Brèves propagandistes, série 2

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Les brèves:


L'éducation patriotique en Chine responsable de sentiments anti-japonais (diplomate nippon)
AFP 06.04.05 | 04h20

L'éducation patriotique dispensée dans les écoles chinoises est en partie responsable des sentiments anti-japonais qui se sont récemment manifestés en Chine, a déclaré mercredi l'ambassade du Japon à Pékin, rapportant des propos tenus mardi par l'ambassadeur japonais en Chine, Koreshige Anami, lors d'une convocation au ministère chinois des Affaires étrangères.Le gouvernement chinois a signifié à M. Anami son "indignation" à propos de l'autorisation par Tokyo d'une nouvelle édition d'un manuel d'histoire minimisant les brutalités passées de l'impérialisme nippon en Asie."M. Anami a exprimé son inquiétude à propos de récentes manifestations anti-japonaises dans différentes villes en Chine", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'ambassade japonaise."Il a demandé aux autorités chinoises de prendre les mesures nécessaires pour protéger les activités des entreprises et des citoyens japonais en Chine", a ajouté le diplomate.Une manifestation a notamment eu lieu dimanche à Shenzhen (sud) contre la demande du Japon d'avoir un siège permanent au Conseil de sécurité de l'Onu, tandis qu'une chaîne de magasins à Shenyang (nord-est) retirait des produits japonais de ses rayons la semaine dernière, selon des informations de presse.L'ambassadeur japonais "a relevé que l'éducation patriotique en Chine pourrait avoir provoqué des sentiments anti-japonais parmi les jeunes Chinois. M. Anami a demandé au gouvernement chinois "d'accorder une grande attention à cet aspect des choses", a encore dit le porte-parole japonais.L'autorisation par le ministère japonais de l'Education de la réédition du manuel scolaire controversé, qui avait déjà suscité des protestations en Asie lors de sa première publication en 2001, vient alourdir un climat diplomatique déjà tendu entre le Japon et ses voisins, à cause notamment de querelles territoriales.L'ambassadeur a souligné qu'au Japon les manuels scolaires étaient publiés par des éditeurs privés et que le gouvernement ne pouvait pas directement dicter leurs contenus."Au Japon, nous garantissons la liberté d'expression et de publication", a-t-il déclaré, selon son porte-parole.
Scandale aux primes des députés: Shirin Ebadi défend une journaliste bannie
AFP 06.04.05 | 11h24

Le prix Nobel de la paix, l'avocate iranienne Shirin Ebadi, a pris la défense d'une journaliste réformatrice, Massih Ali-Nejad, interdite de parlement par les députés conservateurs, outrés par sa "grossièreté" mais aussi la révélation du montant de leur prime de fin d'année."La publication des fiches de salaire et des primes des députés n'est pas un délit, c'est pourquoi j'accepte de défendre cette journaliste au nom de la liberté d'expression", a déclaré Mme Ebadi, citée mercredi par la presse iranienne, et bien qu'aucune procédure judiciaire n'ait été ouverte.Officiellement, Massih Ali-Nejad, journaliste parlementaire du quotidien réformateur Hambasteghi et de l'agence de presse du travail (Ilna), s'est rendue coupable d'irrespect envers les parlementaires.Mais elle a aussi été accusée par des députés conservateurs d'avoir "volé" leur fiche de salaire dans leur casier et d'avoir rendu public le montant de la prime versée en fin d'année (en mars selon le calendrier iranien).Les conservateurs, qui ont repris la majorité au Majlis (Assemblée) en 2004, accusaient les députés réformateurs de l'ancien parlement de dilapider l'argent public et de s'octroyer des salaires outranciers. Ils se vantent d'avoir mis fin à ces abus. Mais la publication par la presse des primes de fin d'année, dont le montant est neuf fois supérieur à celles des fonctionnaires, a mis le feu aux poudres.Les députés ont touché 11 millions de rials de prime (1.200 USD) contre 168 dollars pour les fonctionnaires."Pour lever le malentendu, je propose à la présidence du parlement de publier (officiellement) le montant des salaires et des primes des députés", a déclaré Mme Ebadi."L'accusation de vol des fiches de salaire n'a aucun fondement juridique car c'est le député (réformateur) Valiollah Chojapourian qui a remis sa fiche à la journaliste", fait valoir le prix Nobel.Depuis mardi, l'affaire fait la une de la plupart des journaux réformateurs qui tirent à boulets rouges sur les députés conservateurs.Mardi, après l'intervention de plusieurs députés, le vice-président du parlement, Mohammad Reza Bahonar, a affirmé que le "seul motif de l'expulsion de la journaliste était sa grossièreté et son impolitesse".A un député réformateur qui affirmait que "les journalistes étaient le thermomètre de la société", M. Bahonar a répondu sèchement qu'"un thermomètre défectueux ne sert à rien".
Attaque d'un abri pour passagers du bus: un assaillant tué, trois blessés
AFP 06.04.05 | 13h38

Un rebelle islamiste présumé a été tué et trois personnes ont été blessées mercredi dans l'attaque à Srinagar, au Cachemire indien, d'un abri où 25 passagers du premier bus devant partir jeudi vers le Cachemire pakistanais avaient été placés sous protection, a-t-on appris de sources officielles.L'assaillant a été abattu durant la fusillade qui a éclaté entre des rebelles séparatistes et les forces de sécurité près du complexe de la Direction locale du tourisme à Srinagar, capitale d'été du Cachemire indien, a indiqué le porte-parole des forces paramilitaires du Border Security Force, Neeraj Sharma.Par ailleurs la police a indiqué que trois personnes avaient été blessées dans la fusillade.Mais selon M. Sharma, les passagers sont sains et saufs. Les autorités indiennes avaient annoncé lundi les avoir placés sous haute protection après des menaces proférées à leur encontre par des groupes rebelles séparatistes.La ligne d'autobus entre Muzaffarabad, principale ville du Cachemire pakistanais, et Srinagar, 160 km plus à l'est, doit ouvrir jeudi après plus d'un demi-siècle d'interruption.
Un Maroco-néerlandais acquitté d'accusations de terrorisme anglais suit
AFP 06.04.05 | 13h40

Un islamiste maroco-néerlandais de 18 ans a été acquitté des accusations de terrorisme mercredi par un tribunal de Rotterdam (sud-ouest des Pays-Bas), et condamné à 3 mois de prison pour infraction aux lois sur les armes.Commme il a été arrêté en juin 2004, il devait être libéré immédiatement.Samir Azzouz était accusé d'avoir préparé des attentats contre le Parlement, l'aéroport d'Amsterdam ou une centrale nucléaire aux Pays-Bas. Le procureur avait réclamé 7 ans de prison.Ses avocats avaient demandé un acquittement en dénonçant la faiblesse des preuves retenues à son encontre et des accusations basées sur des "intentions supposées".Pour prouver ses accusations de préparation d'attentat, le procureur avait évoqué les plans de la centrale de Borssele, du Parlement ou de l'aéroport découverts chez Samir Azzouz après son arrestation le 30 juin 2004, de même qu'un silencieux et des chargeurs.Il avait également tenté de lier Samir Azzouz au meurtrier présumé du cinéaste Theo van Gogh, Mohammed Bouyeri, ou d'autres membres du groupe Hofstad, un réseau terroriste pour lesquels une dizaine de suspects ont été inculpés.L'accusation d'appartenance à un réseau terroriste n'avait cependant pas été retenue, faute de preuves suffisantes à ce stade.Samir Azzouz avait été arrêté une première fois en 2003 après avoir tenté de se rendre en Tchétchénie pour participer à la "guerre sainte" mais il avait été libéré faute de preuves.
Le marquisat des Baux-de-Provence rend hommage au prince Rainier
AFP 06.04.05 | 13h53

La commune des Baux-de-Provence (Bouches-du-Rhône), haut lieu historique et touristique, a mis ses drapeaux en berne, sans attendre les instructions gouvernementales, pour rendre hommage au prince Rainier de Monaco, marquis des Baux, décédé mercredi, a constaté une correspondante de l'AFP.C'est en 1642 que le roi Louis XIII donna le marquisat des Baux à Hercule de Grimaldi pour le remercier de sa politique favorable à la couronne de France. Ce prince se chargea alors de reconstruire le château, aujourd'hui en ruines, qui domine la falaise et porte toujours le nom des Grimaldi. Les terres ont été rattachées à la France sous la Révolution, mais les princes du Rocher ont gardé le titre de marquis des Baux. Le prince Rainier a d'ailleurs offert à l'église du village, des vitraux qui retracent l'histoire locale. Et la commune est la seule de France à arborer les armoiries de la principauté à côté du drapeau français, sur la façade de l'hôtel de ville. Les souverains monégasques sont rarement venus dans ce petit village, le maire des Baux, Gérard Jouve, a cependant été convié aux festivités du 700ème anniversaire de la principauté. En revanche, la princesse Caroline a longtemps possédé une résidence dans le village voisin de Saint-Rémy de Provence, dont le prince possédait le titre de seigneur.
Camilla, collégienne danoise de 13 ans, plus jeune mère du royaume
AFP 06.04.05 | 14h04

Camilla, collégienne danoise âgée de 13 ans, est devenue la plus jeune mère du royaume en 2005 en mettant au monde, le 3 mars, une petite Mia pesant 3.200 grammes et mesurant 52 cm, rapporte mercredi le quotidien populaire Ekstra Bladet.Le père, âgé de 14 ans au moment de la naissance, ne sera pas inculpé de relations sexuelles avec une mineure de moins de 15 ans, car il était lui même en dessous de l'âge légal (15 ans) au moment des faits, selon les autorités sociales et policières.La mère adolescente a confié au journal avoir "caché" sa grossesse "jusqu'au 7ème mois avec de gros vêtements d'hiver", avant de se confier finalement à ses parents "qui ont très bien pris la chose et m'ont soutenue".Camilla est actuellement en congé maternité jusqu'à cet été, et compte reprendre les cours à l'école de Korsoer (sud-ouest de Copenhague) lors de la rentrée prochaine.Selon l'Institut danois de la Statistique, 29 adolescentes de moins de 15 ans sont devenues mères durant la période 1993-2003, dont une âgée de 12 ans seulement.
Grace Jones expulsée manu militari d'un train Eurostar après un incident
AFP 06.04.05 | 15h36

L'actrice américaine Grace Jones a dû être expulsée manu militari d'un train Eurostar mardi soir, après un violent incident avec une contrôleuse, a-t-on appris mercredi de source policière."Mme Jones s'est vu demander de présenter son ticket et de payer un supplément. Elle a refusé de payer et des officiers ont été appelés. Elle a quitté le train à leur demande", a indiqué un porte-parole de la police britannique des transports d'Ashford, une gare proche de Douvres."Aucune suite légale ne sera donnée à cette affaire", a précisé le porte-parole.Grace Jones, 56 ans, disposait d'un billet de première classe mais s'était installée en classe Premium, la plus élevée, à son départ de Paris mardi soir. Lorsqu'une contrôleuse lui a indiqué qu'elle devrait payer un supplément, l'ancienne Bond Girl d'origine jamaïcaine s'est fâchée."Elle a dit qu'elle n'avait pas d'argent et refusé de bouger, a indiqué Paul Charles, directeur de la communication d'Eurostar. "Elle a argumenté et commencé à injurier la contrôleuse, et l'a attrapée par le bras"."Un employé du wagon-restaurant a réussi à séparer les deux femmes et tenté de calmer Mme Jones", a ajouté le porte-parole.Vu le manque de coopération de la comédienne et chanteuse, le chef du train a décidé d'appeler la police des transports à la rescousse pour l'expulser au premier arrêt prévu, celui d'Ashford.Il a fallu 15 minutes aux trois policiers pour la convaincre de quitter le train. Elle a passé une partie de la nuit au poste avant d'être secourue par son assistance, accourue en voiture."Nous n'accepterons aucune agression ni abus verbal ou physique à l'encontre de nos passagers et notre personnel, qu'ils viennent d'une célébrité ou pas", a conclu Paul Charles.
Les Français considèrent qu'on est âgé au travail à 57 ans, selon un sondage
AFP 06.04.05 | 15h37

Les Français considèrent en moyenne qu'un actif est âgé à partir de 57 ans et estiment à une écrasante majorité qu'il est plus difficile de retrouver un travail quand on est âgé, selon un sondage BVA pour le mensuel Acteurs publics d'avril publié mercredi. Selon ce sondage, les Français considèrent en moyenne qu'une personne est âgée à partir de 68 ans, mais cette moyenne descend à 57 ans quand ils se prononcent spécifiquement sur le monde du travail.D'un côté, les seniors semblent plutôt bien intégrés dans le monde du travail, puisque 69% des personnes interrogées considèrent qu'il n'y a pas de discrimination liée à l'âge dans leur entreprise (30% pensent qu'elles existent et 1% ne se prononcent pas).Pour 87%, faire travailler ensemble des jeunes et des plus âgés "ne pose pas de problème" (contre 12% pour qui cela pose un problème et 1% qui ne se prononcent pas).Mais d'un autre côté, les réponses des sondés laissent transparaître un regard plus négatif sur les seniors au travail. Ainsi, 66% pensent qu'il est plus difficile de développer ses compétences quand on est un salarié âgé et 59% qu'il est plus difficile d'avoir des solutions innovantes dans le travail.Pour 71%, il est plus difficile de garder sa motivation au travail et pour 72% d'exercer un métier manuel.Un quasi-consensus se dégage même lorsqu'on interroge les sondés sur la possibilité de changer de métier: 93% estiment que c'est plus difficile pour les salariés âgés et 96% qu'il leur est plus difficile de retrouver du travail en cas de perte d'emploi.Parmi les mesures qui devraient être mises en place en faveur des actifs âgés, les dispositifs de départ progressif pour former des successeurs viennent en tête des réponses (48%), devant ceux leur permettant d'être mieux protégés des licenciements (35%) et la réduction du temps de travail (31%).Les dispositifs pour s'orienter vers des fonctions moins contraignantes (26%), les formations pour changer de métier (15%) ou pour créer sa propre entreprise (11%) obtiennent moins de succès auprès des sondés.Sondage réalisé par téléphone les 4 et 5 mars auprès d'un échantillon de 956 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, méthode des quotas.
Vaches abattues près de Rouen, un "caprice de pays riche" (Conf. paysanne)
AFP 06.04.05 | 15h55

La confédération paysanne a dénoncé mercredi comme un "caprice de pays riche" l'abattage d'une quarantaine de vaches et taureaux qui a eu lieu mercredi sur île de la Seine au sud de Rouen, où ces animaux, dits "malades et méchants", avaient été abandonnés depuis plusieurs années.Pour la confédération paysanne 76, "alors que des millions d'être humains souffrent chaque jour de malnutrition, les services de l'Etat ont abattu des bovins qui vivaient à l'état naturel". La confédération paysanne a rejeté la thèse des services vétérinaires selon laquelle ces animaux retournés à l'état sauvage étaient malades et souffrants après avoir été abandonnés.Elle parle d'animaux qui "pâturaient paisiblement, se nourrissant d'herbe, sans recours au vétérinaire, aux antibiotiques" et déplore que "pendant ce temps, tous les jours arrivent d'Amérique latine des animaux qui sont élevés le plus souvent sans traçabilité et au mépris des règles sociales et environnementales".Les grands moyens avaient été déployés mardi pour cet abattage réalisé à coups de fusils par six moniteurs de l'Office national de la chasse (ONC). Un périmètre de sécurité avait été mis en place. Plusieurs centaines d'habitants des berges voisines de l'île Sainte-Catherine ont été confinés chez eux pendant la durée de l'opération sous haute surveillance de la police et de la gendarmerie.
Monaco pleure son prince dans la sobriété et la discrétion
AFP 06.04.05 | 20h00

Avec des crêpes noirs autour des drapeaux déjà mis en berne la semaine dernière à la mémoire du pape, Monaco pleure Rainier III, son prince disparu, dans la discrétion et la sobriété mais vivait normalement mercredi.Sur le petit port de Monaco, d'où l'on aperçoit le centre cardio-thoracique où le souverain monégasque s'est éteint à l'aube après deux semaines d'agonie, les commerces sont ouverts comme à l'habitude et des couples sirotent des rafraîchissements aux terrasses des cafés, à l'ombre des pins maritimes. Des ouvriers casqués travaillent sans bruit.Seul signe visible de deuil, les banques, boutiques et de nombreux immeubles d'habitation, voire des palissades de chantiers, arborent un drapeau rouge et blanc serré dans un tissu noir.Les célèbres casinos monégasques ont également annoncé qu'ils resteraient fermés mercredi, de même que le jour des obsèques du prince, le 15 avril. Les modalités du deuil national ont été précisées en fin de journée par le ministère d'Etat dns un communiqué: "La famille princière ainsi que la maison souveraine observeront un deuil d'une durée de trois mois qui prendra fin le 6 juillet 2005. Pour les fonctionnaires de l'Etat (...), le deuil sera d'une durée d'un mois qui prendra fin le 6 mai 2005".Des registres de condoléances seront mis en place au palais princier pendant un mois à compter du lendemain des obsèques. La chapelle du palais sera aménagée en chapelle ardente où sera exposée la dépouille du défunt. "La vie ne bat pas vraiment son plein aujourd'hui, mais c'est comme ça tous les jours!", plaisantait Maurice, un résident qui préfère rester anonyme, avant ces précisions. "Ici, tout se passe dans la discrétion, c'est dans la mentalité et la façon de faire des Monégasques", explique Yves, Français résident à Monaco où il gère une buvette. "Les gens sont tristes, mais autrement c'est un jour comme tous les autres, il n'y a rien de notable si ce n'est une hausse de la fréquentation des journalistes", sourit-il."homme à poigne" "On s'y attendait un peu depuis quelques jours, remarquez, mais on ne se levait pas le matin en se précipitant pour voir si le journal annonçait le décès du prince. On gardait espoir", dit Antoinette Venuti, affable Monégasque de 73 ans."Les gens d'ici sont réservés. La mort, je l'ai rencontrée à plusieurs reprises au cours de ma vie et elle est toujours terrible, quelle que soit la personne", lance la septuagénaire, louant les qualités d'"homme à poigne" de Rainier.Sur les hauteurs du Rocher surplombant le port, la place du Palais baignée de soleil vit elle aussi au rythme paisible des petites grappes de touristes qui défilent.Le drapeau à damier rouge et blanc, armoiries des Grimaldi, a été descendu à mi-hampe en signe de deuil, mais aucune agitation particulière n'est sensible, mis à part celle des nombreux journalistes brandissant caméras, micros et carnets de note dans les ruelles.Non loin, dans la cathédrale, un écran de télévision diffuse des photographies représentant le prince Rainier à divers âges de sa vie, seul ou en compagnie de ses enfants et de son épouse, la princesse Grace, morte en 1982 dans un accident de voiture.Elle repose à quelques mètres de là, sous une stèle placée dans le déambulatoire de la cathédrale, entourée de quelques modestes bouquets de fleurs.Dans quelques jours, son époux, dont les funérailles seront célébrées dans la cathédrale et retransmises sur grand écran dans les églises monégasques, devrait l'y rejoindre.
La police interdit l'entrée de l'esplanade des Mosquées aux visiteurs
AFP 06.04.05 | 20h21

La police israélienne a annoncé mercredi qu'elle interdisait toute visite dimanche de non musulmans à l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, afin d'empêcher une manifestation d'extrême droite. "Nous avions déjà interdit cette manifestation le 30 mars, mais pour nous assurer que cette mesure sera effectivement appliquée nous interdisons toute visite dimanche", a indiqué un porte-parole à l'AFP. Il a précisé que cette interdiction ne s'applique pas aux fidèles musulmans. La police devrait déployer d'importants renforts autour de l'esplanade dans la partie orientale (annexée) de Jérusalem, pour empêcher la manifestation et des incidents avec des contre manifestants musulmans. Un groupuscule israélien d'extrême droite, Revava (Myriade), a appelé à manifester dimanche sur l'esplanade, le Mont du temple pour les juifs, pour marquer son opposition au retrait israélien de la bande de Gaza prévu cet été. Ce groupuscule se situe dans la mouvance du Kach, un mouvement d'inspiration raciste, en principe hors la loi mais toujours actif, qui prône l'expulsion des Arabes du "Grand Israël" allant de la Méditerranée au Jourdain. Dans une vidéo diffusée fin mars par une chaîne de télévision israélienne, des extrémistes de droite projetaient d'envahir l'esplanade des Mosquées, où se dresse le dôme du Rocher (mosquée d'Omar) et la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l'islam, pour saboter le plan de retrait israélien de Gaza. Ces menaces ont provoqué un vif émoi parmi les Palestiniens et dans le monde arabe, suscitant des menaces de ripostes violentes de la part de groupes radicaux islamistes. Mais le projet d'envahir l'esplanade des Mosquées n'a pas le soutien des organismes représentatifs des colons. L'ancien grand rabbin sépharade Mordehaï Eliahu, une figure spirituelle du camp nationaliste religieux, a même publié mercredi un édit interdisant aux fidèles de participer à une telle manifestation, a rapporté la chaîne 10 de la télévision israélienne. Dans ces conditions, il parait exclu que des groupuscules ultra nationalistes israéliens parviennent à mettre en exécution leur projet. L'esplanade est située sur le site du Temple détruit en l'an 70 de l'ère chrétienne par les Romains et dont il ne reste plus aujourd'hui que le mur occidental, dit des Lamentations. C'est le lieu le plus sacré du judaïsme, au point que traditionnellement le rabbinat interdit à des fidèles juifs d'en fouler le sol.
Le cardinal archevêque de Rio critique violemment Lula à son arrivée à Rome
AFP 06.04.05 | 20h35

L'un des quatre cardinaux brésiliens appelé à élire le successeur de Jean Paul II est arrivé à Rome en critiquant violemment le président Luiz Inacio Lula da Silva, qu'il juge plus "chaotique" que "catholique" en raison de sa tolérance envers l'avortement et les homosexuels, a rapporté mercredi la presse brésilienne. "Lula n'est pas catholique, il est chaotique (...), il n'a pas une foi droite. Il a toujours des attitudes qui ne sont pas logiques pour notre foi", a affirmé mardi en débarquant à Rome Mgr Eusebio Scheid, 74 ans, dans des déclarations reprises en gros titres dans les médias brésiliens. Mgr Scheid a estimé par ailleurs que "Lula ne devait pas se mêler de cette histoire" (l'élection d'un nouveau pape), réagissant à des déclarations de Lula qui a exprimé sa préférence pour un pape brésilien, latino-américain ou en tout cas "avec une dimension sociale très grande". Le cardinal Scheid a critiqué Lula notamment pour son ouverture sur des thèmes comme l'avortement. "Un catholique ne peut pas être favorable à l'avortement", a dit le cardinal, qui s'est aussi déclaré "perplexe" devant la "réaction favorable du gouvernement envers les gays". Mgr Scheid, cardinal depuis 2003, a déclaré que Lula, un ancien dirigeant syndical de gauche, "est né dans un milieu ouvrier, n'a jamais eu de formation et n'a jamais approfondi sa propre foi". Lula se dit catholique pratiquant, mais d'après Mgr Scheid, "il est mal conseillé" par les dirigeants du Parti des Travailleurs (PT, gauche) qu'il a fondé en 1980. "Nous sommes pratiquement devant une dictature de parti, parce que tous (ses adjoints) sont du PT", a lancé Mgr Scheid, ajoutant que "la gauche n'a jamais rien apporté à personne", en citant les exemples de la Russie, de la Chine et de Cuba. La présidence de la République s'est abstenue de tout commentaire. Lula a annoncé samedi dernier qu'il se rendrait au Vatican, "un hommage d'un ouvrier à un autre ouvrier", en allusion au passé de mineur de Jean-Paul II dans sa Pologne natale. A cette occasion, Lula avait été interrogé sur sa position sur l'avortement: "Non seulement moi mais ma femme, et je crois que des millions et des millions de femmes, sont contre l'avortement. Personne n'avorte pour vouloir avorter. Ce que nous défendons c'est que l'on traite ce thème comme une question de santé publique pour apporter des soins à des millions de personnes qui en ont besoin et n'y ont pas accès", a dit Lula dont la première femme est morte en couches très jeune.
Spationautes et célébrités en orbite à Disneyland Paris
AFP 06.04.05 | 22h10

Les spationautes français et italiens Patrick Baudry, Jean-François Clervoy et Umberto Guidoni, ainsi que l'acteur américain Vin Diesel ont inauguré, mercredi soir à Disneyland Paris, la nouvelle attraction "Space Mountain Mission 2" destinée à dynamiser l'activité du parc de loisirs, a constaté un journaliste de l'AFP.Il s'agit d'une nouvelle version de l'attraction phare du parc inspiré du roman de Jules Verne, "De la Terre à la Lune" mise en service en 1995. L'Agence Spatiale Européenne et le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES), représentée par Francis Rocard, responsable du programme d exploration de Mars, se sont associées à l'inauguration de "Space Mountain 2" en présentant l état actuel des connaissances scientifiques et les nouvelles perspectives des programmes d'exploration qui ont inspiré cette nouvelle aventure spatiale."Je suis très impressionné par le niveau de simulation de +Space Mountain Mission 2+. Les sensations sont très bien reproduites. L'univers est assez bien recréé par les images et effets spéciaux projetées pendant le parcours", a commenté le spationaute Patrick Baudry, l'un des premiers à inaugurer l'attraction avec Cindy Fabre, Miss France 2005, l'actrice Ornella Mutti et le top-model Adriana Karembeu.
L'Assemblée adopte un texte qui crée des CDI dans la fonction publique
AFP 06.04.05 | 23h43

L'Assemblée a adopté mercredi soir, en première lecture, un projet de loi transposant le droit communautaire à la fonction publique, qui introduit notamment des contrats à durée indéterminée (CDI) dans les trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière). Le texte a été approuvé par la majorité (UMP et UDF) et rejeté par l'opposition (PS et PCF). Déjà adopté par les sénateurs fin mars, ce texte transpose en droit français "plusieurs dispositions du droit communautaire" concernant la réduction de l'emploi précaire, la libre circulation des personnes et la lutte contre toutes les formes de discrimination dans la fonction publique. Le projet de loi vise notamment à limiter le recours aux contrats à durée déterminée (CDD), qui peuvent actuellement s'enchaîner sans limite et qui concernent environ 250.000 personnes. Le texte limite à trois ans la durée maximum d'un CDD, et à six ans la durée totale de ces contrats. Au-delà, les contrats de travail ne pourront être reconduits que sous la forme d'un CDI de droit privé, une innovation dans la fonction publique. Présenté comme une "mesure de justice et d'équité" par le ministre de la Fonction publique, Renaud Dutreil, ce dispositif a été vivement dénoncé par la gauche qui y voit une remise en cause du statut des fonctionnaires. Le jugeant "scandaleux" et "inadmissible", Bernard Derosier (PS) a déclaré qu'il institue "une nouvelle voie d'accès sans concours à la fonction publique et une nouvelle catégorie d'agents", en contradiction avec le principe d'égalité "dans l'accès à l'emploi public" et "dans le déroulement de la carrière". Au nom du groupe PCF, François Asensi a également accusé le gouvernement de "torpiller" la fonction publique, ajoutant que "les agents ont tout à craindre de cette réforme qui peut aboutir, à terme, à la disparition de leur statut". M. Dutreil a répondu que "le principe et la voie normale d'accès à la fonction publique restent la voie du concours et de la titularisation", et que le CDI aura "un caractère exceptionnel". Georges Tron (UMP) a pour sa part souligné que les CDI ne constitueront "pas une filière de recrutement" puisqu'ils ne seront conclus qu'au terme de Le texte vise d'autre part à ouvrir tous les corps de la fonction publique aux ressortissants communautaires, à l'exception des professions règlementées (praticiens hospitaliers, par exemple) ou liées à l'exercice de la "souveraineté" (policiers, diplomates, magistrats...). Enfin, des dispositions visent à étendre aux hommes certaines mesures réservées jusqu'ici aux femmes, dès lors qu'ils sont dans une situation familiale similaire. Ces mesures portent notamment sur les limites d'âge ou les conditions de diplôme exigées lors du recrutement. Amendé à la marge, le projet de loi devra être soumis à une deuxième lecture du Sénat.
Chape de tristesse à Monaco, qui se pare de noir pour son défunt souverain
AFP 07.04.05 | 12h24

Une chape de tristesse a enveloppé jeudi Monaco au lendemain de la mort du prince Rainier, et tous les esprits se tournent déjà vers les obsèques du souverain, fixées au 15 avril, qui unifieront le peuple monégasque autour de sa devise: "deo juvante" (avec l'aide de dieu).Le nouveau prince, Albert II de Monaco, a annoncé jeudi matin qu'il ne pourrait se rendre au Vatican pour assister aux funérailles du pape Jean Paul II, en raison du propre deuil qui affecte les siens. Un déchirement supplémentaire pour la très croyante principauté où le catholicisme est religion d'Etat.Drapeaux rouge et blanc en berne à toutes les fenêtres et balcons, magasins fermés arborant en vitrine une photo de Rainier barrée d'un crêpe noir, le Rocher s'est vêtu de noir pour pleurer son souverain, qui présida durant plus de 55 ans à la destinée de leur petit pays.Visages fermés et cravate noire, les fonctionnaires monégasques qui devront porter le deuil durant un mois, ont rejoint sans allant leurs bureaux.Le gouvernement de Monaco a décidé que les administrations, services publics et écoles seront fermés le jour des funérailles et que "les établissements privés seront invités à s'associer à ce deuil en suspendant leurs activités cette même journée". Y compris les célèbres casinos monégasques qui ont fait la fortune et le renom de la principauté."Nous sommes consternés, nous devons tout au prince. C'est grâce à lui que nous travaillons à Monaco", confie cette salariée de la Société des bains de mer (SB), qui emploie environ 3.000 personnes et dont les Grimaldi détiennent la majorité des parts.Devant le palais de la famille princière, la vaste place où se sont déroulés les grands évènements ayant jalonné le règne de Rainier était complètement vide à part les allées et venues des voitures de livraison et des limousines officielles."J'ai rarement vu le Rocher aussi désert", confiait un habitant de cette cité aux ruelles étroites."C'est une émotion intense et contenue. On savait que le pays allait tourner la page, mais nous n'y étions pas préparés", glisse un autre habitant, avant de s'éloigner discrètement.Au sommet du palais crénelé, flotte le drapeau des Grimaldi, ramené à mi-mât, laissant entrevoir les armes de la famille: le collier de l'ordre de Saint-Charles placé sur un manteau d'hermine et surmonté de la couronne princière.Dans la Chapelle palatine, transformée en chapelle ardente, le corps du prince Rainier sera exposé dès lundi afin que tous, des plus puissants aux plus modestes monégasques, puissent lui faire un dernier adieu.Vingt-trois ans après la mort tragique de son épouse Grace, le prince Louis, Henri, Maxence Grimaldi s'en ira rejoindre dans la crypte de la cathédrale celle dont il n'a jamais fait le deuil.
Un homme armé prend des enfants en otages dans une école de Téhéran
AFP 07.04.05 | 08h32

Un homme armé a pris jeudi matin des enfants et des enseignants en otages dans une école du nord de Téhéran, ont indiqué des témoins à un journaliste de l'AFP sur place.Selon ces sources, le preneur d'otages à l'école primaire Razi est armé d'une kalachnikov.Des coups de feu ont été entendus dans la matinée, ont indiqué des témoins, présentant le preneur d'otages comme un soldat.Des forces spéciales ont pris position autour de l'établissement, une école de garçons.On ignorait dans l'immédiat les exigences du preneur d'otages ainsi que le nombre des enfants et des adultes qu'il retenait.
Un preneur d'otages dans une école se rend aux forces de l'ordre
AFP 07.04.05 | 08h53

Un homme armé qui retenait des enfants et des enseignants dans une école du nord de Téhéran s'est rendu jeudi matin aux forces de l'ordre et les otages ont été libérés, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.L'individu, armé d'une kalachnikov selon des témoins, retenait en otages les enfants et les enseignants de l'école Razi pour garçons depuis environ 08H30 locales (04H00 GMT), peu après le début des classes.Plus de 200 élèves se trouvaient alors dans l'école, ont indiqué des témoins.Il s'est livré avant 11H00 locales, sans effusion de sang selon ces sources.Le preneur d'otages serait un soldat dont on ignorait les exigences, a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Intérieur.
Attaque contre un bus trans-Cachemire parti de Srinagar: pas de blessé (police)
AFP 07.04.05 | 08h52

(SRINAGAR (Inde), 7 avr AFP) - Une grenade et des tirs ont visé, sans faire de blessé, l'un des deux bus indiens devant jeudi assurer la première liaison par bus entre les parties indienne et pakistanaise du Cachemire depuis plus d'un demi-siècle, a indiqué la police.Le bus a été attaqué dans la localité de Singpora, à environ 17 km de Srinagar, capitale d'été du Cachemire indien, d'où les deux bus sont partis jeudi matin.De présumés rebelles séparatistes islamistes ont lancé une grenade et tiré avec un fusil automatique sans faire de blessé, a précisé la police. Le convoi s'est arrêté quelques minutes avant de repartir.Décidée en février, la reprise des liaisons de bus entre Srinagar et Muzaffarabad, principale ville du Cachemire pakistanais, constitue la mesure la plus symbolique du rapprochement initié début 2004 entre New Delhi et Islamabad, qui sont entrés trois fois en guerre dans le passé dont deux à propos du Cachemire.Des groupes rebelles séparatistes islamistes opposés au rapprochement indo-pakistanais ont menacé d'attaquer les passagers des deux bus partant de Srinagar qu'ils ont qualifiés de "cercueils roulants".
Liaison trans-Cachemire: départ de Muzaffarabad du bus pakistanais
AFP 07.04.05 | 08h09

L'autobus pakistanais se rendant jeudi dans la partie indienne de la province du Cachemire, pour la première fois depuis plus d'un demi-siècle, a quitté Muzaffarabad, trente minutes après le départ du bus indien de Srinagar, au Cachemire indien.L'autobus devait mettre environ deux heures pour gagner Chakoti, à un kilomètres du pont Kaman, sur la rivière Jhelum, qui marque la division entre les deux zones du Cachemire sous administration pakistanaise et indienne. Les 54 passagers des deux bus devaient ensuite traverser à pied le pont qui marque la Ligne de Contrôle (LoC).Les trente passagers du bus pakistanais devaient ensuite embarquer dans le bus indien vers Srinagar, tandis que les 24 passagers venant du Cachemire indien devaient gagner Muzaffarabad à bord du bus pakistanais. "Le départ du bus est un moment historique", s'est félicité à Muzaffarabad le Premier ministre régional du Cachemire pakistanais, Sikandar Hayat, en donnant le signal du départ devant une foule de quelque 2.000 personnes jetant des pétales de rose au passage du véhicule.
Liaison trans-Cachemire: les passagers pakistanais en secteur indien
AFP 07.04.05 | 10h52

Les passagers partis du Pakistan par la première liaison par bus entre les parties indienne et pakistanaise du Cachemire depuis plus d'un demi-siècle, sont entrés en Inde après avoir franchi jeudi la frontière de facto entre les deux pays, a constaté l'AFP.Les 30 passagers du bus parti jeudi matin de Muzaffarabad, principale ville du Cachemire pakistanais, ont franchi à pied le pont Kaman sur la rivière Jhelum franchissant la Ligne de Contrôle (LoC), frontière de fait entre les deux parties du Cachemire, pour entrer en secteur indien.Ils ont été les premiers à le faire depuis la partition et l'indépendance de l'Inde et du Pakistan en 1947. Ils devaient ensuite monter à bord de bus les menant vers Srinagar, capitale d'été du Cachemire indien.Les 24 passagers indiens à bord de deux bus partis de Srinagar devaient également passer à pied la LoC pour gagner Muzaffarabad à bord du bus pakistanais.Décidée en février, la reprise des liaisons de bus entre Srinagar et Muzaffarabad, constitue la mesure la plus symbolique du rapprochement initié début 2004 entre New Delhi et Islamabad qui sont entrés trois fois en guerre dans le passé dont deux à propos du Cachemire.
Chape de tristesse à Monaco, qui se pare de noir pour son défunt souverain
AFP 07.04.05 | 12h24

Une chape de tristesse a enveloppé jeudi Monaco au lendemain de la mort du prince Rainier, et tous les esprits se tournent déjà vers les obsèques du souverain, fixées au 15 avril, qui unifieront le peuple monégasque autour de sa devise: "deo juvante" (avec l'aide de dieu).Le nouveau prince, Albert II de Monaco, a annoncé jeudi matin qu'il ne pourrait se rendre au Vatican pour assister aux funérailles du pape Jean Paul II, en raison du propre deuil qui affecte les siens. Un déchirement supplémentaire pour la très croyante principauté où le catholicisme est religion d'Etat.Drapeaux rouge et blanc en berne à toutes les fenêtres et balcons, magasins fermés arborant en vitrine une photo de Rainier barrée d'un crêpe noir, le Rocher s'est vêtu de noir pour pleurer son souverain, qui présida durant plus de 55 ans à la destinée de leur petit pays.Visages fermés et cravate noire, les fonctionnaires monégasques qui devront porter le deuil durant un mois, ont rejoint sans allant leurs bureaux.Le gouvernement de Monaco a décidé que les administrations, services publics et écoles seront fermés le jour des funérailles et que "les établissements privés seront invités à s'associer à ce deuil en suspendant leurs activités cette même journée". Y compris les célèbres casinos monégasques qui ont fait la fortune et le renom de la principauté."Nous sommes consternés, nous devons tout au prince. C'est grâce à lui que nous travaillons à Monaco", confie cette salariée de la Société des bains de mer (SB), qui emploie environ 3.000 personnes et dont les Grimaldi détiennent la majorité des parts.Devant le palais de la famille princière, la vaste place où se sont déroulés les grands évènements ayant jalonné le règne de Rainier était complètement vide à part les allées et venues des voitures de livraison et des limousines officielles."J'ai rarement vu le Rocher aussi désert", confiait un habitant de cette cité aux ruelles étroites."C'est une émotion intense et contenue. On savait que le pays allait tourner la page, mais nous n'y étions pas préparés", glisse un autre habitant, avant de s'éloigner discrètement.Au sommet du palais crénelé, flotte le drapeau des Grimaldi, ramené à mi-mât, laissant entrevoir les armes de la famille: le collier de l'ordre de Saint-Charles placé sur un manteau d'hermine et surmonté de la couronne princière.Dans la Chapelle palatine, transformée en chapelle ardente, le corps du prince Rainier sera exposé dès lundi afin que tous, des plus puissants aux plus modestes monégasques, puissent lui faire un dernier adieu.Vingt-trois ans après la mort tragique de son épouse Grace, le prince Louis, Henri, Maxence Grimaldi s'en ira rejoindre dans la crypte de la cathédrale celle dont il n'a jamais fait le deuil.
Un homme armé prend des enfants en otages dans une école de Téhéran
AFP 07.04.05 | 08h32

Un homme armé a pris jeudi matin des enfants et des enseignants en otages dans une école du nord de Téhéran, ont indiqué des témoins à un journaliste de l'AFP sur place.Selon ces sources, le preneur d'otages à l'école primaire Razi est armé d'une kalachnikov.Des coups de feu ont été entendus dans la matinée, ont indiqué des témoins, présentant le preneur d'otages comme un soldat.Des forces spéciales ont pris position autour de l'établissement, une école de garçons.On ignorait dans l'immédiat les exigences du preneur d'otages ainsi que le nombre des enfants et des adultes qu'il retenait.
Un preneur d'otages dans une école se rend aux forces de l'ordre
AFP 07.04.05 | 08h53

Un homme armé qui retenait des enfants et des enseignants dans une école du nord de Téhéran s'est rendu jeudi matin aux forces de l'ordre et les otages ont été libérés, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.L'individu, armé d'une kalachnikov selon des témoins, retenait en otages les enfants et les enseignants de l'école Razi pour garçons depuis environ 08H30 locales (04H00 GMT), peu après le début des classes.Plus de 200 élèves se trouvaient alors dans l'école, ont indiqué des témoins.Il s'est livré avant 11H00 locales, sans effusion de sang selon ces sources.Le preneur d'otages serait un soldat dont on ignorait les exigences, a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Intérieur.
Attaque contre un bus trans-Cachemire parti de Srinagar: pas de blessé (police)
AFP 07.04.05 | 08h52

(SRINAGAR (Inde), 7 avr AFP) - Une grenade et des tirs ont visé, sans faire de blessé, l'un des deux bus indiens devant jeudi assurer la première liaison par bus entre les parties indienne et pakistanaise du Cachemire depuis plus d'un demi-siècle, a indiqué la police.Le bus a été attaqué dans la localité de Singpora, à environ 17 km de Srinagar, capitale d'été du Cachemire indien, d'où les deux bus sont partis jeudi matin.De présumés rebelles séparatistes islamistes ont lancé une grenade et tiré avec un fusil automatique sans faire de blessé, a précisé la police. Le convoi s'est arrêté quelques minutes avant de repartir.Décidée en février, la reprise des liaisons de bus entre Srinagar et Muzaffarabad, principale ville du Cachemire pakistanais, constitue la mesure la plus symbolique du rapprochement initié début 2004 entre New Delhi et Islamabad, qui sont entrés trois fois en guerre dans le passé dont deux à propos du Cachemire.Des groupes rebelles séparatistes islamistes opposés au rapprochement indo-pakistanais ont menacé d'attaquer les passagers des deux bus partant de Srinagar qu'ils ont qualifiés de "cercueils roulants".
Liaison trans-Cachemire: départ de Muzaffarabad du bus pakistanais
AFP 07.04.05 | 08h09

L'autobus pakistanais se rendant jeudi dans la partie indienne de la province du Cachemire, pour la première fois depuis plus d'un demi-siècle, a quitté Muzaffarabad, trente minutes après le départ du bus indien de Srinagar, au Cachemire indien.L'autobus devait mettre environ deux heures pour gagner Chakoti, à un kilomètres du pont Kaman, sur la rivière Jhelum, qui marque la division entre les deux zones du Cachemire sous administration pakistanaise et indienne. Les 54 passagers des deux bus devaient ensuite traverser à pied le pont qui marque la Ligne de Contrôle (LoC).Les trente passagers du bus pakistanais devaient ensuite embarquer dans le bus indien vers Srinagar, tandis que les 24 passagers venant du Cachemire indien devaient gagner Muzaffarabad à bord du bus pakistanais. "Le départ du bus est un moment historique", s'est félicité à Muzaffarabad le Premier ministre régional du Cachemire pakistanais, Sikandar Hayat, en donnant le signal du départ devant une foule de quelque 2.000 personnes jetant des pétales de rose au passage du véhicule.
Liaison trans-Cachemire: les passagers pakistanais en secteur indien
AFP 07.04.05 | 10h52

Les passagers partis du Pakistan par la première liaison par bus entre les parties indienne et pakistanaise du Cachemire depuis plus d'un demi-siècle, sont entrés en Inde après avoir franchi jeudi la frontière de facto entre les deux pays, a constaté l'AFP.Les 30 passagers du bus parti jeudi matin de Muzaffarabad, principale ville du Cachemire pakistanais, ont franchi à pied le pont Kaman sur la rivière Jhelum franchissant la Ligne de Contrôle (LoC), frontière de fait entre les deux parties du Cachemire, pour entrer en secteur indien.Ils ont été les premiers à le faire depuis la partition et l'indépendance de l'Inde et du Pakistan en 1947. Ils devaient ensuite monter à bord de bus les menant vers Srinagar, capitale d'été du Cachemire indien.Les 24 passagers indiens à bord de deux bus partis de Srinagar devaient également passer à pied la LoC pour gagner Muzaffarabad à bord du bus pakistanais.Décidée en février, la reprise des liaisons de bus entre Srinagar et Muzaffarabad, constitue la mesure la plus symbolique du rapprochement initié début 2004 entre New Delhi et Islamabad qui sont entrés trois fois en guerre dans le passé dont deux à propos du Cachemire.
Jacky Le Mat relaxé en appel
AFP 08.04.05 | 10h44

Le dernier parrain présumé de la pègre marseillaise, "Jacky Le Mat", condamné en première instance à quatre ans de prison ferme pour un projet avorté de trafic de cigarettes, a été relaxé vendredi par la cour d'appel d'Aix-en-Provence.Lors de l'audience en appel le 4 mars dernier, l'accusation avait requis une confirmation de la peine infligée par le tribunal correctionnel de Marseille.Jacky Imbert, 74 ans, était détenu depuis octobre 2003 à la maison d'arrêt de Luynes, près d'Aix-en-Provence.Ce survivant emblématique du milieu marseillais était poursuivi avec sept autres prévenus pour un projet de fabrique clandestine de cigarettes dans un entrepôt de la banlieue marseillaise. Ils étaient soupçonnés d'avoir initialement tenté de mettre sur pied à Marseille un réseau de contrebande de cigarettes importées avant de changer leur plan pour les produire sur place, à l'aide de machines expédiées par la mafia russe."Nous sommes très heureux de la décision des magistrats de la cour d'appel, qui ont fait du droit, rien que du droit, et ont appliqué la loi", a déclaré à l'AFP Sophie Bottaï, avocate de "Jacky Le Mat" avec Catherine Martini. L'épouse de Jacky Imbert et Me Bottaï devaient se rendre à Luynes (Bouches-du-Rhône) pour l'accueillir à sa sortie.
Treize personnes assassinées par des islamistes armés près d'Alger
AFP 08.04.05 | 14h02

Treize personnes ont été assassinées jeudi en début de soirée par des islamistes armés qui avaient dressé un faux barrage près de Larbaa, à une trentaine de kilomètres au sud d'Alger, a-t-on indiqué de source sécuritaire à l'AFP.Ces islamistes armés, ayant dressé un faux barrage sur la route nationale 8 reliant les localités de Labaa à Tablat, dans la région de Médéa (80 km au sud d'Alger), ont intercepté, vers 19h30, quatre voitures et un camion contre lesquels ils ont ouvert le feu, a-t-on précisé de même source.Ils ont ensuite mis le feu aux véhicules et au camion. Dix corps ont été retrouvés calcinés. L'embuscade, survenue au lieu-dit Mouilah, a également fait un blessé, selon cette source.
Le président israélien s'est entretenu avec Assad et Khatami au Vatican (radio)
AFP 08.04.05 | 14h10

Le président israélien Moshé Katzav a pour la première fois serré la main du président syrien Bachar al-Assad et s'est entretenu en persan avec le président iranien Mohammad Khatami, vendredi au Vatican lors des obsèques de Jean Paul II, selon la radio publique israélienne.Selon la radio, le président syrien a pris l'initiative d'une seconde poignée de main à l'issue des obsèques.La Syrie est officiellement en état de belligérance avec Israël, alors que l'Iran ne reconnaît pas son existence.
Une ex-directrice d'école d'infirmières condamnée pour harcèlement moral
AFP 08.04.05 | 17h18

Une ancienne directrice de l'école d'infirmières de Béthune a été condamnée vendredi à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de la ville pour avoir harcelé moralement des employés pendant plusieurs années.Elle devra également verser 750 euros de dommages et intérêts à chacun des neuf plaignants et s'acquitter de 2.000 euros d'amende.Le ministère public avait requis trois mois d'emprisonnement avec sursis.La prévenue, qui dirigeait l'établissement depuis 1993, avait été relevée de ses fonctions en juillet 2002, après que neuf employés eurent porté plainte.Elle leur faisait en permanence des réflexions désagréables, tant sur leur travail, leur vie privée que sur leur physique. Plusieurs salariés avaient fait des dépressions nerveuses, ne supportant plus ce harcèlement moral.La prévenue travaillait depuis une vingtaine d'années pour la Croix-Rouge, dont dépend l'école d'infirmières de Béthune.
Au moins 17 combattants se déclarant proches d'"IB" arrêtés dans l'est guinéen
AFP 08.04.05 | 18h27

Au moins 17 combattants se présentant comme des membres de la faction du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI) proche d'Ibrahim Coulibaly, ont été arrêtés mercredi à Karala, près de Beyla (extrême est de la Guinée), a-t-on appris vendredi de source militaire à Conakry.Selon cette source, ces hommes ont été arrêtés après avoir perpétré une attaque mercredi contre la sous-préfecture de Karala.L'intervention de l'armée guinéenne a mis en déroute les assaillants qui se sont réfugiés dans la grotte de Mountagne, qui jouxte la localité de Karala, non loin de la frontière ivoirienne, avant d'être capturés, a expliqué cette source.Selon les premiers éléments de l'enquête, les combattants affirment tous appartenir à la faction de la rébellion du MPCI proche d'Ibrahim Coulibaly, recrutés en 2002 puis réfugiés depuis au Mali.Ils projetaient également dans les jours à venir de lancer une "attaque d'envergure" contre les positions de la rébellion des Forces nouvelles de Guillaume Soro, qui contrôle le nord de la Côte d'Ivoire depuis septembre 2002, a ajouté cette source.L'arrestation des rebelles ivoiriens a été confirmée à l'AFP par une source proche du ministère de l'administration du territoire qui ajoute qu'en attendant l'identification des assaillants, ces derniers ont été mis à la disposition de la commission de défense et de sécurité de la 4ème région militaire de N'Zérékoré (est).Jeudi, une source militaire interrogée par l'AFP avait fait état de deux affrontements armés mercredi entre des combattants venus de Côte d'Ivoire et des soldats guinéens, à Karala et à Kokota (extrême sud-est de la Guinée), où un assaillant a été tué deux autres faits prisonniers.Ibrahim Coulibaly, un des principaux acteurs du putsch qui avait porté au pouvoir à Abidjan la junte du défunt général Gueï (décembre 1999 - octobre , a été mis en examen en août 2003 par un juge antiterroriste parisien, dans le cadre d'une enquête sur une tentative de coup en Côte d'Ivoire en préparation depuis la France."IB", également soupçonné d'avoir organisé depuis son exil au Burkina Faso la rébellion armée du 19 septembre 2002 contre le régime de Laurent Gbagbo, est toujours astreint à un contrôle judiciaire lui interdisant de quitter le territoire français.La Guinée et la Côte d'Ivoire partagent une frontière d'environ 400 km entièrement contrôlée côté ivoirien par la rébellion des Forces nouvelles (FN), qui occupe le nord du pays depuis une tentative de coup d'Etat manquée contre le président Gbagbo.
Visite Sharon: la police empêche une manifestation, l'opposition s'insurge
AFP 08.04.05 | 19h04

La police tunisienne a de nouveau empêché, vendredi, une manifestation prévue par l'opposition contre l'invitation lancée au Premier ministre israélien, Ariel Sharon, à se rendre en Tunisie, ont constaté des journalistes de l'AFP.Il s'agissait d'une deuxième tentative de manifestation de rue, après celle du 4 mars dernier, contre le projet de visite du dirigeant israélien, invité à assister au Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI), en novembre prochain en Tunisie.Des forces de sécurité -agents de police, unités anti-émeute et policiers en civil- ont été massivement déployées aux abords du théâtre, dans le centre de la capitale, où les organisateurs avaient prévu de manifester à la mi-journée.La manifestation avait été formellement interdite par les autorités.Seule la présence des effectifs de police et de véhicules blindés barrant l'accès de rues évoquait l'organisation d'une marche, les participants ayant été préalablement bloqués dans les lieux de rassemblement.Des unités de police postées aux coins des principales rues du centre de Tunis, les isolaient les unes des autres, détourant les passants aux abords du siège du Parti démocratique progressiste (PDP, légal), membre du collectif organisateur."C'est un véritable état de siège", s'est insurgée Maya Jribi, membre du PDP, affirmant qu'un groupe de manifestants, dont le chef de ce parti, ont été brutalisés et refoulés dans les locaux.Un communiqué des organisateurs a dénoncé des "mesures répressives illégales" visant "à bâillonner le peuple tunisien et à le priver de son droit de manifester pacifiquement".Le 4 mars dernier, de petits groupes de manifestants avaient réussi à se former malgré l'interdiction de la marche et des altercations avaient fait des blessés, parmi lesquels l'avocate Radia Nasraoui.Les organisateurs ont affirmé leur "détermination à assumer pleinement leur rôle dans la défense des droits et des libertés" et à "continuer leur lutte jusqu'à l'annulation de la visite d'Ariel Sharon".La manifestation avortée devait relancer l'agitation, qui avait secoué l'université et les milieux socio-professionnels et opposants au lendemain de l'annonce, le 25 février, de l'invitation lancée au Premier ministre israélien.Cinq formations politiques, dont trois légales, et des associations actives dans la défense des libertés, font partie du collectif organisateur réuni sous le signe du "refus de la visite" impopulaire d'Ariel Sharon en Tunisie.
En état d'ivresse, il vole une voiture de police : deux ans ferme
AFP 08.04.05 | 20h27

Un multirécidiviste de la conduite en état d'ivresse qui, grisé par l'alcool, avait volé une voiture de police sans s'en apercevoir à Ornans (Doubs), a été condamné vendredi à deux ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Besançon.L'homme avait été arrêté par les gendarmes mercredi, quelques jours après son forfait, au volant de la voiture volée et facilement reconnaissable."J'étais tellement saoul que je n'ai pas vu les autocollants de la police" s'est-il excusé.Lors de son interpellation, cet habitant d'Ornans âgé de 36 ans, qui possède déjà à son actif huit condamnations pour conduite en état d'ivresse, circulait avec 1,60 grammes d'alcool par litre de sang.
Open de Tenerife - La transsexuelle Mianne Bagger manque le "cut"
AFP 08.04.05 | 23h22

La transsexuelle australienne Mianne Bagger n'est pas parvenue à passer le "cut", vendredi, lors de la 2e journée du tournoi de Tenerife de golf, épreuve du circuit professionnel européen dames (ELPGA) et disputé sur le parcours de Costa Adeje (îles Canaries). Bagger, 38 ans, a rendu une carte de 75, soit 15 au-dessous du par, à 22 coups du leader Eleanor Pilgrim, après avoir déjà totalement manqué le premier tour, bouclé avec une carte de 84.Au mois de février, la joueuse australienne n'avait également pas réussi à franchir le "cut" lors du Masters d'Australie, sa première épreuve sur le circuit professionnel européen dames.Mianne Bagger peut participer au circuit professionnel féminin de golf depuis que les règles de l'ELPGA concernant les athlètes transsexuels ont été alignées sur celles du Comité international olympique (CIO).Mianne Bagger, d'origine danoise, a commencé la pratique du golf à l'âge de huit ans, alors qu'elle était encore un garçon. Après avoir émigré en Australie en 1979, elle a subi une opération chirurgicale pour changer de sexe à 28 ans.
Procès Pieri: réquisitions "totalement fantaisistes" selon Jean-Guy Talamoni
AFP 09.04.05 | 19h16

L'avocat Jean-Guy Talamoni, 44 ans, président du groupe Unione Naziunale à l'Assemblée de Corse, a qualifié samedi de "totalement fantaisistes" les réquisitions prononcées contre lui devant le tribunal correctionnel de Paris dans le procès du leader nationaliste corse Charles Pieri."Ces réquisitions sont totalement fantaisistes et pas seulement d'ailleurs s'agissant de mon cas", a déclaré à l'AFP Me Talamoni. Vingt-deux prévenus comparaissent dans ce procès pour des malversations à finalité terroriste.Trois ans d'emprisonnement dont un assorti du sursis et cinq années de privation des droits civils, civiques et familiaux ont été requis vendredi contre Me Talamoni.Ce dernier est poursuivi pour extorsion de fonds en relation avec une entreprise terroriste au préjudice de Nouvelles Frontières qui avait été contraint de verser 648.822 euros entre 1993 et 2003 à l'hebdomadaire indépendantiste U Ribombu."C'est un dossier qui est absolument vide. Il s'agit simplement d'un règlement de comptes politique", a affirmé M. Talamoni, soulignant que Jean-Christian Pinot, un ancien cadre de Nouvelles Frontières, principal témoin à charge contre lui, avait déclaré à l'audience que les élus de l'île n'étaient "à aucun moment" intervenus dans le racket du groupe."M. Pinot qui était le seul témoin dans cette affaire, a toujours déclaré au cours de l'instruction que je ne lui avais rien demandé. Le parquet qui n'était manifestement pas content de (ces) déclarations, (...) l'a cité à l'audience. Il a encore été plus clair", a observé M. Talamoni."Le président lui a demandé trois fois si je lui avais demandé quelque chose et il a répondu trois fois +non+. Ce qui signifie que l'extorsion de fonds se serait faite, si elle avait existé, par télépathie", a ironisé l'avocat."Tout le monde s'est rendu compte qu'il n'y avait pas d'accusation contre moi et le parquet s'obstine à vouloir réclamer une peine", a-t-il ajouté.L'avocat, en réunion samedi avec le mouvement politique autonomiste "Corsica nazione-Indipendenza", s'est dit néanmoins "serein" et "prêt à toutes les éventualités". "Si le tribunal est indépendant et pour l'instant, je n'ai aucune raison d'en douter, je ne peux pas être condamné", a-t-il affirmé.Dans un communiqué, le groupe Unione Naziunale a dénoncé pour sa part "le caractère outrancier et totalement injustifié des réquisitions prononcées contre plusieurs responsables et militants nationalistes, dont Charles Pieri et Jean-Guy Talamoni". Dix ans d'emprisonnement ont été requis contre Pieri."La lourdeur des peines requises finit de révéler une manipulation d'ampleur dont le but est (...) d'écarter brutalement de la scène publique certains de nos élus et responsables", a ajouté Unione Naziunale."Nous ne permettrons pas que s'installe une telle dérive et saurons y répondre le cas échéant avec la vigueur et l'énergie qui s'imposent", a averti le groupe.
Un chef du Hamas de Cisjordanie sur l'esplanade des mosquées (témoins)
AFP 10.04.05 | 07h45

Un des chefs politique du Hamas en Cisjordanie, le cheikh Hassan Youssef s'est joint à des milliers de musulmans réunis dimanche matin sur l'esplanade des Mosquées dans la Vieille Ville de Jérusalem, malgré l'interdiction des autorités israéliennes, selon plusieurs témoins.Comme les autres Palestiniens ne disposant pas d'un permis spécial, Hassan Youssef est interdit de séjour en territoire israélien et à Jérusalem-est.Il s'est rendu sur l'Esplanade alors que la tension était très vive à la suite de l'annonce par un groupuscule d'extrême droite israélien de son intention de manifester dimanche sur ce lieu saint, où des milliers des musulmans étaient mobilisés.
Chute d'un avion de ligne afghan : une boîte noire vide, l'autre introuvable
AFP 10.04.05 | 15h11

La boîte noire destinée à enregistrer les paramètres de vol de l'avion de ligne afghan qui s'est écrasé le 3 février près de Kaboul est vide, et l'autre boîte noire reste introuvable, selon les experts chargés de l'étudier aux Etats-Unis, cités dimanche par le gouvernement afghan.Les experts n'ont trouvé aucune trace d'enregistrement dans la boîte noire du Boeing 737 de la Kam Air, dont les 104 passages ont péri, a annoncé le porte-parole du ministère de la Défense, Mohammed Zahir Azimi.Les équipes de recherche avaient retrouvé dix jours après la catastrophe la boîte noire enregistrant les paramètres de vol. Elle avait été emportée aux Etats-Unis pour être analysée car les Afghans n'avaient pas les moyens nécessaires pour l'ouvrir et l'étudier, selon Kaboul.La seconde boîte noire, qui enregistre les voix dans la cabine de pilotage, et donc les conversations entre le pilote et les tours de contrôle, n'a pour sa part jamais été retrouvée. Or, les causes de l'accident restent inconnues.Les deux boîtes noires sont pourtant conçues pour résister à l'impact d'une chute et émettent normalement des signaux qui permettent de les localiser et de les retrouver facilement, y compris lorsque l'avion s'abîme en mer.Interrogé par l'AFP, le directeur adjoint de la compagnie Kam Air, Fida Mohammad Fidawy, a répondu : "nous ne voulons pas commenter cette information"."En raison d'erreurs techniques, la boîte noire n'a rien enregistré", a, quant à lui, dit M. Azimi, sans être en mesure de préciser pourquoi la seconde boîte noire restait introuvable.La boîte noire n'a "rien enregistré" dans les 25 heures ayant précédé la chute de l'avion, "et nous ne savons pas pourquoi", a ajouté Qurban Mohammed Badakhshi, directeur de la sécurité au ministère des Transports, qui a assisté à l'examen de la boîte noire le 14 mars dernier aux Etats-Unis.Cet examen a, en effet, eu lieu en présence de quatre responsables afghans, deux experts du ministère des Transports et deux diplomates, a précisé M. Azimi.L'avion de la Kam Air parti de la ville d'Herat (ouest) volait à destination de la capitale Kaboul lorsqu'il s'est écrasé dans les montagnes, à quelque 3.300 mètres d'altitude, à un moment où la neige tombait sur la région.L'équipe d'enquêteurs ne s'était rendue pour la première fois sur le lieu de la chute de l'appareil que dix jours après en raison des conditions météorologiques (brouillard, faible visibilité), de la difficulté d'accéder au site et de la présence de mines, avait expliqué la Force internationale d'assistance pour la sécurité en Afghanistan (Isaf) de l'Otan, qui a participé aux recherches.Les corps des 104 occupants -- 80 Afghans et 24 étrangers -- n'ont également été récupérés qu'à partir de cette date.
Un "mercenaire blanc" parmi les combattants du MPCI arrêtés en Guinée (militaire)
AFP 10.04.05 | 13h37

Un "mercenaire blanc", dont la nationalité n'a pas été révélée, figure parmi les 17 combattants se présentant comme membres du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), arrêtés le 6 avril en Guinée, a-t-on appris dimanche à Conakry de source militaire.L'homme, appelé Bodinar Claver, est détenu, ainsi que les 16 autres combattants, dans un camp militaire à N'Zérékoré, dans l'est de la Guinée, selon la même source.Ces 17 combattants, qui se disent proches de l'ancien putschiste ivoirien Ibrahim Coulibaly ("IB"), ont été "capturés" après avoir mené une attaque contre la sous-préfecture de Karala, près de Beyla (extrême est), non loin de la frontière ivoirienne, avait indiqué vendredi à l'AFP un responsable de l'armée guinéenne.Ils sont soumis à un interrogatoire par une "commission mixte sécurité-défense", mise en place par le commandement opérationnel de la quatrième région militaire de N'Zérékoré, a indiqué dimanche la source militaire.Selon la même source, plusieurs centaines de soldats dotés d'armements lourds et de munitions ont été envoyés les 6 et 7 avril dans la région pour renforcer le dispositif de sécurité le long de la frontière avec la Côte d'Ivoire."C'est une affaire plus qu'embarrassante pour la Guinée, qui ne souhaite ni de près, ni de loin, être impliquée dans (un) conflit qu'elle considère comme ivoiro-ivoirien", a estimé la source militaire.Jusqu'à dimanche, le gouvernement n'avait fait aucun commentaire sur cette attaque et ces arrestations, qui n'ont pas non plus été évoquées par la radio et la télévision nationales (officielles).Les 17 combattants du MPCI auraient été recrutés en 2002 et se seraient réfugiés depuis au Mali, autre pays voisin de la Guinée, avait indiqué vendredi à l'AFP une source militaire citant les premiers éléments de l'enquête.Ils avaient en projet de lancer une "attaque d'envergure" contre les positions des Forces nouvelles (FN, rebelles ivoiriens) dirigées par Guillaume Soro, qui contrôlent le nord de la Côte d'Ivoire depuis le déclenchement de la rébellion en septembre 2002.Des affrontements dans les rangs de la rébellion ont, dans le passé, opposé des partisans de Guillaume Soro, secrétaire général des FN, à des combattants se réclamant du sergent-chef Ibrahim Coulibaly. Celui-ci est actuellement sous contrôle judiciaire en France dans le cadre d'une tentative de coup d'Etat en Côte d'Ivoire en préparation depuis la France.
Mgr Dziwisz dit avoir été témoin d'un miracle du pape (La Stampa)
AFP 10.04.05 | 12h07

L'archevêque polonais Stanislav Dziwisz, secrétaire particulier de Jean Paul II pendant près de 40 ans, a raconté, dans le passé, avoir été témoin d'un miracle accompli par le pape défunt, selon le journal italien La Stampa.Selon des propos tenus le 15 juin 2002 par Mgr Dziwisz au vaticaniste de la Stampa et rapportés dimanche par le journal, un Américain souffrant d'une tumeur au cerveau a été guéri après avoir reçu la communion des mains du pape."Une de mes connaissances m'a demandé (probablement en août 1998) qu'un de ses amis puisse assister à la messe célébrée par le pape dans la chapelle de sa résidence d'été à Castelgandolfo", a raconté le prélat polonais au vaticaniste de La Stampa."L'homme souffrait d'une tumeur au cerveau et avait trois désirs : rencontrer le pape, effectuer un pèlerinage à Jérusalem et retourner en Amérique pour mourir chez lui", poursuit La Stampa."Je m'en souviens très bien, l'homme avait le visage marqué par la maladie, il avait perdu ses cheveux à cause de la chimiothérapie à laquelle il avait dû se soumettre", affirme Mgr Dziwisz.Le malade a été admis à la messe célébrée par le pape. "Au moment de la communion, il s'est approché de l'autel pour recevoir l'hostie des mains du Saint-Père", raconte Mgr Dziwisz qui, à ce moment-là, ne savait pas que le patient n'était pas catholique ni même chrétien, mais juif.Le secrétaire particulier du pape s'est toutefois aperçu que l'homme n'avait pas l'habitude de recevoir ce sacrement. Après la cérémonie, il a appris que l'homme était de confession hébraïque."Je lui ai fait quelques reproches, avec délicatesse, lui expliquant que les fidèles appartenant à d'autres fois que la catholique ne peuvent participer au sacrement de l'eucharistie", ajoute Mgr Dziwisz.Quelques semaines après, il a su "que la tumeur avait complétement disparu". A l'époque, Mgr Dziwisz n'a pas considéré qu'il s'agissait d'un miracle du pape "mais d'un signe de la puissance de Dieu".Les fidèles présents aux obsèques de Jean Paul II ont réclamé qu'il soit fait saint tout de suite. Un miracle est requis par l'Eglise catholique pour pouvoir devenir bienheureux, la première étape vers la sanctification, et un deuxième pour accéder à la dignité de saint.Selon La Stampa, un dossier concernant plusieurs cas de guérisons liées au pape Jean Paul II aurait été ouvert au Vatican. Il comprendrait le cas d'une femme, gravement malade d'un cancer et guérie de manière inexplicable il y a deux ans, après avoir assisté à une messe célébrée par Jean Paul II.Au Mexique, une famille du diocèse de Zacatenas a fait savoir que son fils, qui avait à l'époque 4 ans, avait été guéri d'une leucémie après avoir été embrassé par le pape lors de son voyage dans ce pays en 1990 alors que les médecins le considéraient perdu.Le porte-parole du Vatican, Joaquin Navarro-Valls, a rappelé samedi qu'il relevait "exclusivement" du prochain d'ouvrir le processus de béatification de Jean Paul II.
Des Américains veulent manifester lundi à Rome contre le cardinal Law
AFP 10.04.05 | 20h16

Des militants américains ont prévu de manifester lundi à Rome pour protester contre le cardinal américain Bernard Law, accusé d'avoir tenté de cacher le scandale des prêtres pédophiles, et qui doit cependant présider une messe à la mémoire de Jean Paul II.Ces militants ont prévu de distribuer des tracts aux abords de l'église où se déroulera la messe, a indiqué à l'AFP Barbara Plaine, porte-parole d'une association de victimes des prêtres pédophiles (SNAP)."Nous sommes déçus" qu'une messe soit présidée par Bernard Law. "C'est mettre du sel sur les plaies des victimes", a dit Mme Plaine.Le cardinal Law, ancien archevêque de Boston, présidera une messe pour le pape lundi. Il s'agit de la messe "pour les chanoines des basiliques", l'une des messes célébrées pendant les "novendiales", la période de deuil de neuf jours prévue après la mort d'un souverain pontife, a indiqué le Vatican.L'Eglise catholique américaine a été minée pendant le pontificat de Jean Paul II par le scandale des prêtres pédophiles. Le scandale avait éclaté début 2002, lorsque le cardinal Law, alors archevêque de Boston, avait reconnu avoir protégé un prêtre, Paul Shaney, en dépit de nombreuses preuves d'attouchements sexuels sur des enfants.Le scandale avait contraint le cardinal à abandonner la tête de l'archevêché de Boston et, en septembre 2003, l'archevêché a accepté de payer 85 millions de dollars pour mettre un terme à plus de 500 poursuites engagées contre des prêtres pour abus sexuels et contre l'Eglise.Le cardinal est actuellement archiprêtre de la basilique Sainte-Marie Majeure, ce qui en fait un cardinal de la Curie."Je pense que (le pape Jean Paul II) a bien perçu la gravité du problème des abus sexuels de la part de membres du clergé mais je crois qu'il a eu une faiblesse concernant la culpabilité de Law", a indiqué de son côté Suzanne Morse, porte-parole de l'association Voice of the Faithful ("La voix des croyants"), une autre association engagée dans le combat contre les prêtres pédophiles.En manifestant à Rome, "nous voulons essayer de convaincre les cardinaux de se préoccuper du scandale des prêtres pédophiles et faire en sorte que cela pèse sur leur choix pour un nouveau pape", a dit David Clohessy, président du Mais, interrogé sur CNN dimanche, un responsable catholique américain a indiqué que le scandale des prêtres pédophiles n'était pas le principal sujet de préoccupation des catholiques."Pour un milliard de catholiques à travers le monde, ce n'est pas le sujet le plus important", a dit le père David O'Connell, président de l'Université catholique de Washington. "Ce n'est pas le plus important problème auquel doit faire face l'Eglise dans le monde", a-t-il ajouté.
Raffarin appelle les Français à ne pas faire "un choix de légéreté"
AFP 11.04.05 | 15h45

Jean-Pierre Raffarin a appelé lundi les Français à ne pas exprimer "un choix de légéreté" lors du référendum du 29 mai sur la constitution européenne et a mis en garde contre une victoire du non qui "casserait", selon lui, la "maison Europe"."La construction européenne, nous devons la mener à son terme. Il ne faut pas faire croire demain matin qu'une autre Europe est possible car si nous cassons ce que les générations précédentes ont construit, il nous faudra beaucoup de temps pour reconstruire à nouveau la maison Europe", a déclaré le Premier ministre lors d'un meeting UMP pour le oui à Antibes (Alpes-Maritimes)."Il nous faut construire cette maison continentale aujourd'hui en lui apportant cette nouvelle dimension issue du nouveau traité", a-t-il souligné devant quelque 400 personnes.Brandissant à plusieurs reprises un exemplaire de la constitution, M. Raffarin a demandé aux militants UMP d'exprimer "un oui du coeur", alors que les dix derniers sondages publiés donnent le non gagnant."Quand on pense au monde et à ses déséquilibres, on voit qu'il y a une urgence d'Europe. Quand on pense à l'Europe, on voit que le oui français ne doit pas être un oui frileux, ne doit pas être un oui inquiet", a-t-il martelé tout en affirmant qu'il ne "cherche pas à dramatiser" l'enjeu du scrutin."Est-ce que nous donnons (aux futures générations) une puissance continentale ou est ce qu'au contraire on les laisse dans l'incertitude, sans tracer de perspectives ? L'isolement est une dépendance", a-t-il poursuivi.Face à la "conception anglo-saxonne de libre-échange", a affirmé le chef du gouvernement, la constitution apporte "un autre projet politique qui s'inspire davantage du projet franco-allemand"."Qu'est-ce qu'il adviendrait du moteur franco-allemand" en cas de victoire du non, a-t-il demandé. "Il ne faut pas le gripper pour l'avenir de l'Europe".S'adressant à ceux qui, y compris dans son propre camp, souhaitent qu'il ne s'implique pas trop dans la campagne référendaire, le Premier ministre a lancé: "Je suis un européen de toujours (...) Mon oui est un oui enthousiaste. Ce n'est pas un oui de réserve. Ceux qui voudraient que je me taise, il ont assez peu de chances de réussir parce que c'est mon coeur qui parle".Il a réaffirmé que le référendum n'était ni "un plébiscite", ni "un vote d'alternance pour demain matin". "Vous ne voterez pas (le 29 mai pour) un gouvernement Raffarin, Hollande ou les uns ou les autres", a-t-il dit.
Gendarmerie de Luri: pas de retour en prison pour les jeunes incendiaires
AFP 12.04.05 | 19h44

Le tribunal correctionnel de Bastia a condamné mardi à deux mois de prison ferme, couverts par leur détention provisoire, les quatre jeunes qui avaient lancé un cocktail Molotov sur la gendarmerie de Luri (Haute-Corse) en septembre 2003.L'affaire, alors très médiatisée, avait déclenché par la suite des affrontements entre habitants et forces de l'ordre.Les quatre garçons, âgés de 24 à 21 ans, qui comparaissaient libres, ont été condamnés à 15 mois de prison dont 13 avec sursis. Il ne retourneront donc pas en prison, la peine étant plus que couverte par leur détention provisoire de trois mois de septembre à décembre 2003.Le procureur de la République, Jean-Jacques Fagni, avait requis une peine de deux ans de prison dont 21 mois ferme, qui couvrait aussi la détention provisoire, pour "redonner à cette affaire sa véritable dimension, sans pour autant minimiser la gravité et la dangerosité de leur acte".Deux prévenus comparaissaient pour le jet de l'engin incendiaire, les deux autres pour complicité, notamment pour avoir peint l'inscription "FLNC" sur le mur de la gendarmerie en vue -ils l'ont reconnu à la barre- d'"égarer" les recherches.Dans la nuit du 3 au 4 septembre 2003, un cocktail Molotov avait été jeté dans la cour de la gendarmerie de Luri, petit village du Cap corse, brûlant partiellement deux voitures de gendarmes.Les prévenus ont reconnu les faits à la barre, avouant avoir agi par "vengeance" contre un gendarme de Luri qui avait interpellé l'un d'eux. Ce dernier roulait alors à très vive allure au volant d'une voiture alors qu'il n'avait pas le permis de conduire et il avait pris la fuite pour se soustraire à un contrôle.Le 10 septembre 2003, le soir de l'interpellation des quatre prévenus et de trois autres jeunes innocentés par la suite, une centaine de manifestants, parents, habitants du village mais aussi militants et leaders nationalistes, avaient cadenassé les grilles de la gendarmerie de Luri pour empêcher leur transfert à Paris devant les magistrats antiterroristes.Le lendemain soir, des manifestants s'étaient affrontés à des dizaines de gendarmes mobiles et des individus encagoulés avaient jeté pierres et cocktails Molotov sur la gendarmerie.
3.700 laboratoires ont reçu par mégarde des échantillons du virus de 1957
AFP 13.04.05 | 06h10

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mardi qu'elle prenait des mesures pour détruire des échantillons potentiellement mortels du virus de la grippe de 1957, envoyés involontairement pour des tests à plus de 3.700 laboratoires dans 18 pays.Le virus de la grippe qui doit être détruit, nommé H2N2, a disparu en 1968. "Par conséquent, les personnes nées après 1968 doivent avoir une immunité nulle ou seulement limitée par rapport au H2N2", qui n'est pas contenu dans les vaccins actuels contre la grippe, a indiqué l'OMS dans un communiqué.Le gouvernement américain a appelé le Collège des pathologistes américains (CAP) à demander à tous les laboratoires concernés dans les 18 pays de détruire les échantillons du virus de la grippe de 1957 qu'ils ont reçus, ajoute le communiqué.
La principauté de Monaco
AFP 13.04.05 | 08h48

La principauté de Monaco est un Etat indépendant et souverain de 200 hectares - dont 34 gagnés sur la Méditerranée - enserré par quatre communes des Alpes-Maritimes.POPULATION: 32.000 habitants, issus de 122 nationalités, dont 7.676 Monégasques, 9.200 Français et 5.500 Italiens vivant sur une seule commune. Est Monégasque tout individu né à Monaco d'un père monégasque, la loi réglant les autres types d'adoption de la nationalité.Monaco se décompose en cinq quartiers, Moneghetti, Fontvieille, Monaco-ville sur le Rocher, La Condamine et Monte-Carlo.HISTOIRE: le premier de la dynastie Grimaldi, famille gênoise des Guelfes partisans du Pape et opposés aux Gibelins partisans de l'Empereur, arrive sur le Rocher en 1297.En 1861, Charles III de Monaco abandonne à la France ses droits sur les communes voisines de Menton et Roquebrune en échange de l'indépendance de la principauté placée sous sa seule autorité.POLITIQUE: le prince exerce le pouvoir avec le ministre d'Etat, haut fonctionnaire français placé sous son autorité et en charge de l'exécutif. Le ministre d'Etat préside un Conseil du gouvernement fort de quatre conseillers.Le Conseil national (Parlement) comprend 24 membres élus au suffrage universel pour 5 ans. Il partage le pouvoir législatif avec le prince qui a aussi sous sa tutelle le pouvoir judiciaire dont il délègue le plein exercice aux cours et tribunaux.Monaco, qui n'est pas membre de l'Union européenne, a été admis comme Etat membre de l'ONU le 28 mai 1993 et a intégré le Conseil de l'Europe en octobre 2004 après six ans de négociations et une série de réformes destinées à mettre le "Rocher" en conformité avec les normes démocratiques européennes.MONNAIE: l'euro.ECONOMIE: le chiffre d'affaires global était d'environ 9 milliards d'euros en 2003. Plus de la moitié provient des taxes perçues sur les chiffres d'affaires (TVA). Les dépenses sont à 50% de fonctionnement et à 30% destinées à l'équipement.Les résidents monégasques ne paient pas d'impôt direct, à l'exception des Français depuis 1962.Monaco compte 60 établissements financiers qui emploient près de 3.000 personnes.Monaco a accueilli en 2003 quelque 5 millions de visiteurs dans ses hôtels, plus encore dans ses restaurants et ses casinos, monopole de la SBM (Société des bains de mer).RELIGION: le catholicisme est religion d'Etat. La liberté de culte est inscrite dans la Constitution.FETE NATIONALE: à la date du saint patron du prince en exercice (saint Rainier jusqu'alors).

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