que Yasser Arafat a été empoisonné. Selon eux, le dirigeant palestinien n'était pas assez prudent et pouvait être facilement empoisonné car il mangeait des friandises et prenait des médicaments que lui amenaient des hôtes sans contrôle médical.
Le bureau du Premier ministre Ariel Sharon a pour sa part affirmé que les informations sur l'empoisonnement du dirigeant palestinien par Israël sont "totalement absurdes".
Le Haaretz indique que des experts israéliens qui ont examiné le rapport français estiment que l'empoisonnement lors d'un diner le 12 octobre 2004 à la Mouqata, le quartier général de Yasser Arafat, à Ramallah est la cause la plus probable du décés.
A la suite de ce repas, l'état de santé de Yasser Arafat s'est dégradé rapidement. Il a souffert de pertes de mémoire, de brutales sautes d'humeur, tandis que des tâches rouges "suspectes" apparaissaient sur son visage.
L'ancien président de l'Autorité palestinienne avait été admis le 29 octobre à l'hôpital militaire Percy de Clamart, près de Paris, où il est décédé le 11 novembre.
Clinique de la Tamise: l'avocat général requiert la relaxe générale
AFP 14.09.05 | 09h39
L'avocat général a requis mardi soir la relaxe de l'ensemble des membres du personnel de la clinique de la Tamise de Boulogne-sur-mer (Pas-de-Calais) poursuivis devant la cour d'appel de Douai, à la suite du décès d'une mère et de son enfant au cours d'un accouchement.
Valérie Debruyne, 34 ans, était décédée sur la table d'accouchement dans la nuit du 19 au 20 août 2000. Son bébé, Océane, était mort deux jours plus tard.
La famille de la victime défend la thèse de l'erreur médicale. Pour la défense en revanche, il s'agit d'un accident "rarissime", la mère ayant succombé à une embolie amniotique.
Deux obstétriciens, une sage-femme et l'ex-directeur de la clinique avaient été relaxés en première instance, le 16 avril 2004 par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-mer.
Trois autres décès - d'une mère et de deux enfants - étaient survenus dans des conditions assez proches début 2001 dans la même maternité.
L'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) avait alors suspendu un mois durant toutes les activités chirurgicales et obstétricales de la clinique, qui avait pu rouvrir son bloc opératoire après une réorganisation complète de ses installations, mais avait été contrainte de fermer sa maternité.
Le jugement a été mis en délibéré au 27 octobre prochain.