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Brèves propagandistes, série 3
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Une femme trouve un doigt dans son assiette en déjeunant dans un fast-food
AFP 25.03.05 | 01h26
Une jeune femme qui déjeunait dans un fast-food de Californie a eu la sinistre surprise de mordre dans un doigt humain, ont indiqué jeudi les services de santé locaux à l'AFP.La police a emporté le doigt pour l'analyser, a précisé Joy Alexiou, du département de la santé du comté de Santa Clara.La cliente "était en train de déjeuner lorsqu'elle a croqué dans quelque chose. Après avoir regardé de plus près, elle a découvert un doigt humain avec un bout d'ongle. Quand elle a réalisé dans quoi elle avait mordu, elle a immédiatement vomi", a ajouté Joy Alexiou.Le personel du restaurant, au sud de San Francisco, a placé le doigt dans de la glace pour le conserver. Il a été soumis à un contrôle qui n'a rien révélé: "Nous n'avons aucune idée pour le moment sur l'identité du propriétaire du doigt", a-t-on indiqué de même source.Le fast-food est resté fermé quelques heures, le temps d'analyser les ingrédients livrés au restaurant, ainsi que les cuisines.Un bureau d'analyses tentait jeudi de prendre une empreinte digitale du doigt et a ouvert une enquête.Les services de santé ont jugé improbable que le doigt puisse poser un problème sanitaire à la personne qui l'a mâché ni aux clients ayant mangé le même plat du fait de la température de cuisson élevée."Nous n'avons jamais eu affaire à une telle histoire", a indiqué un responsable du département de la santé sous couvert d'anonymat.
USA: Le mystère du doigt dans un plat de chili s'épaissit
AFP 15.04.05 | 02h49
Le mystère autour d'un doigt retrouvé le mois dernier dans un plat de chili servi dans un établissement de restauration rapide de Californie (ouest) s'est épaissi jeudi, après les déclarations d'une femme assurant qu'un jaguar le lui avait arraché.Sandy Allman, 59 ans, a appelé la police pour revendiquer la propriété de ce bout de doigt, long de près de 4 centimètres, en expliquant l'avoir vu pour la dernière fois en février aux urgences de l'hôpital de Las Vegas (Nevada, ouest) où elle s'était rendue après avoir été mordue par son propre jaguar, et reconnu à la télévision récemment.Le doigt avait été placé dans un sachet de glace, les médecins lui ayant dit qu'il n'était pas possible de le lui greffer.Comment ce bout de chair serait arrivé dans un plat de chili con carne servi dans un établissement de restauration rapide Wendy's, à San Jose (Californie, ouest), reste un mystère pour la police, qui continue d'enquêter.L'affaire remonte au mois dernier lorsqu'une jeune femme qui déjeunait dans le fast food a eu la sinistre surprise de mordre dans un doigt.La cliente "était en train de déjeuner lorsqu'elle a croqué dans quelque chose. Après avoir regardé de plus près, elle a découvert un doigt avec un bout d'ongle. Quand elle a réalisé dans quoi elle avait mordu, elle a immédiatement vomi", avait indiqué la police.Le fast-food était resté fermé quelques heures, le temps d'analyser les ingrédients livrés au restaurant, ainsi que les cuisines. Le fait divers a été largement rapporté par la presse, permettant à Mme Allman de "reconnaître" son doigt.
Arrestation de la femme ayant trouvé un doigt dans un bol de chili
AFP 22.04.05 | 20h17
Une femme qui avait affirmé avoir trouvé le mois dernier un doigt dans un plat de chili servi dans un établissement de restauration rapide de Californie (ouest) a été interpellée, a indiqué vendredi la police.Anna Ayala est considérée comme le suspect principal dans cette étrange affaire et a été "interpellée à son domicile à Las Vegas" (Nevada), Etat voisin de la Californie, jeudi soir, a dit à l'AFP Enrique Garcia, porte-parole de la police de San Jose, ville où se trouve le fast-food Wendy's.M. Garcia s'est refusé à donner des précisions sur les indices ayant conduit la police à interpeller Mme Ayala et sur le propriétaire du doigt. Une conférence de presse est prévue plus tard dans la journée.L'affaire remonte au 22 mars lorsqu'Anna Ayala, qui déjeunait d'un plat de chili, avait indiqué avoir mordu dans un doigt long de près de 4 cm.Le directeur de Wendy's Amérique du Nord, Tom Mueller, s'est dit "vraiment soulagé" d'apprendre qu'une interpellation avait eu lieu.Wendy's avait offert une récompense de 100.000 dollars pour toute information permettant de découvrir l'identité du propriétaire du doigt. Cette affaire lui avait fait perdre de nombreux clients et la chaîne avait dû licencier du personnel.L'affaire avait rebondi la semaine dernière lorsqu'une femme, Sandy Allman, 59 ans, avait appelé la police en affirmant que le doigt était le sien et qu'elle l'avait perdu en février après avoir été mordue par son jaguar.
Jacques Chirac n'a guère convaincu la presse
AFP 15.04.05 | 03h57
La presse de vendredi ne ménage pas ses critiques au lendemain de la prestation télévisée de Jacques Chirac pour défendre le oui à la Constitution européenne.Alors que le non au référendum du 29 mai est en tête dans les sondages, "l'opération de sauvetage" pour se porter "au secours du oui" à laquelle s'est livré le président de la République, pour reprendre les titres des Echos et de La Voix du Nord, n'a guère convaincu la presse."Chirac rame", titre sans détour le Parisien/Aujourd'hui, qui parle d'une "émission compliquée, chaotique et au total très décevante"."N'ayez pas peur" ou "N'ayons pas peur": La formule, utilisée en son temps par Jean Paul II et martelée jeudi soir par le chef de l'Etat, fait la Une de la Tribune aux Dernières Nouvelles d'Alsace, en passant par le Dauphiné libéré, le Courrier picard, Sud-Ouest, La Charente libre ou Ouest-France.Cela fait dire à Jacques Camus dans La République du Centre que Jacques Chirac s'est, en quelque sorte, posé en "pape de l'Europe". "Le conseil est bon mais le président a procédé par injonction plus que par la démonstration", écrit Michel Richard dans le Midi libre. "Pas sûr que la référence papale du président rassure son camp, celui du +oui+, tant la démonstration a paru laborieuse", commente Francis Laffon dans L'Alsace.Les Dernières Nouvelles d'Alsace a vu un président "pas au meilleur de sa forme", "trop souvent sur la défensive pour véritablement emporter l'adhésion", selon Libération Champagne.Hubert Coudurier dans Le Télégramme pointe les "tentatives un peu laborieuses de désamorcer l'angoisse des jeunes face à l'avenir" de la part d'un Jacques Chirac "maître d'école", "prof de oui" qui s'est livré, pour Libération, à un "cours du soir". France Soir retient plutôt le côté "grand show" médiatique."Jacques Chirac, empêtré dans des considérations techniques, n'a guère fait rêver ses interlocuteurs", remarque Gilles Dauxerre dans La Provence. "Habité d'une foi européenne comptée, Européen de raison plus que de passion, le chef de l'Etat n'aura ni emballé, ni converti grand monde", renchérit Franck De Bondt dans Sud-Ouest.L'argumentaire présidentiel, selon Philippe Waucampt dans le Républicain lorrain, "n'a jamais rencontré son auditoire, en soi représentatif de l'esprit français du moment".Pour Christian Digne dans La Marseillaise, il est vrai partisan du non, l'exercice est "totalement raté".Le président n'a guère trouvé grâce qu'aux yeux du Figaro, qui parle d'un "vigoureux plaidoyer en faveur du +oui+", et de la Nouvelle République du Centre-Ouest qui parle d'un "Chirac-show fut plutôt vivant et réussi". Michel Bassi salue également dans L'Eclair des Pyrénées la "belle pugnacité" de Jacques Chirac."Après cet exercice mi-figue mi-raisin de communication élyséenne, on sait déjà que pour sauver le +oui+, Jacques Chirac devra faire campagne autrement", estime Pierre Taribo dans L'Est républicain.
Treize ans de prison pour un complice de Richard Reid
AFP 22.04.05 | 17h44
Un Britannique, complice de l'homme aux chaussures piégées Richard Reid, a été condamné vendredi à Londres à 13 ans de prison pour avoir projeté de faire exploser un avion de ligne dans une attaque simultanée avec celle de Reid. Saajid Badat, 25 ans, avait finalement renoncé à executer son projet initialement prévu en décembre 2001, a rappelé vendredi le procureur Richard Horwell, avant d'annoncer sa peine.Lors de son arrestation le 27 novembre à Gloucester (centre-ouest de l'Angleterre), Badat avait expliqué aux policiers qu'on lui avait demandé "de fabriquer une chausssure piégée comme Richard Reid", et que certaines composantes pour la fabriquer lui avaient été données par "un Arabe en Afghanistan", a expliqué le procureur.
Moussaoui: ses avocats refusent qu'il plaide coupable
AFP 22.04.05 | 19h11
Les avocats du Français Zacarias Moussaoui, accusé aux Etats-Unis de complicité dans les attentats de 2001, ont demandé vendredi au juge de refuser que leur client plaide coupable, affirmant qu'il n'est pas en état de le faire, selon des documents de justice."Nous n'essayons pas de retarder l'audience" prévue dans l'après-midi, a précisé à l'AFP Frank Dunham, avocat commis d'office principal de Moussaoui. "Nous aimerions que la juge fasse certaines choses avant d'entendre la déclaration de culpabilité mais nous ne savons pas si elle va les faire ou pas", a-t-il ajouté.Le Français Zacarias Moussaoui, 36 ans, accusé aux Etats-Unis de complicité dans les attentats du 11 septembre 2001, devait plaider coupable vendredi après-midi devant la justice américaine, une décision paradoxale qui pourrait hâter son éventuelle condamnation à mort.La juge Leonie Brinkema a rencontré mercredi le Français, accompagné de l'un de ses avocats, et avait décidé qu'il était "pleinement compétent pour plaider coupable de son inculpation".
Moussaoui plaide coupable de complicité dans les attentats de 2001
AFP 22.04.05 | 22h08
Le Français Zacarias Moussaoui, 36 ans, a plaidé coupable vendredi aux Etats-Unis de complicité dans les attentats du 11 septembre 2001, au risque de précipiter sa condamnation à la peine capitale.Le détenu a plaidé coupable des six chefs d'inculpation retenus contre lui, dont quatre sont passibles de la mort: accusations de complot pour commettre un attentat, détourner un avion, détruire un avion et utiliser des armes de destruction massive. Il est aussi accusé de complot pour commettre un meurtre et détruire une propriété, passibles de longues peines de prison.Tout en reconnaissant être membre d'Al-Qaïda, Moussaoui avait nié jusqu'à présent son implication dans les attentats qui ont fait près de 3.000 morts.Cette nouvelle position a été exprimée devant le tribunal d'Alexandria, près de Washington. Ses avocats commis d'office ont demandé en vain au juge chargée de l'affaire, Leonie Brinkema, de ne pas en tenir compte, arguant de la démence de leur client.En plaidant coupable, Moussaoui écarte la tenue d'un procès. La juge doit désormais fixer une date pour la procédure de définition de la peine, qui sera définie par un jury après d'éventuels témoignages et les plaidoiries de l'accusation et la défense.Moussaoui a été arrêté dans le Minnesota (nord) pour violation des lois sur l'immigration trois semaines avant les attentats alors qu'il prenait des cours de pilotage.Le 11 septembre 2001, 19 terroristes d'Al-Qaïda avaient détourné quatre avions pour frapper deux tours à New York et le Pentagone à Washington. Le quatrième avion s'était écrasé en Pennsylvanie (est).
Kenya: une rumeur de libération du "colon" accusé de meurtre enflamme les Massai
AFP 22.04.05 | 17h35
Les éleveurs Massai ont manifesté vendredi à Naivasha (90 km au nord-ouest de Nairobi) en croyant que la police avait libéré l'héritier d'une des grandes familles de colons britanniques du Kenya, emprisonné pour le meurtre d'un agent du Service kényan de la faune (KWS), a constaté un correspondant de l'AFP.Une cinquantaine de Massai ont convergé vers le commissariat de Naivasha quand la rumeur a circulé d'une éventuelle libération de Thomas Gilbert Patrick Cholmondeley, fils du cinquième baron Delamere, arrêté mardi pour avoir tué un agent du KWS qu'il affirme avoir pris pour un voleur.L'agent, Samson Ole Sisima, tué de plusieurs balles dans le cou, était un Massai. Il laisse une veuve et six jeunes enfants, selon les manifestants.En fait, M. Cholmondeley venait d'être transféré du poste de police de Gilgil au commissariat de Naivasha, pour audition, a-t-on indiqué de source policière."Le suspect ne doit pas être libéré et doit être traité comme n'importe quel autre suspect détenu par la police", a déclaré Kitae Ole Nkoiboni, un des chefs Massai de la région de Ntulele, au sud de Naivasha. "Nous voulons que justice soit faite", a-t-il ajouté."C'est un cas sérieux et sensible, et nous devons le traiter avec soin, sans rien précipiter", a expliqué à l'AFP le commandant de la police de Naivasha, Simon Kiragu, après avoir informé les Massai et leur avoir promis que M. Cholmondeley ne bénéficierait pas d'un traitement de faveur.M. Cholmondeley, descendant d'un des fondateurs de la colonie britannique du Kenya, est apparu fatigué, mais calme, quand il a été conduit sous bonne escorte dans le commissariat pour y faire enregistrer ses empreintes digitales et sa déposition.Il sera déféré sous l'accusation de meurtre dès que l'enquête de police sera terminée, probablement la semaine prochaine, a confirmé M. Kiragu.L'avocat de l'accusé, Me James Muthui, s'est refusé à tout commentaire.Son client a déclaré avoir pris les trois agents du KWS pour des voleurs, et avoir tiré en ignorant leur véritable identité, avait indiqué jeudi M. Kiragu.Les éleveurs Massai ont souvent eu maille à partir avec M. Cholmondeley, lors de contentieux sur le passage de leurs troupeaux sur les terres de son domaine, selon plusieurs témoins qui s'accordent à dépeindre l'héritier des Delamere comme un homme de tempérament vif.Le drame du domaine Delamere est intervenu dans un contexte d'inquiétude croissante parmi la communauté des colons d'origine européenne, ou "Kényans blancs", nombreux dans cette région kényane de la Vallée du Rift. Ils ont été récemment la cible d'une recrudescence d'attaques à main armée, et deux d'entre eux ont été tués près de Naivasha depuis septembre dernier.
Semaine dominée par la campagne référendaire et l'intervention de Jospin
AFP 24.04.05 | 15h47
La campagne pour le référendum sur le traité constitutionnel européen dominera sans surprise la semaine politique marquée par l'intervention télévisée de Lionel Jospin jeudi soir, la première depuis son retrait de la vie politique. Défenseur de la Constitution européenne, l'ancien Premier ministre sera l'invité de l'émission "Question ouverte" sur France 2. Ses déclarations sont très attendues au moment où le non caracole toujours en tête des sondages et où le oui de gauche peine à convaincre des sympathisants socialistes très majoritairement hostiles au traité, selon les enquêtes. Outre Lionel Jospin, les leaders politiques seront très présents sur le petit écran. Un débat réunira ainsi lundi soir sur France 3 François Hollande, premier secrétaire du PS, François Bayrou, président de l'UDF, Michel Barnier (UMP), ministre des Affaires étrangères, Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, Dominique Voynet (Les Verts), Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, Jean-Marie Le Pen, président du FN, et Olivier Besancenot (LCR). M. Le Pen sera également l'invité de France 2 mardi soir et du journal de TF1 vendredi. Une présence médiatique qui culminera le 1er mai par un discours place de l'Opéra à Paris, après le traditionnel défilé du Front national. Héraut du non de gauche, le socialiste Henri Emmanuelli sera mardi face au ministre de l'Economie et des Finances Thierry Breton dans le cadre de l'émission France Europe Express (France 3 et France Info). Sur le terrain, François Hollande participera à un grand meeting régional à Béziers jeudi, tandis que Philippe de Villiers se rendra à Amiens (mercredi) et à Angoulême (vendredi) pour des réunions publiques. L'Europe et le référendum français seront également au programme des discussions du président Jacques Chirac et du chancelier Gerhard Schroeder qui se retrouveront mardi matin à Paris pour le 5e Conseil des ministres franco-allemand. Après leurs entretiens, en parallèle à ceux d'une dizaine de ministres, les deux dirigeants doivent prononcer des allocutions sur le renforcement de l'économie européenne lors d'un colloque à la Sorbonne. Par ailleurs, Jean-Pierre Raffarin, de retour dimanche de son voyage en Chine, sera de nouveau confronté au mécontentement suscité par la suppression du Lundi de Pentecôte. Le Premier ministre a demandé à chacun de ses ministres de faire le point dans son secteur en vue d'un séminaire gouvernemental jeudi. Matignon a assuré qu'il n'était pas question de préparer des assouplissements sur la suppression de ce jour férié, malgré la mobilisation syndicale et la fronde dans le monde de l'Education tant du côté des parents d'élèves que des enseignants. Selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France, 61% des Français désapprouvent la mesure du gouvernement contre 38% qui y sont favorables.
Alzheimer : résultats préliminaires encourageants d'une thérapie génique
AFP 24.04.05 | 19h00
Le traitement par implantation chirurgicale de cellules génétiquement modifiées directement dans le cerveau de patients atteints de maladie d'Alzheimer apparaît prometteur avec notamment un ralentissement du déclin intellectuel, selon des résultats très préliminaires d'un essai américain, publiés dans la revue Nature Medicine (groupe Nature).Ce traitement expérimental a été appliqué à huit "volontaires", âgés de 54 à 76 ans et aux débuts de la maladie. Le premier a été opéré en avril 2001. Objectif visé : prévenir la perte des cellules observée au cours de cette forme de démence.Des tests avaient été préalablement faits sur des singes, rappelle l'équipe du neurologue Mark Tuszynski (université de Californie, San Diego).Les tissus implantés sont des cellules de peau du patient, modifiées génétiquement, en y introduisant un gène pour leur faire fabriquer une petite protéine naturelle, le facteur de croissance du nerf (NGF) qui protége les cellules et stimule leurs fonctions.Les cellules modifiées ont été injectées dans une région profonde du cerveau où survient dans la maladie d'Alzheimer une dégénérescence des cellules nerveuses cholinergiques, normalement productrices de messagers chimiques leur servant à communication entre elles. Le NGF stimule en effet la fonction cholinergique, importante pour la mémoire et d'autres fonctions intellectuelles comme l'attention.Cette thérapie apparaît maintenant bien tolérée.Initialement l'intervention se faisait sous sédatifs légers, sans endormir les patients. Deux d'entre eux avaient bougé lors des injections et eu une hémorragie cérébrale. L'un est décédé d'infarctus du myocarde cinq semaines plus tard. L'intervention, pratiquée ensuite sous anesthésie générale, a pu être menée à terme chez six patients.L'imagerie cérébrale montre une augmentation significative de l'activité cérébrale (consommation d'énergie sous forme de sucre) dans les zones traitées chez quatre patients. Et, à presque deux ans en moyenne de suivi des six patients, la progression de la maladie semble avoir été réduite de 36 à 50 %, selon des tests courants de mesure du déclin intellectuel.De plus, l'autopsie du patient décédé a montré une production du NGF au bon endroit, avec une forte croissance des prolongements ("axones") des neurones.Cependant, comme il ne s'agit pas d'un essai comparatif (contre placebo), la prudence reste de mise sur les résultats préliminaires de cet essai de "phase 1", destiné à vérifier l'innocuité du produit testé.D'autres essais cliniques s'imposent, soulignent les auteurs. S'ils confirmaient ces résultats, "ce serait la première thérapie en neurologie dont l'action consisterait à prévenir la mort des cellules", selon Tuszynski.
Tokyo défend les manuels scolaire d'histoire japonais
AFP 25.04.05 | 09h53
Le ministère japonais des Affaires étrangères a pris la défense lundi des manuels scolaires d'histoire nippons, accusés de "révisionnisme" par la Chine."Il n'y a aucun manuel scolaire publié au Japon qui s'efforce de glorifier ou de faire l'apologie de son histoire d'agression, de sa colonisation ou de ses atrocités dans d'autres pays", a assuré le porte-parole du ministère Hatsuhisa Takashima, lors d'un point de presse."Au contraire, il y a des phrases senties sur l'aspiration du Japon à devenir une nation pacifique", a insisté M. Takashima devant le club des correspondants étrangers au Japon.C'est le dernier épisode de "la guerre des manuels scolaires" qui a mis le feu aux poudres entre les deux géants asiatiques, alourdissant un climat diplomatique déjà tendu à cause notamment de querelles territoriales.Les autorités chinoises sont furieuses contre la réédition au Japon d'un manuel d'histoire --utilisé par moins de 0,1% des écoles japponaises-- qui minimise, selon elles, les brutalités de l'impérialisme nippon.Mais beaucoup de Japonais sont persuadés que le régime de Pékin intrumentalise le nationalisme chinois, en alimentant la xénophobie anti-japonaise, afin de le substituer à une idéologie marxiste-léniniste sur le déclin.Ils sont choqués qu'un régime dictatorial, dont les propres livres d'histoire sont très loin d'être des modèles d'objectivité, se permette de donner des leçons d'histoire à un pays démocratique depuis 60 ans.Interrogé pour savoir si le Premier ministre Junichiro Koizumi continuerait à visiter le sanctuaire patriotique du Yasukuni à Tokyo, un des principaux contentieux avec Pékin, M. Takashima a répondu évasivement, expliquant que le chef du gouvernement prendrait "la décision appropriée"."C'est selon les sentiments personnels et la détermination du Premier ministre", a-t-il dit.Le Premier ministre conservateur rejette régulièrement les objections de Pékin à propos de ses visites au sanctuaire du Yasukuni, excipant du refus de se laisser dicter sa conduite par la Chine.Ce sanctuaire est consacré aux 2,5 millions de soldats japonais morts sous les drapeaux, dont sept criminels de guerre condamnés par les Alliés après 1945 comme le général Hideki Tojo. Situé en plein coeur de Tokyo, à deux pas du Palais impérial, il est considéré par ses détracteurs comme un symbole du militarisme du Japon impérial des années 1930-40.Depuis son arrivée au pouvoir en 2001, M. Koizumi s'y rend au moins une fois par an.Dans un discours à Jakarta, lors d'un sommet Asie-Afrique, le Premier ministre conservateur nippon a reconnu que le Japon avait "causé des torts et des souffrances à des peuples de nombreux pays, en particulier de nations asiatiques".Evoquant "un sentiment de profond remords et des excuses sincères", le chef de la droite japonaise a rappelé que, depuis 1945, le Japon a renoncé à la guerre et s'est engagé résolument sur la voie de la démocratie et de la puissance économique.De façon révélatrice, aux journalistes qui lui demandaient si cette déclaration revenait à présenter des excuses à la Chine, le porte-parole des Affaires étrangères a rétorqué: "En partie oui, pour l'essentiel non".M. Koizumi "a exprimé ses propres sentiments sur l'histoire du Japon et les évènements de l'après-guerre, sur les relations du Japon avec l'Asie et l'Afrique après 1945 et sur les orientations de la politique étrangères japonaise", a expliqué M. Takashima.
Des "déçus" du MNR veulent fonder un "Parti populiste" avec ceux du FN
AFP 25.04.05 | 09h25
Plusieurs dizaines de "déçus" du Mouvement national républicain (MNR) fondé par Bruno Mégret, parmi lesquels l'ancien secrétaire général Franck Timmermans, lancent un "rassemblement des Patriotes" pour créer, en juin, un "Parti populiste" avec les "déçus" du FN."Il y a beaucoup trop de déçus du FN et du MNR", a expliqué à l'AFP Franck Timmermans, qui doit présenter cette initiative lundi lors d'une conférence de presse."La grande armée de Marignane (congrès lors duquel fut décidé la fondation du MNR issu de la scission du FN, en janvier 1999, ndlr) est complètement ensablée. Avec les embardées de Mégret et puis les divisions internes du FN qui ne cessent de s'aggraver, il y a des gens qui restent sur le carreau", a-t-il ajouté.Avec "vingt ou trente" cadres, "des seconds couteaux", a-t-il précisé, "nous allons participer à la campagne référendaire pour le non et en juin nous lancerons un appel à tous ceux qui sont sur le pavé, pour fonder le Parti Populiste", a-t-il indiqué."Nous voulons fonder une nouvelle formation politique originale, qui aura soin de ne jamais se mettre en guerre avec le FN", a précisé M. Timmermans. "Si l'avenir s'oriente vers un rapprochement (avec le FN, ndlr), tant mieux, s'il s'oriente vers des agrégats (par famille de pensée, ndlr), nous récupèrerons les restes", a-t-il estimé.Dans tous les cas, M. Timmermans a souligné que "les conditions ne sont pas requises", pour lui même et les autres anciens cadres du MNR, pour retourner au FN en raison de la persistance de rancoeurs et aussi de "divergences sur certains sujets".Sur le plan électoral, seules les municipales de 2008 pourraient intéresser le "Parti Populiste", dans le cadre d'accords locaux avec le FN. "Nous laisserons la présidentielle et les législatives au FN", a souligné M.Timmermans."Il s'agit pour nous de préparer l'avenir et les conditions d'une réconciliation (entre les branches FN et ex-MNR de l'extrême droite, ndlr) qui de toutes les façons est inéluctable", a-t-il souligné.Une part importante des cadres du MNR avait quitté Bruno Mégret à l'automne 2002, après que ce dernier eut affirmé que le MNR n'était "pas un parti d'extrême droite". D'autres, comme Gilles Bredillot, ancien secrétaire départemental du MNR qui participe à cette initiative, étaient encore candidats du MNR en 2004 aux régionales ou aux européennes.Interrogé sur l'ancien numéro deux du MNR Jean-Yves Le Gallou, M. Timmermans a précisé que l'objectif de cette initiative n'était pas de "relancer tel ou tel ténor" d'extrême droite.
Torturés en Irak en 91, des militaires américains ne seront pas dédommagés
AFP 26.04.05 | 00h22
Des militaires américains torturés en Irak en 1991 ne toucheront pas les centaines de millions de dollars, puisés sur des avoirs irakiens, qu'ils avaient demandés en justice, la Cour Suprême des Etats-Unis ayant refusé de se saisir de leurs cas.Sans donner d'explication, la Cour a annoncé qu'elle ne réexaminerait pas la décision d'une cour d'appel, qui avait estimé que les 17 prisonniers de guerre n'étaient pas fondés à toucher les 959 millions de dollars qu'un tribunal de première instance leur avait accordés en dommages et intérêts en juillet 2003.Un avocat des 17 anciens prisonniers de guerre et de leur famille, Tony Onorato, a expliqué à l'AFP qu'ils avaient porté plainte devant la justice américaine en avril 2002 contre l'Irak, "en présentant des faits concernant les tortures subies".Une loi américaine de 1996 habilite en effet la justice américaine à examiner des plaintes pour torture contre des Etats reconnus par le Département d'Etat comme étant des soutiens du terrorisme. Un autre texte de 2002 autorise les tribunaux à puiser les dommages et intérêts dans les avoirs gelés de ces Etats.Les autorités américaines avaient protesté contre l'octroi de dédommagements irakiens à ces anciens prisonniers de guerre, faisant valoir que ces fonds étaient nécessaires à la reconstruction de l'Irak.Un argument discutable, selon M. Onorato, qui estime que dédommagement et reconstruction ne sont pas incompatibles. "Dans le monde entier il y a des sociétés et des pays qui sont débiteurs de l'Irak", a-t-il fait valoir, jugeant "difficile à avaler" que les autorités américaines estiment que des victimes de tortures n'ont droit à rien.Jeffrey Addicott, enseignant au centre de droit du terrorisme à l'Université Saint Mary (San Antonio, Texas), s'est dit "déçu" de l'attitude des autorités américaines. "Nous adressons un signal aux tyrans: +nous n'allons pas vous tenir pour responsables si vous torturez nos ressortissants+", a-t-il dit.Un responsable du ministère fédéral de la Justice, Charles Miller, a contesté cette interprétation. "C'est une question de droit", a-t-il déclaré à l'AFP, "de droit et de souveraineté, et il s'agit du pouvoir du président (américain) de décréter au niveau de l'administration que les biens qui étaient des biens irakiens reviennent au gouvernement d'Irak désormais reconnu".
"L'Europe sociale passe par le oui", un DVD de DSK
AFP 26.04.05 | 00h05
Le député socialiste Dominique Strauss-Kahn, auteur et acteur d'un DVD intitulé "L'Europe sociale passe par le oui" disponible jeudi dans les bacs, explique mardi au "Parisien/Aujourd'hui en France" qu'il pourra ainsi "argumenter en essayant de toucher le plus grand nombre"."Quand on fait un meeting on a le temps d'expliquer mais à mille personnes au maximum et quand on va à la télé il y a beaucoup de gens mais on n'a que trois minutes", explique l'ancien ministre de l'Economie.Il ajoute: "j'ai donc cherché une formule intermédiaire" pour "avoir le temps d'expliquer tout en essayant de toucher un plus grand nombre".L'élu du Val d'Oise précise que le DVD de 30 minutes "sera mis gratuitement en ligne (leouidedsk.Net), mais aussi "vendu 3 euros chez des grands distributeurs". Les 30.000 exemplaires ont coûté 10.000 euros financés par l'association A gauche en Europe.Parce qu'il jugeait difficile d'avoir à la fois une large audience et le temps pour s'exprimer, DSK a choisi ce moyen original pour atteindre le plus grand nombre de personnes possibles en se donnant le temps de développer ses arguments.Dans le DVD, le député du Val d'Oise démonte méthodiquement, un par un, les "arguments erronés" des tenants du non, contre lesquels il est "en colère". Et il décline toutes ses raisons de dire oui car "en plus d'être bon pour l'Europe et d'être bon pour la France, le traité est bon pour la gauche"."L'Europe est une réalité à parfaire et non à défaire", lance-t-il dans une intervention très sobrement mise en scène, où, seul sur fond bleu ou blanc, il s'adresse à ses "amis", ses "chers compatriotes" sur un ton à la fois solemnel et didactique.Ce traité est "une brique de plus que nous mettons sur les briques précédentes pour, enfin, construire l'Europe dont nous rêvons", conclut DSK en s'adressant aux jeunes pour lesquels "nous voulons créer un nouveau +nouveau monde+". Appelant à "voter oui le 29 mai", jour du référendum, "c'est notre destin collectif que nous avons entre les mains", affirme-t-il.Cette initiative pour le oui de Dominique Strauss-Kahn, conçue et produite par son conseiller en communication Ramzi Khiroun, se veut "un outil de campagne" pour "mobiliser les énergies en un vaste réseau national qui recentre le débat sur la question posée".Elle intervient au moment où le non de gauche, et singulièrement des sympathisants socialistes, monte dans les sondages, créant des tensions internes au PS entre la ligne officielle pour le oui et ceux des militants qui font campagne pour le non.Ce DVD sort en même temps qu'une nouvelle édition de sa "Lettre ouverte aux enfants d'Europe" (Grasset).
Vent de fronde contre le mariage des homosexuels
AFP 26.04.05 | 11h51
Les maires conservateurs de plusieurs capitales de provinces espagnoles ont annoncé qu'ils refuseraient de marier des couples homosexuels en dépit du vote jeudi par le parlement espagnol d'une loi autorisant ces unions, qui devrait entrer en vigueur cet été. "Si cette loi me permet de marier des homosexuels, je n'exercerai pas cette faculté", pas plus les autres élus de la municipalité de Valladolid, a affirmé son maire, Javier Leon de la Riva, membre du parti Populaire (PP), dont les propos sont publiés mardi par le quotidien La Razon (droite). "Pour moi, ce n'est pas un problème que ces couples aient les mêmes droits que le reste des citoyens. Mais ce qui ne me paraît pas bien, c'est que leur union reçoive le nom de mariage", a-t-il ajouté. Les maires conservateurs de Léon, Mario Amilivia, et d'Avila, Miguel Angel Garcia, ont exprimé leur soutien à leur collègue de Valladolid. La Razon cite des maires de plusieurs petites localités qui ont pris la même décision. "Je suis catholique avant d'être un homme politique et je ne pourrais pas marier des homosexuels", a dit le maire de Villarta de San Juan, Vicente Gil Ortega. Les juges et les fonctionnaires sont obligés par la loi à marier des homosexuels, mais les magistrats peuvent empêcher son application en présentant un recours devant le Tribunal constitutionnel, arguant qu'ils ont des doutes sur la légalité de ces unions, a averti l'Association professionnelle de la magistrature (APM, conservatrice) citée par le quotidien. "Faire appel à l'objection de conscience n'a pas lieu d'être" dans le cadre d'une loi votée par le Parlement, a répliqué le ministre socialiste de la Justice, Juan Fernando Lopez Aguilar, dans des déclarations mardi à la radio Punto Radio. Le mariage entre homosexuels est "un contrat de droits et d'obligations, une relation civile régulée par le Parlement" dont l'application par les représentants des pouvoirs publics "n'affecte pas la liberté de conscience, et n'a rien à voir avec la religion, ni avec un sacrement", a-t-il insisté. Un total de 183 des 350 députés du parlement espagnol dominé par les socialistes (164 députés) ont voté pour le texte autorisant le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, et 136 ont voté contre. Le Parti Populaire (droite, 148 députés) n'avait pas donné de consigne de vote.
Nouvelles investigations prochainement à Outreau (avocat)
AFP 26.04.05 | 11h58
De nouvelles investigations vont débuter "prochainement" à Outreau dans le complément d'enquête obtenu par l'avocat d'un des accusés de l'affaire de pédophilie, dont le procès en appel prévu en mai à Paris a été reporté, a-t-on appris mardi auprès de cet avocat.Me Julien Delarue, qui défend Daniel Legrand, 23 ans, aux côtés de Me Eric Dupond-Moretti, a obtenu ce complément d'enquête après la révélation d'une possible homonymie entre son client et un certain "Dany" dit "le grand", ayant habité le quartier de la Tour du Renard à Outreau (Pas-de-Calais), (théâtre de l'affaire, ndlr) et jamais entendu par la police.L'existence de cet homme, Dany C., habitant désormais une autre région de France, avait été révélée par un journaliste belge dans un documentaire diffusé le 15 avril sur France 5, "les Fantômes d'Outreau".La présidente de la cour d'assises de Paris Martine Varin, qui a décidé jeudi dernier de reporter le procès en appel, a chargé le doyen des juges d'instruction de Paris, Fabienne Pous, de cette nouvelle instruction, a indiqué à l'AFP Me Delarue."Plusieurs personnes habitant le quartier de la Tour du Renard et susceptibles d'avoir rencontré Dany C., qui pourraient confirmer qu'il a fréquenté le quartier, devraient être interrogées", a-t-il précisé.Dany C et son ex-compagne qui réside toujours à Outreau, ainsi que Roselyne Godard, acquittée au procès en première instance et qui dit s'être souvenue la première de l'existence de ce Dany, devraient également être interrogés, selon Me Delarue.Le journaliste de la télévision publique belge RTBF, auteur du documentaire, devrait également être entendu, a-t-il ajouté.Selon Me Delarue, les résultats du complément d'information devraient être joints à la procédure initiale "début juillet", permettant l'ouverture du procès en appel, vraisemblablement à l'automne.Lors du premier procès devant la cour d'assises du Pas-de-Calais, à Saint-Omer au printemps 2004, l'affaire avait été qualifiée de catastrophe judiciaire, en raison notamment d'une instruction très contestée.Dix-sept personnes avaient comparu pour des actes de pédophilie. Sept des accusés avaient été innocentés, après avoir passé jusqu'à 30 mois en détention provisoire. Des négociations sont en cours avec le Chancellerie pour évaluer le préjudice qu'ils ont subi.Six des dix condamnés ont fait appel. Tous clament leur innocence. Tous sont en liberté.
Chirac et Schroeder: la Constitution renforcera l'Europe de la défense
AFP 26.04.05 | 11h58
Jacques Chirac et Gerhard Schroeder ont affirmé mardi leur "conviction" commune que le traité constitutionnel européen permettra à l'Europe de renforcer "sa capacité à agir au service de la paix et de la sécurité du monde"."La France et l'Allemagne réaffirment leur conviction que l'entrée en vigueur du traité constitutionnel sera une étape importante pour affirmer le poids de l'Europe sur la scène internationale et renforcer sa capacité à agir au service de la paix et de la sécurité du monde", ont déclaré le chancelier allemand et le président français dans une déclaration commune.M. Schroeder apporte ainsi son soutien à M. Chirac pour le référendum du 29 mai sur la Constitution, alors que le non est toujours donné vainqueur, selon tous les sondages.La déclaration, qui a été adoptée par le Conseil de défense et de sécurité franco-allemand, à l'occasion de la réunion du 5ème Conseil des ministres des deux pays à Paris, a été rendue publique par l'Elysée.Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, les ministres français et allemand des Affaires étrangères Michel Barnier et Joschka Fischer, la ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie et le ministre délégué allemand à la Défense Walter Kolbow participent à ce Conseil présidé par Jacques Chirac et Gerhard Schroeder."Nos pays se félicitent que, pour la première fois dans l'histoire de l'Union européenne, la communauté de destin entre les Etats membres soit matérialisée par une Constitution", soulignent les deux pays. "Le traité constitutionnel marque ainsi une étape majeure dans l'affirmation du projet politique européen, tel que nos pays le portent depuis ses origines", ajoutent-ils. Paris et Berlin font valoir que le traité reprend leurs propositions, en particulier qu'il affirme "le principe de solidarité face aux risques et menaces de toute nature". Ils rappellent qu'il s'appliquera quand il s'agira de porter assistance, "par tous les moyens, y compris militaires, à un Etat membre touché par une catastrophe naturelle ou d'origine humaine ou un acte terroriste"."En cas d'agression armée contre le territoire de l'un d'eux, les Etats membres se devront désormais également aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir", ajoutent-ils. Ils soulignent aussi que ces engagements "sont naturellement compatibles avec ceux pris dans l'Alliance atlantique, fondement de notre défense collective".Selon Berlin et Paris, la Constitution permettra de renforcer "le champ d'action de la défense européenne à travers l'élargissement du spectre des missions de l'Union".Elle doit promouvoir aussi, ajoute la déclaration, "une plus grande efficacité des efforts de défense des Européens et le renforcement de notre base industrielle de défense par le travail en commun au sein de l'Agence européenne de défense".
Chirac: voter oui, c'est choisir "une Europe plus sociale"
AFP 26.04.05 | 14h31
Le président Jacques Chirac a affirmé mardi que "voter oui" au référendum du 29 mai sur la Constitution européenne, "c'est faire le choix d'une Europe plus sociale, plus indépendante, plus puissante", lors d'une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Gerhard Schroeder."Voter oui, c'est faire le choix d'une Europe plus sociale, plus indépendante, plus puissante, dans laquelle le poids de la France aura été sensiblement augmenté", a dit M. Chirac.Il a souligné que "l'Allemagne et la France ont toujours été les moteurs, depuis l'origine, de la construction européenne. Nos deux pays ont toujours, la main dans la main, franchi les différentes étapes de la construction européenne"."Je n'ai pas besoin de vous dire à quel point je souhaite qu'ils restent fidèles à cette tradition", a ajouté le chef de l'Etat.Il a aussi estimé que la Constitution européenne "va permettre à la France d'être plus forte en Europe et à l'Europe d'être plus forte dans le monde".En cas de victoire du non au référendum, la France prendrait "la responsabilité d'interrompre cinquante ans de construction européenne", a affirmé M. Chirac.Il a souligné que "la procédure de ratification dans les autres pays se poursuivrait". Alors, "la France se trouverait sur le bord du quai alors que le train passe, ce qui n'est jamais une position avantageuse", a-t-il dit.
Schroeder: "berceau" de l'idée européenne doit être "fidèle à ses promesses"
AFP 26.04.05 | 15h15
Le chancelier allemand Gerhard Schroeder a lancé mardi à Paris un plaidoyer pour un "oui" au référendum en France sur la Constitution européenne, en affirmant que la France, "berceau" de l'idée européenne, "doit rester fidèle à ses promesses"."Ce qui est en cause est quelque chose de véritablement historique : l'idée d'une Europe unie en réponse aux horreurs du fascisme, cette idée a vu le jour en France, et l'espoir justifié des peuples européens, c'est que que le berceau de cette idée reste fidèle à ses promesses", a-t-il déclaré dans une conférence de presse à l'issue du 5ème Conseil des ministres franco-allemand."Vous êtes admirés en Allemagne pour votre engagement en faveur de l'Allemagne et de l'Europe. Vous avez toujours su utiliser cet engagement pour renforcer l'Europe", a déclaré M. Schroeder au président Jacques Chirac, debout à côté de lui au Palais de l'Elysée. Le chancelier social-démocrate a poursuivi: "Vous venez de décrire très clairement ce qui est jeu: l'Europe ayant retrouvé son unité au sud, à l'est, au nord, devient un lieu de paix durable et de prospérité pour ces peuples. On a souligné à juste titre qu'il s'agit d'une chance unique qu'il faut savoir saisir, si l'on ne veut pas s'exposer au reproche que nos enfants et nos petits-enfants nous feraient sans aucun doute" en cas d'échec de la Constitution."L'Allemagne et la France ont une responsabilité toute particulière dans le succès de cette entreprise", a souligné le chef du gouvernement allemand, traçant à grands traits l'alternative contraire."Si le processus (d'adoption de la Constitution) n'aboutissait pas, cela affaiblirait l'Europe, les autres pays membres. Cela risquerait d'entraîner ce sur quoi certains spéculent peut-être en dehors de l'Europe: à savoir que l'Europe, sur le plan politique et économique, perdrait en force, et la voix de l'Europe dans le cénacle international se ferait beaucoup moins entendre", a-t-il dit."L'amitié, la profondeur de nos liens sont indissolubles", a-t-il par ailleurs lancé, au sujet de la coopération étroite entre la France et l'Allemagne.
Le «mot qui manque» (mais manque-t-il ?) dans le titre n'est pas de mon
fait, c'est dans la dépêche d'origine…
Chirac: la directive Bolkestein "n'existe plus", initiative franco-allemande
AFP 26.04.05 | 15h05
Le président français Jacques Chirac a affirmé mardi que la directive sur la libéralisation des services en Europe, dite Bolkestein, "n'existe plus" et que la France et l'Allemagne allaient prendre une initiative pour que "le principe du pays d'origine ne s'applique pas".Lors d'une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Gerhard Schroeder, M. Chirac a indiqué que la France et l'Allemagne allaient prendre "prochainement une initiative" sur les services, "c'est-à-dire une initiative qui ne confonde pas les objets - les marchandises - avec les hommes - les services".Celle-ci devra "faire en sorte que l'ensemble puisse être tirer vers le haut sur le plan social et non vers le bas et que le principe du pays d'origine ne s'applique pas", a-t-il ajouté."Nous sommes tout à fait d'accord avec le chancelier et nous aurons l'occasion, maintenant que la remise à plat complète est officielle, de faire des propositions concrètes et positives dans le domaine des services", a souligné le président français.De son côté Gerhard Schroeder a déclaré qu'il y avait "une différence très importante" entre un marché commun de marchandises et les services."Ces prestations de service doivent se faire dans le respect des règles minimum du pays où s'applique la prestation", a-t-il souligné en ajoutant qu'il fallait "éviter le dumping social".
Chirac: la Constitution sera "décisive" pour une Europe politique
AFP 26.04.05 | 17h59
Jacques Chirac a affirmé mardi que la Constitution européenne serait une étape "décisive pour la création d'une Europe politique" qui soit "un pôle de puissance, de sécurité et de stabilité dans le monde", dans un discours à la Sorbonne, à Paris."L'étape qui s'ouvre sera décisive pour la création d'une Europe politique. Une Europe qui soit un pôle de puissance, de sécurité, de stabilité, de progrès social dans le monde. Telle est l'ambition du traité établissant une Constitution pour l'Europe", a dit M. Chirac.Il a souligné que la France et l'Allemagne avaient voulu ce traité "pour l'union, parce que l'union, c'est la paix, c'est la démocratie, c'est l'action et c'est la force". M. Chirac, au côté du chancelier allemand Gerhard Schroeder, s'exprimait à la Sorbonne à l'occasion du 50ème anniversaire de la Chambre franco-allemande de commerce et d'industrie.
Schroeder: "la France a besoin de l'Europe, l'Europe de la France"
AFP 26.04.05 | 18h33
Le chancelier allemand Gerhard Schroeder a affirmé mardi à Paris que "la France a besoin de l'Europe et l'Europe de la France", réaffirmant le rôle pivot de "moteur" du couple franco-allemand et la dimension fondamentalement sociale du nouveau traité constitutionnel. "Dans l'histoire de l'Union européenne, jamais aucun traité n'a autant souligné la dimension sociale", a déclaré le social-démocrate à la Sorbonne, en soulignant que "la France et l'Allemagne n'existent pas pour elles seules" et en plaidant en conséquence pour que les Français votent +oui+ à la constitution européenne le 29 mai.M. Schroeder, qui s'exprimait à l'issue d'un Conseil des ministres franco-allemand et à l'occasion du cinquantième anniversaire de la Chambre de commerce et d'industrie franco-allemande, a ajouté: "la France et l'Allemagne se sont laissées porter par le modèle social européen, et l'homme est au centre de ce modèle". "Nous sommes fermement déterminés à défendre ce modèle à l'époque de la mondialisation. Si l'Europe doit se faire entendre internationalement, nous avons besoin de la Constitution européenne". Celle-ci, a-t-il dit, est "un bon compromis", fondée sur les valeurs de la Révolution française et des Lumières allemandes, et "renforce la dimension sociale de l'Europe".Il a mis en exergue le rôle particulier de la France: "elle a ouvert la voie dans l'Europe, elle a tendu la main à l'Allemagne. Cette idée d'unifier l'Europe, c'est en France qu'elle a vu le jour. Sans la France, sans la réconciliation, sans notre conviction commune en faveur de cette Europe forte et sociale, il n'y aurait pas un tel projet d'intégration". Sans l'Allemagne et la France, "le marché intérieur ne se serait pas développé autant", un développement qui a contribué "de manière très importante à la prospérité des peuples de toute l'Europe", a-t-il remarqué."En dépit de toutes les difficultés, c'est vraiment un succès et un succès sans pareil dans l'histoire des peuples", a-t-il plaidé.Evoquant les difficultés d'adaptation des régimes sociaux, M. Schroeder a affirmé que la France et l'Allemagne "ont un grand nombre de problèmes communs et de nombreux points communs": "si la France et l'Allemagne doivent réagir, elles doivent le faire en partenariat, conscients qu'elles sont le moteur de l'Europe"."Parfois, a-t-il cependant noté, nous sommes en concurrence sur certains marchés à travers le monde, mais nous savons coopérer".Concernant la coopération industrielle bilatérale, le chancelier a remarqué: "il faut bien comprendre que nous n'avons pas besoin de faire la même chose, nous devons nous partager le travail; c'est le principe que nous avons suivi. L'objectif est que nous ne puissions revenir en arrière sur cette coopération".Il s'est dit convaincu que les députés allemands ratifieraient la Constitution le 12 mai "à une majorité écrasante".
Après 29 mai, Chirac "prendra les décisions nécessaires" pour la France (Raffarin)
AFP 26.04.05 | 19h14
Jean-Pierre Raffarin déclare qu'après le référendum du 29 mai, Jacques Chirac "prendra les décisions nécessaires" pour la France et il affirme avoir "confiance", dans un entretien à paraître mercredi dans Le Courrier Picard.Interrogé sur son impopularité persistante dans les sondages et sur son sort personnel après le scrutin, le Premier ministre répond: "les sondages ne sont pas des outils de pilotage et l'ego n'est pas une boussole"."Après le 29 mai, la majorité restera la majorité. Le chef de l'Etat prendra les décisions nécessaires au service de la France. J'ai confiance", ajoute-t-il.Revenant sur les réformes menées depuis son arrivée à Matignon il y a presque trois ans, M. Raffarin affirme que "la France n'avait pas le choix" et que "face aux mouvements du monde, l'immobilisme de la France était mortel"."Nous avons sorti notre pays de plusieurs impasses: les retraites ont été sauvées, l'assurance maladie préservée, la dépendance financée, le retard d'internet rattrapé...", ajoute-t-il."Ces changements sont trop importants pour les uns, pas assez pour les autres. J'ai cherché l'équilibre entre le juste et le nécessaire", affirme le chef du gouvernement.
Commission d'enquête sur le génocide: un oui conditionnel d'Erevan
AFP 26.04.05 | 18h22
L'Arménie a répondu jeudi par un oui conditionnel à la proposition de la Turquie de créer une commission d'experts pour étudier les massacres d'Arméniens par les Turcs en 1915, déclarant qu'il fallait au préalable établir "des relations normales" entre les deux pays."Nous proposons et proposons encore d'établir entre nos pays des relations normales sans conditions préalables", a écrit le président arménien Robert Kotcharian dans sa réponse au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan."C'est précisément dans un tel contexte qu'on peut créer une commission intergouvernementale pour étudier n'importe quel problème existant entre nos pays (...) pour les régler et parvenir à la compréhension mutuelle", indique la lettre de M. Kotcharian, dont le texte a été rendu public mardi à Erevan.Les Arméniens ont commémoré dimanche les 90 ans des massacres, qui ont été officiellement reconnus comme génocide par plusieurs pays et dont ils estiment le bilan humain à 1,5 million de morts.La Turquie rejette catégoriquement la thèse d'un génocide, estimant qu'il s'agissait d'une répression dans un contexte de guerre civile où les Arméniens se sont alliés aux troupes russes qui avaient envahi l'empire ottoman. Ankara évalue à 300.000 le nombre d'Arméniens massacrés et affirme qu'au moins autant de Turcs avaient été tués."Monsieur le Premier ministre, j'ai reçu votre lettre", écrit M. Kotcharian. "Effectivement, en tant que deux pays voisins, nous devons tenter de trouver des voies de coexistence pacifique. C'est précisément pourquoi nous avons proposé et proposons maintenant d'établir des relations diplomatiques, de débloquer les frontières et d'engager un dialogue entre nos gouvernements et nos sociétés".La Turquie avait fermé sa frontière avec l'Arménie à la suite de la conquête en 1994 par des forces arméniennes de l'enclave du Nagorny Karabakh en Azerbaïdjan, un pays de la zone culturelle et linguistique turque. "En Europe, nombreux sont les pays voisins qui partagent un passé difficile, au sujet duquel ils ne sont pas toujours d'accord, poursuit le président arménien. Mais cela ne les empêche pas de vivre sans frontières fermées, de bâtir des relations normales, des contacts diplomatiques, et en même temps d'examiner les questions litigieuses"."Votre proposition de nous tourner vers le passé ne sera efficace que si elle touche au présent et à l'avenir. Pour un dialogue constructif, nous devons nécessairement créer un climat politique favorable. Ce sont les gouvernements qui répondent du développement des rapports bilatéraux, et non les historiens", ajoute M. Kotcharian.
Les autorités sanitaires détruisent des "faux médicaments périmés" à Bata
AFP 26.04.05 | 21h19
Les autorités sanitaires équato-guinéennes ont détruit plusieurs centaines de "faux médicaments périmés" saisis au cours d'une inspection dans les pharmacies et les points de ventes à Bata, deuxième ville située sur la partie continentale du pays, a rapporté mardi la radio nationale.Cette inspection, qui a eu lieu la semaine dernière, a permis de découvrir que "non seulement plusieurs points de vente n'avaient aucune autorisation, mais qu'en outre, plusieurs médicaments saisis portaient des faux noms et étaient périmés", a précisé la radio.La plupart de ces médicaments bon marché proviennent des pays voisins, en particulier du Nigeria. La majorité des 300.000 habitants de Bata n'ont pas les moyens d'acheter les médicaments de bonne qualité en provenance d'Espagne, qui sont vendus dans les cliniques de la capitale économique de la Guinée équatoriale, troisième producteur de brut subsaharien.
Une psychiatre réclame 10.000 euros à TF1 pour diffamation
AFP 26.04.05 | 19h17
Une psychiatre a réclamé mardi, devant le tribunal correctionnel de Lyon, 10.000 euros de dommages et intérêts à TF1 pour la diffusion d'un reportage dans lequel une journaliste de la chaîne laissait entendre que la plaignante avait fait injustement interner son mari par des confrères.L'affaire a été mise en délibéré au 24 mai.Dans ce reportage diffusé au "2O heures" le 26 février 2004 et consacré à une commission d'enquête parlementaire sur les internements sous contrainte abusifs, la journaliste de TF1 faisait témoigner à visage découvert, avec sa voix naturelle et sous son vrai prénom, l'ex-mari de cette psychiatre.La journaliste assurait notamment que, huit ans plus tôt, "en plein drame conjugal, alors qu'il refusait de divorcer et qu'il avait pris des médicaments, sa femme obtenait son internement par deux confrères psychiatres".Pour Me Hervé Guyenard, avocat de la psychiatre, il s'agit d'une "violente attaque, (car) accuser un professionnel d'avoir à ce point manqué à ses devoirs est un affront que ma cliente a subi de façon extrêmement forte".Il a estimé que la plaignante était facilement reconnaissable et que l'enquête de TF1 était défaillante car la journaliste n'avait cherché à joindre ni sa cliente ni les médecins qui avaient signé l'ordre d'internement.Il a également accusé l'ex-mari, qui comparaissait comme complice de diffamation, d'avoir fourni, "avec une malveillance certaine", ces informations à la journaliste, après avoir tenté, en vain, d'avancer la thèse d'un internement abusif orchestré par son ex-épouse, lors de la procédure de divorce.L'ancien mari a assuré ne pas avoir parlé directement à la journaliste de TF1 et avoir eu affaire à un pigiste auquel, a-t-il dit, il n'a jamais affirmé que sa femme était responsable de son séjour en hôpital psychiatrique.Me Guyenard a réclamé 10.000 euros de dommages et intérêts, eu égard à l'audience très importante du journal du soir de TF1. Selon lui, cette somme représente "1% de ce que rapportent à la chaîne les cinq minutes de publicité" qui suivent le journal.Me Yves Chevalier, l'avocat de l'ex-mari, a estimé que si son client avait vraiment accusé son épouse d'être à l'origine de son internement, la chaîne aurait diffusé ces phrases-là, plutôt que celles retenues pour le sujet, qui restaient très générales.Me Philippe Moncorps, qui représentait la journaliste et le PDG de TF1, Patrick Le Lay, en tant que responsable de la publication, a mis en doute l'existence d'un préjudice, puisqu'"une poignée de gens tout au plus" étaient susceptibles de faire le lien entre l'homme interrogé et la praticienne.
Brèves de campagne
AFP 27.04.05 | 18h59
L'Europe se doit d'être "forte" face aux autres grandes puissances pour "éviter la guerre des emplois". "Plus l'Europe sera forte, plus elle aura un dialogue crédible avec la Chine. Les rapports de force exigent des forces; la faiblesse ne conduit pas à de bons accords" (Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, dans une tribune au Monde)."Le monde n'attendra pas les hésitations de l'Europe. Ni la Chine, ni l'Inde n'attendront que l'Europe s'organise, qu'elle se dote d'une force continentale. Cette force continentale, c'est maintenant ou dans bien longtemps" (Jean-Pierre Raffarin à Amiens lors d'un débat avec des étudiants)- "Moi j'annonce le résultat: le résultat sera oui et avec une marge assez nette, je dirais 53%" (Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République, invité du Forum d'Ipsos).- Si "l'on vote non (au référendum sur la Constitution européenne), l'Europe s'en remettra, mais la France stagnera" (Jean-Claude Gaudin, député-maire de Marseille, vice-président de l'UMP, sur France 2).- "C'est à nous de convaincre l'électorat de gauche" à voter oui au référendum sur la Constitution européenne. "Le oui ne doit pas être triste face à un non qui se veut festif" (Jean Glavany, député PS, sur i-TELE).- "Il reste 30 à 40 % des électeurs de l'ensemble de la droite qui sont opposés au traité, il faut les convaincre que ce traité c'est la fin de la souveraineté de la France" (Nicolas Dupont-Aignan, député UMP et président du club Debout la République, sur RTL).- "Les agriculteurs ont intérêt en tant que chefs d'entreprise, en tant qu'exploitants, à voter pour le oui" (Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture, sur LCI).- Les partisans du non sont de "mauvais bergers", des "joueurs de flûte" qui "mentent par omission" (Jacques Delors, ancien président de la commission européenne, dans une interview au Nouvel Observateur).- Simone Veil "est un atout de poids dans cette campagne (...), un engagement exemplaire pour une cause" dont elle "n'a rien à retirer pour elle-même". "(Je suis) prête à faire avec elle, dans cette campagne, des actions communes" (Ségolène Royal, députée PS sur Europe 1.- La mise en congé volontaire de Simone Veil du Conseil constitutionnel pour participer à la campagne du oui est "une attitude aussi contestable qu'anti-déontologique". Mme Veil doit "renoncer à sa qualité de membre du Conseil constitutionnel" ou à "son projet de s'engager dans la campagne référendaire" (Arnaud Montebourg, député PS, dans une lettre au président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud).- La participation de Valéry Giscard d'Estaing à la campagne pour le oui est "une atteinte directe à la neutralité collective qui devrait caractériser" le Conseil constitutionnel et la mise en congé volontaire de Mme Veil "une atteinte à la notion de procédure équitable" (Jean-Louis Masson, sénateur non inscrit, dans une demande de création de commission d'enquête parlementaire).- "Nous vous demandons d'agir sans délai pour que le temps d'antenne soit rééquilibré au bénéfice des opposants à la Constitution européenne", en raison d'une "disproportion écrasante en faveur du oui dans les grands médias nationaux" (Nicolas Dupont-Aignan et Jacques Myard, députés UMP partisans du non, dans une letre au président de Conseil supérieur de l'audiovisuel, Dominique Baudis).
"Ils vous mentent": Jacques Delors (PS) accuse les partisans du non
AFP 27.04.05 | 13h05
L'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors (PS) développe un long et vigoureux plaidoyer pour le oui au référendum constitutionnel, dans le Nouvel Observateur à paraître jeudi, et lance la formule accusatrice "ils vous mentent" en parlant des partisans du non.Avocat du oui à la Constitution européenne, Jacques Delors - dont la photo fait la une de l'hebdomadaire - s'applique à démonter les arguments des partisans du non qu'il qualifie de "mauvais bergers" et de "joueurs de flûte" qui "mentent par omission".S'adressant à ceux qui "ne veulent pas une nouvelle fois voter avec Chirac", M. Delors les exhorte à "ne pas confondre 2005 et 2007". "Le mécontentement, que je comprends très bien, aura toute possibilité de s'exprimer", assure-t-il en renvoyant aux élections présidentielle et législatives de 2007, "de grâce, ne prenez pas l'Europe comme bouc émissaire".Quant à ceux de ses camarades du PS qui appellent à voter non, M. Delors trouve "déprimant de voir certains socialistes français renoncer, dire non et abdiquer alors qu'ils n'ont que le mot +luttes+ à la bouche".S'agissant de la défense des droits sociaux, l'un des arguments développés par les partisans du non, M. Delors affirme que le traité constitutionnel est "un grand progrès" . "Dans la déclaration de principes comme dans la charte des droits, les conquêtes sociales sont protégées au niveau juridique le plus élevé", dit-il. "Ce texte est le plus social de tous les textes européens jusqu'ici mis en oeuvre", assure-t-il.Sur la partie III, la plus contestée par les adversaires du traité, l'ancien président de la Commission européenne fait valoir qu'elle reprend les précédents traités. "Nous avons approuvé" ces textes, "nous n'allions pas les annuler tout de même", s'écrie-t-il. "C'est un règlement de co-propriété", explique-t-il, "s'ils disparaissent, l'Union européenne n'a plus de base juridique pour son fonctionnement quotidien".Il réplique à ceux qui craignent - compte-tenu des conditions mises à la révision constitutionnelle - que le texte soit "gravé dans le marbre". "Ce qu'on +grave dans le marbre+ en disant non, c'est la perte d'influence de la France et des pays fondateurs", affirme-t-il.Enfin il avertit qu'il n'y avait "pas de plan B" alternatif si le traité était rejeté. "Si la Constitution est rejetée, nous resterons avec le traité de Nice et une Europe plus libérale que celle de la Constitution", dit-il."Chaque citoyen doit savoir qu'en votant non, il vote non à l'Europe", déclare encore Jacques Delors.
Législatives: un bébé de 8 mois reçoit sa carte d'électeur
AFP 27.04.05 | 10h10
Un nourrisson de 8 mois a reçu une carte d'électeur à son nom pour les législatives du 5 mai, a révélé mercredi sa mère, à Harverhill, un petit village du Suffolk (est de l'Angleterre)."Il y a dû y avoir une erreur, je suis certaine d'avoir correctement rempli mon formulaire", a plaidé Glenda Spear, 37 ans, après que sa fille Kiera eut reçu sa carte d'électeur."Elle l'a un peu mâché, mais je vais quand même la garder comme souvenir", a-t-elle expliqué. "Elle regarde un peu la télévision, mais n'a pas démontré le moindre intérêt pour MM. Blair, Howard ou Kennedy", les chefs des trois grands partis en lice. En fait, Kiera "préfère +Thomas la locomotive+", un film d'animation pour enfants.Les autorités locales ont expliqué cette erreur par une confusion sur l'âge de Kiera.
Lundi de Pentecôte: le "problème est simple" pour les médecins
AFP 27.04.05 | 16h49
La CSMF (1er syndicat de médecins) a estimé, mercredi, que "le problème" du lundi de Pentecôte était "simple", les praticiens ayant le choix entre fonctionner "comme un jour ouvrable ordinaire ou en système de garde".La CSMF, dans un communiqué, regrette aussi bien l'impréparation qui accompagne l'initiative gouvernementale d'instaurer une journée de solidarité, ce lundi de Pentecôte, que l'utilisation politique du sujet par certains"."Pour les cabinets médicaux, le problème est pourtant simple", selon la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF): "chacun des cabinets médicaux, qui est aussi une entreprise, devra choisir entre fonctionner comme un jour ouvrable ordinaire ou en système de garde".Ainsi, "dans le premier cas, les cabinets percevront les honoraires conventionnels en vigueur", explique la CSMF qui ajoute: "En revanche, s'ils décident de fermer leurs cabinets et d'organiser un système de garde, celui qui assurera cette mission pourra alors percevoir les honoraires majorés tels que prévus par la Nomenclature (grille tarifaire, ndlr)", a relevé la CSMF.Le syndicat de médecins généralistes MG-France avait de son côté souligné, lundi, que "les médecins libéraux, en tant que praticiens conventionnés", devaient "appliquer les majorations légales des actes effectués un jour férié". "L'astreinte sera légalement honorée comme un dimanche pour les médecins de garde", avait-il ajouté.
Mont-Blanc: des "erreurs" côté italien mais sans lien avec les 39 victimes (défense)
AFP 27.04.05 | 19h16
Les avocats des prévenus italiens dans le procès de la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc ont exclu mercredi toute responsabilité de leurs clients dans le drame, estimant que ceux-ci avaient tout au plus commis des "erreurs", mais sans lien de causalité avec la mort des 39 victimes. Certes, le régulateur italien Marcello Meyseiller n'a pas prévenu "assez vite" les pompiers du côté italien, le 24 mars 1999, certes il n'a pas actionné "tout de suite" la sirène mais "quelles conséquences cela a-t-il eu?", a demandé son défenseur, Me Jean René Farthouat. "Dans les dix minutes qui ont suivi l'incendie, les malheureuses victimes n'étaient plus", a-t-il déclaré, et les pompiers n'auraient de toute façon jamais pu arriver dans ce laps de temps, a-t-il souligné.Au moment du drame, la gaine d'aération était en mode soufflage, au lieu du mode d'extraction de l'air, ce qui a eu pour conséquence d'attiser le feu."Vous ne pouvez pas me reprocher d'être en mode soufflage, c'est la société qui m'emploie qui a décidé que cette gaine pouvait être utilisée ainsi", a déclaré Me Farthouat, paraphrasant son client. "Il n'y a pas de causalité entre les fautes reprochées à M. Meyseiller et cet épouvantable sinistre", a-t-il ajouté.La détection incendie, en panne le jour du drame au niveau de l'incendie, "n'aurait pas changé, si elle avait fonctionné, le sort des malheureuses victimes", a poursuivi Me Vincent Asselineau. Claudio Lyveroulaz, poursuivi en tant que chargé de la sécurité alors qu'il n'en avait pas les fonctions, a relevé son avocat, avait demandé la réparation et avait avisé la salle de régulation. Me Asselineau a plaidé la relaxe de son client."Est-on certain que le dommage n'aurait pas eu lieu, si un exercice de sécurité de grande ampleur avait été réalisé" sous le tunnel?, s'est interrogé Me Benoît Chabert, le défenseur de Michele Tropiano, directeur d'exploitation. Estimant que l'infraction pénale n'était pas caractérisée, l'avocat a demandé que son client soit relaxé.Le procureur a requis 1 an de prison avec sursis à l'encontre de M. Meyseiller, 18 mois de prison avec sursis et 7.000 euros d'amende à l'encontre de M. Lyveroulaz et 2 ans de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende contre M. Tropiano.
Mont-Blanc: l'avaoct d'ATMB impute la cause du drame au chauffeur et à Volvo
AFP 27.04.05 | 20h43
Le défenseur de la société française Autoroute et tunnel du Mont-Blanc (ATMB) et de son ex-président Rémy Chardon a tenté de dégager la responsabilité de ses clients dans le drame du Mont-Blanc, en imputant la "cause première" de la catastrophe au chauffeur routier et au constructeur Volvo.Si Me Yves Ballaloud a reconnu "une énorme maladresse" du concessionnaire français, au départ, en minimisant le nombre d'usagers bloqués derrière le camion en feu, le 24 mars 1999, l'avocat a relevé deux causes "déterminantes", selon lui, à l'origine du drame: le "comportement" du chauffeur routier belge, Gilbert Degrave, et les "faiblesses" de Volvo, le constructeur suédois du poids lourd, citant la "capacité d'inflammabilité des camions".Quant à la gestion des fumées, l'avocat a fustigé la société exploitante italienne, coupable selon lui de ne pas avoir aspiré les fumées, mais au contraire d'avoir soufflé de l'air dans le tunnel.Me Yves Ballaloud a ensuite cité les différentes carences imputées du côté français. Si les feux de jalonnement du tunnel avaient été mis au rouge plus tôt, "sommes-nous sûrs qu'ils auraient été efficaces?", les premiers secours engagés du côté français "ont été héroïques", le retard imputé au régulateur français "n'a pas de lien de causalité certaine" avec le décès des 39 victimes et "s'il y avait eu davantage de refuges, les usagers auraient-il pu les rejoindre?". L'avocat a considéré qu'il y avait "un niveau de sécurité au niveau du génie civil (dans le tunnel) qui (était) relativement sérieux".L'avocat a en outre loué "le rôle dynamique" de l'ancien président d'ATMB, Rémy Chardon, à la tête du tunnel. Estimant qu'il avait, pendant ses trois années de présidence, "commencé à engager une dynamique de sécurité au tunnel" et "dépassé les prescriptions de la Cour des comptes" en matière de travaux d'équipements. "Il était allé visiter trois fois le tunnel ce qui est exceptionnel", a lancé l'avocat."M. Chardon n'était pas un surhomme, il était à sa place", a encore déclaré Me Ballaloud, "certainement on peut trouver pendant ces trois années peut-être des défaillances mais quel est le président qui n'a pas connu quelques défaillances?", a-t-il demandé.La défense de M. Chardon se poursuivra jeudi, celle d'ATMB vendredi.
On se demande ce que peut-être un «avaoct»: un nouveau synonyme
de «menteur» ?
Un gène fait la différence dans les risques du cancer colorectal héréditaire (étude)
AFP 27.04.05 | 00h26
La déficience d'un gène permettant d'éviter les défauts de reproduction de l'ADN augmente considérablement les risques de cancer dans les familles ayant une hérédité pour un certain type de cancer colorectal, selon une étude publiée mardi.Environ 60% des familles ayant les caractéristiques de ce type de cancer, dit HNPCC ou Amsterdam-1 (AC-1), ont aussi une anomalie dans le gène réparateur MMR.Cette combinaison se traduit par une fréquence élevée de ce cancer mais aussi de celui du petit intestin, des reins, de l'urètre et des ovaires mais pas du sein, des poumons ou de la prostate, ont découvert ces chercheurs dont les travaux ont paru dans le "Journal of the American Medical Association" (JAMA) daté du 27 avril.Pour les familles entrant dans la catégorie AC-1 mais n'ayant pas de défaut du gène MMR, la prévalence de cancer colorectal est faible et il n'y aucune augmentation des risques pour les autres formes de tumeurs cancéreuses, ont montré ces recherches conduites notamment par le Dr Noralane Lindor, de la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota, nord).Cette découverte va permettre d'affiner le pronostic de risques de cancer des personnes appartenant à des familles ayant des caractéristiques héréditaires pour le syndrome de Lynch qui représente 3% des cancers colorectaux, ont expliqué ces chercheurs.L'étude a porté sur 161 familles en Amérique du Nord et en Allemagne, soit au total 3.422 personnes, ayant les caractéristiques AC-1.
De nombreux hommes bi et homosexuels ignorent être séropositifs (étude)
AFP 27.04.05 | 01h21
Un grand nombre de jeunes hommes bi et homosexuels ignorent être porteur du virus du sida aux Etats-Unis, selon une étude conduite par les autorités sanitaires et dont les résultats ont été publiés mardi.Au total, 10% des jeunes hommes testés se sont révélés séropositifs et parmi eux, 77% ne savaient pas qu'ils étaient infectés, a indiqué Duncan MacKellar des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies infectieuses (CDC) qui a dirigé l'étude.De plus, une majorité d'entre eux se considéraient à faibles risques face au sida. La moitié des hommes interrogés ont également indiqué avoir eu des relations homosexuelles au cours des six mois précédents.Cette étude, qui a porté sur 5.600 hommes âgés de 15 à 29 ans, tend à indiquer que l'épidémie du sida continue à s'étendre chez les jeunes homosexuels et bi-sexuels et ce "en partie parce qu'un grand nombre ignorent être infectés", ont relevé ces chercheurs.Les personnes interrogées ont été recrutées surtout dans les bars, les magasins et les parcs dans six grandes villes, ce qui fait que les résultats de l'étude pourraient ne pas être représentatifs des tendances dans la population bi et homosexuelle aux Etats-Unis, ont-ils indiqué.Les questions portaient sur leurs comportements sexuels, la manière dont ils perçoivent les risques d'être infectés et la fréquence des tests pour le sida.Les autorités fédérales cherchent à systématiser le dépistage du sida pour réduire la propagation de la maladie.Plus de 50% des nouveaux cas de sida diagnostiqués aux Etats-Unis au cours des dernières années sont des Noirs, dont 72% de femmes, selon de récentes statistiques des CDC.
Un cardinal fait scandale en comparant mariage homosexuel et holocauste
AFP 27.04.05 | 17h22
Les associations de défense des droits des homosexuels se sont scandalisées mercredi des déclarations du cardinal espagnol Ricard Maria Carles qui a prôné l'objection de conscience face aux mariages gays en affirmant que suivre la loi avant sa conscience "menait à Auschwitz"."Si l'on fait prévaloir l'obéissance à la loi sur l'obéissance à la conscience, cela mène à Auschwitz", avait déclaré l'archevêque à la retraite de Barcelone mardi soir à la chaîne de télévision TV3, en évoquant la nouvelle loi autorisant les mariages entre homosexuels, qui devrait entrer en vigueur dès cet été en Espagne."Ceux qui ont fait Auschwitz n'étaient pas des délinquants, mais des gens qu'on avait contraints ou qui pensaient qu'ils devaient obéir aux lois du gouvernement nazi, plutôt qu'à leur conscience", a ajouté le cardinal.La Fondation Triangulo pour l'égalité des gays et lesbiennes a qualifié de "répugnante la comparaison avec l'holocauste nazi" et a demandé à l'Eglise de "cesser de semer la haine contre les victimes de discrimination et contre les victimes de l'holocauste, parmi lesquelles beaucoup d'homosexuels".Une autre association de défense des droits des homosexuels, Cogam, a jugé "incroyable que la hiérarchie catholique en vienne à faire un lien entre les parlementaires qui ont voté pour le mariage et le nazisme", et dénoncé une "inadmissible ingérence d'un Etat étranger dans la politique espagnole", en référence au Vatican.Le Vatican, en la personne du cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille, avait appelé vendredi les fonctionnaires espagnols à "l'objection de conscience" face à la loi autorisant mariage et adoption pour les homosexuels, votée jeudi par le parlement espagnol.Le ministre espagnol de la Justice, le socialiste Juan Fernando Lopez Aguilar, a répliqué que l'objection de conscience n'avait "pas lieu d'être" dans le cadre d'une loi votée par le parlement.La conseillère municipale de Madrid Ana Botella, épouse de l'ancien chef du gouvernement José Maria Aznar, a rejoint mardi la fronde de nombreux maires et conseillers municipaux conservateurs qui ont affirmé qu'ils ne marieraient pas d'homosexuels.Mais plusieurs maires conservateurs de grandes villes, comme Alberto Ruiz Gallardon à Madrid et Rita Barbera à Valence, ont assuré qu'ils respecteraient la loi.
Un trafiquant de drogue confondu par un SMS reçu durant sa garde à vue
AFP 27.04.05 | 18h35
Un jeune homme de 27 ans interpellé avec un comparse dans la nuit de samedi à dimanche à Trappes (Yvelines) en possession de près de 400 cachets d'ecstasy, a été confondu par un SMS reçu sur son téléphone portable durant sa garde à vue, a-t-on appris mercredi de source policière.Le jeune homme, qui indiquait détenir la drogue pour son usage personnel, a reçu un SMS durant sa garde à vue à la police judiciaire de Versailles d'une personne voulant commander 500 pilules du même produit.Déféré mardi à Versailles, il a été placé sous contrôle judiciaire ainsi que son complice présumé.Le parquet a par ailleurs ouvert une information judiciaire pour "trafic de stupéfiants" afin que les investigations se poursuivent pour déterminer la provenance de la drogue.
Prison avec sursis pour un pharmacien de Seine-et-Marne
AFP 27.04.05 | 21h03
Un pharmacien de Pontault-Combault (Seine-et-Marne) a été condamné mercredi à six mois de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende par le tribunal de Melun pour de multiples infractions, dont la vente de médicaments sans ordonnance entre 2001 et 2004 .Le tribunal correctionnel a également ordonné la fermeture de l'officine, située dans une grande galerie commerciale, pendant trois mois.Jean Astier, 48 ans, a ainsi été reconnu coupable d'avoir vendu des traitements hormonaux injectables sans ordonnances. Le pharmacien a expliqué l'avoir fait mais uniquement "en dépannage".La justice lui reproche également d'avoir commercialisé des produits périmés dont un jus de fruits pour enfants. Plus grave, M. Astier ne tenait pas un registre sérieux permettant une traçabilité de produits dérivés du sang.Autre irrégularité : une vente promotionnelle pour des produits présentés dans des rayons libres d'accès mais aux effets secondaires notoires, une pratique répandue selon la défense.La pharmacie n'avait pas fait jusque là l'objet d'une fermeture, son propriétaire ayant expliqué qu'il avait procédé aux régularisations nécessaires. Le tribunal, plus sévère que les réquisitions du ministère public, en a finalement décidé autrement dans son délibéré.
Examen de BTS annulé pour 11 élèves 4 ans après
AFP 27.04.05 | 17h18
Le tribunal administratif de Rennes a annulé un examen pour 11 élèves originaires des Pays-de-la-Loire recalés au BTS d'économie sociale et familiale en 2001 pour une histoire de calculette non autorisée, a-t-on appris mercredi auprès du tribunal.Dans son jugement rendu le 19 avril, le tribunal a annulé "la délibération du jury de la session 2001 déclarant onze candidats non admis à une épreuve de sciences appliquées", estimant que l'égalité des candidats n'avaient pas été respectée lors de cette épreuve, en raison de l'usage non autorisé pour certains de la calculette. "A la suite d'une erreur lors de la distribution des sujets de sciences appliquées, les candidats ont été informés en début d'épreuve que l'usage de la calculatrice était prohibé, malgré la mention portée sur les sujets, puis à la dernière heure sur une épreuve de quatre heures, qu'elle était finalement autorisée", rappelle le tribunal.L'épreuve avait été prolongée d'un quart d'heure pour tous les candidats, sauf pour un groupe d'élèves ayant composé dans une salle d'examen de Laval, qui "n'a pas du tout été autorisé à utiliser une calculatrice et n'a pas bénéficié de temps supplémentaire", souligne le tribunal.Même si le jury a majoré de 3 points les notes des candidats lésés, le tribunal a estimé qu'il y avait eu "une rupture d'égalité".Selon le tribunal, "l'annulation de la délibération du jury n'implique pas que le ministre de l'Education nationale valide l'examen national de BTS d'économie sociale et familiale en date du 2 juillet 2001", comme le demandaient les onze requérants, mais seulement qu'il organise pour eux "une nouvelle épreuve de sciences appliquées dans les conditions alors en vigueur".