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Brèves propagandistes, série 1
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souvent modifiées mais leur contenu reste stable, donc si arrivez sur cette page via
un moteur de recherche ou un lien extérieur, et que vous n'y retrouvez pas la «brève»
recherchée, probablement elle se trouve dans l'une des cinq autres pages.
Un schizophrène condamné à 15 ans de réclusion pour un meurtre
AFP 31.01.05 | 23h03
Un homme de 35 ans souffrant de schizophrénie a été condamné lundi par la cour d'assises
de l'Oise, à Beauvais, à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué une femme de 54
ans à Creil (Oise) en août 2002 alors qu'il bénéficiait d'une sortie d'essai d'un hôpital
psychiatrique. Les jurés l'ont estimé responsable de ses actes, suivant l'avis des
experts psychiatres et de l'avocate générale, qui avait requis 23 ans de réclusion à son
encontre. Deux hommes de 51 et 22 ans, qui l'accusaient d'avoir égorgé la victime, à qui
ils voulaient dérober une partie de son RMI, ont écopé de 25 ans de réclusion pour
violence volontaire ayant entraîné la mort, une peine conforme aux réquisitions. Une
femme de 51 ans a été condamnée pour complicité à dix ans de prison, alors que le
ministère public avait demandé douze ans. Le procès, ouvert mercredi, n'a pas permis de
déterminer qui avait tué la victime, chacun des accusés se renvoyant la responsabilité.
L'homme qui souffre de schizophrénie a tenu des propos incohérents à l'audience. Selon
ses proches, il aurait été traumatisé par le décès par overdose de soeur et a été placé
depuis l'adolescence en foyer éducatif puis psychiatrique. Il avait bénéficié deux jours
avant le drame d'une mesure de sortie d'essai de l'hôpital psychiatrique de
Clermont-de-l'Oise, où il était interné. Il était alors retourné dans son quartier à
Creil. Avec les trois autres accusés, des marginaux, il avait échaffaudé un plan pour
voler la Rmiste qu'ils connaissaient. Mais, le 7 août 2002, elle les avait surpris alors
qu'ils s'étaient introduits chez elle pendant la nuit.
M. Garaud (UMP) pour un réexamen de la loi sur le secret médical
AFP 02.02.05 | 19h11
Jean-Paul Garraud, député UMP de la Gironde, s'est déclaré, mercredi à Bordeaux,
favorable à un réexamen de la loi sur le secret médical alors que le SNOP a critiqué
"l'irresponsabilité" de certains psychiatres qui auraient "occulté" des éléments
importants pour l'enquête sur le double meurtre de Pau."Nous disposons actuellement
d'outils qui nous permettent de mettre en place un certain nombre de fichiers, je crois
que pour les individus particulièrement dangereux, il faut mettre en place un fichier",
a dit M. Garraud en marge de la prestation de serment des auditeurs de justice de l'Ecole
nationale de magistrature (ENM)."Je n'ai pas d'états d'âmes pour la mise en place de
fichiers pour éviter qu'il y ait des infractions ou des drames" comme celui de Pau, a
ajouté le député. Il faut cependant "trouver un système qui puisse garantir la liberté
des gens et assurer leur sécurité", a-t-il estimé.Le secrétaire régional du Syndicat
national des officiers de policemajoritaire), Serge Solé, a dénoncé mercredi
"l'irresponsabilité de certains psychiatres qui ont occulté de dénoncer celui qui est
aujourd'hui désigné comme l'auteur présumé" du double meurtre de l'hôpital psychiatrique
de Pau.Selon lui, le dossier médical de Romain Dupuy, établi en 2003 à l'hôpital
psychiatrique de Pau, faisait apparaître que le meurtrier présumé "avait des fantasmes de
décapitation récurrents". "C'était un élément extrêmement important qui aurait pu
conduire les enquêteurs immédiatement vers lui et cela ferait des semaines qu'il serait
hors d'état de nuire", a-t-il dit.
Contamination au VHC: un phlébologue bordelais et sa femme mis en examen
AFP 02.02.05 | 21h10
Deux médecins bordelais, le phlébologue Jean Marteau et son épouse Jacqueline, soupçonnés
d'être à l'origine d'une contamination massive par le virus de l'hépatite C (VHC) ont été
mis en examen pour "homicides involontaires" et "blessures involontaires", a-t-on appris
mercredi soir auprès du parquet de Bordeaux.Leur mise en examen, qui leur avait annoncée
par courrier le 25 janvier, leur a formellement été notifiée par les juges Jean Louis
Croizier et Françoise Gambachize après quatre d'heures d'audition. A ce jour, la justice
a répertorié 170 anciens patients du Dr Marteau qui ont contracté le VHC entre 1985 et
1992 et mettent en cause les pratiques sanitaires de son cabinet médical spécialisé dans
le traitement des varices et des hémorroïdes. Le Dr Marteau a toujours nié toute
responsabilité dans ces contaminations, alors que certains de patients, malades de
l'hépatite C, sont aujourd'hui décédés. En 2002, le phlébologue âgé de 79 ans a été
radié pour défaut d'hygiène par le conseil de l'Ordre des médecins qui a jugé ses
pratiques "désinvoltes, irresponsables et dangereuses". Depuis, des expertises médicales
demandées par les magistrats instructeurs ont "mis en avant des liens de causalité entre
la pratique médicale et la contamination", selon l'Association des victimes du Dr
Marteau (AVM). Selon une de ces études portant sur 112 anciens patients contaminés, le
lien de causalité est "quasi certain à 73%", et "vraisemblable dans 35%" des cas. Selon
la direction départementale des affaires sanitaires (DDASS), qui a lancé en 2002 une
campagne de dépistage pour tenter de retrouver toutes ses victimes potentielles, plus
d'un millier des patients traités à son cabinet entre 1985 et 1992 par injections
sclérosantes, sont susceptibles d'avoir été contaminés au VHC. Avant de prendre sa
retraite en janvier 1993, il dirigeait en effet avec sa femme le plus important cabinet
de phlébologie de Bordeaux, recevant des patients de toute la région.
Commentaire de mon cru: le docteur Marteau «dirigeait en effet avec sa
femme le plus important cabinet de phlébologie de Bordeaux», donc il traitait
probablement des centaines de malades mensuellement; 112 patients sur 8 ans, mis en
balance avec, disons, 112 par mois, ça fait 1%: c'est statistiquement non significatif.
Un journal chinois entièrement en or vendu à 8.300 dollars l'exemplaire
AFP 03.02.05 | 06h06
Le premier journal du monde entièrement en or a été publié dans le sud de la Chine où il
est vendu pour la somme de 69.000 yuans (8.300 dollars) pièce, a rapporté jeudi l'agence
Chine nouvelle. Fabriqué en 36 exemplaires, il est intitulé "L'âge florissant de la
Chine" et édité par le quotidien économique China Economic Daily dans la ville de
Shenzhen à la frontière de Hong Kong, a ajouté l'agence officielle. Le journal a été
réalisé pour commémorer "les résultats des dix dernières sessions du parlement national",
appelé Assemblée nationale populaire, toujours selon Chine nouvelle. Dans la pratique, ce
parlement de près de 3.000 députés se réunit en assemblée plénière durant deux semaines
par an et entérine pour l'essentiel des décisions prises par le parti communiste au
pouvoir. Le journal en or est disponible en deux éditions, l'un pesant 500 grammes qui
coûte 8.300 dollars et l'autre, d'un poids de 200 grammes, qui ne vaut que 3.500 dollars.
Les images violentes très perturbantes pour les jeunes enfants (étude)
AFP 18.02.05 | 02h00
La violence à la télévision ou dans les jeux vidéos accroît le risque de comportement
agressif ou au contraire craintif chez les jeunes enfants, au point qu'on peut parler de
"maltraitance émotionnelle" à leur égard, conclut une étude britannique. Les risques les
plus élevés concernent les jeunes garçons, précisent les auteurs de l'étude, à paraître
samedi dans la publication britannique The Lancet. "La diffusion de films sur vidéo, par
la télévision par satellite ou câblée, permet à des enfants d'avoir accès à des scènes de
violence inappropriées à leur âge, à leur stade de développement ainsi qu'à leur santé
mentale", écrivent les deux psychologues à l'origine de cette recherche. "Il serait
recommandé aux parents et aux personnes ayant autorité d'être aussi prudents avec les
programmes de divertissement pour adultes qu'ils le sont avec les médicaments ou les
produits chimiques à la maison", poursuit l'étude. "La désinvolture à l'égard d'images
extrêmement violentes ou à caractère sexuel pourrait même être considérée comme une forme
de maltraitance émotionnelle de l'enfant", conclut le texte. L'article a été rédigé par
deux psychologues de l'Université de Birmingham, Kevin Browne et Catherine
Hamilton-Giachritsis, qui ont examiné six synthèses différentes compilant toute une série
de travaux de recherche d'origine nord-américaine. Ces études se fondaient sur deux
techniques: études cliniques sur les effets immédiats d'images violentes sur les enfants,
et recherches sur les effets à long terme de telles images auprès d'enfants issus de
foyers où ils y sont particulièrement exposés. Les deux psychologues concluent de toutes
ces études que les images violentes ont très nettement "des effets à court terme" chez
les jeunes enfants "en accroissant la probabilité d'un comportement agressif ou craintif
de leur part". Les effets à court terme sur les enfants plus âgés et sur les adolescents,
ainsi que les effets à long terme sur l'enfance en général sont plus difficiles à
apprécier en raison d'un manque d'études approfondies sur le sujet. Une étude publiée en
2002 dans le Journal de la santé de l'adolescent, aux Etats-Unis, avait révélé qu'un
adolescent américain âgé de 15 ans sur quatre avait vu le film Natural Born Killers,
théoriquement interdit aux moins de 18 ans en raison de sa violence extrême.
Robot: retour au principe de la simple mécanique pour reproduire la marche
AFP 18.02.05 | 02h50
Des robots bipèdes, fonctionnant selon le principe simple de la dynamique passive comme
les jouets d'autrefois, sont plus aptes à imiter un homme qui marche que les modèles
électroniques plus sophistiqués, ont expliqué jeudi des chercheurs. Ces machines, dont
trois ont été présentées au premier jour de la conférence annuelle de l'assocation
américaine pour la promotion de la science à Washington, avancent en utilisant la force
de la gravité avec des jambes fonctionnant comme un double pendule. De petits moteurs
électriques alimentés par une pile de très faible intensité actionnent les articulations
et permettent au robot de contrôler ses pas et de s'adapter aux irrégularités du terrain.
"Nous pouvons laisser les lois de la mécanique produire librement un grand nombre de
mouvements qui sont ainsi plus naturels et proches de la réalité", a expliqué Andy Ruina
de l'Université Cornell de New York, concepteur d'un des robots. "L'idée est simple, a
indiqué ce chercheur, les jambes sont comme des bâtons attachés à des charnières qui se
balancent comme des pendules. Ce principe est utilisé depuis plus d'un siècle pour faire
+marcher+ des jouets sur une pente descendante sans aucune propulsion", a-t-il ajouté. Un
autre robot bipède fabriqué par le Néerlandais Martijn Wisse de l'Université de Delft est
doté d'un système pneumatique pour simuler les muscles dans les jambes. Enfin, un
troisième robot, conçu sur le même principe, a été présenté par le chercheur Russ Tedrake
du Massachusetts Institute of Technology de Boston (Massachusetts, nord-est). Son modèle,
baptisé "Toddler" (petit enfant) est davantage informatisé, a expliqué l'inventeur.
"Toddler peut marcher sur différents terrains qu'il évalue pour ensuite s'adapter". Les
trois robots présentent le grand avantage de consommer très peu d'énergie et ont de ce
fait une grande autonomie. Ces nouvelles machines expérimentales ont surtout pour
application la mise au point de jambes artificielles beaucoup plus efficaces, ont
expliqué les chercheurs. "Si on comprend mieux comment marche l'homme, on est plus apte à
mettre au point des prothèses similaires au membre manquant", a ainsi expliqué Russ Tedrake.
Accusations de harcèlement sexuel: Lubbers dit qu'il ne démissionnera pas
AFP 18.02.05 | 22h27
Le Haut commissaire de l'Onu pour les réfugiés (HCR), Ruud Lubbers, a indiqué vendredi
qu'il ne démissionnerait pas après les accusations de harcèlement sexuel portées contre
lui l'année dernière, à l'issue d'une rencontre avec le secrétaire général Kofi Annan. M.
Lubbers a ajouté lors d'une conférence de presse qu'il pouvait "se montrer amical envers
les femmes" et avoir abordé ces questions "brièvement" avec M. Annan. Peu après, les
services du secrétaire général ont publié un communiqué dans lequel ils indiquent que "le
sujet principal (de la discussion) a été l'avenir de M. Lubbers dans l'organisation, en
particulier à la lumière des récents développements, y compris la couverture de la presse
d'aujourd'hui". Vendredi, le journal britannique Independent a publié des détails d'une
enquête de l'Onu menée l'année dernière faisant état d'"indications de harcèlement
sexuel", après une plainte d'une fonctionnaire du HCR contre l'ancien Premier ministre
néerlandais Ruud Lubbers auprès de l'organe de surveillance des Nations unies. Une
enquête du Bureau des services de contrôle interne (OIOS) avait validé les accusations de
cette employée. M. Annan a écarté en juillet dernier les conclusions des enquêteurs de
l'Onu. M. Lubbers, 65 ans, qui est à la tête du HCR depuis 2001, avait confirmé le 18 mai
des informations de presse selon lesquelles une fonctionnaire du HCR avait porté plainte
contre lui mais il a toujours nié avoir harcelé cette employée. Vendredi, M. Lubbers a
montré, au cours de la conférence de presse, comment il avait accompagné la fonctionnaire
du HCR à la sortie d'une réunion, au siège du HCR à Genève. "J'ai accompagné la femme à
l'extérieur de la salle de réunion d'un geste de la main sur son dos. C'était tout", a
dit M. Lubbers qui a montré le mouvement en s'aidant d'un journaliste."Vous pouvez
qualifier ce geste de familier mais ce n'est certainement pas du harcèlement sexuel",
a-t-il ajouté. "Je peux me montrer amical à l'égard des femmes", a-t-il dit, en
soulignant que c'est un signe de "bonnes manières de gentleman".La révélation en octobre
dernier de l'exonération, par M. Annan, des accusations portées contre M. Lubbers avait
provoqué un scandale qui s'est ajouté à un autre scandale de harcèlement sexuel. Le 3
décembre, la direction de l'Onu avait annoncé qu'elle allait reconsidérer le cas d'un
haut responsable de l'organisation, accusé de harcèlement sexuel et blanchi après une
première enquête par M. Annan. M. Annan fait face aussi aux accusations de corruption
portées contre certains fonctionnaires onusiens dans le cadre du programme "pétrole
contre nourriture" de l'Onu en Irak et dans lesquelles son fils Kojo Annan est évoqué.
Jackson: la famille de la victime, des plaignants professionnels (défense)
AFP 18.02.05 | 22h29
Les membres de la famille du garçon accusant Michael Jackson de pédophilie sont des
"plaignants professionnels", habitués des dénonciations calomnieuses rapportant gros,
affirme l'équipe des avocats du chanteur.Dans des documents soumis au juge jeudi soir,
les défenseurs de Michael Jackson, sous le coup de 10 chefs d'accusation pour avoir abusé
d'un garçon de 13 ans, ont demandé l'autorisation d'évoquer devant les jurés le passé
judiciaire de la famille. Selon eux, la famille a notamment gagné 150.000 dollars dans un
accord à l'amiable conclu avec un grand magasin américain, contre lequel elle avait porté
plainte en 1999. La mère s'était alors plainte d'avoir été victime d'une agression
sexuelle commise par des agents de sécurité en 1998, alors qu'elle était interpellée pour
vol à l'étalage. Selon lui, "plutôt que de reconnaître sa culpabilité dans l'utilisation
de ses enfants pour du chapardage, (cette femme) a concocté une histoire scandaleuse,
selon laquelle les agents de sécurité chargés de garder la famille avaient fait un usage
excessif de la force, et en fin de compte elle a affirmé qu'ils l'avaient agressée
sexuellement". Le grand magasin aurait décidé de conclure un accord amiable, craignant
que le jury penche en faveur de la famille d'un garçon alors âgé de 9 ans malade du
cancer, aujourd'hui l'accusateur de Michael Jackson. Cette affaire montre que cette femme
"est coutumière d'utiliser ses enfants pour commettre des délits", écrit l'avocat Robert
Sanger, selon qui "le magasin a été visé par un procès illégitime orchestré par des
plaignants professionnels".L' avocat s'affirme en mesure de faire comparaître des témoins
qui raconteront que la mère "a écrit des scénarios pour préparer ses enfants à
témoigner", pour "l'aider dans sa machination" visant à escroquer le magasin. Cet
incident montre qu'elle est habituée à inventer ou embellir ses histoires - comme elle
l'aurait fait pour Michael Jackson, selon lui. En outre, selon les défenseurs du
chanteur, la mère du garçon a également menti sur ses revenus lorsqu'elle a demandé une
aide sociale de l'Etat de Californie, et elle a appris à ses enfants à faire des câlins à
des inconnus et à les appeler "maman" ou "papa" pour "gagner leur confiance, afin que la
famille puisse ensuite leur réclamer de l'argent". Ces incidents montrent qu'elle "a mis
ses enfants en condition (...) pour manipuler des célébrités", conclut l'avocat du
chanteur, pour lequel les accusations le visant ne sont qu'un "gros mensonge". Quelques
mois avant l'interpellation de Michael Jackson fin 2003, la mère de la victime présumée
avait tourné une vidéo dans laquelle elle affirmait que le chanteur était comme un père
pour ses enfants, et qu'il ne s'était jamais mal conduit avec eux. Le procès de Michael
Jackson s'est ouvert le 31 janvier avec une phase préliminaire de sélection des jurés.
Il a déjà été ajourné à plusieurs reprises, la dernière fois mardi en raison d'un coup de
froid du chanteur, et doit reprendre le 22 février. Michael Jackson encourt jusqu'à 20
ans de prison, notamment pour agression sexuelle en 2003 dans son ranch de Neverland
(Californie) sur mineur, tentative de lui faire boire de l'alcool, et complot en vue de
le séquestrer chez lui avec sa famille.
Non-lieu dans l'affaire Voise, le septuagénaire d'Orléans agressé en 2002
AFP 18.02.05 | 20h17
Le juge d'instruction du tribunal de grande instance d'Orléans (Loiret) a rendu un
non-lieu dans l'affaire Paul Voise, ce septuagénaire qui avait été agressé et dont la
maison avait été incendiée en avril 2002, à quelques jours du premier tour de l'élection
présidentielle, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Le juge d'instruction a
estimé que les charges retenues contre l'agresseur présumé du septuagénaire étaient
insuffisantes. L'avocate de Paul Voise, Me Gaelle Duplantier, a indiqué vendredi en fin
d'après-midi qu'elle avait décidé de faire appel de cette décision. Le 17 avril 2002,
Paul Voise avait été roué de coups, notamment au visage, par un ou des agresseurs venus
lui soutirer de l'argent et qui, devant son refus, avaient mis le feu à sa maison.
Interviewé sur son lit d'hôpital, le visage tuméfié, il avait provoqué une grande
émotion, affirmant en pleurant qu'il leur pardonnait. Son histoire avait connu un fort
retentissement médiatique à la veille du premier tour de l'élection présidentielle. Elle
avait suscité en France une vague d'indignation et symbolisé l'insécurité, thème dominant
de la campagne présidentielle. En février 2003, un français d'origine marocaine, âgé de
22 ans, du quartier où habitait Paul Voise, avait été interpellé dans le centre d'
Orléans. Connu des services de police, il avait été mis en examen pour "coups et
blessures volontaires, tentatives d'extorsion de fonds sur une personne vulnérable,
dégradations et destructions par incendie". Mais il avait été remis en liberté faute
d'éléments à charge et compte tenu des témoignages contradictoires de la victime. En mai
2004, après deux ans passés dans un foyer municipal, Paul Voise, qui aura 75 ans en
avril, avait emménagé dans une nouvelle maison, construite sur le site de l'ancienne,
grâce à des dons. Mais le septuagénaire ne sera pas resté longtemps dans sa nouvelle
maison. Depuis un mois, il est hébergé en maison de retraite pour raisons médicales.
Risque d'annulation de "la moitié des vols" Air France à Orly Ouest
AFP 19.02.05 | 11h07
"La moitié des vols" Air France risquent d'être annulés samedi à l'aéroport d'Orly Ouest,
à cause de la grève des agents de piste de la compagnie, a-t-on appris auprès de la
direction d'Air France."Nous n'allons probablement pas pouvoir assurer les deux tiers des
vols comme nous l'avions prévu initialement et la moitié d'environ 120 vols de la
journée, soit 60 à 70 vols devraient être annulés d'ici à la fin de la journée", a
déclaré à l'AFP un porte-parole de la compagnie. Des centaines de voyageurs étaient
bloqués samedi à l'aéroport d'Orly-Ouest après le déclenchement vendredi d'une grève
spontanée des agents de piste d'Air France qui contestent la mise à pied d'un de leurs
collègues, ce qui a entraîné des dizaines d'annulations et de retards de vols. Les
syndicats demandent le retrait de la lettre notifiant la mise à pied par Air France de
l'agent de piste et sa convocation à un entretien préalable à un éventuel licenciement
pour faute grave, après le décès accidentel d'une hôtesse, le 1er février.
Grève à Orly: le PDG Spinetta ne retire pas la mise à pied de l'agent
AFP 19.02.05 | 16h55
Le PDG d'Air France, Jean-Cyril Spinetta, a déclaré samedi lors d'une conférence de
presse qu'il n'allait pas retirer la mise à pied de l'agent d'escale, ayant provoqué la
grève à Orly, parce qu'il n'en "pas le droit" et que le lancement de cette procédure est
un "devoir". Interrogé par les journalistes sur ce qu'il avait l'intention de faire si la
grève s'amplifiait, M. Spinetta a répondu: "Rien, je n'ai pas le droit de retirer le
lancement de cette procédure" de mise à pied. "Lorsqu'il y a une présomption sérieuse de
manquement grave, il est du devoir de l'entreprise de ne pas attendre. Attendre, ce
serait reconnaître aux yeux des tribunaux que les manquements ne sont pas si graves que
ça", a-t-il ajouté.
Un Marseillais inaugure la voiture à l'huile de friture
AFP 17.03.05 | 12h29
Un Marseillais a fait modifier sa voiture Diesel pour rouler à l'huile de friture, un
procédé qu'il juge efficace et moins polluant que les habituels carburants et qu'il
souhaiterait voir s'étendre aux bus urbains. Pour faire le plein, Christophe Oudelin se
ravitaille dans les restaurants et les snacks, trop heureux de se débarrasser de l'huile
usagée, a-t-il déclaré à l'AFP. L'huile - de préférence de tournesol "car elle fige moins
vite" - est filtrée deux fois "pour l'épurer des graisses et des cires" puis versée dans
le réservoir. Christophe Oudelin a fait modifier par un garagiste les injecteurs de sa
405 Diesel. Il a fait poser une plaque chauffante autour d'une durite - car "avant de
mettre le contact, et surtout en hiver", il faut faire chauffer l'huile à 30 degrés - et
a adjoint au tout une pompe à essence dite de "pré-gavage" qui fait circuler le liquide.
"On ne consomme pas davantage, on roule même plus confortablement car la conduite est
plus souple", assure le jeune homme qui circule ainsi depuis l'été dernier. "Il y a une
petite odeur de friture qui se dégage mais ce n'est pas désagréable", ajoute-t-il. Selon
le quotidien La Provence, qui a révélé son expérience insolite, il a fondé avec une
dizaine d'amis de la région l'association "Roule ma frite" pour promouvoir ce nouveau
carburant, selon lui, moins polluant que le gasoil ou l'essence. L'association fréquente
les foires locales et salons de "l'éco énergie". "On rêverait d'appliquer ce procédé aux
transports en commun", dit-il.
Le Congrès se mobilise pour une femme dans le coma
AFP 17.03.05 | 21h16
La majorité du Congrès américain était mobilisée jeudi pour tenter de sauver une femme
dans le coma depuis plus de 15 ans, Terri Schiavo, dont le tube d'alimentation pourrait
être débranché à partir de vendredi. "Terri est vivante, le Congrès a le devoir
législatif et moral de faire ce qu'il peut pour la sauver", a déclaré le chef de la
majorité républicaine à la Chambre Tom DeLay, au lendemain du vote à la Chambre d'une
proposition de loi sur "les droits des personnes en incapacité". "La question est:
devons-nous la laisser mourir de faim?" a interrogé son homologue au Sénat Bill Frist,
s'appuyant sur son expérience de médecin. Soulignant que cette affaire s'inscrit dans le
débat sur "la culture de la vie", M. Frist a appelé le Sénat à agir avant le congé de
Pâques, qui débute à la fin de la semaine. Dans le coma depuis une attaque vasculaire
cérébrale en février 1990, Terri Schiavo, dont l'état végétatif est irréversible selon
des médecins, est maintenue artificiellement en vie grâce à un tube d'alimentation. Son
cas déchire partisans et adversaires de l'euthanasie aux Etats-Unis. La Christian
Coalition, une puissante organisation conservatrice chrétienne, proche des républicains,
qui revendique plus de deux millions d'adhérents, avait lancé un appel la semaine
dernière à ses militants pour qu'ils fassent pression sur leurs élus et "sauvent Terri
Schiavo d'une mort lente et douloureuse".
L'époux dénonce lui-même son mariage blanc
AFP 19.03.05 | 10h36
L'époux d'un mariage blanc à Cholet (Maine-et-Loire) s'est dénoncé lui-même aux policiers
quelque jours après l'union, évoquant des "regrets", a-t-on appris samedi de source
judiciaire. Au total, cinq hommes et femmes impliqués dans le mariage arrangé, destiné à
permettre à une femme malgache d'obtenir des papiers pour rester sur le territoire
français, ont été interpellés lundi dernier par les policiers de Cholet. Le "faux-mari" a
dénoncé l'affaire aux policiers quelques jours après le mariage, célébré le 3 février à
la mairie de Cholet, expliquant qu'il n'avait pas compris "la combine" avant d'accepter
cette union, et qu'il regrettait son geste. Français d'origine mais résidant à Madagascar,
il avait été contacté par la famille de la femme malgache, aiguillée par son propre frère,
qui réside à Cholet. L'homme s'était vu proposer un billet d'avion pour la France, en
échange du mariage.Les faux époux, qui ont reconnu un "défaut de consentement",
comparaîtront le 10 juin devant le tribunal correctionnel. Ils risquent cinq ans
d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende. Trois autres personnes seront jugées à leurs
côtés: les deux témoins du mariage et une Choletaise qui a fourni une attestation de
domicile à la jeune malgache.
Quand Némo passe sur le billard
AFP 19.03.05 | 09h24
Le patient, atteint d'une tumeur de la peau est endormi, l'opération est en cours, pas une écaille ne bouge... Le docteur Greg Lewbard et le chirurgien Anthony Blikslager interviennent sur Granny, un poisson rouge.Emergente, la spécialité de vétérinaire pour poissons devrait devenir aussi courante aux Etats-Unis que celle du soin des oiseaux, débuté dans les années 1970 ou les soins aux chiens et chats apparus dans les années 50, à en croire les experts du domaine.La spécialité compte aujourd'hui 2.000 vétérinaires aux Etats-Unis et poursuit sa croissance selon l'Association américaine de médecine vétérinaire. Une quinzaine de millions de foyers possèdent des poissons d'agrément.Granny a coûté moins de 10 dollars à son propriétaire qui n'hésite pourtant pas à parcourir 300 km pour chaque visite au cabinet du professeur Lewbard, raconte à l'AFP ce pionnier des vétérinaires aquatiques, qui enseigne à l'Université de Caroline du Nord à Raleigh (est)."Les gens sont très attachés à leurs poissons. J'ai vu un poisson rouge hier que les propriétaires avaient acheté 18 dollars, ils en étaient déjà à 700 dollars de frais. Ils connaissent leur poisson et il réagit à ses maîtres", explique le vétérinaire.Le professeur est un peu pressé. Il est 8H45, Oscar vient d'arriver dans sa salle d'attente. "C'est un poisson rouge âgé de quatre ans, acheté pour moins de 10 dollars et son propriétaire va dépenser autour de 150 dollars aujourd'hui pour cette consultation", dit le médecin.L'examen est facturé 40 dollars et les radios 60 dollars, auxquels s'ajoutent 50 dollars d'anesthésie toujours nécessaire pour effectuer des prélèvements.Les poissons peuvent être opérés pour une arête brisée, soignée grâce à de petites plaques maintenues par des vis, ou pour remplacer un oeil crevé par une bille de verre, ce qui s'apparente à une chirurgie esthétique. Mais l'opération la plus courante vise à traiter les problèmes d'équilibre de flottabilité.Leur cause est l'infection ou l'obstruction d'une vessie permettant au poisson de réguler l'air qu'il utilise pour nager, ce qui le fait évoluer de côté ou de travers, gâchant le plaisir des propriétaires d'aquarium."Nous avons pratiqué l'opération la plus novatrice en 1993. J'ai travaillé avec un chirurgien pour enlever une partie du petit sac d'air (permettant au poisson de s'équilibrer). On s'est entraîné sur un autre poisson, avant de traiter Zeus", un "Midas cichlid" ou "diable rouge" qui avait tendance à nager un peu sur la tête, raconte le vétérinaire.M. Lewbart a aussi vu passer de "gros poissons", exotiques et minuscules, mais pouvant atteindre les 50.000 dollars, comme des carpes "Koï" remportant des concours internationaux. Dans certains cas, les propriétaires ont dépensé jusqu'à 15.000 dollars pour les sauver.Les opérations sont toujours pratiquées sur une table recouverte de feuilles de plastique qui maintiennent le patient dans un environnement humide. Le poisson peut survivre hors de l'eau car il est sous anesthésie, administrée d'abord par mélange d'une substance dans l'eau où il évolue, puis par injection.Au cours d'une année normale, M. Lewbart voit entre 50 et 100 poissons. "De plus en plus de vétérinaires les soignent, en conséquence de plus en plus de gens les font soigner. Mais croyez-moi, quand je suis à un cocktail et qu'on me demande ce que je fais, les gens sont surpris!"
Six mois de prison dont un mois ferme contre les agresseurs de Dieudonné
AFP 19.03.05 | 08h55
Le tribunal correctionnel de Fort-de-France a condamné samedi matin à 6 mois de prison dont 1 mois ferme et à un euro symbolique de dommages et intérêts, les quatre agresseurs de l'humoriste Dieudonné, au terme de douze heures de débat.Les prévenus étaient poursuivis pour "violences en réunion avec préméditation" après l'agression de l'humoriste, le 1er mars dernier, sur le parking d'Antilles Télévision (ATV) à Fort-de-France (Martinique).Au cours de l'audience ouverte vendredi à 14 heures (19H00 à Paris), les avocats de Dieudonné ont tenté en vain de faire retenir la qualification d'injures raciales.L'humoriste avait indiqué qu'il s'était fait traiter de "sale négro" avant d'être frappé par ses agresseurs. Les quatre prévenus reconnaissaient pour leur part l'avoir frappé mais contestaient les injures raciales. Lors des débats, deux témoins de l'agression, appartenant à l'entourage de l'humoriste, ont indiqué qu'ils n'avaient pas entendu les propos incriminés.Dans son réquisitoire, le procureur de la république avait retenu les injures raciales et réclamé une peine de 6 mois de prison dont trois ferme.Le tribunal a estimé qu'il n'y avait pas d'éléments probants dans le dossier accréditant la thèse des injures raciales et que le doute devait bénéficier aux prévenus.Après l'annonce du jugement, l'humoriste n'a fait aucun commentaire à la presse.A l'appel de plusieurs organisations associatives et politiques, entre cent et deux cents personnes s'étaient réunies devant le palais de justice, durant le procès. A l'énoncé du jugement, des réactions d'hostilités ont été enregistrées dans la foule.
Nairobi examine une demande visant à protéger des citoyens US de la CPI
AFP 31.03.05 | 21h49
Le Kenya, menacé d'une suspension de l'aide militaire américaine, a annoncé jeudi qu'il pourrait accorder l'immunité à des citoyens américains contre des poursuites de la Cour pénale internationale (CPI), soulevant des critiques de groupes défendant les droits de l'Homme.Le porte-parole du gouvernement, Alfred Mutua, a déclaré que Nairobi allait bientôt examiner une requête de Washington visant à signer "l'Article 98 de l'accord", un texte visant à protéger des citoyens américains sur son territoire d'une traduction éventuelle vers le CPI."Nous n'avons pas encore examiné sérieusement la requête, le gouvernement doit se réunir et prendre une décision", a déclaré M. Mutua à des journalistes. "Nous devons garder à l'esprit nos relations avec les Etats-Unis et nos interêts nationaux", a-t-il ajouté.Il a ajouté que son gouvernement avait été approché par des responsables américains à ce sujet en mars, un mois après la cérémonie de ratification du traité instituant de manière permanente la première cour pénale internationale.A cette époque, un groupe de juristes de la CPI avait pressé les autorités kényanes pour qu'elles ratifient le traité, déclarant qu'elles enverraient de cette façon un message fort aux autres pays africains, et pour qu'elles résistent aux pressions américaines visant à signer l'immunité.L'administration du président américain George Bush est résolument hostile à la CPI et n'a pas signé le Statut de Rome qui l'instaurait, car elle veut éviter que des citoyens américains puissent y être l'objet de procès motivés par des considérations politiques.Des responsables de l'ambassade américaine à Nairobi ont confirmé qu'une requête avait été adressée au Kenya pour qu'il signe cet accord d'immunité.Le montant exact de l'aide américaine au Kenya pouvant faire l'objet d'une suspension n'a pas été dévoilée mais selon des informations publiées dans la presse kényane, elle s'évaluerait à 20 millions de dollars.Les groupes de défense des droits de l'Homme ont immédiatement réagi à l'éventualité d'une signature de cet accord d'immunité avec Washington."Devons nous vendre notre souveraineté à cause de l'aide militaire?", s'est interrogée Miriam Kahiga, présidente de la branche locale d'Amnesty International."La souveraineté de notre pays ne doit être vendue à aucun prix", a-t-elle ajouté. Un responsable de la commission nationale kényane pour les droits de l'Homme, Khelif Khalif, a déclaré que le président Mwai Kibaki devait ignorer la demande américaine et ratifier le traité instituant la CPI."La CPI (est institué) par un traité international qui doit être respecté", a-t-il dit. "Les Américains ont l'habitude de compromettre la souveraineté des autres pays, nous ne devons jamais accepter cela", a-t-il ajouté.
Le docteur Fouchard acquitté en appel
AFP 01.04.05 | 18h26
La cour d'assises d'Ille-et-Vilaine a acquitté vendredi le docteur Daniel Fouchard, jugé en appel à Rennes pour "viol" ou "agressions sexuelles" sur quatre patients et condamné en première instance à Laval à huit ans de prison."La cour le déclare acquitté des crimes de viols et d'agressions sexuelles connexes dont il était accusé", a déclaré, après 3 heures de délibéré, le président, Jean-Luc Buckel.Le verdict a été accueilli par des sanglots et des applaudissements de la part de ceux qui soutenaient le docteur.Dans l'après-midi, l'avocat général Yves Boivin n'avait pas requis de peine. "Je n'ai aucune certitude, je n'ai pas de preuve. Quand on n'a pas de preuve, on ne condamne pas", avait-il notamment déclaré dans son réquisitoire lors de l'audience à huis-clos, selon l'avocat de la défense Philippe Billaud.Le Dr Fouchard, 58 ans, qui comparaît libre et est épaulé depuis le début de son procès mardi par un imposant comité de soutien de son village de Landivy (Mayenne), avait été condamné en janvier 2004 à huit ans d'emprisonnement par la cour d'assises de la Mayenne pour ces faits qu'il a toujours fermement contestés.
Trois arrestations pour avoir fait travailler 25 Italiens sans salaire
AFP 01.04.05 | 18h55
Deux Français et un Italien, soupçonnés d'avoir fait travailler sept jours sur sept depuis janvier 25 ouvriers italiens recrutés en Sardaigne pour rénover un hôtel en Corse, sans leur verser de salaire, ont été arrêtés jeudi près d'Ajaccio, ont indiqué les gendarmes vendredi.Les deux Français sont le propriétaire et le gérant de l'hôtel, situé dans le magnifique golfe de Lava, sur la commune d'Appietto, près d'Ajaccio, et l'Italien est le gérant d'une entreprise sarde de maçonnerie qui avait recruté les ouvriers par voie de presse en Sardaigne, a précisé à l'AFP un officier de gendarmerie.Les trois hommes seront jugés mardi en comparution immédiate par le tribunal correctionnel d'Ajaccio, notamment pour avoir recouru à du travail illégal mais aussi pour avoir imposé aux ouvriers "des conditions de travail contraires à la dignité humaine", un délit passible de sept ans d'emprisonnement, a précisé le procureur de la République d'Ajaccio José Thorel."Des manquements importants aux règles de sécurité" ont également été relevés par les gendarmes sur le chantier.Les 25 ouvriers italiens qui n'étaient pas déclarés, n'ont pas été payés depuis qu'ils sont arrivés en janvier pour entamer les travaux de réfection de l'hôtel. Ils effectuaient 10 à 12 heures de travail quotidien, sept jours sur sept, selon la compagnie de gendarmerie d'Ajaccio qui a mené l'enquête et dont 25 hommes ont été mobilisés pour les arrestations. Les Italiens ont déposé plainte contre leurs employeurs, selon les gendarmes.Les trois hommes ont été placés en garde à vue et devaient être présentés vendredi après-midi au procureur."C'est véritablement de l'esclavagisme moderne", a déclaré à l'AFP le procureur Thorel. Pour attirer les travailleurs italiens, le recruteur leur avait versé "un acompte misérable", a ajouté le procureur.
Des journalistes protestent contre l'arrêt prochain des envois de disques
AFP 01.04.05 | 16h27
Une soixantaine de journalistes de presse écrite spécialisés dans la musique ont protesté auprès du Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP), dont les membres veulent arrêter l'envoi de disques à la presse pour le remplacer par un site internet d'écoute des nouveautés discographiques.Dans une lettre envoyée aux journalistes de presse écrite mi-mars et signée par les dirigeants des "majors" (multinationales du disque), Universal, Sony/BMG, EMI et Warner, le SNEP indique que la mise en place de ce site professionnel a pour but une "meilleure circulation et centralisation de l'information" et la "réduction des coûts".Cet outil remplacera "l'envoi massif et automatique (de disques) dont nous avons évalué à 70% le taux d'inutiles", explique le SNEP. Le site sera opérationnel lundi et remplacera totalement, à compter du 30 juin, les envois de disques aux journalistes.Dans une lettre envoyée au SNEP et assortie d'une pétition, les journalistes estiment que cela "met en danger (leur) liberté d'exercice de ce métier et le devenir des artistes"."Nous consacrons une part énorme de notre temps à l'écoute de disques, temps qui déborde très largement nos horaires de présence fixe devant un ordinateur en marche", écrivent les pétitionnaires, qui interpellent le SNEP: "Croyez-vous sérieusement que ce soit sur un ordinateur, devant son bureau et pendant les horaires de travail, que l'on découvre un nouvel artiste, son audace et sa singularité?""Tant que les artistes souhaiteront enregistrer des albums, nous écouterons et défendrons des albums dans les journaux qui nous emploient", ajoutent-ils, en concluant: "Non, nous n'écouterons pas vos fichiers. Nous n'écoutons que des disques".La pétition est notamment signée par des journalistes de Télérama, Figaro, Libération, Les Inrockuptibles, Trax, Le Monde, Le Parisien-Aujourd'hui et Le Nouvel Observateur.
Jean Paul II, grand absent du journal La Croix samedi
AFP 02.04.05 | 11h18
L'agonie de Jean-Paul II, qui fait la "une" des grands journaux nationaux samedi en France, est paradoxalement absente de La Croix, quotidien de référence de l'actualité religieuse, "pour des questions pratiques de bouclage".Interrogée par l'AFP, samedi matin, la responsable de la communication de La Croix Nathalie Thannberger, a expliqué que "l'édition du numéro magazine de samedi et dimanche est bouclée le jeudi soir. D'ici notre prochain bouclage, dimanche soir, nous n'avons pas de numéro prévu pour cette situation d'agonie"."Si le Pape venait à décéder ce samedi dans les heures qui viennent, nous aurions recours à l'impression rapide de l'édition spéciale prévue de 32 pages. Si ce décès survenait dimanche, cette édition fera partie de notre numéro de 48 pages, publié lundi", a-t-elle précisé.Le Père Michel Kubler, rédacteur en chef religieux de La Croix, a souligné de son côté que "le Pape est entré en agonie au pire moment qui soit pour nous en raison du peu de souplesse que nous laisse ce bouclage du jeudi"."Nous avons bien pensé à publier une édition spéciale, mais nous prenions alors le risque de parler de Jean-Paul II agonisant, alors qu'il était mort. Donc d'être en retard. Nous aurions pu contrebalancer cela en prenant le rique d'être en avance sur son décès, mais nous nous l'interdisons"."D'abord, pour des raisons déontologiques, a expliqué le Père Kubler. Nous nous interdisons de publier un article post-mortem, alors que le Pape est toujours en vie. Ensuite, en raison de la nature spirituelle de La Croix, qui est catholique et dont le devoir est d'accompagner le départ du Pape, pas de le précéder"."Nous nous interdisons d'enterrer le Pape avant qu'il soit mort, comme nous nous interdirons de lui donner un successeur avant qu'il soit enterré", a conclu le Père Kubler.
L'Allemagne verse 3 milliards FCFA pour la protection de la nature en RCA
AFP 02.04.05 | 11h50
L'Agence allemande de coopération technique (GTZ) a octroyé une enveloppe d'environ 3 milliards de francs CFA (4,5 millions d'euros) à la Centrafrique pour la protection de l'environnement dans les forêts du pays, a annoncé samedi la radio nationale.Cette enveloppe va notamment permettre la poursuite jusqu'en 2007 du projet Dzanga-Sangha, qui vise à protéger la biodiversité et les écosystèmes forestiers dans l'ouest du pays, à la frontière entre la Centrafrique et le Congo-Brazzaville.Elle servira également à financer un projet de gestion participative des ressources forestières, qui appuie au niveau institutionnel le ministère centrafricain des Eaux et Forêts dans les actions de développement communautaire dans la Lobaye, au sud du pays, et l'Ouham au nord.L'accord sur le financement du projet Dzanga-Sangha a été signé par le représentant du GTZ, Helmut Kruger, et le ministre centrafricain des Eaux, Forets, Chasse, Pêches et de l'Environnement, Denis Kossi-Bella.
Coup d'envoi des travaux de reconstruction du château de Lunéville
AFP 02.04.05 | 18h31
Le coup d'envoi des travaux de reconstruction du Château de Lunéville (Meurthe-et-Moselle), sinistré par un incendie le 2 janvier 2003, a été officiellement donné samedi en présence du ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres et de l'Archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine.Le chantier, d'un montant de 103 millions d'euros, doit durer dix ans, "au moins jusqu'en 2015", a indiqué le conseil général de Meurthe-et-Moselle.Au cours de la cérémonie pour le lancement de cette restauration, une première pierre a été "garnie" d'objets symboliques, qui seront autant de témoignages aux générations futures dans la tradition des compagnons, et enterrée dans le sol du vestibule principal du château.Quatre objets ont ainsi été placés à l'intérieur de cette pierre: une pièce d'un euro, un parchemin, une ampoule de vin et un DVD.Le vin est un mélange de gris de Toul et de Tokay de Hongrie, reconstitué à la façon d'un vin qui se faisait à l'époque de Stanislas, roi de Pologne et duc de Lorraine qui fit de sa résidence de Lunéville, un "Versailles Lorrain". Le DVD contient des messages de collégiens de Lunéville à l'adresse des enfants de 2305.Les travaux commenceront d'abord à la restauration du vestibule et de l'escalier sud qui n'avaient pas été touchés par l'incendie. Ils se poursuivront sur la chapelle où le sinistre s'était déclenché, puis sur la toiture. L'ensemble de la réfection se déroulera en 10 tranches mais une partie du château sera fonctionnelle à l'horizon 2008.L'enveloppe totale porte sur 103 millions d'euros dont 94 millions pour la partie directement liée au sinistre. Quelque 53 millions sont assurés par le conseil général (dont 25 millions couverts par les assurances) et 50 autres millions par l'Etat, l'armée étant propriétaire d'une partie des bâtiments.Une souscription populaire a permis de collecter 781.115 euros auprès de 3.000 donateurs.
L'Egypte "s'étonne" qu'Israël honore des poseurs de bombes en Egypte
AFP 03.04.05 | 09h37
L'Egypte a exprimé son "étonnement" de la décision d'Israël d'honorer les membres d'un réseau de poseurs de bombe en Egypte dans les années 1950."C'est une décision qui appelle l'étonnement", a déclaré le ministre des Affaires égyptien Ahmed Aboul Gheit, dans une déclaration rapportée dimanche par l'agence égyptienne Mena."Il s'agit d'individus qualifiés de terroristes au niveau international et c'est d'autant plus étonnant qu'il s'agit de juifs égyptiens", a ajouté le ministre."Nous sommes très étonnés qu'ils soient honorés", a-t-il encore dit.Israël a honoré le 30 mars pour la première fois les membres d'un réseau démantelé il y a plus d'un demi-siècle en Egypte après avoir posé des bombes destinées à provoquer des tensions entre ce pays, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.Le président de l'Etat, Moshe Katzav, a remis des lettres de remerciements aux trois survivants du réseau, tous septuagénaires, Marcelle Ninio, Robert Dassa et Méir Zafran.Des lettres ont été remises aux familles de six autres membres du réseau depuis décédés, dont deux avaient été exécutés en Egypte après leur condamnation à mort.L'affaire remonte à 1954, lorsque onze juifs égyptiens, trahis par un agent double, sont arrêtés pour avoir commis des attentats sur le sol égyptien contre des intérêts anglais et américains.Rapidement, il apparaît que ces juifs font partie d'un réseau secret israélien monté par les renseignements militaires et dont l'objectif est de saboter les relations entre l'Egypte et l'Occident au moment où se négociait le retrait britannique du canal de Suez.L'un des agents se suicide en prison. Deux autres sont condamnés à la pendaison et quatre seront libérés après 14 ans passés dans les prisons égyptiennes.L'affaire provoque un énorme scandale en Israël. Le ministre de la Défense israélien de l'époque Pinhas Lavon refuse de porter la responsabilité de l'opération et en accuse le chef des renseignements Benyamin Gibli.La démission de Lavon en 1955 puis celle de Gibli ne parviennent pas à mettre un terme au scandale qui minera la position du fondateur de l'Etat David Ben Gourion.
Israël veut transférer 10.000 tonnes de détritus par mois en Cisjordanie (journal)
AFP 04.04.05 | 10h07
Israël a décidé de transférer en Cisjordanie quelque 10.000 tonnes d'ordures par mois produites surtout dans la région de Tel-Aviv et la plaine du Saron, a indiqué lundi le quotidien Haaretz.Cette décision sans précédent depuis l'occupation des territoires de Cisjordanie et Gaza en juin 1967 contrevient au droit international et risque de provoquer des problèmes de pollution, notamment de la nappe phréatique.Selon Haaretz, des bulldozers et des camions israéliens ont commencé ces derniers jours à aplanir le terrain et à le recouvrir de terre pour transformer en décharge le site d'Abou Shusha situé entre l'implantation juive de Kedoumim et la ville palestinienne de Naplouse (nord de la Cisjordanie).Les travaux ont été confiés à la société Baron Industrial Park, qui doit rassembler les ordures en question d'abord sur le site de Hadarim en territoire israélien, puis vers celui d'Abou Shusha.Les profits escomptés par cette société dans ce projet sont estimés à 6 shekels par tonne de détritus évacués, soit 60.000 shekels par moisEuros).Contacté par l'AFP, le ministère de l'Environnement a indiqué qu'il n'était pas compétent, et l'administration militaire israélienne en Cisjordanie n'était momentanément pas joignable.
Permanence des soins: l'Amuhf souhaite désormais des Etats généraux
AFP 04.04.05 | 12h46
L'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuhf) a indiqué lundi qu'elle appellait désormais à des "Etats généraux de la permanence des soins" dans un souci de dialogue, après avoir souhaité dans un premier temps un "Grenelle des urgences".L'Amuhf, qui a appelé les médecins urgentistes à un mouvement de grève illimité à compter de ce lundi, entend "mener une double approche de la crise que nous connaissons", a déclaré à l'AFP, son secrétaire général, Frédéric Pain."D'une part il convient de traiter la question des moyens des urgences: les demandes s'adressent à l'Etat et c'est à lui de prendre la mesure des problèmes et d'y répondre par des mesures concrètes", a affirmé M. Pain."Par ailleurs, nous souhaitons organiser un dialogue entre tous les professionnels, hospitaliers et libéraux, en y associant les usagers, pour échanger les expériences et évoquer la problématique de la permanence des soins", a-t-il ajouté. "C'est dans cet esprit de dialogue et de réflexion", a-t-il poursuivi "que la revendication d'Etats généraux de la permanence des soins a finalement été préférée à celle d'un +Grenelle des urgences+, synonyme de négociation".Le président de l'Amuhf Patrick Pelloux avait provoqué la colère des syndicats de médecins libéraux peu après avoir appelé à un Grenelle des urgences, en dénonçant leur implication selon lui insuffisante dans la permanence des soins.Le ministère de la Santé n'avait pas donné suite à cette demande qui, par ailleurs, n'avait pas fait l'unanimité parmi les syndicats de praticiens hospitaliers.
Kazemi: les nouvelles accusations prouvent que l'Iran a "tort" (Ottawa)
AFP 04.04.05 | 21h47
Ottawa a facilité la venue au Canada du Dr Shahram Azam, qui a affirmé que la journaliste canado-iranienne Zahra Kazemi avait été violée et torturée à mort en détention en Iran, pour démontrer que Téhéran avait eu "tort" de classer cette affaire, a affirmé lundi le ministre des Affaires étrangères Pierre Pettigrew."La position de l'Iran n'est pas acceptable... L'Iran a tort. C'était un meurtre et c'est pour ça que nous avons fait venir le docteur, pour démontrer clairement les faits", a expliqué le ministre, interrogé par l'opposition à la Chambre des communes."Cela fait deux ans que nous disons ce que le Dr Azam vient de faire. Et si nous avons facilité sa venue au Canada, c'est précisément pour pouvoir démontrer à tout le monde que le Canada, dans sa croisade contre l'Iran et son manque de respect des droits de l'homme, mérite d'avoir l'appui de la communauté internationale", a-t-il insisté.Les autorités iraniennes ont reconnu que Zahra Kazemi avait été tuée après avoir reçu un coup sur la tête, qui avait provoqué une hémorragie cérébrale. La justice a acquitté en juillet 2004 un agent des renseignements accusé du meurtre et a clos le dossier.Le Dr Azam a déclaré à la presse canadienne qu'il avait été le premier médecin à ausculter la femme de 54 ans après son transport fin juin 2003 dans un hôpital de Téhéran, quatre jours après son arrestation pour avoir pris des photos d'une manifestation devant une prison.Il vient d'obtenir le statut de réfugié au Canada.
Hollande et Sarkozy font des propositions pour modifier les institutions
AFP 04.04.05 | 20h56
François Hollande et Nicolas Sarkozy ont tous deux fait des propositions nouvelles, lundi, pour modifier les institutions, le premier secrétaire du Parti socialiste estimant qu'"il y a une crise du fonctionnement de l'Etat", le président de l'UMP qu'"il faut aller plus loin dans la démocratie"."Notre système institutionnel est épuisé, il faut le faire évoluer en allant jusqu'au bout de la logique du quinquennat", a affirmé M. Hollande, lors du Grand débat RTL/Le Monde.Selon lui, "le chef de l'Etat doit assumer une responsabilité devant le pays, notamment à travers le parlement (...) Il serait normal que chaque début d'année, le chef de l'Etat vienne dire ce que va être sa grande orientation. C'est ce qui se fait dans les grandes démocraties", a ajouté M. Hollande. Le responsable socialiste a également plaidé pour la limitation "à deux mandats" de toutes les responsabilités exécutives.M. Hollande s'est prononcé pour l'introduction d'"une part de proportionnelle dans les législatives", "le changement du mode d'élection des sénateurs", "un droit des citoyens à intervenir directement, comme cela est prévu dans la Constitution européenne".Il a également souhaité que l'opposition quelle qu'elle soit, puisse participer aux nominations des membres du Conseil constitutionnel, du conseil supérieur de l'audiovisuel ou encore du conseil supérieur de la magistrature.De son côté, Nicolas Sarkozy a fait observer qu'"on ne peut pas demeurer la seule démocratie, en Europe, à ne pas avoir un recours constitutionnel ouvert aux citoyens"."Je souhaite que cette possiblité soit ouverte en cas de violation d'un droit fondamental pour chaque citoyen, comme c'est le cas en Espagne, en Allemagne et dans tant d'autres pays", a-t-il dit.Par ailleurs, "on ne devrait pas nommer un responsable d'un grand poste sans une double procédure: une procédure d'audition pour connaître le projet" du postulant, puis "un vote à la majorité qualifiée" dans les commissions parlementaires "pour être sûr qu'il y ait un accord de la majorité et de l'opposition".M. Sarkozy a également plaidé pour la limitation du nombre des ministres.Il s'est déclaré "très choqué du fait qu'on puisse dans notre pays engager un contrôle fiscal, une enquête préliminaire, une procédure judiciaire sur une dénonciation anonyme". "Une dénonciation anonyme, c'est Vichy", s'est-il insurgé.
Rigoberta Menchu gagne son procès pour discrimination raciale, une première
AFP 05.04.05 | 02h34
La prix Nobel de la Paix 1992, Rigoberta Menchu, a obtenu la condamnation pour discrimination raciale de hautes personnalités politiques du Guatemala qui l'avaient insultée en 2003.Les cinq prévenus ont été condamnés chacun à deux ans et huit mois de prison pour discrimination et six mois pour trouble à l'ordre public, des peines commuables en amendes.Le jugement est néanmoins historique. Il s'agit de la première condamnation pour discrimination ethnique dans ce pays peuplé à 60% d'Indiens et le procès a permis de placer sous le feu des projecteurs le thème du racisme contre les indiens du Guatemala.Parmi les condamnés figurent Juan Rios, petit-fils de l'ancien dictateur Efrain Rios Montt (1982-83), deux anciens députés et deux autres personnalités politiques proches du général Efrain Rios Montt."Sale indienne", "Indienne fille de pute", "va vendre des tomates au terminal de bus" sont les insultes proférées contre Rigoberta Menchu, pendant une audience de la Cour constitutionnelle sur la légalité de la candidature à la présidentielle de 2003 du dictateur Rios Montt.Lors de sa déposition, Rigoberta Menchu s'est effondrée en larmes, dénonçant une "humiliation"."La condamnation, c'est quelque chose de merveilleux. Nous venons d'écrire une page de l'histoire car, pour la première fois dans l'histoire du Guatemala, on condamne la discrimination comme un délit", a confié à l'AFP Rigoberta Menchu.La condamnation établit désormais "un précédent, n'importe quelle personne peut poursuivre pénalement (l'auteur de la discrimination)", s'est-elle réjouie.Le tribunal guatémaltèque a fixé l'amende à verser à 75 quetzales pour chaque jour de prison (soit près de 9.000 euros au total), une amende de 5.000 quetzales (500 euros) et le paiement des frais d'instruction. La défense a annoncé sa décision de faire appel du jugement."Nous avons vécu l'humiliation et le mépris sans raison, car nous sommes tous égaux devant la loi, c'est pour cela que je trouve que c'est magnifique (...) Maintenant, notre but sera que les peines de prison pour discrimination augmentent", a ajouté la dirigeante indienne qui s'est dit prête à pardonner aux accusés à condition qu'ils purgent leur peine et qu'ils demandent pardon publiquement.La plupart des Indiens du Guatemala vivent dans une grande pauvreté, sous la domination de la population d'origine européenne qui contrôle tous les rouages de la société.
Les services secrets serbes savent où Mladic se cache (MAE serbe)
AFP 05.04.05 | 04h29
"Les services secrets serbes savent où se cache l'ex-chef militaire fugitif serbe de Bosnie Ratko Mladic, a déclaré le ministre des Affaires étrangères de Serbie et du Monténégro Vuk Drakovic dans une interview publiée mardi par le quotidien économique Financial Times (FT)."Il n'est que logique que les services de sécurité sachent où Mladic se trouve", a déclaré M. Drakovic au quotidien."Ils savent s'il est en Serbie et ils savent quand il n'y est plus. Ils sont payés pour cela", a ajouté le ministre. "Sans cette espèce de protection, sans cette sorte de réseau, il serait impossible à Mladic de se rendre invisible".La déclaration du ministre des Affaires étrangères bat en brèche le discours tenu jusqu'ici par les responsables serbes qui affirmaient ne rien savoir de l'ancien général serbe de Bosnie, qui échappe au recherche depuis dix ans, et de ce fait, être dans l'incapacité de l'extrader pour un procès devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie à La Haye, selon le FT.Le quotidien décrit M. Drakovic comme quelqu'un qui a son franc parler et qui constitue un allié peu commode pour le premier ministre conservateur de Serbie Vojislav Kostunica, qu'il a souvent critiqué pour ne pas avoir coopéré pleinement avec le TPI."Si j'étais le premier ministre, je convoquerais le chef des services de sécurité et lui demanderais où se trouve Mladic. S'il me disait +je ne sais pas+, je le licencierais sur le champ", a déclaré le chef de la diplomatie de la Serbie et du Monténégro.Selon lui, les services de sécurité serbes pourraient arrêter le général "aujourd'hui même et il aurait dû être arrêté hier".Le mois dernier, le président du tribunal des crimes de guerre de l'Onu à La Haye, Theodor Meron, a déclaré que cette institution resterait ouverte jusqu'à ce que Mladic et Radovan Karadzic -- les deux fugitifs les plus recherchés de la guerre des Balkans -- soient traduits devant la justice.Les deux hommes sont accusés de différents crimes de guerre, y compris de génocide, pour leur rôle joué lors du conflit en Bosnie en 1992-1995.M. Drakovic n'a pas indiqué s'il croyait que les services secrets serbes avaient également des informations sur la localisation de Karadzic.
Les antimonarchistes britanniques: peu nombreux mais véhéments
AFP 05.04.05 | 09h26
Honni soit qui mal y pense. Le mariage du prince Charles et de Camilla Parker Bowles, samedi à Windsor (ouest de Londres), ne suscite pas l'enthousiasme de tout le monde au Royaume-Uni, en particulier chez les antimonarchistes, minoritaires mais véhéments.La campagne antimonarchiste n'est pas le fait de mécréants d'outre-Manche mais de sujets de Sa Gracieuse Majesté, décidés à profiter du (re)mariage de l'héritier du trône pour promouvoir leurs idées."Il est temps de mettre un terme à cette farce royale, d'avoir un sérieux débat sur l'avenir de la monarchie": le message du mouvement Republic, qui a le mérite de la clarté, sera décliné dans des tracts distribués à plus de 20.000 exemplaires.Parallèlement, ces militants antimonarchistes recueilleront des signatures pour réclamer l'instauration d'une république, la deuxième dans l'histoire du pays après celle de Cromwell (1649-1658).Une vingtaine de députés, avec des "figures" historiques du Labour comme Tony Benn et Roy Hattersley, des journalistes, des écrivains et des avocats soutiennent cette campagne.Le site internet de Republic (www.republic.org.uk) est bien conçu, avec un argumentaire sophistiqué et un formulaire pour une pétition en ligne.Le président du mouvement, Stephen Haseler, explique que "la fonction de chef de l'Etat, dans ce pays, ne peut plus rester une affaire de famille. (...) Les gens veulent pouvoir choisir à l'avenir et cela ne peut être fait que dans le cadre d'une république".Le modèle présidentiel proposé par Republic s'inspire de ce qui se fait dans d'autres pays, dont la France.Ainsi, un futur président de la république britannique sera(it) élu au suffrage universel, avec un mandat de cinq ans renouvelable une fois.La tâche des antimonarchistes ne sera pas aisée. Un sondage ICM publié le 26 mars révèle que 60% des Britanniques restent attachés à la monarchie.Pourtant, plusieurs gaffes récentes de membres de la famille royale ont convaincu les antimonarchistes que le fruit était mûr.La participation du prince Harry, fils de Charles, à une soirée privée déguisé en nazi et les propos peu flatteurs de son père à l'encontre des journalistes (ces "foutus personnages") la semaine dernière en Suisse n'ont rien fait pour rehausser le prestige des Windsor."La famille royale s'autodétruit, affirme à l'AFP le député travailliste Denis Skinner, hostile depuis des lustres à la monarchie. Ce mariage en est un autre exemple".L'ancien mineur, fort en gueule, n'a pas une grande estime pour le prince Charles, qu'il qualifie de "parfait idiot". "Il creuse la tombe de la monarchie plus vite que n'importe qui d'autre dans la famille", bougonne-t-il.Une opinion pas très éloignée de celle de 65% des Britanniques qui, selon ICM, considèrent que le mariage de Charles et Camilla affaiblira la monarchie.
Breton : "Touche pas à mon jour férié, est-ce que c'est digne?"
AFP 05.04.05 | 09h49
Le ministre des Finances Thierry Breton en a appelé mardi au civisme des Français envers les personnes âgées concernant le lundi de Pentecôte travaillé, ironisant sur ceux qui disent aujourd'hui "touche pas à mon jour férié" et jugeant que cette attitude n'est pas "digne".Interrogé sur Europe 1 au sujet de la polémique actuelle autour du jour férié travaillé, M. Breton a rétorqué : "Souvenons-nous de 2003, de la canicule, dans un formidable geste de solidarité on décide de faire le sacrifice d'un jour férié pour nos aînés, pour les handicapés, tout le monde est d'accord"."Et puis après, quand on arrive au pied du mur, qu'est-ce que j'entends? +Touche pas à mon jour férié+. Est-ce que c'est vraiment digne?", a questionné le ministre."Pensez aussi à vos aînés", a-t-il lancé à l'attention des détracteurs du lundi de Pentecôte travaillé, notamment les syndicats.Au passage, M. Breton a remarqué "que nous sommes aujourd'hui dans une société où la durée de vie est beaucoup plus longue qu'auparavant"."Quand j'ai commencé à travailler on rentrait dans la vie active à 18 ans, on en sortait à 65 ans. Aujourd'hui on rentre dans la vie active à 24 ans et on en sort à 57 ans, alors que dans le même temps l'espérance de vie est passée de 74 à 84 ans, cherchez l'erreur!", a lancé le ministre.Alors qu'une nouvelle réunion entre le gouvernement et les fonctionnaires devait se tenir mardi, M. Breton a déclaré : "si on augmente la productivité, la compétitivité, je trouve légitime que tout le monde en bénéficie. Ca ne me choque pas que, si les efforts sont là, ils soient redistribués en particulier aux agents de la fonction publique".Par ailleurs, M. Breton a de nouveau plaidé pour le "oui" au référendum du 29 mai. "Chaque voix compte et chacune est respectable, je dis uniquement qu'avec un +non+, la France sera moins forte dans l'Europe et qu'il lui sera plus difficile de se faire entendre", a-t-il dit.
Une trentaine de vaches et taureaux abandonnés abattus en Seine-Maritime
AFP 05.04.05 | 10h37
Les grands moyens ont été déployés mardi matin pour abattre une trentaine de vaches et de taureaux retournés à l'état sauvage après avoir été abandonnés par des agriculteurs sur une île de la Seine au sud de Rouen, a constaté un correspondant de l'AFP.Ces vaches et taureaux étaient à l'abandon depuis plusieurs années, dégénérés, malades et souffrants, selon les services vétérinaires.Un périmètre de sécurité a été mis en place, deux routes ont été coupées. Plusieurs centaines d'habitants des berges voisines de l'île Sainte-Catherine, inhabitée, ont été confinés chez eux pendant la durée de l'opération, décidée par la préfecture de Seine-Maritime, sous étroite surveillance des gendarmes, de la police et des pompiers.La zone était survolée par un hélicoptère de la sécurité civile. Sur la Seine, des bateaux de la gendarmerie fluviale veillaient pour que les six tireurs de l'Office national de la chasse (ONC) arrêtent l'abattage des animaux "malades et méchants", quand passaient des péniches.L'association Stéphane Lamart de "défense des droits des animaux", dont la marraine est Rika Zaraï, a dénoncé un "scandale" et une "horreur".
Douste-Blazy: "chaque kilomètre carré doit bénéficier d'une garde médicale"
AFP 05.04.05 | 10h01
Le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, a indiqué, mardi sur RTL, que "chaque kilomètre carré du territoire (devait) bénéficier d'une garde médicale" et qu'il prendrait "ses responsabilités" après qu'un "bilan de la permanence des soins" eut été fait "dans six mois".Les urgentistes ont entamé, lundi, une grève "générale et illimitée" contre l'engorgement des urgences causé, selon eux, par des failles dans le dispositif de permanence des soins (gardes, astreintes) et un manque de moyens."Chaque kilomètre carré du territoire doit bénéficier d'une garde médicale", a fait valoir M. Douste-Blazy, ajoutant qu'il ferait "un bilan dans six mois" et prendrait ses "responsabilités", sans préciser s'il pourrait alors remettre en cause le principe du volontariat suivi par les généralistes et spécialistes pour assurer les gardes de nuit ou du week-end.Le ministre a également annoncé qu'un décret sur l'organisation de la permanence des soins en médecine libérale, très attendu par la profession médicale après quelque deux années de négociation, passerait "en Conseil d'Etat jeudi avant une parution au Journal officiel, 48H après"."Je lance un appel au rassemblement du corps médical", a poursuivi M. Douste-Blazy. "Il ne doit pas y avoir les médecins urgentistes d'un côté et les médecins libéraux de l'autre, qui ne se parlent pas ou se lancent des injures à la figure", a-t-il martelé, sans pour autant offrir de réponse aux urgentistes qui réclament la tenue d'Etats généraux de la santé.Enfin, le ministre a promis "une belle surprise" mercredi, jour de la présentation des comptes définitifs pour 2004 de la Sécurité sociale. "Certains ont prétendu que je n'avais fait qu'une petite réformette, ils vont avoir une belle surprise", s'est réjoui M. Douste-Blazy, relevant que "6 millions de Français ont déjà choisi leur médecin traitant".
Un Israélien grièvement blessé par balles dans le sud de la bande de Gaza
AFP 05.04.05 | 12h07
Un Israélien a été grièvement blessé par les tirs d'un Palestinien embusqué près de la colonie de Morag, dans le sud de la bande de Gaza, a-t-on annoncé de sources médicales israéliennes.Il n'a pas été précisé s'il s'agissait d'un colon ou d'un militaire. C'est le premier incident de ce genre dans ce secteur depuis le déploiement de la police palestinienne dans le sud de la bande de Gaza fin janvier.
M. Régereau (Uncam) : la permanence des soins "fonctionne mal"
AFP 05.04.05 | 10h15
Le président de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam), Michel Régereau (CFDT), estime que le système de la permanence des soins "fonctionne mal" et n'exclut pas que le gouvernement "revienne sur le volontariat" si les médecins libéraux n'assurent pas les gardes.Les urgentistes ont entamé, lundi, une grève "générale et illimitée" contre l'engorgement des urgences causé, selon eux, par des failles dans le dispositif de permanence des soins (gardes, astreintes) et un manque de moyens."L'organisation actuelle de la permanence des soins, en ville, joue un grand rôle dans la crise des urgences", affirme M. Régereau dans un entretien à Aujourd'hui en France/Le Parisien paru mardi."Depuis 2003, ce système de gardes repose sur le volontariat. Or, force est de constater qu'il fonctionne mal", poursuit M. Régereau (CFDT)."Mieux aurait valu, à mon avis, garder l'ancien système, quitte à dispenser de gardes les médecins âgés ou malades", fait valoir M. Régereau.Si la rémunération des gardes reste peu attractive pour les médecins, M.Régereau estime que "le gouvernement devra prendre ses responsabilités et revenir sur le volontariat".
Dr Lehmann: face à la "catastrophe sanitaire, il faut mutualiser les moyens"
AFP 05.04.05 | 11h48
La situation dans les urgences tourne à la "catastrophe sanitaire" et il faut sans tarder "mutualiser les moyens" pour assurer la permanence des soins, propose mardi le Dr Christian Lehmann dans un entretien à l'Humanité."Médecins généralistes et urgentistes assurons, ensemble et de façon différente, l'accès aux soins de premier secours. Le gouvernement a réussi, en ne publiant pas le décret sur les gardes la nuit et le week-end, le tour de force de nous monter les uns contre les autres", déplore ce généraliste à l'origine d'un "manifeste pour un accès aux soins solidaires" ayant recueilli plusieurs milliers de signatures.Selon lui, médecins libéraux et hospitaliers refusent toutefois cette logique d'afrontement et ont décidé de "se rencontrer" pour dialoguer. "Cela permettra de montrer que la responsabilité est du côté du ministère de la Santé", assure le Dr Lehmann."Nous, généralistes, savons que l'hôpital croule et faisons le maximum pour ne pas le surcharger (...) en traitant des problèmes aigus et de vraies urgences" en amont, explique-t-il.Mais au-delà, "il faut mutualiser les moyens car nous sommes devant une catastrophe sanitaire", prévient-il en soulignant que des généralistes peuvent aussi jouer un rôle de correspondants du Samu et effectuer des gardes dans les "maisons médicales".Il faut toutefois rendre ces tâches "attractives", alors que pour l'heure les généralistes effectuant des gardes de nuit ne bénéficient pas de repos compensateur comme les hospitaliers. "Les généralistes vieillissent. Ils travaillent plus de 55 heures par semaine et ont besoin de se reposer, ne serait-ce que pour la sécurité des patients", ajoute le médecin.Au passage, le Dr Lehmann égratigne toutefois "certains syndicats de médecins ultralibéraux" qui, en refusant le tiers payant, "incitent les personnes les plus fragilisées socialement à se rendre systématiquement à l'hôpital, où il n'y a pas d'avance de frais".
Le SML juge "calomnieux" les propos de Michel Régereau sur les médecins
AFP 05.04.05 | 12h30
Le Syndicat des médecins libéraux (SML) a qualifié mardi de "calomnieuses" les déclarations du président de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam), Michel Régereau (CFDT), sur la permanence des soins des médecins libéraux."Contrairement à ses affirmations, les médecins de ville (libéraux, ndlr) répondent massivement présents chaque jour et chaque nuit", assure le SML dans un communiqué, qualifiant les déclarations du président de l'Uncam "de calomnieuses et irresponsables".Dans un entretien au Parisien, M. Régereau a estimé mardi que le système de la permanence des soins (gardes et astreintes) "fonctionne mal" et n'a pas exclu que le gouvernement "revienne sur le volontariat" si les médecins libéraux n'assuraient pas les gardes.Pour le SML, "Michel Régereau ne peut ignorer que l'Uncam et les syndicats médicaux sont en négociation active sur la permanence des soins". "Dans le cadre d'un décret à paraître prochainement, un redécoupage des secteurs de garde et une régulation coordonnée avec les SAMU rendra le système plus efficace. Michel Régereau ne peut pas faire l'impasse sur les contraintes financières qu'il ne se prive pas de rappeler par ailleurs", ajoute-t-il.Au passage, le SML prévient que les médecins libéraux "n'accepteront pas de revenir sur le volontariat" en matière de gardes. "En effet, la permanence des soins est une activité qui s'ajoute à leurs 55 ou 58 heures de travail hebdomadaire", indique-t-il.Les urgentistes hospitaliers poursuivaient mardi une grève "générale et illimitée" contre l'engorgement des urgences causé, selon eux, par des failles dans le dispositif de permanence des soins (gardes, astreintes) et un manque de moyens.
M. Régereau "stigmatise" les généralistes, selon MG France
AFP 05.04.05 | 18h54
Le syndicat de médecins généralistes MG France a reproché mardi au président de l'union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) Michel Régereau (CFDT) de "stigmatiser" les généralistes et de "méconnaître" le dossier de l'offre de soins.Le président de l'Uncam, Michel Régereau (CFDT) déclare que le système de la permanence des soins "fonctionne mal" et n'exclut pas que le gouvernement "revienne sur le volontariat" si les médecins libéraux n'assurent pas les gardes, dans un entretien paru mardi dans Le Parisien."Michel Régereau traduit dans ces propos une véritable méconnaissance du dossier de l'offre de soins, et une non prise en compte de la catastrophe démographique qui démarre sous ses yeux", a réagi MG France dans un communiqué.Selon le syndicat, cette "stigmatisation des médecins généralistes", opposée à "une valorisation des médecins spécialistes" était déjà présente dans une convention médicale "construite sur le mode deux poids deux mesures" et dénoncée par MG France.MG France, qui a lancé cette semaine un référendum sur la convention auprès des généralistes, indique qu'il "attend des responsables, tant des Caisses que du monde politique, un véritable Plan Marshall sur la médecine de proximité, plutôt que des stigmatisations, des menaces ou des décrets sur les sanctions tels que le Ministre de la santé vient de publier au JO".
Un rapport de l'Inserm sur les causes de la progression des cancers
AFP 05.04.05 | 18h53
La progression des cancers en France n'est due que pour moitié à l'accroissement de la population et au vieillisement, d'autres facteurs, comme un meilleur dépistage, le mode de vie et des risques liés à l'environnement pouvant aussi l'expliquer, selon les spécialistes.De multiples facteurs sont susceptibles d'intervenir dans la survenue d'un cancer, y compris des prédispositions héréditaires (5% de l'ensemble des cancers), rappellent les experts à l'occasion de la publication mardi d'un rapport collectif d'expertise de l'Inserm intitulé " Approche méthodologique du lien avec l'environnement".L'Afsse (environnement) a sollicité l'Inserm (recherche médicale) pour recenser les cancers dont la progression en France (nouveaux cas et mortalité) serait susceptible de traduire une augmentation du risque environnemental. Le "rapport technique" évalue également les "critères (épidémiologiques, toxicologiques, génétiques) nécessaires pour étudier le rôle des facteurs environnementaux dans la survenue d'un cancer, et mesurer le risque attribuable à chacun d'eux".Parmi l'ensemble des cancers en augmentation, les lymphomes malins non hodgkiniens, les cancers du poumon, du foie, du cerveau (système nerveux central), du pancréas, et les mésothéliomes de la plèvre, ont présenté une double progression en termes d'incidence (nouveaux cas) et de mortalité, au cours des 20 dernières années.Discerner l'influence respective des comportements (sédentarité, alcool, tabac, exposition au soleil...) et des facteurs environnementaux (exposition professionnelle, pollution...) sur la fréquence des cancers n'est pas toujours aisé. Cependant vu, par exemple, le rôle établi du tabac, "on espère réduire de 80 à 90 % les nouveaux cas de cancer du poumon, avec l'arrêt du tabagisme", relève Jacques Benichou, biostatisticien (Rouen). De nouvelles techniques devraient contribuer à mieux explorer les facteurs génétiques de susceptibilité au cancer et à identifier les différents niveaux de risque des sous-groupes d'individus exposés. Les multiples variations génétiques peuvent avoir un effet important si leur fréquence est élevée dans la population, relèvent les experts.
Le Japon adopte un manuel d'histoire contesté par les Chinois et les Coréens
AFP 05.04.05 | 10h12
Le ministère japonais de l'Education a donné mardi son accord à la publication d'un manuel scolaire d'histoire contesté par la Chine et la Corée du Sud qui accusent Tokyo de sous-estimer les brutalités de l'impérialisme nippon pendant la première moitié du 20ème siècle.L'affaire des manuels scolaires, qui n'en est pas à son premier épisode, vient alourdir un climat diplomatique déjà tendu entre le Japon et ses voisins à cause notamment de querelles territoriales.Le livre d'instruction controversé --surtout en dehors du Japon-- est l'un des huit manuels d'histoire disponibles pour les collégiens de 13 à 15 ans à partir d'avril 2006.Il s'agit de la réédition --corrigée-- d'un ouvrage paru en 2001 et qui, déjà, avait déclenché de vives protestations de la Chine et des deux Corées.Au Japon, sitôt disponible dans le commerce, le manuel était devenu un bestseller.Publié par les éditions Fuso, il a été rédigé par l'Association pour la révision des manuels d'histoire, un groupe d'historiens classés à droite selon lesquels le Japon souffre d'une approche trop "masochiste" de sa propre histoire. Ses détracteurs viennent des milieux de gauche et pacifistes.Parmi les critiques adressées à ce manuel scolaire, figure notamment le fait que le terme "invasion" n'est jamais utilisé pour désigner l'occupation militaire d'une partie de l'Asie par le Japon impérial.De même, le massacre de Nankin de 1937, qui selon la plupart des historiens non japonais a entraîné la mort d'au moins 300.000 personnes, est qualifié d'"incident" au cours duquel "beaucoup" de Chinois ont été tués.Enfin, le manuel ne fait aucune mention des "femmes de réconfort", les esclaves sexuelles coréennes exploitées dans les bordels militaires de campagne de l'armée impériale.Sa publication survient alors que certains dirigeants de la droite japonaise, irrités par les demandes répétées de repentance de Pékin et Séoul, affichent de plus en plus ouvertement un nationalisme sans complexe après un demi-siècle de pacifisme.
Pékin appelle Tokyo à cesser de heurter les sentiments nationaux des Chinois
AFP 05.04.05 | 12h51
La Chine a appelé mardi le Japon à cesser de heurter les sentiments nationaux chinois, suite à la réédition d'un manuel scolaire minimisant les brutalités de l'impérialisme nippon pendant la première moitié du 20ème siècle en Asie.Pékin a "espéré" que la population chinoise allait exprimer son mécontentement de manière "rationnelle", suite à plusieurs manifestations anti-japonaises ces derniers jours à travers la Chine.Dimanche, quelque 1.500 personnes avaient manifesté à Shenzhen (sud) devant deux grands magasins japonais pour protester contre la demande du Japon d'obtenir un siège permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU et appelé à boycotter les produits japonais, selon le journal Wen Wei Po de Hong Kong.La semaine dernière, près de 30 magasins d'une chaîne de distribution de la ville de Shenyang (nord-est) avaient retiré de leurs étalages une dizaine de marques japonaises, dont les bières Asahi ou les produits de beauté Shiseido.Ces retraits faisaient suite à des informations parues dans la presse chinoise selon lesquelles ces sociétés soutiendraient le manuel d'histoire révisionniste, avait rapporté de son côté l'agence Chine nouvelle."Concernant cette affaire dans laquelle quelques entreprises japonaises ont été affectées, nous avons relevé que sur les questions sino-japonaises, le Japon agit constamment de manière à heurter les sentiments et les intérêts du peuple chinois", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Qing Gang, au cours d'un point de presse régulier.Il a ajouté espérer que Tokyo allait prendre l'affaire du manuel d'Histoire au sérieux. "Nous espérons aussi que les Chinois vont exprimer leurs désirs et leur point de vue d'une manière rationnelle", a-t-il ajouté.M. Qing a affirmé qu'il "n'existe pas de sentiment anti-japonais en Chine", et que les manifestations étaient seulement dirigées contre l'attitude du Japon vis-à-vis de son passé, non contre la population nippone.
Manuel scolaire "révisionniste" au Japon: "indignation" de la Chine
AFP 05.04.05 | 15h00
Le ministère chinois des Affaires étrangères a convoqué mardi l'ambassadeur du Japon à Pékin pour lui signifier son "indignation" après la réédition d'un manuel scolaire minimisant les brutalités de l'impérialisme nippon pendant la première moitié du 20e siècle en Asie, selon les médias d'Etat."Le gouvernement chinois exprime son indignation (quant au fait) que le gouvernement japonais n'a pas tenu compte des représentations répétées de la partie chinoise et a approuvé les manuels d'histoire qui prennent le contre-pied des faits", a annoncé la télévision d'Etat citant Qiao Zonghuai, du ministère chinois des Affaires étrangères."L'essence du problème du manuel, c'est la question (de savoir) si le gouvernement japonais peut ou non pleinement reconnaître l'invasion de la Chine par le Japon et recourir à la perspective historique correcte dans l'éducation de la jeune génération", a dit M. Qiao à l'ambassadeur Koreshige Anami.Le responsable chinois a ajouté que ce livre d'histoire visait à "totalement absoudre les militaristes japonais de leurs crimes et de leur responsabilité" et à "embellir l'histoire de l'invasion".Et il a appelé Tokyo à réviser l'ouvrage.Le ministère japonais de l'Education a donné mardi son accord à la publication de ce manuel scolaire fustigé non seulement par la Chine, mais aussi par la Corée du Sud.L'affaire, qui n'en est pas à son premier épisode, vient alourdir un climat diplomatique déjà tendu entre le Japon et ses voisins, à cause notamment de querelles territoriales.Le livre d'instruction controversé --surtout en dehors du Japon-- est l'un des huit manuels d'histoire disponibles pour les collégiens de 13 à 15 ans à partir d'avril 2006.Il s'agit de la réédition --corrigée-- d'un ouvrage paru en 2001 et qui, déjà, avait déclenché de vives protestations de la Chine et des deux Corées.Au Japon, sitôt disponible dans le commerce, le manuel était devenu une des meilleures ventes dans les librairies.Mardi également, avant la convocation de l'ambassadeur japonais, Pékin avait exhorté Tokyo à cesser de heurter les sentiments nationaux chinois, à la suite de la réédition de ce livre "révisionniste".Les autorités chinoises avaient en outre "espéré" que la population allait exprimer son mécontentement de manière "rationnelle", après plusieurs manifestations antijaponaises ces derniers jours à travers la Chine.Dimanche, quelque 1.500 personnes avaient ainsi protesté à Shenzhen (sud) devant deux grands magasins japonais pour protester contre la demande du Japon en vue d'obtenir un siège permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU et appelé à boycotter les produits japonais, selon le journal Wen Wei Po de Hong Kong.La semaine dernière, près de 30 magasins d'une chaîne de distribution de la ville de Shenyang (nord-est) avaient retiré de leurs rayons une dizaine de marques japonaises, dont les bières Asahi ou les produits de beauté Shiseido.Ces mesures faisaient suite à des informations parues dans la presse chinoise selon lesquelles ces sociétés soutiendraient le manuel d'histoire "révisionniste", avait de son côté fait savoir l'agence Chine nouvelle.